| Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Krikwik · 16 octobre 2016 à 19:30 · 294 photos 98 messages · 19 participants · 21 184 affichages | | | | À: Messi57 · 27 octobre 2016 à 7:24 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 21 de 98 · Page 2 de 5 · 2 817 affichages · Partager Salut,
et merci pour le comm'. 
Bon TDM alors! Tu verras, ce coin du monde possède des paysages stupéfiants.
Bons voyages, | | | À: Krikwik · 27 octobre 2016 à 11:20 · Modifié le 27 oct. 2016 à 23:12 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 22 de 98 · Page 2 de 5 · 2 809 affichages · Partager Jour 11, 31 juillet : Cafayate part. 2
Assis devant un verre de vin dans une bodega, nous profitons d’un repos bien mérité. 5 heures de marche pour « affronter » les cascades du Rio Colorado, nichées au fond d’un magnifique canyon. L'une de nos plus belles randos d’Argentine...
Départ “de bonne heure” (enfin, 10h30  ), nous retrouvons nos compères de la nuit précédente devant la "casa Tomada". Nous achetons quelques provisions et c'est parti.
Un tour de taxi plus tard (on ne va pas déjà s’user dès le début), nous arrivons au point de départ de la rando. On signe le registre d’entrées/sorties, et nous nous lançons tous les quatre dans l’aventure; accompagnés - sans trop comprendre ni comment ni pourquoi - d’un guide. Mais ce n’est pas plus mal, il nous sera bien utile l’ancien...
Au début de la marche, le sentier n’en n’est pas vraiment un. Il semble juste que nous suivons le lit de la rivière ou les canaux d’irrigation des habitations avoisinantes.
Au fur et à mesure de la rando, celle-ci s’agrémente de rochers à escalader. La nature s'amuse à placer sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades. A nous de trouver notre chemin! C’est amusant mais surtout bien sportif. Sans guide, on se serait trituré les méninges pour passer. 
Le décor est, encore une fois, à couper le souffle, et nous tombons en extase à chaque recoin du canyon. Le son de l’eau des cascades, les cactus, tout est idyllique.
Néanmoins, le chemin demeure toujours autant aventureux. Nous continuons à marcher, en sautant de pierre en pierre, et en nous agrippant aux branches, aux racines et aux parois. Le but ultime étant de ne pas tomber à l'eau, celle-ci est plus que fraiche en cette saison. 
Les derniers passages sont franchement délicats, surtout avec nos sacs à dos, mais le vieux José assure.
Après plus d’environ 4 heures de marche, pause casse-croute comprise, nous venons à bout des cascades. Nous sommes au sommet d’une « montagne » dominant le canyon. La vue est splendide.
Mais la rando n’est pas terminée ! Il faut désormais redescendre ce mont et rattraper la rivière pour rejoindre l’entrée du site. Le retour s’effectue tranquillement ; le canyon est tout aussi magnifique de ce côté.
Une fois le registre de sortie signé et notre guide remercié, on se fait déposer en ville par un pick-up de locaux (les touristes dans la benne !  ).
Chacun devant vaquer à ses occupations, on cale un horaire avec nos compagnons de voyage pour passer la soirée ensemble et nous partons de notre côté à la recherche du « Torrontes », le fameux cépage local. Pour cela, nous visitons la bodega "Nanni", un lieu très chouette accompagné d’une dégustation sympa dans leur patio. Nous ferons de même à la bodega "El Transito".
Nous effectuons également la visite du musée du vin et de la vigne de Cafayate. Même si on l’a trouvé extrêmement kitsch, ce dernier, à la gloire des vins locaux, demeure assez complet et intéressant.
En début de soirée, on se retrouve tous, nos compères et nous-mêmes, au Chato’s wine bar, afin de découvrir les différents crus de la région. Le cadre est sympa, le gérant est aimable et de bon conseil, on passe un excellent début de soirée.
Mais les apéros ouvrent l’appétit. On atterrit une nouvelle fois au « Al hornito » et finissons de « raconter nos guerres » autour d’un bon repas local.
La nuit est déjà avancée. Nous disons au-revoir à nos « compadres », un peu tristes. Demain, nous quittons malheureusement Cafayate... | | | À: Krikwik · 27 octobre 2016 à 11:50 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 23 de 98 · Page 2 de 5 · 2 799 affichages · Partager Les canyons sont magnifiques et la photo de l'apéro m'a donné faim | | | À: Messi57 · 27 octobre 2016 à 22:36 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 24 de 98 · Page 2 de 5 · 2 784 affichages · Partager Lors de ton futur TDM, tu peux prévoir de passer au moins une semaine dans ce village. Il y a tant à voir et à déguster... | | | À: Krikwik · 27 octobre 2016 à 22:59 · Modifié le 27 oct. 2016 à 23:14 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 25 de 98 · Page 2 de 5 · 2 781 affichages · Partager Jour 12, 1er aout : Transfert Cafayate - Tilcara
Encore une journée placée sous le signe des transports. Nous quittons « La Morada » vers 10 heures. Notre bus quitte Cafayate vers 10h30 et arrive sans encombres au terminal de Salta à 13h30. On glandouille un peu, on profite du break pour manger un peu.
A 15h30, nous repartons plein Nord. 4 heures de bus plus tard, nous descendons du car. Il fait nuit, il fait froid. Harnachés de nos gros sacs, le vent et l’altitude nous coupe le souffle. Nous arrivons à notre hostel, « La Estacion ». L’accueil est chaleureux, la chambre est spacieuse et propre. La gérante nous file quelques tuyaux concernant la région.
La faim nous pousse dans le froid de Tilcara à la recherche d’un restaurant. Nous atterrissons à « La Picadita ». Une très bonne adresse, à l'accueil chaleureux et avec un bon rapport qualité prix. La carte propose autant de plats traditionnels que d'adaptations de bon goût à la gastronomie locale. Le service est efficace et chaleureux. Le meilleur moment de la journée en somme.
Demain, on part à la découverte de la Quebrada de Humahuaca ! | | | À: Krikwik · 29 octobre 2016 à 20:57 · Modifié le 29 oct. 2016 à 21:19 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 26 de 98 · Page 2 de 5 · 2 748 affichages · Partager Jour 13, 2 aout : Une nouvelle « Garganta » ? Pucara toi-même...
Bon, hormis le fait qu’en cette saison, il y fait très froid la nuit, Tilcara semble être l’étape idéale pour découvrir les montagnes colorées de la Quebrada. 
Nous prenons quelques provisions et quelques informations dans le centre du village et partons à la découverte de la Garganta del Diablo (encore une !). 6km aller, 6km retour (depuis le centre de Tilcara, pas au départ de la balade), c’est parfait pour commencer à s’habituer à marcher en altitude.
Au départ de la marche, il fait un peu frais. Mais rapidement, la grosse boule jaune se met en route et ça cogne sérieux. Malgré tout, la balade pour accéder à la gorge est charmante. Un décor de montagnes dont les couleurs oscillent entre l’ocre et le pourpre. Et des cactus, encore des cactus. Bref, c’est chouette. 
En cette saison, le sentier est facilement praticable, il n’a pas plus depuis des mois et les cailloux restent plutôt bien en place. Au début, ça monte un peu, mais après le sentier s’élargit pour devenir un bon faux plat de quelques kilomètres. On arrive tranquillement à l’entrée de la Garganta del Diablo, où l’on doit s’acquitter d’un billet d’entrée.
On descend ensuite au fond de la gorge. On prend d'abord à gauche pour rejoindre une cascade. Le chemin est amusant, on traverse plusieurs fois le cours d'eau qui s'écoule tranquillement.
20 minutes plus tard, nous arrivons au bout du chemin, face à la cascade. Ça fait du bien un peu de fraîcheur !
Après un petit pique-nique à l’abri du soleil et au frais, on rebrousse chemin vers la fameuse gorge du diable. On suit le cours d'eau et une sorte de canal créé par l'homme. Quelques marches et on arrive devant ce canyon magnifique ! Très sympa cette ballade !
Il est l’heure de rentrer. Sur le chemin retour, on ne peut s’empêcher d’admirer de nouveau le paysage de la vallée. Ces couleurs splendides annoncent de fabuleuses ballades et de belles découvertes pour les jours suivants.
Arrivés au bout de la ballade, on pique plein Sud et on s’engage sur un pont en direction d’une des « attractions » de Tilcara : sa Pucara. En quelques mots, une Pucara, c’est un village forteresse de l'époque précolombienne qui se hisse sur un point stratégique du territoire, afin de faciliter sa défense en cas d'agression. Celle de Tilcara a été restaurée par des archéologues de l'université de Buenos Aires, et forme un ensemble d'habitations de pierres un peu anarchique pour le néophyte. L’entrée du site possède un jardin de cactées et un enclos de lamas. Le moment kawaï de la visite ! 
On monte directement sur le point haut du site. A cet endroit, on profite alors de la vue sur le Rio Grande de Jujuy, qui est quasiment à sec en ce moment. Il y a aussi un monument anachronique de forme pyramidale que les archéologues se sont fait construire en plein milieu (mais il n’y a jamais eu de pyramide ici ?  )... C’est plutôt grotesque.
Le site fait l’objet de projet de restauration (inachevée pour le moment). L'ensemble représente à peu près 8 hectares de superficie pour une capacité originelle d'environ 1 500 habitants; mais on y fait rapidement le tour sans guide. Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les toits en pierre couvert d'une sorte de torchis (argile et paille). Ce lieu fut occupé à partir du IXème siècle jusqu'au XVème siècle environ. Néanmoins, les raisons de l'abandon du lieu pendant la période coloniale demeurent encore inconnues.
Ces ruines nous invitent à revivre l'histoire des personnes ayant habité ces lieux lors de cette ballade au milieu des cactus.
Pour finir la journée, nous dinons à la Peña de Carlitos. Très connu et bien côté, cela reste tout de même un lieu très touristique. Entre poètes et musiciens sympathiques (mais on ne peut plus discuter), la nourriture est bonne sans être exceptionnelle. On aime (ou pas) ce genre d'ambiance...
Avec plus de 15km (peut-être même 20) dans les jambes, on ne fera pas de vieux os cette nuit... | | | À: Krikwik · 1 novembre 2016 à 14:10 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 27 de 98 · Page 2 de 5 · 2 708 affichages · Partager Jour 14, 3 aout : La journée des montagnes colorées
Un réveil matinal et quelques pesos nous permettent d’être déposés assez tôt à côté de la place centrale de Purmamarca. Le village se réveille. Les étals se montent sur la place centrale, la vague de touristes n’a pas encore déferlé. 
Nous décidons de laisser le marché pour découvrir de suite cette fameuse « montagne aux sept couleurs ». Dès la sortie du village, les alentours du « Cerro de los Siete Colores » sont superbes.
Au fur et à mesure de la ballade, les couleurs apparaissent. Cet endroit est vraiment extraordinaire, chaque couleur est le témoin d'une époque du lointain passé de la Terre.
Les roches grises, vertes foncées et violacées correspondent à une roche sédimentaire marine. Ces roches sont les plus anciennes de la province de Jujuy et auraient 600 millions d’années. Celles de couleur brun, rose foncé et beige sont également d’origine marine. Il s’agit de quartzites du Cambrien supérieur (540 millions d’années).
Du gris clair au jaune, il s’agit d’affleurements de sables argileux de la Période Ordovicienne (ère primaire – 505 millions d’années). Les pierres de couleur rouge proviennent de graviers agglomérés et de sable, datant du Crétacé (de 144 à 65 millions d’années).
Les roches rouges à rose clair correspondent à du sable et de l’argile plus récents de la période tertiaire (de 65 à 21 millions d’années).
Après une grosse heure de marche (la balade est vraiment courte...dommage  ), nous revenons au centre du village. Nous profitons du reste de la matinée pour faire le tour des étals et des magasins du village. Un peu plus tard, nous trouvons un petit restaurant pour déjeuner.
Nous remontons dans le bus vers 14 heures. Le trajet est rapide, on descend dans le petit village de Maimara. Le village ne paie pas de mine, une petite église, une petite place centrale avec quelques jeux pour enfants. Nous nous dirigeons vers l’Est. Au loin, on distingue l’objectif de notre après-midi.
La marche est sympa, on se balade dans les coins reculés du village. Le passage du Rio Grande est un peu folklorique.
Mais voilà, nous y sommes : la Paleta del Pintor est devant nous. Et c’est magnifique.
Nous montons sur un promontoire, un autel de la Vierge se situe là, face à Maimara. On profite de la vue, le village niché au fond de la Quebrada est en fait ravissant.
De retour au centre du village, on reprend un bus en direction de Tilcara. Le soir arrivé, nous retrouvons, au détour d'une rue, notre compère suisse rencontré à Cafayate. Accompagné d’un autre français, nous dinons chez Arumi. Dans une ville dédiée au tourisme, et donc blindée de restaurants "traditionnels", ce restaurant change le décor pour le plus grand bien. On peut tout de même y manger un très bon locro, dans un cadre moderne. On passera une très bonne soirée...
Demain, on continue vers le Nord... | | | À: Krikwik · 2 novembre 2016 à 5:18 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 28 de 98 · Page 2 de 5 · 2 686 affichages · Partager Salut Cédric,
Sympa ce carnet qui me rappelle pleins de souvenirs. Merci du partage. | | | À: Diamina · 2 novembre 2016 à 20:50 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 29 de 98 · Page 2 de 5 · 2 659 affichages · Partager Salut,
Merci pour le comm'.  Les carnets de voyage sont un peu aussi fait pour ça! 
Bons voyages! | | | À: Krikwik · 3 novembre 2016 à 0:19 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 30 de 98 · Page 2 de 5 · 2 643 affichages · Partager Jour 15, 4 aout : La "Humahuaclaque"
Depuis Tilcara, nous filons de bon matin vers Humahuaca. Une heure de route plus tard, nous débarquons, malgré son petit air de cité coloniale, dans une ville typique du nord de l’ Argentine. Humahuaca, avec ses 12 000 habitants installés à près de 3 000 m d'altitude, tire son nom d'une ancienne communauté autochtone, les Omaguacas; comme d'ailleurs nombre d'autres villages de la quebrada: Uquía (les Uquías), Purmamaraca (les Purmamarcas), Tilcara (les Tilcaras), etc.
Nous arrivons à l’heure du petit-déjeuner. Il fait frais, nos gros sacs ne nous aident pas à nous habituer à l’altitude. Le marché local s’installe à côté de l’unique pont de la ville. Nous marchons une grosse dizaine de minutes jusqu’à notre hôtel (l’hostel Azul, excentré mais bon rapport qualité-prix). On s’installe, on prend quelques infos et on repart à la découverte du centre-ville.
Les rues étroites et pavées de Huamahuaca, ainsi que ses maisons en briques crues, sont ravissantes. Avec ses magasins d'artisanat, de tissus d'alpaga et d'orfèvrerie, ce village semble posséder une vie propre, à l'inverse des villages plus au Sud dans la Quebrada.
Nous nous baladons autour de la place centrale, nous visitons les quelques bâtiments historiques du centre.
Au centre, un monumental escalier, au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950.
Au déjeuner, nous nous arrêtons au Mikuyanoc, restaurant possédant deux particularités : un choix varié d’empanadas  et des pans de murs à la gloire du Che! 
Il est 13 heures, nous sommes de retour à notre hôtel. Un pick-up nous attend, dans lequel est assis, ô surprise, notre compère français rencontré hier soir à Tilcara. Les routes des touristes se croisent et se recroisent dans la Quebrada ! 
Si nous sommes venus jusqu’à Humahuaca, c’est avant tout pour voir le Hornocal. Nous voilà donc embarqués pour une bonne heure de pistes. Les derniers kilomètres accentuent le dénivelépour atteindre 4 200 mètres d’altitude (gare aux mal des montagnes...  ). Juste avant d’accéder au mirador, un « péage » nous barre la route. Le passage est de 40 ARS par voiture. Le pick-up stoppe. On descend. Et bim !!! La claque...
Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un métronome, en d’innombrables pulsations de roches volcaniques et de sédiments marins ancestraux. Il est impossible de détourner le regard tellement le spectacle est fascinant.
Chose tout à fait étonnante pour un tel site, celui-ci semble demeurer encore à l’abri des circuits touristiques. Il n’y a pas plus de 15 personnes... Nous nous rapprochons de cette œuvre d’art géologique. Nous en oublions l’altitude, mais nos poumons se chargent de nous le rappeler dès que nous pressons le pas...
Il est temps de rentrer... malheureusement. Au retour, à l’arrière dans la benne du pick-up, on cause un peu avec un uruguayen, mais on a laissé une part de nous-même là-haut...
On ne fera pas grand-chose de plus aujourd’hui. Peut-être la fatigue... Ou bien les séquelles d'une overdose de sensations... On flâne dans la ville en mangeant quelques alfajores.
La soirée se passera au Pacha Manka, charmant restaurant du centre-ville servant une cuisine traditionnelle de qualité et au service attentionné. Demain, on « pause » un peu... | | | À: Krikwik · 7 novembre 2016 à 12:12 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 31 de 98 · Page 2 de 5 · 2 596 affichages · Partager L'environnement, les couleurs  C'est magnifique | | | À: Messi57 · 12 novembre 2016 à 10:40 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 32 de 98 · Page 2 de 5 · 2 543 affichages · Partager Le coin est splendide.  Beaucoup de personnes ne passent que 4 à 5 jours dans le Nord Ouest argentin en louant une voiture. Alors que découvrir cette région prend au moins deux semaines... | | | À: Krikwik · 12 novembre 2016 à 11:40 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 33 de 98 · Page 2 de 5 · 2 526 affichages · Partager Jour 16, 5 aout : Une journée tranquille au Nord de l’Argentine
Ce matin, c’est grasse mat’...  On décolle de l’hostel vers midi. Arrivés au terminal, on grimpe dans un bus et 10 minutes plus tard, nous sommes au Sud d’ Humahuaca, dans le petit village d’Uquia. C’est minuscule et désert. Le village est à flanc de montagne, on s’engage dans la montée. Au bout du chemin, le cimetière local se fond dans le paysage.
Mais notre exploration tourne court: nos estomacs crient famine  . On trouve le « Cerro las senoritas », petit restaurant perdu au bout d’une rue. On sonne à la porte (c’est ouvert mais la porte est fermée à clé...  ), on est accueilli par une charmante mamie (avec les qualités et défauts des grand-mères) pour un repas concocté avec les légumes de son jardin. Ce bout de carré vert semble irréel dans ce coin de planète...
Après un bon déjeuner, on poursuit notre balade sur le flanc de la montagne. Une piste, les marques du ravinement des cours d'eau... Le rouge de la roche se fait plus présent. Les cactus apparaissent, le village s’éloigne. On suit une piste bien entretenue, le paysage est de plus en plus joli. On continue notre aventure des alentours d’Uquia.
On arrive à une sorte de cirque. On se balade un peu, le cadre est magnifique, les couleurs sont assez intenses, on est tous seuls...
Le cadre a un quelque chose de martien. On pourrait se croire dans une des chroniques de Bradbury...
Au retour, on apprendra que ce site splendide s’appelle « Quebrada de las senoritas ». Chemin rentrant, on croise quelques touristes. Le fer de la roche - ce rouge intense des pierres- disparait à mesure que nous rentrons dans le village.
Un dernier salut aux morts d'Uquia et nous bifurquons vers la place centrale pour aller visiter la fameuse église San Francisco de Paulo. Avec son clocher séparé et ses peintures d’archanges-arquebusiers, le monument est vraiment sympathique. On rentre dans la nef et admirons ces peintures uniques. Une « légende » dit que les colons auraient demandé aux indiens de peindre des anges. Les incas ne connaissant pas ce « concept », les européens leur dirent que les anges étaient à leur image ils n’avaient qu’à peindre leurs nouveaux maitres en somme. Voilà pourquoi les archanges seraient en chapeaux et armés...
De retour à Humahuaca, le soleil n’est pas encore couché. Nous profitons donc des derniers rayons pour atteindre la peña blanca et profiter de la vue sur le village. Une fois de plus, le site est quasiment désert et le paysage est splendide. On se balade sur les strates calcaires, on admire le village, les roches sédimentées, on apprécie le coin...
La nuit tombe; le vent et la température nous rappelle qu’il est l’heure de rentrer. Pour ce soir, nous trouvons une place à l'aisito. La cuisine (très bons salteados) et la musique andine nous font passer un très bon moment. On reverra même notre camarade suisse, arrivé fraichement du Sud de la Quebrada !
Et voilà, l’ Argentine se termine demain... Place à la Bolivie ! | | | À: Krikwik · 12 novembre 2016 à 14:26 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 34 de 98 · Page 2 de 5 · 2 515 affichages · Partager Jour 17, 6 aout : A la croisée des chemins
Rien d’exceptionnel aujourd’hui. La journée sera placée sous le signe des transports.
Du terminal d’ Humahuaca, un bus nous conduit en deux grosses heures à La Quiaca, ville frontalière à la Bolivie, notre destination finale. Nous débarquons donc dans une ville sans charme. Accompagnés d’une Argentine rencontrée dans le bus, nous avalons les 500-600m qui nous sépare du poste frontière. Les formalités administratives effectuées (suivant l'heure de passage, c'est plus ou moins long), nous sommes en Bolivie. Et « c’est pas la même »...
Le contraste est flagrant. Un seul pont sépare ces deux Etats mais il existe bien deux mondes entre La Quiaca et Villazon. Cette dernière est plus poussiéreuse, plus chaotique, la pauvreté est plus prégnante. On change nos derniers pesos en Bolivianos puis nous continuons tout droit sur l'avenue principale en direction de la gare routière. Sauf que l’on n’a pas tout prévu  . On est le 6 aout, le jour de la fête nationale bolivienne. C’est un peu le chaos autour du terminal. Des jeux et des restaurants ont été montés sur les trottoirs, sur les place adjacentes. La population a envahi les rues. C’est rigolo mais ça ne donne pas envie de prendre un bus... On ne s’énerve pas, on poursuit notre route. Toujours sur la même avenue, on arrive ainsi à la gare ferroviaire. Personne dans le hall d'accueil, on n'a pas non plus calculé le changement d'heure. Le tableau d'informations nous indique que LE train (il y en a pas 20 000  ) ne part pas tous les jours. Mais on a de la chance, il y a un départ aujourd’hui. On attend, on réussit à réserver notre billet. On croque un morceau, on glandouille dans la gare, et, enfin, on monte dans le train. C'est moins rapide que le bus mais c'est plus sûr et plus confortable.
Il est 18 heures passées, on arrive à Tupiza. Il fait déjà nuit. On rejoint notre hôtel, Le « La Torre Hostel » et on passe la soirée dans une agréable pizzeria, le Milan Center, juste à côté. Ca y est, nous sommes en Bolivie! | | | À: Krikwik · 13 novembre 2016 à 10:36 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 35 de 98 · Page 2 de 5 · 2 476 affichages · Partager J'aime cette sensation d'être déconnecté en voyage, de ne plus savoir quel jour on est, de se rendre compte qu'on tombe dans une fête importante du pays, de profiter de l'atmosphère 
Ah l'imprévu | | | À: Messi57 · 13 novembre 2016 à 14:27 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 36 de 98 · Page 2 de 5 · 2 435 affichages · Partager Entre le décalage horaire, la fête nationale et le changement de pays, on a eu un léger choc en entrant en Bolivie.  Les pays sont pourtant frontaliers mais ce sont deux univers différents. | | | À: Krikwik · 13 novembre 2016 à 14:55 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 37 de 98 · Page 2 de 5 · 2 426 affichages · Partager Jour 18, 7 aout : un break à Tupiza
Nous débutons cette journée de break par la découverte de Tupiza. En effet, le but de cette halte consiste à s’offrir un peu de repos avant de partir dans le Sud Lipez. Mais on ne va tout de même pas rester à l’hôtel toute la journée !  Nous voilà donc partis vers la place principale. La fête nationale semble se poursuivre encore aujourd’hui. Une estrade, des officiels, un défilé : une foule importante est rassemblée sur la place de l’indépendance. On assiste aux discours, on regarde le défilé militaire : c’est bien sympa de se plonger dans un instant purement bolivien.
Puis nous partons vers le mirador à l’Ouest de la ville : le « Corrazon de Jesus ». En haut du mont, on peut alors embrasser la vue sur Tupiza et ses alentours. Un bon moment...
Après déjeuner, on prend quelques informations pour aller se balader dans la « Quebrada de Palmira ». Nous partons vers le Sud de la ville. Au bout de deux kilomètres environ, nous bifurquons sur une petite piste caillouteuse. Il n’y a personne : pas un local, pas un touriste à cheval.  On se retrouve au milieu d’un lit de rivière asséchée, toujours personne. L’envie de rebrousser chemin est présente mais on décide de jouer aux pisteurs : on suit les traces de sabots de chevaux. On a bien fait, on tombe sur une piste avec des traces de 4x4. 
Le paysage environnant s’agrémente de superbes reliefs rougeâtres forgés par une érosion féroce. Et on arrive enfin aux différents lieux que l’on nous a indiqués avant de partir. Enfin, ça y ressemble !
On passe donc vers la Puerta del Diablo. Cette formation naturelle est une grande et fine paroi rocheuse qui semble avoir été taillée par l'homme. Puis on découvre la vallée de los Machos : les formations phalliques, des hautes tours de pierre érodées par les vents et les pluies, en expliquent clairement la raison. On poursuit la traversée de cette vallée désertique, entourée de montagnes ocre habitées par des cactus géants et quelques rapaces, comme autant de sentinelles gardant l'entrée des canyons aux formes étonnantes.
Au terme de cette balade aux décors dignes du far west, nous atteignons le cañón del Inca.
C’est à ce moment qu’une dizaine de touristes pointent le bout de leur nez. On glandouille un peu dans le canyon, puis on rentre en suivant le chemin principal.
De retour dans le centre-ville, on profite de la fin de l’après-midi pour préparer le tour du lendemain : on fait quelques courses, on prend quelques infos, on cale nos sacs. Une dernière pizza au diner et on se couche tôt. Demain, c’est la grande aventure... | | | À: Krikwik · 13 novembre 2016 à 16:53 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 38 de 98 · Page 2 de 5 · 2 397 affichages · Partager Bonjour, J'ai bien apprécié le texte de votre périple...jusqu'à cette phrase concluant le jour 13, au restaurant la Peña de Carlitos : "Pour finir la journée, nous dinons à la Peña de Carlitos. Très connu et bien côté, cela reste tout de même un lieu très touristique. Entre poètes et musiciens sympathiques (mais on ne peut plus discuter), la nourriture est bonne sans être exceptionnelle". On peut bien sûr ne pas aimer les "poètes et musiciens sympathiques qui nous empêchent de discuter", je trouve cette remarque déplacée voire un tantinet méprisante et surtout je pense qui dénote une méconnaissance de cette musique très riche du Nord de l' Argentine, métissée, mélangée d'influences Indienne, Africaine et...Européenne. Dommage ! Amicalement, C. A. (PS : Je connais la Peña de Carlitos pour y avoir passé une soirée en 2007 lors d'un périple de 4 mois dans les Andes) | | | À: Krikwik · 15 novembre 2016 à 21:20 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 39 de 98 · Page 2 de 5 · 2 301 affichages · Partager Merci pour votre carnet, qui est très bien écrit, le style, l’humour et les photos, tout y est ! Mais du coup, moi qui voulait voir le sud Lipez, mince je vais devoir attendre !  J’aimerais bien y aller, mais pour l’instant, j’ai pas les finances, donc on va se « contenter » d’aller au Maroc en 2017. J’attend la suite ! | | | À: Chauguste · 19 novembre 2016 à 13:21 Re: Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... Message 40 de 98 · Page 2 de 5 · 2 229 affichages · Partager Bonjour,
je crois surtout que vous m'avez mal compris. En aucun cas je n'ai critiqué la culture andine, même si, et je l'admet de bon gré, je ne la connais que très peu  (un des objectifs de ce voyage...).
J'ai bien apprécié le texte de votre périple...jusqu'à cette phrase concluant le jour 13, au restaurant la Peña de Carlitos : "Pour finir la journée, nous dinons à la Peña de Carlitos. Très connu et bien côté, cela reste tout de même un lieu très touristique.
Ma phrase ne reflète que mon avis personnel sur ce restaurant. Peut-être qu'entre votre venue à Tilcara (en 2007) et la mienne (en 2016), l'établissement a pu évoluer. Nous sommes arrivés dans ce village le soir du 1er aout (jour 12 de notre périple). Notre première intention fut d'aller dans la Peña de Carlitos. A 21heures, le restaurant était complet et une file d'attente de touristes impressionnante bloquait l'accès au trottoir. A notre retour de la Picadita (un autre restaurant largement meilleur au niveau gustatif), la file, amoindrie, était encore présente.
Entre poètes et musiciens sympathiques (mais on ne peut plus discuter), la nourriture est bonne sans être exceptionnelle". On peut bien sûr ne pas aimer les "poètes et musiciens sympathiques qui nous empêchent de discuter", je trouve cette remarque déplacée voire un tantinet méprisante et surtout je pense qui dénote une méconnaissance de cette musique très riche du Nord de l' Argentine, métissée, mélangée d'influences Indienne, Africaine et...Européenne.
Définition Larousse de "sympathique": qui inspire un sentiment de sympathie, d'amitié. Qui est très agréable. "Sympathie" (au cas où): penchant naturel, spontané et chaleureux de quelqu'un vers [..] Donc, en quoi ma réflexion est-elle méprisante? Oui, le soir du jour 13, nous avons mangé dans un restaurant bondé de touristes (l'aménagement des tables relèvent de l'ingénierie) une nourriture correcte agrémentée de lectures de poésie par un écrivain originaire de la Quebrada. Moment que j'ai très apprécié. La suite du repas a été accompagné par des morceaux de musiques andines. Musique que j'ai appréciée également pendant ce voyage (sans pour autant devenir un passionné comme vous à l'évidence). Seul bémol - et je voulais juste le partager avec les autres membres du forum - c'est le fait d'avoir une musique qui couvre les discussions pendant l'interpétration des morceaux. Une peña est un endroit original, mais tout le monde n'appréciera pas ce genre de soirée. Enfin, le restaurant l'"Aisito" de Humahuaca est une peña dans le même style. Mais avec moins de touristes agglutinés, une meilleure cuisine et des amplis mieux réglés, nous avons largement plus apprécié notre diner du jour 16.
Dommage pour l'incompréhension. En espérant que la suite de mon carnet vous plaise. Cordialement, | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 581 visiteurs en ligne depuis une heure! |