Samedi 5 août : Retour
Pour se rendre à l'aéroport, la gérante du homestay nous commande un Uber pour 50000 rps, soit 3 €. Le gars qui vient nous chercher roule en voiture de location quasi neuve, et ce n'est qu'une demi-heure plus tard que nous arrivons à l'aéroport. Quand je lui dis que le tarif est très bas, il me répond que ce sont les prix courants par ici. On aura été habitués à autre chose depuis quelque temps, donc on lui double sa commission...
Le vol intérieur Airasia se passe sans problème. Quelque minutes avant l'atterrissage à
Jakarta, on peut observer une large bande de 100 mètres de mer de couleur marron

qui jouxte les plages. Pas franchement appétissant... Puis, on pénètre dans un brouillard de pollution qui englobe la mégalopole...
Pour cette longue escale de 8h, l'envie nous est passée de quitter l'aéroport, et nous préférons patienter dans l'air climatisé et filtré de l'aéroport, allongés dans de confortables fauteuils. Le vol retour Turkish via une autre escale de 3h à
Istanbul se déroulera sans souci. A peine avoir avoir atterri à
Nice, l'employé Ector nous envoie un SMS pour s'assurer qu'on ait bien été dans le bon vol, et fera en sorte de nous attendre juste à la sortie du terminal, sur le parking dépose-minute. C'est la première fois qu'on testait ce service, et ce ne sera certainement pas la dernière !
Bilan
Durant ce voyage, nous avons eu des coups de cœur à des moments où on ne s'y attendait pas, et inversement certains soi-disant incontournables nous ont laissés sur notre faim ou carrément déçus.
On trouve que
Bali est particulièrement marquée par les défauts inhérents au tourisme de masse : surfréquentation de certains sites, développement de tout un système ayant pour objectif de ponctionner un maximum d'argent aux touristes, mais malgré tout, je suis convaincu, en choisissant soigneusement les lieux où on séjourne, qu'il est possible de passer des semaines formidables sur cette île.
Nous avons le sentiment d'avoir découvert
Bali quelques décennies trop tard, mais c'est le cas de beaucoup de destinations devenues (trop) à la mode. La chute des prix de billets d'avion, dont on profite tous, en est la principale raison. Dans quelques années, je suis convaincu qu'on retournera en
Indonésie pour explorer Flores et Lombok, et je ne désespère pas de pouvoir retourner dans l'Ouest de
Java qui a conservé, à notre goût, toute son authenticité.
Enfin, il me reste à répondre à la question de départ :
Découverte de l'Asie : Bali et Java, le bon choix ?
Nous avions choisi cette destination pour la facilité à pouvoir nous déplacer en louant une voiture avec chauffeur, pour son côté développé bien « occidental » (rassurant pour une première fois) et parce qu'elle réunissait tout ce qu'on souhaitait voir : temples, volcans, rizières, végétation luxuriante.
On a été enchantés par la découverte d'une nouvelle culture, les volcans visités (
Bromo et
Kawah Ijen), les temples, les paysages, la verdure, les rizières, avec un énorme
coup de cœur pour
le
mont Bromo, pour le sunrise, la caldeira et la balade au retour du sunrise au petit matin
la
région de Sidemen,
les 2 jours passés chez Jolan dans les
villages autour de Borobudur.
On gardera aussi de bons souvenirs du secteur d'
Ubud, notamment pour la cuisine balinaise de qualité, les massages et la visite de certains sites peu fréquentés.
Ce qui nous a bien
moins plu, c'est
la densité de population,
la pollution en bordure de route ou dans les rivières (et à laquelle on a contribué)
la foule sur les routes ou sur certains sites touristiques, notamment au moment des sunrise qu'on saura dorénavant éviter

,
le côté oppressant de la formule voiture avec chauffeur, car dès qu'on veut quitter l'autoroute touristique, le chauffeur se charge de nous y remettre,
le côté money, money de certains Balinais en relation avec les touristes (mais ne ferions-nous pas de même si nous étions à leur place...)
Avec moins d'enfants, ou avec au moins un enfant majeur, on aurait certainement pu trouver notre bonheur sur un
combiné Flores-Lombok dans une formule sac à dos - bus - scooter (donc sans chauffeur), qui nous aurait permis de profiter,
sans la foule, des volcans, villages traditionnels et plages préservées de Flores, tout en découvrant des rizières à Lombok.
Merci à tous les lecteurs actifs ou discrets de nous avoir suivis dans ce carnet qui nous aura permis de nous remémorer les excellents moments de ce voyage.