Désolé Vazyvite, mais je crois que t'as pas vraiment compris le sens de mon propos...qui était que toutes les villes du monde ne se "visitent" pas.
Une ville n'est pas construite dans un but particulier ou pour satisfaire les hommes (il y a des exceptions :
Vegas, les villes industrielles spécialisées et spécifiques etc...) mais elles ne sont que la résultante visible d'une activité humaine concentrée et établie au fil du temps.
Alors ok, l'exemple de l'eau à LA peut te sembler l'argument idéal pour enfoncer mon propos. Bon après si on analyse le développement historique, politique et socio-économique de l'agglomération à travers cette composante, on s'apperçoit que l'eau est un paramètre extrêmement décisif dans bien des choix politiques structurants historiquement la ville.
Je suposse que tu à pris la mesure de la crise que la ville à traversé en 1994 et l'impact sur la vie des Angelitos quand les "neighborhood councils" se sont opposés au département de la ville qui gère l'eau et l'énergie pour des raisons qu'il serait fort ennuyeux de développer ici. Crois moi, les enjeux étaient majeurs et fort complexes.
C'est juste un exemple en vrac, mais il y en a énormément.
Un autre ? Le rôle des pénuries et des choix de distributions sur les émeutes pendant les années 60..etc etc...
Oui, quand un monstre de la taille de LA se développe sans approvisionnement majeur en eau aux portes du désert, l'eau devient un élément CENTRAL à travers son histoire.
Pour conclure, je rajouterai que la problèmatique de l'eau (et aujourd'hui même la demande énergétique) à façonné, façone et façonera pendant longtemps toute la région du Sud-Ouest des
USA, et par extention le nord du
Mexique...je te laisse en conclure les implications politiques allant du local à l'international.
J'espère vraiment que tu comprends que je ne suis pas en train de parler de "visiter" le barage Hoover là. Je laisse le terme "visiter" au gros touriste allemand en short sur
Hollywood Blvd.
Pour ce qui est du "mythe pastoral", je ne me lance même pas dessus, le choix du concept était peut-être un peu obscur. En gros il s'agit du rapport socio-culturel entre les américains et leur attachement à la propriété, à la terre, et à leur représentation de la vie "a l'échelle locale". Cette composante culturelle à façonné la structure administrative et "physique" du pays (et donc des villes). Pour moults raisons, LA en est l'exemple peut-être le plus abouti et le plus visible.
Bon je reconnais que ces concepts demandent une certaine initiation à la culture de ce pays...
Mais quand on à commencé à soulever la pierre, difficile de faire marche arrière pour ma part.
Je voulais juste dire qu'une ville, une culture enfin tout ce que l'on ne peut pas prendre en compte dans sa globalité en un coup d'oeil, ce n'est pas une liste. C'est plus une pulsation, une sensation, un songe, des concepts...appelle cela comme tu veux, le monde qui nous entoure est complexe et inter-connecté, souvent même il n'existe que dans notre esprit.
LA à pour moi une pulsation si forte, si marquée, qu'elle en devient vivante et magnifique.
Je m'arrête là, on va se mettre à tourner en rond...c'est un peu hors sujet.
Je reconnais que mes propos à ton égard étaient un peu secs, mais reconnait que les tiens à propos de la ville n'étaient pas non plus des plus éclairés.
J'étais plutôt content de suivre cette discussion mais là j'ai peur d'obscurcir mon propos plus qu'autre chose et par extension de passer pour un gland...et comme tout le monde j'aime pas trop ça.
Je savais que j'aurais jamais du me lancer la dedans, trop tard c'est fait, aussi je préfère m'en tenir là quand à notre prémisse de mini-débat (ou combat de zizi, chacun appelle cela comme il veut) qui ne mènera à rien sinon pourrir une ambiance sympa. Sans rancune.
Désolé pour les fautes et la taille du pavé.