| Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Krikwik · 16 octobre 2016 à 19:30 · 294 photos 98 messages · 19 participants · 21 187 affichages | | | | À: AnneF70 · 19 novembre 2016 à 13:25 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 41 de 98 · Page 3 de 5 · 3 204 affichages · Partager Salut,
et merci pour le comm'. je me lance ce we dans la rédaction de notre tour du Sud Lipez! 
Hormis le billet de train, je crois que le Maroc et la Bolivie sont équivalents dans les prix pratiqués pour le tourisme.
Et l'Atlas marocain et la région d'Essaouira me semblent des régions magnifiques... 
Encore merci de me suivre,
@+ Bons voyages, | | | À: Krikwik · 19 novembre 2016 à 15:25 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 42 de 98 · Page 3 de 5 · 3 193 affichages · Partager  Peut-être que j'y suis allé un peu fort dans ma réponse, mais je connais l'amertume que peut ressentir parfois le musicien "des rues", pour l'avoir pratiqué quelquefois, quand il s'évertue à donner le meilleur de lui-même dans une salle enfumée et un brouhaha assourdissant où personne n'écoute...Bref, j'apprécie quand même votre relation de voyage et vous invite, si vous êtes sur Facebook, à voir les photos de mon périple de 2007 (3mois et demi, juste une semaine après avoir pris ma retraite !) sur www.facebook.com/...ce_ref=pb_friends_tl ou sinon on peut me voir sur youtube à :
ou
ou
Salutations, ne changez rien ! | | | À: Krikwik · 19 novembre 2016 à 15:25 · Modifié le 19 mai 2019 à 20:52 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 43 de 98 · Page 3 de 5 · 3 193 affichages · Partager Jour 19, 8 aout : Sud Lipez, part.1
Le Salar d’ Uyuni et la Reserva Eduardo Avaroa dans la cordillera Los Lipez... Tout le monde en parle, il existe des milliers de blogs racontant notre tour. Alors pourquoi le faire ? Surement pour garder en mémoire tous ces souvenirs... Mais honnêtement, ça va vraiment être dur de retranscrire toutes ces émotions avec des mots...
Nous avons rendez-vous au petit-déjeuner à 6h30 pour un départ à 7h. Aujourd’hui, une dizaine de voitures partent de Tupiza (contre 50 en moyenne depuis Uyuni). Notre 4×4 a l’air en bon état. Nous allons faire le voyage avec un autre couple de français. Nous faisons également la connaissance d’Alejandro – notre chauffeur, et Julia – notre cuisinière. Tout de même difficile d’imaginer qu’on puisse y tasser 7 personnes comme c’est parfois le cas avec certaines agences d’ Uyuni...Parfait pour nous 4.  Après une petite heure de route, les formations en ailerons de la Quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur la piste du Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis ! La route escalade une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres. Au sommet d’une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées, nous nous arretons pour admirer « el Sillar », avec ses incroyables formations rocheuses, presque surnaturelles.
Nous traversons plusieurs villages et awanapampa – pâturages à lamas. Nous faisons alors une halte dans l’un de ces derniers pour observer les camélidés.
En reprenant la route, nous apercevons également des vigognes – l’espèce de lama non domestiquée dont la laine est la plus cher du monde – et même des nandous!
A midi, nous déjeunons dans un village typique de la région quoique presque désert. Au menu, milanaise, pomme de terre et légumes.
Nous poursuivons notre route sur le plateau. Le paysage commence à changer avec l’altitude (plus de 4000m). Nous commençons à distinguer les volcans au loin.
Sur l’Altiplano, on traverse des paysages d’une rare beauté : des plaines à perte de vue, des ruisseaux gelés, des montagnes qui atteignent plus de 6000 mètres.
"De crête en crête, de versant en versant, on a l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion. Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement". Phrases allègrement tirées du blog de Krikri6792...dsl, syndrome de la plage blanche à ce moment...
La prochaine étape est un village fantôme. Il s’agit d’une ancienne ville minière du 18e siècle. Les ressources – or, argent, cuivre et zinc – étaient exploitées par les espagnols qui abusaient de la population locale. Les tunnels d’extraction étaient très étroits – on peut même tenter de descendre dans l’un d’entre eux. Dans le village, il reste plusieurs habitations et des bons restes de l’église. Un guide nous explique l’histoire du lieu, abandonné par les Espagnols suite à la maladie et à la fin de la mine. Le lieu est effrayant et magique à la fois.
Nous arrivons ensuite au mirador de la laguna Morejon à 4855 m, le point culminant de la journée (le vent, la température et l’altitude – en passant de 2900 à 4855 mètres d’altitude en une journée – nous le font bien remarquer). Ça y est, c’est officiel, nous sommes plus haut que le Mont Blanc! Au loin, le volcan Uturuncu, le plus haut de la région (6008 m), est toujours actif.
Nous redescendons dans la vallée pour arriver à la réserve naturelle d’ Eduardo Avaroa Andean. Nous nous enregistrons (150 Bol par personne) et continuons jusqu’au village où nous passerons la nuit: Quetena Grande (Grande et ses 160 habitants). Le « refuge » n’est pas mal: dortoir de 4 avec des vrais lits et plein de couvertures. Nous aidons Alejandro à décharger le 4×4. Puis vient l’heure du thé: petits gâteaux et boissons chaudes pendant que Julia prépare le repas et Alejandro vérifie le 4×4.
Après le repas, je sors (pas longtemps, il doit faire au mieux -10°C) admirer les étoiles et la voie lactée. J’inspire l’air frais et je souris à la chance de pouvoir être là, tout simplement. On passera la nuit dans un hôtel à 4200 mètres d’altitude, en plein hiver, autant vous dire qu’on est contents d’avoir de bons duvets! | | | À: Krikwik · 19 novembre 2016 à 17:37 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 44 de 98 · Page 3 de 5 · 3 176 affichages · Partager Ah, un peu de lecture !!    Ouille la nuit à 4200m, ça doit cailler quand même ! Et dans la journée, quelles sont les températures ? Allez hop, j’attends la suite... | | | À: AnneF70 · 20 novembre 2016 à 2:00 · Modifié le 20 nov. 2016 à 11:25 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 45 de 98 · Page 3 de 5 · 3 156 affichages · Partager Jour 20, 9 aout : Sud Lipez, part.2
La nuit fût rude pour certains, et c’est (plus ou moins) frais et dispo que nous nous réveillons ce matin. Le second jour du tour est censé être le plus froid et nous le sentons bien. Des restes de neige et de glace sont présents sur les abords de la route. Mais on est prêts : cette journée sera consacrée à la visite de la Reserva Eduardo Avaroa qui est tout simplement un bijou de nature!
Notre « escapade » s’effectue au travers de paysages époustouflants. Lamas, salars qui n’en sont pas vraiment, paysages à couper le souffle, chaque instant est plus spectaculaire que le précédent.
Dans la région, toutes les lagunes sont riches en minéraux. Des entreprises exploitent notamment le bore, présent dans plusieurs lacs.
Le sel, élément constitutif de l'économie locale, est également extrait de ces lagunes.
Nous nous engageons dans des plaines arides peuplées de lamas et de vigognes, dans des endroits incroyables (tel le Desierto de Dali), en passant par des montagnes et volcans aux sommets enneigés! A chaque kilomètre, nous avons l’impression de changer de planète.
Nous atterrissons à la Laguna Verde. Il fait un froid glacial! Des rafales de vent font onduler la surface de ce lac à moitié pris par les glaces. Mais au pied du Licancabur, la lagune offre un spectacle grandiose (on a eu de la chance : la lagune prend sa couleur seulement quand il y a du vent) !
Majestueux, le Licancabur impose respect et sa superbe coupe le souffle... 
Nous quittons la Laguna Verde, destination les sources d’eau chaudes d’Aguas Termales. On a le plaisir de croiser une fois de plus la faune locale. J'en connais qui sont ravis! 
Avant de prendre le repas, on se baigne dans des sources thermales! Autant vous dire que personne ne se dépeche pour se déshabiller dans ce froid, mais la sensation est réconfortante. Les touristes que nous sommes en ont bien besoin. La vue est splendide et le soleil brille. Ce bain, dans ces sources à 35°C, à plus de 4000 mètres d’altitude, entouré de volcans, de lacs et de pics colorés est un réel plaisir. 
Nous enchaînons, après le déjeuner, par la visite des geysers de Sol de Mañana. A 5000m d'altitude, le lieu est impressionnant : nous sommes face à la Terre en activité.
Fumerolles et geysers se mêlent à cette entêtante odeur de soufre.L’eau ne jaillit pas, elle bout et une fumée épaisse se dégage des trous béants (et pas trop sécurisés  ). A cette altitude, la visite du site devient vite ardue.
Nous continuons notre aventure parmi ces paysages splendides. Nous arrivons enfin au village d’Huayllajara oú nous passerons la nuit. Après avoir posé nos affaires dans le refuge, Alejandro nous conduit à la Laguna Colarada. C’est un endroit absolument sublime et poétique, un lieu troublant, magique. La nature, tout simplement. Une couleur presque irréelle, une peuplade de flamants et quelques lamas se côtoient en parfaite harmonie. Le temps s’arrête... A tel point que nous serons quasiment les derniers à quitter le site au coucher du soleil.
Nous revenons à notre refuge. La soirée s'annonce « rustique » et glaciale. 
Heureusement, on réussit à survivre grâce au Pique macho de Julia – plat emblématique bolivien composé de saucisses, de viande, d’oignon et de frites! | | | À: Krikwik · 20 novembre 2016 à 15:39 · Modifié le 20 nov. 2016 à 21:56 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 46 de 98 · Page 3 de 5 · 3 129 affichages · Partager Jour 21, 10 aout : Sud Lipez, part.3
Après une nuit tout aussi rude que la précédente, nous reprenons la route. Le troisième jour marque la transition entre la réserve du los Lipez et le Salar d’ Uyuni. Entre la laguna colorada et notre point de chute en fin de journée (un des hôtels de sel au bord du salar d' Uyuni), il existe deux pistes : passer soit par des lagunes d’altitude et aux abords du volcan Ollague, soit par la "Valle de Rocas". Les lagunes sont gelées en cette saison et la piste de l’Ollague étant la plus empruntée des tours en provenance d’ Uyuni, c’est avec joie que nous nous engageons donc sur le chemin « alternatif » ! 
Nous quittons Huayllajara et sa si belle lagune et empruntons la route des formations rocheuses. Faisant route vers le Nord de l’altiplano, nous pouvons observer les immenses sites d’extraction de minéraux.
En chemin, nous arrêtons à proximité de quelques lagunes; nous profitons de quelques instants pour admirer lamas et flamants. La beauté des lieux est toujours saisissante.
Les arrêts s'enchaînent entre la « Coupe du monde » - une formation rocheuse qui ressemble (avec un peu d’imagination) au célèbre trophée -, le chameau, et bien d'autres encore.
Accompagnés par un Lama  , on escalade (enfin surtout les autres), on marche, on se délasse un peu les pieds. On s’amuse, seuls au bout du monde. Au pied du chameau, Alejandro nous parle de la culture locale du quinoa...
Plus impressionnantes, celles d’« Italia perdida » (les Boliviens semblant jouir d'une imagination débordante, ces dernières porteraient leur nom en raison de touristes Italiens qui s'y seraient égarés) se dévoilent au détour d'un virage.
A proximité d’un village, nous tombons sur un 4x4 en provenance d’ Uyuni. Lui et ses 7 passagers ont mal négocié un gué et sont embourbés dans un ruisseau. Après quelques manœuvres et un peu d'huile de coude, on réussit à sortir ensemble le véhicule de ce mauvais pas.
Nous nous arrêtons quelques instants plus tard au milieu d’une formation rocheuse atypique. Nous sommes entourés de roches rouges bordant une épaisse pelouse parcourue par de nombreux petits ruisseaux pour la plupart gelés. Après une vingtaine de minutes de marche, et avoir fait la connaissance des habitants des lieux (lamas, canards et viscachas), nous arrivons à un nouveau lac, noir cette fois. Celui-ci est au milieu d’un canyon au sein duquel s’est formé un micro climat. En ce lieu sillonne une petite rivière qui alimente bon nombre d’animaux. Ici, la végétation, abritée du vent, a plus ou moins repris ses droits. Nous en profitons une petite heure, au calme, perchés sur notre rocher, à admirer la beauté du paysage qui s'offre à nous.
Après ça, on rentre à la voiture. Julia a profité de notre absence pour préparer le pique-nique. Au menu, poulet frit et légumes locaux (de l’oca et d’autres dont j’ai totalement oublié le nom  ).
Nous repartons, la piste continue mais descend légèrement. La baisse d’altitude fait du bien, le paysage change et se pare d’un peu plus de vert. 
Après un peu de route, Alejandro nous dépose à quelques pas d’un point de vue du canyon del Anaconda. Comme son nom l’indique, la rivière y serpente en contrebas. Mais attention au vertige ! Courageux mais pas téméraire  , on s’avance prudemment sur ce perchoir. Le panorama est magnifique, la vue en hauteur impressionnante. Mais nous évitons de nous approcher au bord du précipice car le vent souffle fort. 
Le reste de l'après-midi sera moins folichon. Nous remontons presque d'une traite vers le Salar. Le seul stop s'effectue à Julaca – pour une pause technique – un village minier semi-abandonné. Le seul point d’intérêt reste le cimetière, offrant les premières vues sur le Salar...
Après cette bonne journée, on arrive enfin dans l’un des nombreux hôtels qui bordent le Salar de Uyuni. Le sol est en sel, les murs, les tables, des cristaux jonchent le sol, c’est plutôt rigolo. Mais nous ne sommes décidément pas les seuls à dormir ici, plusieurs groupes de Tupiza et de Uyuni sont présents; ça commence à faire du monde. Pendant que certains prennent une douche (10 bolivianos  ), nous partons profiter du coucher de soleil à l’entrée du Salar. On foule enfin le symbole de la Bolivie. Le spectacle est magique. La journée à venir promet d’être complètement folle... 
| | | À: Krikwik · 20 novembre 2016 à 20:17 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 47 de 98 · Page 3 de 5 · 3 095 affichages · Partager salut,
Je continue de me replonger dans des souvenirs plein de froid intense et d'émerveillements comme ce que vous avez connu. La Bolivie ça se mérite, nous a-t-on dit!!!
Quel tour opérateur avez-vous choisi pour le tour du sud lipez? | | | À: Diamina · 20 novembre 2016 à 22:03 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 48 de 98 · Page 3 de 5 · 3 082 affichages · Partager Salut,
et oui, la Bolivie, ça se mérite. Entre l'altitude, le froid et le confort "relatif", ce ne sont pas les vacances les plus reposantes du monde. Mais les paysages nous le rendent bien... 
Pour le tour, on était partis de Tupiza avec La Torre Tours. Juste rien à redire concernant le professionnalisme de l'agence.
Bons voyages, | | | À: Krikwik · 20 novembre 2016 à 22:23 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 49 de 98 · Page 3 de 5 · 3 075 affichages · Partager Merci pour ta réponse. Est-ce que la Torre Tours propose des tours individualisés ou en groupe? A-t-on le choix des hébergements? | | | À: Diamina · 22 novembre 2016 à 20:24 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 50 de 98 · Page 3 de 5 · 3 042 affichages · Partager salut,
pour plus d'infos, je te redirige vers leur site: www.latorretours-tupiza.com/ En gros, ils peuvent faire des circuits personnalisés mais, quelque soit l'hébergement, ça reste très rustique. Nous, on avait pris contact avec l'agence par mail quelques semaines avant le tour afin de "cerner" le tour operator et de voir les offres proposées.
Tchou, | | | À: Krikwik · 22 novembre 2016 à 21:34 · Modifié le 22 nov. 2016 à 22:12 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 51 de 98 · Page 3 de 5 · 3 034 affichages · Partager Jour 22, 11 aout : le Salar, ça claque sa race !
La nuit a été plus simple pour tout le monde, on a l’air tous (presque) en forme. L’excitation peut-être... Quoiqu’il en soit, il est 6h00 lorsque nous sommes en route pour rejoindre le salar d’ Uyuni.
Mais qu’est-ce qu’un salar? C’est un immense désert, recouvert d’une épaisse couche de sel. Celui d’ Uyuni fait 12000 km². Tout simplement le plus grand au monde! C’est aussi la plus grande réserve de sel et de lithium de notre planète.
Sans lumière, nous traçons sur cette immense plaque de sel, sans imaginer ce qui nous attend au lever du soleil, avec pour seule piste les traces des précédents 4x4 et la confiance en notre chauffeur. Direction l’île Incahuasi, une île emplie de cactus au milieu de ce désert blanc. Arrivé à destination, il faut payer un droit d’entrée. Tel des vampires évitant l’aube, on se dépêche parmi les cactus de grimper au sommet de ce caillou.
Mais contrairement aux suceurs de sang, c’est pour assister au réveil de la boule de feu. 
Nous ne sommes pas les premiers en haut mais on arrive à trouver un bon spot pour admirer le lever du soleil.
La foule se rassemble au sommet de l’île. Certains ne connaissent pas les concepts de contemplation ou de silence et j’ai envie d’en balancer quelques-uns par-dessus bord.  Soudain, le soleil perce les montagnes orientales. Nous sommes hypnotisés par le spectacle qui se dessine sous nos yeux. 
Nous laissons les gens repartir et profitons du moment. 
Nous attendons que le soleil soit bien levé pour rebrousser chemin jusqu’au départ du sentier.
A la sortie de l’île, Julia nous a concocté un petit déj’. On en profite pour se requinquer.
Alejandro nous emmène ensuite dans un endroit isolé du salar. Il nous explique quelques faits historiques (ex : le vrai nom du salar est « Salar de Tunupa » et non d’ Uyuni, nom récupéré suite à l’explosion démographique de la proximité à la ville éponyme) et géologiques (la forme hexagonale des plaques de sel ?).
Puis, avec Alejandro et Julia, on se lance dans la classique séance photo. On s’amuse comme des petits fous, même si nous sommes clairement mauvais dans l’art subtil de la maitrise de la perspective! 
Après une heure à passer à jouer avec nos coolpix et l’horizon sans fin, nous arrivons au premier hôtel de sel du salar. C’est très touristique et empli de stands à souvenirs. Nous partons en exploration: le Dakar 2014 est bien passé par là mais c’est un peu bof.
Il est déjà temps de repartir. On fait un détour par une exploitation de sel et un marché à souvenirs. Puis c’est le triste retour à la réalité.
Cette excursion dans le Sud Lipez et sur le Salar d’ Uyuni fait sans doute partie des expériences de voyage les plus marquantes et je n'en reviens encore pas de la beauté des lieux, de ces villages perdus au milieu de nulle part. S’il y a bien un lieu où l’on se sent sur une autre planète, c’est le Sud Lipez en Bolivie. Venez visiter le Salar d’ Uyuni, mais ne manquez pas le Sud Lipez, vous rateriez (presque) le meilleur! 
Petit interlude pratique : - Partez de Tupiza! Faites plus de kilomètres, faites un détour, mais Tupiza doit être votre lieu de départ. Il y a une cinquantaine de jeeps qui partent chaque jour d’ Uyuni, 10 de Tupiza (principalement des Français). Vous verrez plus de choses, vous serez (un peu plus) seuls au monde en évitant (un peu plus) les autres jeeps. Vous serez moins nombreux dans la jeep et vous aurez une cuisinière qui vous préparera de délicieux petits plats! En plus, vous éviterez les agences sauvages sans permis et sans sécurité d’ Uyuni. - Allez-y maintenant! Le Lithium est une des ressources du salar. Pour faire face à la demande exponentielle de ce minerai, les premiers sites d’extraction se sont déjà implantés dans les coins les plus éloignés du Salar. Pour combien de temps avant qu’il ne se rapproche du centre et soient visibles des touristes ? - Payez plus. Oui, il est irresponsable de payer moins cher et de négocier. Tout simplement, cela voudra dire que les guides sont mal payés (alors qu’avec la concurrence, les meilleurs se décarcassent vraiment pour le bonheur de leurs touristes (et l’espoir d’un pourboire...)). Et, in fine, c’est votre sécurité que vous négociez ! - Faites le tour des agences à Uyuni et à SPA. Posez plein de questions, lisez les recommandations sur des sites d'avis, des forums. A Tupiza, les échos sont globalement bons pour l’ensemble des agences ayant pignon sur rue. - Moins de personnes embarquent dans le 4x4, plus vous apprécierez votre tour. Avec mes grandes jambes, la banquette arrière était compliquée. Je n’imagine pas avec trois personnes derrière... - Surveillez votre chauffeur, sa consommation de coca, sa boisson et sa conduite. Attention, gros danger avec certains! - Nous avons choisi l’agence La Torre Tours, avec le chauffeur Alejandro. Je vous les recommande si vous voulez une expérience de qualité, un guide rassurant et expérimenté (et rigolo !). - Il faut prévoir environ 260 bolivianos pour les extras : entrée du parc national, l’île, le village, les bains thermaux, etc. - Prévoyez des vêtements chauds (bonne doudoune, polaire, un bonnet, gants, coupe-vent, sous-vêtements techniques,... la technique de l’oignon en somme), des lunettes de soleil, une lampe torche, des feuilles de coca à mastiquer (ou des bonbons à la coca) tout le long du voyage, de la crème solaire, du papier toilette, des lingettes, un maillot de bain et des batteries en extra pour vos appareils électroniques. Pour dormir un bon sac de couchage et une lampe frontale sont toujours utiles pour la pause pipi nocturne.
Et surtout profitez!!!!
Fin de l’interlude...
Il est 13h00 lorsque nous rejoignons Uyuni. Au poste de police à l’entrée de la ville, on nous annonce que les mineurs de la province sont en grève. Ca n’augure rien de bon... Nous arrivons au centre-ville. Uyuni semble être l’une des plus miteuses et inintéressantes localités de Bolivie... Et là, patatra, on comprend les conséquences d’une grève bolivienne. Les mineurs bloquent l’ensemble des routes du Sud Lipez, de La Paz à Uyuni, en passant également par Oruro ou Potosi. Les bus sont annulés, il n’y a pas de vols disponibles avant 3 jours...Et ce n’est pas certain... La p....n de loose ! 
Alejandro nous emmène dans la succursale de son agence à Uyuni. Il disparait pendant que Julia nous prépare notre (dernier) repas. A son retour, il a réussi à trouver 2 places dans le seul bus qui remonte à La Paz et un 4x4 « libre » pour nos compatriotes qui, eux, continuent leur aventure vers SPA. Il est magique ce bolivien !
C’est l’heure des adieux. Un moment triste, notre petite famille se défait. C’est la fin d’une aventure de 4 jours durant laquelle nous avons mis tous nos sens à contribution pour découvrir des paysages à couper le souffle... 
Notre bus est à 20 heures. On glandouille donc dans les bars et les cybercafés d’ Uyuni, ville glaciale qui nous parait de moins en moins glamour. Après un diner dans une pizzeria quasi aussi onéreuse qu’en Europe (nid à touristes, quel bonheur...  ), on grimpe dans le bus. Nos voisins de siège sont également français ; on tape un brin de causette.
L’aventure en bus va durer toute la nuit. Afin d’éviter tous les barrages des mineurs grévistes (il faut savoir que ces derniers jettent des pavés et des bâtons de dynamite sur tout véhicule voulant forcer leurs barrages...), le bus fera des détours hallucinants, passant dans des villages isolés, raclant son toit sur des câbles électriques distendus, coupant à travers champs, traversant des gués...Cama ou pas cama, il sera impossible de dormir cette nuit-là. Mais à 07h30 du matin, on est à la gare centrale de La Paz... | | | À: Krikwik · 22 novembre 2016 à 23:49 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 52 de 98 · Page 3 de 5 · 3 008 affichages · Partager Jour 23, 12 aout : Copacabana, Copacabana !
Après 4 jours de périple dans le Sud Lipez et une nuit de péripéties dans un bus en « mode infiltration », on est juste explosés ! Mais pas de soucis, il est 8h30 du matin, on quitte La Paz dans un bus à destination du lac Titicaca ! D’une superficie de 8400 km2, il partage le Pérou de la Bolivie. Il est si grand qu’il est difficile de s’imaginer qu’il s’agit d’un simple lac et on a vite fait de le confondre avec la mer.
Avant d’arriver à Copacabana, le bus s’arrête à San Pedro de Tiquina. Pour continuer, il faut traverser un petit détroit. Tout le monde débarque. Sans pont, ni route, le bus doit traverser le lac...sur une embarcation en bois ! P....n nos sacs...  De notre côté, on est transporté sur de petits bateaux. Les boliviens ont encore trouvé un bon moyen de nous gratter quelques pièces au passage.
On rembarque dans le bus de l’autre côté du détroit, il ne reste alors que 40 km jusqu’à Copacabana. Petite précision : si tu pensais que Copacabana, c’est filles en string sur les plages, football et carnaval, tu peux retourner te faire des gaufres. Copacabana (3800 m d’altitude) est un petit village bolivien sur les berges du Lac Titicaca qui attire de nombreux touristes de par sa localisation. Mais il y règne également un calme qui le rend attachant. Un village comme on les aime, à taille humaine, alors on ne glandouille pas très longtemps à l’hôtel (l’hôtel Utama, pas mal du tout par ailleurs  ) et on part de suite se balader dans ce charmant patelin. Nous flânons dans la rue principale et trouvons un petit restaurant (la pension aransaya) dans lequel nous dégustons nos premières (et délicieuses) truchas, le plat local.
Après déjeuner, on retourne à la découverte de la ville. L´activité se concentre autour de la place de l´église et de la rue hyper commerçante 6 de Agosto. Bars, restos européens, alpaga en veux-tu, en voilà... On passe rapidement ; on se renseigne simplement sur les excursions pour l’ Isla del Sol. On remonte une rue en direction de la place où se trouve une jolie « église » mauresque d’un blanc éclatant. La porte d’entrée sculptée est impressionnante. C’est en fait la Basilique Notre-Dame de Copacabana, qui s'impose fièrement par son architecture colossale. Elle héberge la fameuse sculpture de la Virgen de la Candelaria de Copacabana, la Vierge Indienne de Bolivie dont les traits du visage sont typiques des Incas.
L’après-midi passe, la fatigue commence à se faire sentir. On va se poser sur la "plage" (enfin en terrasse d’un bar) et observer Boliviens et touristes à la sortie des embarcations. Tranquillement, on admire le soleil être englouti par l´immensité bleue.
En remontant (parce que la majorité des rues sont en pente), on passe devant l’hôtel Las Olas et son architecture délirante (allez voir...).
On ne fera pas de vieux os. Un tour au resto et vite au dodo ! | | | À: Krikwik · 23 novembre 2016 à 7:39 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 53 de 98 · Page 3 de 5 · 2 991 affichages · Partager Bonjour Cedric,
Ton aventure est juste passionnante ! J'ai tout lu depuis le début et je me suis régalée. Tu vois ce coin de la planète ne m'attirait pas plus que ça jusque là mais en lisant ton récit et en voyant tes photos magnifiques je suis en train de changer d'avis ! Vivement la suite. | | | À: Cerelinde · 24 novembre 2016 à 19:15 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 54 de 98 · Page 3 de 5 · 2 947 affichages · Partager Salut,
et merci pour le comm'! Et surtout merci pour le temps à lire mes posts. Que de compliments...  Mais c'est bien les paysages splendides de ce coin du monde qui permettent de soutenir mon récit. Je ne suis qu'un humble conteur... 
Vivement la suite. 
On arrive bientôt à la fin... | | | À: Krikwik · 24 novembre 2016 à 21:26 · Modifié le 28 nov. 2016 à 22:54 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 55 de 98 · Page 3 de 5 · 2 940 affichages · Partager Jour 24, 13 aout : du Nord au Sud de la péninsule !Ce matin, on flâne dans les rues de Copacabana, qui accueillent vendeuses de cacahouètes, de pétards, de fruits secs. Un petit capharnaüm bien coloré ! Mais trainer dans la ville n’est pas le but de la journée. On trouve rapidement un taxi et on part plein Nord! En cours de chemin, On aperçoit les fameuses îles flottantes, mais c’est franchement décevant. Il s’agit plus ou moins de plateformes flottantes avec trois chaises longues et deux tables dessus...bof...
Arrivés au bout de la péninsule après une demi-heure de « voiture » (une voiture conduite à droite trafiquée pour que la direction et les pédales soient à gauche...un truc de fou !), le chauffeur nous dépose sur une plage avec un air de « bout du monde ». On découvre un petit village charmant faisant face à l’ Isla del Sol. Bienvenue à Yampupata.
Le taxi s’en va, on enclenche le mode pédestre. A la sortie du village, deux choix s’offrent à nous : le retour par le même chemin qu’à l’aller, en longeant la côte, ou bien passer dans les terres. On choisit la seconde solution. A 3800m d’altitude, la montée bien raide dès le début du parcours nous sèche d’entrée. Mais arrivés sur la ligne de crête, le spectacle ne nous fait pas regretter l’effort. Le paysage est splendide et les vues sur le lac...spectaculaires.
En « haut », on valse entre crêtes montagneuses et chemins de terre. La marche est agréable, le décor nous offre de beaux points de vue sur le lac, l’Isla de la Luna et la cordillera Real.
La suite de la balade se passe tranquillement sauf à deux reprises où, à cause de l’altitude et du soleil, les montées nous donnent pas mal de fil à retordre. Mais, une fois en haut, ça en vaut encore largement la peine.
Nos pieds nous mènent au petit village de Zampaya. Ce petit patelin sans voiture nous offre un moment de Bolivie rurale authentique, souriante et loin des touristes. Et oui, il est 15 heures environ, et on n’a toujours pas vu de touristes depuis notre départ de Copacabana. On n’a pas vu grand monde tout court...
Toujours sur les crêtes, on continue notre aventure par ancestraux chemins précolombiens, possédant leurs murets de pierres et leurs marches multi centenaires. Sur notre droite apparaissent le village de Titicachi et quelques autres petits hameaux agricoles dans lesquels il ferait bon faire une pause le temps d’une boisson fraiche et d’un échange avec les habitants. A notre gauche, les pics enneigés. On est sur le bon chemin...
Le sentier nous amène ensuite en forêt. Quelque pas plus loin, le dénivelé s’accentue au point de faire passer le chemin pour un escalier de géants incas. Sous les arbres, un grand rassemblement de locaux s’opère. Une procession escalade un mont rocheux au son des explosions... de pétards. Nous sommes arrivés à la Gruta de Lourdes. On admire ce spectacle, un peu curieux, puis on prend un colectivo pour rentrer « à la ville ».
Le soir venu, on profite d’un bar en terrasse pour admirer le coucher de soleil sur le Lac Titicaca, (un petit spectacle gratuit dont on ne saurait se lasser), et se détendre de cette journée fabuleuse, mais quelque peu éreintante...
Image attachée: Photo postée par le membre Krikwik. | | | À: AnneF70 · 26 novembre 2016 à 18:37 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 56 de 98 · Page 3 de 5 · 2 891 affichages · Partager Et dans la journée, quelles sont les températures ?
Bah dans la journée, on est bien. Avec un t-shirt technique et un sweat, ça passe largement. Sauf quand le vent souffle, où là, t'as intérêt à tout sortir: coupe-vent, bonnet, gants... Donc, si tu te balades un peu longtemps, pense à tout prendre pour ne pas te retrouver en train de te frigorifier entre 2 rafales de vent ou à la tombée de la nuit. | | | À: Krikwik · 28 novembre 2016 à 22:44 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 57 de 98 · Page 3 de 5 · 2 856 affichages · Partager Jour 25, 14 aout : l’île du soleil
Il est 8 heures du matin, le bord du lac s’agite. Avançant prudemment sur les pontons branlants du port de Copacabana, les touristes embarquent en paquet sur les innombrables embarcations à destination de l’ Isla del Sol. Côté pratique, il vous coûtera environ 60 bs pour rejoindre le Nord (village de Challapampa) et avec un retour depuis Yumani (au Sud de l’île).
On décolle les premiers du port. Mais on doit avoir le bateau le plus lent de Bolivie : on se fait doubler par tout le monde. Heureusement, les paysages nous font passer le temps.
Après une halte à Yumani et deux heures de « barque », on débarque à Challapampa.
Ahhhh l’île du soleil... Rien que son nom fait rêver ! Il parait que c’est là d’où seraient nés la fille et le fils du Soleil, les créateurs de Cuzco. Mais on déchante un peu à la vue du nombre de personnes présentes sur la plage... Et non, il ne faut pas croire que l’ Isla del Sol est un paradis perdu et inconnu. Malgré cela, l’île reste tout de même très charmante et bercée d’une relative tranquillité. Nous sommes à 3800 mètres d’altitude, entourée par une immense et magnifique étendue d’eau.
On s’acquitte d’un premier billet de visite, et on part à l’assaut du chemin (le côté un peu moins agréable, c’est la manière dont est financé ce chemin. Tout est géré au niveau de chaque communauté : c’est bien pour la redistribution des bénéfices générés par le tourisme mais c’est un peu pénible pour le randonneur). Il fait sacrément beau, les couleurs sont magnifiques. Nous passons devant des panoramas splendides entre petites îles, collines et plages à l’eau turquoise (avec ou sans cochons  ).
Nous arrivons ainsi à Chinkana. Une Table des Sacrifices, la Roche Sacrée ; dans ce labyrinthe de pierres grises, on ne se lasse pas d’admirer le magnifique panorama.
Nous revenons sur nos pas et prenons à droite à l’intersection en direction du Sud. Le sol est rocailleux et sec, parsemées de touffes d’herbes. Assez vite nous tombons sur un autre local « contrôleur » qui nous demandera de payer un nouveau droit de passage, toujours pour la communauté : 15 Bs par personne. Nous poursuivons notre randonnée en direction de Yumani, sur ce magnifique sentier des crêtes qui domine toute l’île. Le sentier des crêtes: on l’appelle aussi modestement «Route sacrée de l’éternité du Soleil»... De Chinkana, ce chemin pierreux d’environ 7km traverse l’île de part en part par les hauteurs, offrant une succession de panoramas imprenables sur le lac Titicaca et la cordillère, avec, en autres, l’Illampu, qui culmine à 6368 m. Pas besoin de guide; même si rien n’est balisé, il est difficile de se perdre.
Le paysage est sublime: le lac est bleu et immense, la Cordillère Royale au loin est majestueuse.
Le chemin monte et descend au fil des monts que nous franchissons. Le chemin n’est pas difficile, mais attention tout de même à l’altitude, ça peut faire mal !
Nous arrivons aux abords du village de Yumani dans l’après-midi. Quel contraste avec le Nord ! Les arbres contrastent avec l’aridité ambiante.
Un panneau souhaitant la bienvenue rappelle qu’il faut de nouveau payer un droit de passage de 5 Bs. Le village est à flanc de colline, tout en pente. Le sentier des crêtes nous fait arriver sur le haut du village.
L’aspect touristique saute de suite aux yeux. Les habitations sont beaucoup plus jolis, le village est plus vert et plus grand, les hôtels plus luxueux. Nous traversons, ou plutôt descendons, le village en direction de l’embarcadère.
Enfin, il ne reste plus qu’à descendre le grand escalier inca pour arriver au port. Nous attendons 30 minutes et nous embarquons. 2 heures plus tard, nous serons revenus à bon port... Encore une bien belle journée... 
Petit conseil pratique: si vous pouvez, prenez un hôtel, l'île mérite de séjourner au moins une nuit. En effet, même si la balade fut agréable, on ressort d'une telle journée avec le sentiment d'avoir couru après la montre. | | | À: Krikwik · 29 novembre 2016 à 22:02 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 58 de 98 · Page 3 de 5 · 2 812 affichages · Partager Jour 26, 15 aout : sur la route du retour
Ce matin, c’est grasse mat’ à nouveau. Notre bus n’est qu’à 13 heures donc on a largement le temps de se reposer de nos deux randonnées successives. On plie bagage et faisons nos adieux à la charmante famille qui gère l’hôtel Utama.
A midi, on déjeune au Pan America Bakery and Pizzeria. Dans ce petit bout de restaurant tenu par une chaleureuse américaine expatriée, on mange nos meilleures pizzas de Bolivie ! 
C’est l’heure du départ. On quitte à regret ce coin paisible et ressourçant. Après le Sud Lipez, le lac Titicaca nous a fait un bien fou.
On repasse le détroit de Tiquina : les barques et les "barges à bus" sont toujours là ; leur ballet toujours aussi incongru. 
Les heures de route vers La Paz défilent, on admire à travers les vitres du bus les paysages de la cordillera Real.
On arrive à la gare centrale de la capitale, et, quelques minutes plus tard, on est à notre point de chute. Le centre bruyant et pollué de La Paz contraste totalement avec le calme de Copacabana. Heureusement, l’hostal San Andino est très correct et bien situé ;l’accueil est également sympathique. La nuit tombe vite et la faim nous gagne. Nos estomacs nous mènent au Restaurant « Pub 1700 ». L’accueil comme le cadre sont des plus agréables, on nous offre même l’apéritif (composé d'un verre de vin bolivien et de fruits locaux, très bons au passage).
De retour à notre hôtel, on se couche rapidement. Demain, on part à la découverte de la capitale la plus haute du monde... | | | À: Krikwik · 2 décembre 2016 à 19:06 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 59 de 98 · Page 3 de 5 · 2 755 affichages · Partager Jour 27, 16 aout : le centre de La Paz
Nous voici donc arrivés à La Paz, capitale de la Bolivie. La ville compte environ 1,5 millions d'habitants et est construite en altitude. Ses différents quartiers s'étalent entre 3200 et 4200m d'altitude, ce qui en fait la capitale la plus haute du monde !! Nous sommes toujours sur les hauts plateaux de la cordillère des Andes et même si le soleil brille aujourd’hui, les températures sont relativement basses.
Comme dans beaucoup de grandes villes, un certain chaos règne à La Paz. Trafic automobile, klaxons, pollution, vendeurs ambulants, etc. De nombreux stands et marchés jalonnent la ville et débordent jusque sur les trottoirs. Il faut aimer tout ce remue-ménage pour vraiment apprécier La Paz.
Nos pieds nous entrainent le long des boulevards principaux, en passant par l’église San Pedro. On s’amuse à se perdre dans la ville.
A midi, on se retrouve donc sur la place Avaroa dans le quartier Sopocachi, quartier très sympa au demeurant. On s’arrête pour une pause salteñas, ces empanadas boliviennes tout aussi délicieuses que ses cousines argentines.
Après le déjeuner, on repart vers l’Ouest vers le centre historique. On arrive sur la place Murillo, l'une des places les plus importantes de la capitale bolivienne. En son centre trône la statue de Pedro Domingo Murillo, leader de la révolution contre les espagnols. Autour de la place, on admire les édifices officiels: le palais Présidentiel, le palais du Congrès et la Cathédrale de la Paz.
Un groupe de vieilles dames discutant sur le parvis de la cathédrale, des enfants qui nourrissent les pigeons, des marchands de glace ambulants, cette place semble être un lieu de rencontre des habitants de La Paz.
On s’aventure dans les rues adjacentes de la place. C’est un vrai dédale de ruelles commerçantes, pavoisées du drapeau bolivien, dans lesquelles les boutiques de téléphone côtoient les magasins d’artisanat, les commerces de contrefaçon... En somme, on y trouve le pire comme le meilleur...
Chemin faisant, on dépasse l’église San Francisco, notre prochaine destination, mais une passerelle enjambant un gros boulevard nous fait retomber sur nos pattes. 
On arrive donc sur la place de l’église, grouillante d’activité. Edifice central à La Paz, l’église San Francisco semble être considérée comme le plus beau bâtiment colonial de la ville.
On s’arrête ici, on prend quelques photos, on observe les curieux ballets de groupes de touristes, de boliviens pressés, de cholitas chargées... L’intense trafic automobile de l’Avenida Mariscal Santa Cruz accentue cette étrange sensation.
Juste sur la gauche de l’église se trouve le début de la calle Sagarnaga, ruelle embouteillée de véhicules et de touristes mais surtout possédant un sacré dénivellé... Tout ce petit quartier (la rue Sagarnaga et les autres rues qui l’entourent, en particulier la calle Linares) est prisé des voyageurs pour la densité de boutiques artisanales que l’on y retrouve. C’est l’occasion de faire la chasse aux souvenirs, les prix étant assez avantageux (On a beaucoup aimé s’y promener et passer pas mal de temps à contempler les boutiques).
Non loin de la calle Linares, au bout de la calle Jimenez, c’est l'emplacement du marché aux sorcières. Ce marché était peut-être important par le passé. Cependant, aujourd’hui, il ne reste plus que quelques boutiques vendant herbes, incantations, fœtus de lama...
En fin d’après-midi, on décide de prendre un taxi pour se rendre au Mirador Kili-Kili. Du fait de sa configuration en cuvette, La Paz compte plusieurs points de vue sur la ville. Mais ce mirador permet d’embrasser la ville sur pratiquement 360°. Arrivé sur les hauteurs, on surplombe la ville. La vue est incroyable.
Des immeubles rouges à perte de vue, des buildings accrochés à flanc de montagne...
De nombreuses montagnes aux cimes enneigées dominent La Paz dont l'Illimani, le 2ème sommet le plus haut du pays (6.490 m d'altitude) et aujourd'hui symbole de la ville.
Nous sommes de retour dans notre quartier pour le diner. On atterrit pas loin de l’hôtel, au Kalakitas, un très bon mexicain (mais pourquoi un mexicain en Bolivie ? Mais parce que...  ) dans ce coin touristique de La Paz. Notre première journée dans la capitale bolivienne s’achève. La journée fut bonne mais éreintante... En effet, La Paz est une ville qui a beaucoup de charme, une belle architecture, pleins de boutiques d’artisanat, des marchés. Le seul hic, c’est que ça monte et ça descend tout le temps... A plus de 3000m d’altitude, impossible de reprendre son souffle. Où qu’on aille, il y a toujours une côte à grimper. Et si c’est une descente, c’est encore pire (parce qu’après, il y aura une montée encore plus raide)! On souhaite presque notre retour au niveau de la mer pour retrouver des poumons en plein état de marche... Non, j'déconne!!! | | | À: Krikwik · 3 décembre 2016 à 16:11 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 60 de 98 · Page 3 de 5 · 2 725 affichages · Partager Comme dans beaucoup de grandes villes, un certain chaos règne à La Paz.
Euh perso je n'avais jamais vu un tel chao nulle part. La paz est vraiment une ville à part!!!
Déjà, des bus qui s'arrêtent pour laisser des gens descendre et monter tout en roulant!!!! Des câbles téléphoniques dans un entrelacement improbable..... des rues en pente comme j'en avais seulement vu à San Francisco, et des venseuses qui vendent des fœtus de lama,..... bref, c'est vraiment une ville à part, et qui mérite 100 fois le détour!!!!!
Le téléphérique n'existait pas quand on y est allé. Va falloir que j'y retourne. | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 993 visiteurs en ligne depuis une heure! |