Bonjour Jipi,
il faut que je te contredise... Pas de boutade ! Scourtoi a tout à fait raison...
Voici les preuves :
« C’est ça. Vous savez, chez nous les Dogons, ce n’est pas comme ici
[Bamako, hgb]. On peut tuer sans être vu. Sans utiliser une arme. » (p.61)
« Dis-moi », demanda le commissaire au chauffeur, « tu les connais, les Dogons ? »
« Personne ne peut jurer qu’il connaît les Dogons », répondit Samaké avec une gravité inhabituelle. « Il y en a à Mopti et un peu partout dans la région, mais c’est surtout à Bandiagara et dans les villages voisins qu’ils vivent. Moi, je me méfie d’eux. »
« Tiens ! Et pourquoi ? » s’étonna le policier.
« Parce que ce sont des gens qui ont des pouvoirs de sorcier. Tu as vu leur façon de vivre dans les villages ? On se croirait au temps de nos ancêtres. »
« Ils ne semblent pas malheureux, c’est l’essentiel. Rien ne prouve qu’ils voudraient vivre comme toi. »
« Je sais, mais je veux dire que ce sont des gens d’un autre temps. Je les crains parce que je ne les comprends pas. Et avec tout ce qui se dit sur eux, il y a de quoi. » (p.71)
Les deux extraits sont prélevés du policier Konaté, Moussa 2006.
L’Empreinte du Renard. Points P1692.
Paris : Fayard. (à recommander)
Bonne journée, hgb