voici les raisons de la chute du dollar, j'ai pas tout compris mais si les économistes le disent c'est que ça doit être vrai ! On me souffle dans l'oreillette que ces derniers n'avaient pas vu venir la crise.... ok.
La chute du dollar déclenchée par l'annonce de la Réserve fédérale des
Etats-Unis de son intention d'acheter massivement des
obligations
d'Etat est historique et annonce la fin de son statut de valeur phare, estiment certains analystes. Pour d'autres, la chute n'est que momentanée.
La Fed a annoncé mercredi son intention d'acheter pour 300 milliards de dollars d'
obligations
du Trésor américain sur les six prochains mois. Il s'agit de son premier achat de papier souverain à grande échelle depuis le début des années 60.
La
banque
centrale veut aussi augmenter ses achats de titres obligataires reposant sur la titrisation de crédits dans l'
immobilier
résidentiel.
Cette décision fait craindre qu'un gonflement du bilan de la Fed ne se traduise par une offre excédentaire de dollars et ne ré-enclenche un phénomène inflationniste. Sur le marché des options, les investisseurs ont commencé à se positionner dans l'idée que la baisse du dollar va continuer avec des options de vente sur le billet vert et des options d'achats sur l'euro.
L'euro a dépassé 1, 37 dollar jeudi en séance puis vendredi matin, son plus haut niveau depuis début janvier, pour revenir ensuite sous ce niveau. Depuis vendredi dernier, la monnaie européenne a gagné quelque 6%, sa plus forte hausse depuis son lancement en 1999.
Le dollar est parti pour afficher cette semaine sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 24 ans contre un panier de grandes devises. Il s'agira de sa plus forte baisse depuis 1985, année des accords du Plaza qui visaient à faire baisser le cours du dollar.
Si la chute est supérieure à 5, 2%, ce sera la plus forte depuis l'abandon en 1973 du système des taux de change fixes mis en place à Bretton Woods en 1944.
"C'est un moment historique, le début de la dévalorisation de la monnaie qui sert de réserve au monde. Et il semble à de nombreux participants que dans le grand vent de l'histoire, nous sommes témoins de la chute de 'Rome' sur le Potomac", commente Alan Ruskin, chez RBS Greenwich Capital.
"LE JOUR OÙ LE DOLLAR EST MORT"
Les analystes de la
banque
Standard Chartered ont intitulé une note : "le jour où le dollar est mort", voient l'euro monter à 1, 55 dollar à la fin de l'année. Le plus haut niveau de l'euro a été atteint le 15 juillet à plus de 1, 60 dollar.
"Nous ne pensons pas que ce soit le début d'une nouvelle tendance pour le dollar", affirme au contraire Michael Woolfolk, cambiste à la Bank of
New York Mellon à
New York. "Nous pensons que le paysage économique va à nouveau se détériorer dans le courtant de l'année, ce qui déclenchera un retour en force sur le dollar."
Autre facteur de hausse du billet vert : le sentiment de plus en plus partagé que l'attitude très interventionniste de la Fed face à la crise aidera les
Etats-Unis à être les premiers à s'en sortir, estime Ronald Simpson, chez Action Economics en
Floride.
Il souligne qu'à un certain stade, si toutes les
banques
des pays du G7 procèdent à une politique d'ajustement quantitatif - c'est-à-dire inonder le système bancaire de liquidités pour relancer l'activité de prêts quand les taux d'intérêt sont déjà à zéro ou presque - cela ramène tout le monde sur un pied d'égalité.
"Actuellement, tout le monde fait : 'oh non, la Fed s'engage dans un assouplissement quantitatif et dans l'impression de papier, mais c'est aussi le cas du
Royaume-Uni, de la
Suisse et du
Japon", dit-il.
Il reconnaît qu'à court terme, l'euro pourra peut-être atteindre 1, 39 dollar ou 1, 40 dollar, pour ensuite reperdre du terrain.
Bien que les
Etats-Unis soient au centre de la
crise financière
, le dollar a bondi ces derniers mois pour atteindre un plus haut de trois ans contre un panier de devises, alors que les investisseurs cherchaient refuge dans les emprunts du Trésor américain, qui profitent de la confiance et du crédit dont bénéficient les
Etats-Unis par rapport aux autres pays.
"Le dollar reste la seule devise refuge dans le monde. C'est la devise de réserve de premier choix pour les
banques
centrales", affirme Woolfolk.
"Tout simplement, aucune autre devise ne peut s'en rapprocher. Et naturellement, aucun autre pays ne veut actuellement une devise forte."
"Si la gravité de la situation économie et l'assouplissement quantitatif représentent un poids pour le dollar, un nouvel accès d'aversion face au risque pourrait faire cesser cela car le rapatriement de capitaux soutient le dollar", fait valoir Michael Hart, responsable des changes chez Citigroup à
Londres.