Déjà je précise que j'en serais à ma 4ème croisière sur MSC fin avril sur le Splendida, donc je connais un petit peu le sujet.
Plusieurs ici ont dépassé, parfois depuis longtemps, les 20 croisières et connaissent donc probablement bien aussi...

Alors, concernant vos réactions, je crois que vous vous placez trop comme un touriste qui paye et qui doit avoir.
C'est le principe même du commerce et de la société de consommation...

Plus généralement, dans un état de droit, un contrat impose aux deux parties des obligations définies par la Loi... Et puis il y a les obligations tacites, que les tribunaux, éventuellement apprécient... C'est la notion même de *clause substantielle* d'un contrat...

Désolée d'être si directe, mais je crois qu'il faut penser à toute l'organisation qu'il y a derrière, pour que vous, devant, vous ayez un maximum de satisfaction.
Un maximum, oui, justement...

Vivant avec une Mme PAP qui est RTL (

) (responsable des transports et de la logistique) d'un grand établissement public, je connais bien ces problèmes... Elle aussi (euh... je crois...

)
Il n'est pas toujours facile de prévoir certaines choses à la place d'autres, et cela, même si d'autres compagnies arrivent à le faire.
Alors selon les règles même de l'économie de marché, malheur à celle qui n'y parviennent pas...

Ayant cotoyé des personnes travaillant à bord d'un bateau croisière, croyez moi, tout n'est pas si facile à organiser.
Pour avoir fait des journées en mer lors d'une croisière en Caraïbes, sachez que le temps passe vite car il y a suffisement d'animation ou d'activités à faire.
Pour ma part, je dirais que oui, la sécurité est plus importante.
euh... tout ce qui est décidé actuellement l'est
à terre, au niveau des sièges des compagnies, et ne concerne pas du tout la vie à bord... Pour les personnels à bord des bateaux, en principe rien de changé... Mais effectivement, organiser la vie à bord n'est pas une chose simple... C'est juste que ça n'a que peu de rapports avec les problèmes géopolitiques actuels...
Enfin, bien noter que *personne*, je pense, n'a contesté *l'annulation de l'escale* de
Tunis : chacun comprend cette décision liée à la sécurité, ou même seulement au principe de précaution. On peut regretter, certes, surtout ceux qui n'ont jamais vu
Tunis, mais *personne* ne *conteste*...
Ce qui a choqué beaucoup, par contre, ce n'est donc pas l'annulation de l'escale de
Tunis, c'est son *non-remplacement* : parce que là, le touriste peut se sentir lésé par rapport à ce qu'il a payé, par rapport au contrat qu'il a signé, surtout si pour lui, les escales sont la chose la plus importante d'une croisière. Alors que les concurrents comme Costa ont certes annulé
Tunis, mais l'ont remplacé par une autre escale (
Malte,
Majorque,
Sardaigne...).
de la même façon qu'on été choqués les clients Costa qui se sont vu supprimer deux escales en
Israël pour des problèmes que Costa lui-même reconnait non liés ni à la force majeure, ni à la sécurité... Alors qu'aucun des concurrents n'a supprimé ses escales Israëliennes.
et en sachant que ce qui choque encore plus, c'est ce qui est vécu comme une modification unilatérale d'un "contrat à deux", sans possibilité pour la partie qui se sent lésée d'annuler le contrat, parce que l'Armateur prétend, en droit, qu'il n'a pas effectué de *modification substantielle* (ce qui dans ce cas précis est très discutable).
La relation client et le savoir-communiquer sont des éléments essentiels de toute démarche qualité en entreprise... Il est possible que ces deux compagnies, lors des clôtures de comptes 2011, se mordent un peu les doigts d'avoir oublié ces notions fondamentales...