PierrickChri · 25 décembre 2012 à 14:13 82 messages · 18 participants · 18 310 affichages | | | | À: FDB · 2 avril 2013 à 23:31 · Modifié le 3 avr. 2013 à 0:30 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 61 de 82 · Page 4 de 5 · 1 820 affichages · Partager Coucou Faby, Le Paraguayen est très différent de l'Argentin, du Brésilien ou du Chilien. Il est plus proche en mentalité des Boliviens et Péruviens. C'est un problème purement ethnique, et ce n'est pas la première fois qu'on en parle. Le Paraguay est à très forte concentration d'ethnies indiennes, mais il n'y a pas que des Guaranis et métissés guaranis. Ce n'est surement pas pour rien que le Paraguay est considéré comme un pays sous-développé par les Argentins, les Brésiliens, les Chiliens et les Colombiens qui méprisent complètement les Paraguayens.
Pour t'illustrer ça, quand je dois passer la frontière à Asuncion pour aller à Clorinda en Argentine (sur l'autre rive du Rio Paraguay, on la voit d' Asuncion) je sais que les douaniers vont me pourrir la vie. Non pas parce que je suis Français, mais parce que je vis au Paraguay, je suis puni. Au poste de contrôle, les deux clans se détestent. Les Argentins mettent 2 heures à vérifier mon passeport français, à fouiller ma voiture dans tous les sens, surtout depuis qu'ils me connaissent, plus je passe et plus c’est long. Le contrôle de police me fait poiroter soi-disant en attente d’une réponse qu'ils connaissent déjà puisque je suis un habitué. C'est vraiment gratuit, histoire de pourrir la vie non seulement à moi, mais aussi aux douaniers paraguayens pour leur montrer que quelqu’un qui vient de chez eux est suspect, indésirable, quelle que soit sa nationalité. J’en ai tellement marre que je n’y vais plus depuis peu....
Je reviens sur ta question, oui, c’est totalement une affaire de mentalité, et j'ajouterai de mentalité d’ethnies. Tu sais que j’aime les chiffres, car ils expliquent souvent beaucoup de choses. Ici, 8% de vrais Indiens, 88% de métis très typés indiens, 5% de divers autres, dont tous les Coréens. Toutes ces ethnies se détestent entre elles. La tête d’un indien ne fonctionne pas comme la nôtre, ce n’est pas une critique, c’est une constatation, un fait établi. Chez les indiens les repas de famille autour d'une table sont rares, chacun bouffe dans son coin et souvent debout, ou assis par terre, comme dans les westerns
Beaucoup de gens pensent « Uruguay/Paraguay, quelle différence ?» En réalité elle est énorme, c’est le jour et la nuit. En Uruguay, 88% de blancs et métissés blancs, 8% de métissés typés indiens, 0% d’Indiens et 4% de divers autres. Compare toi-même, tu verras... Evidemment, ces chiffres peuvent avoir varié depuis 2 ans, mais quand même, ils parlent d’eux-mêmes. Ce n'est pas un problème de couleur de peau mais de coutumes, de cultures qui sont complètement différentes.
Bon, pour l'instant, je vis une aventure au quotidien, je suis toujours vivant et je me sens heureux, donc je touche du bois... exotique ! | | | À: Kalchaqui · 5 avril 2013 à 4:33 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 62 de 82 · Page 4 de 5 · 1 782 affichages · Partager Pour toi Sylvain, et Faby, et ceux qui ont envie de rire un peu encore :
Ci-dessous, une conversation qui s'est passée hier matin à 5h30. J'ai essayé de retranscrire le plus fidèlement possible le fil de la discussion, j'ai noté de suite pour ne pas oublier. Evidemment j'ai été obligé de reconstituer des passages, mais dans les grandes lignes, c'est bien ça ! Je rappelle que les Paragouins sont en majorité inéduqués et que 82% n'ont pas dépassé le stade de l'école primaire. Leur mot favori, surtout quand ils ne savent pas quoi dire, c'est « espectacular ». C’est le truc qui sauve toutes les situations, quand un type ne sais pas quoi dire, c’est la parole magique ! Quand tu croises quelqu'un, il te demande systématiquement « comment tu vas » ou encore « como anda ? » L'avantage c'est que tu peux bien lui répondre ce que tu veux, il n'en a strictement rien à cirer, et te répondra « espectacular ! » Il y en a certains, des bien gratinés, qui l'emploient à chaque début de phrase, mais ils sont rares et il ne faut pas les rater. J'en ai eu un au téléphone, un vrai de vrai, et comme il m’a sorti du lit à 5h30 du matin, je ne pouvais pas le rater. J’en fais donc profiter tout le monde :
5h30 du matin, le téléphone sonne... Je me lève, je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d’habitude, mais je décroche quand même : moi > Hotel Los Jardines de Aregua, buenos dia
Lui > je suis bien à l'hôtel Los Jardines de Aregua ?
moi > Si senor, y buenos dia senor
Lui > C’est l'hôtel Los Jardines de Aregua pas vrai ? Hola, como te va ?
moi > Moi ça va, et toi ça va ? (on dirait du Coluche)
Lui > Espectacular !
Temps mort
moi > Je t'écoute senor
Lui > C’est pour « una consulta ». Comment ça se passe pour venir ?
moi > Venir, qu’est-ce que tu veux dire ?
Lui > Venir passer un moment !
moi > Mais comment un moment ? Tu veux dormir ? tu veux manger ?
Lui > Venir passer un moment, deux jours en fin de semaine
moi > C'est très simple, il suffit de louer une chambre.
Lui > Espectacular, combien coûte la chambre ?
moi > Par nuitée, la chambre pour deux personnes coute 350.000Gs tant que je n'ai pas de piscine, et elle passera à 450.000Gs quand la piscine sera terminée et opérationnelle.
Lui > Espectacular ! donc je peux venir par exemple le vendredi après-midi et repartir le dimanche après-midi et ça me coûtera 450.000 Gs avec la piscine ?
moi > Excuse-moi camarade, mais je viens de t'expliquer que la piscine n'est pas faite. (j'insiste lourdement) Pour l'instant, il n'y a pas de piscine, c'est pour ça que je fais un prix promotionnel à 350.000 la nuit
Temps mort
Lui > Ah bon ? Tu n'as pas de piscine, verda ?
moi > Je n'ai pas de piscine POUR L'INSTANT, c'est ce que je viens de t'expliquer.
Lui > Donc je peux venir passer un week-end de deux jours sans piscine pour 350.000 Gs ?
moi > Non 350.000 par jour, multiplié par 2 jours, ça fait 700.000 Gs
Lui > Espectacular, et alors on peut dormir à 3 ?
moi > No Senor, les chambres sont des chambres doubles, matrimoniales, mais je peux rajouter un lit pour une personne à condition de réserver au moins un jour à l'avance. Pour un enfant de plus de 5 ans et jusqu'à 12 ans, le lit complémentaire coute 60.000 Gs par nuit. Pour un enfant de plus de 12 ans, ou un adulte, un lit complémentaire coute 100.000 Gs par nuit. Dans tous les cas il ne peut y avoir plus d'un lit complémentaire par chambre.
Lui > Espectacular! Donc si je viens avec mon fils je dois payer un lit complémentaire à 30.000 Gs
moi > Pourquoi 30.000 ?
Lui > Tu m'as dit que ta chambre était la moitié du prix des autres hôtels du même niveau, 60.000 c'est le prix qui est pratiqué partout. La moitié de 60.000 ça fait 30.000 !
moi > Sauf que la promotion ne s'applique pas au lit supplémentaire, et c'est comme ça partout également ! Quel âge a ton fils ?
Lui > 15 ans !
moi > Alors ce n'est pas 60.000, mais 100.000 Gs
Lui > Bueno ! Et alors c'est un prix qui comprend tous les repas ?
moi > C’est c'la oui, avec du caviar en entrée et de la langouste à tous les repas. Ecoute mon garçon, ici c'est un hôtel de luxe, tu ne t'imagines quand même pas que tu vas passer deux jours avec toute ta famille, nourris et logés, pour la moitié du prix d'une seule nuit dans un autre établissement du même niveau ? J'ai des chambres de 25 m2 quand les autres en ont 15, des salles de bains de 7,5 m2 quand les autres en ont 3, j'ai une terrasse privée quand eux n'ont pas, une terrasse commune qui n’existe nulle part ailleurs, et tout cela pour un prix qui est la moitié du prix du marché, dans un décor colonial avec une décoration qui tue ! Tu veux peut-être que je t’offre les repas en plus ?
Lui > Claro que no, mais je demandais à tout hasard, je ne connais pas les prix des autres hôtels.
moi > Dis-moi, pour quelqu'un qui ne connait pas les prix des autres hôtels, tu es bien renseigné sur le prix des lits complémentaires ?
Temps mort... il ne sait pas quoi dire... il me raccroche au nez !
Trop forts, ces Paragouins... | | | À: Jcamericasur · 5 avril 2013 à 4:53 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 63 de 82 · Page 4 de 5 · 1 776 affichages · Partager | | | À: Jcamericasur · 5 avril 2013 à 9:42 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 64 de 82 · Page 4 de 5 · 1 763 affichages · Partager Quoi ??? t'as pas (encore) de piscine ???? Es...candaloso ! 
Si ça peut te consoler, les Vénézuéliens ne font pas la différence non plus entre 3h30 et 15h30 ou 5h et 17h  Faut l'avoir vécu pour y croire.
Dans un registre quelque peu différent, j'ai vu il y a 2 jours un reportage sur les Mennonites d' Asuncion. Je suis restée scotchée  et je crois qu'après ça, je ne m'étonnerai plus de rien au Paraguay | | | À: Herikles · 5 avril 2013 à 11:42 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 65 de 82 · Page 4 de 5 · 1 754 affichages · Partager Bon, moi, je viendrai quand la piscine sera en fonction.
Espectacular, mais attention : La piscine, on r’garde, mais on n’se mouille pas ! y’en a qu’ont essayé d'se mouiller, mais ils on eu de problèmes ! | | | À: FDB · 5 avril 2013 à 15:22 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 66 de 82 · Page 4 de 5 · 1 739 affichages · Partager j'ai vu il y a 2 jours un reportage sur les Mennonites d' Asuncion. Je suis restée scotchée Fou et je crois qu'après ça, je ne m'étonnerai plus de rien au Paraguay
Paradoxallement il sont assez aimés au Paraguay. D'abord ils ne sont pas source de problèmes et ici on aime ça. Ensuite ce sont des gens qui ont une parole, un gars qui va te passer une commande n'a pas besoin de faire un écrit, sa parole suffit. Si la livraison est conforme, le fournisseur est certain d'être payé. Filadelfia est leur capitale paraguayenne, c'est l'état dans l'état. Ils ont leurs écoles, leurs cliniques, leurs fabrications de vêtements, enfin tout pour vivre en autarcie. Leurs coopératives qui servent de banque, sont plus solides que les banques type BBVA au Paraguay. Tu peux y placer de l'argent en toute quiétude avec un taux d'intérêt proche des 18% et sans risque aucun. Ils sont très bosseurs et ne ménagent pas leur peine. Ils sont hyper prudes et interdisent les relations sexuelles avant le mariage et les relations extra conjugales (contrairement à ce que beaucoup pensent). Dis-donc, les Guaranis seraient malheureux, eux qui tirent tout ce qui bouge...
Enfin moi ils ne me dérangent pas, même si ce genre de truc ce n'est pas ma tasse de thé. Pour tout te dire je ne suis pas très croyant, je ne crois que ce que je vois, et quand je vois ce que je vois tous les jours, j'ai encore moins envie de croire à quelque chose, si ce n'est que l'homme a l'esprit complètement tordu et qu'il est irrécupérable. Je fais avec !
Et je t’illustre « l’esprit tordu de l’homme » par une petite blague (mais qui pourrait être réelle) pour finir sur une note toute gaite !
Un homme se balade dans Central Park à New York. Soudain, il voit un pitbull attaquer une petite fille. Il se précipite, attrape le chien et finit par le tuer, sauvant ainsi la gamine. Un policier qui a vu la scène arrive et lui dit : - Vous êtes un héros. Demain, tout le monde pourra lire à la une des journaux : « Un courageux New-yorkais sauve la vie d’une enfant. »
L’homme répond : - Mais... je ne suis pas de New York ! - Eh bien on lira : « Un courageux Américain sauve une petite fille... » - Mais... je ne suis pas Américain ! - Et qu’est ce que vous êtes alors ? - Je suis Pakistanais.
Le lendemain, les journaux titraient : « Un extrémiste islamiste massacre un chien américain sous les yeux horrifiés d’une petite fille. » | | | À: Jcamericasur · 5 avril 2013 à 20:41 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 67 de 82 · Page 4 de 5 · 1 723 affichages · Partager Ils sont très bosseurs et ne ménagent pas leur peine.
En même temps, ils n'ont pas grand chose d'autre à faire (pas de télé, pas de ciné, pas de sortie de leur territoire, pas de sexe  , pas de musique, pas de danse, etc...) et couchés à 21h 
Bon, entre nous soit dit, ils n'avaient pas l'air de respirer la joie de vivre. Même pas - ou surtout pas - pendant les cérémonies et repas de mariage... | | | À: FDB · 5 avril 2013 à 21:46 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 68 de 82 · Page 4 de 5 · 1 718 affichages · Partager C'est particulier à la colonie (j'allais dire la secte) paraguayenne. Ils sont nombreux dans le monde et si tu tapes "mennonites" dans Google et que tu regardes les images, tu vas voir qu'ils font des spectacles, qu'ils aiment la musique et qu'ils savent s'amuser. Quant au sexe, je pense que le réalisateur na pas été voir ce qui se passe sous les draps. Quoiqu'il en soit, quand je croise leurs tronches dans Asuncion, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont tristes et fermés comme une porte de prison ! Mais on en voit le soir dans Asuncion, ils vont un peu au resto, tu vois qu’ils sortent, mauvaise langue ! Hilarant comme sortie non ? Et il m’est déjà arrivé de manger à une table voisine. Je ne suis pas certain que tous ne boivent pas d’alcool, mais je ne les ai jamais vu en boire. A moins qu'ils aient collé de la vodka dans leurs bouteilles de flotte ? C’est peut-être pour ça qu’ils sont si tristes ? Ils sont calmes, pas un mot plus haut que l’autre, les hommes ne quittent pas leur chapeau et les femmes leur petit bonnet de soubrette. Ils coincent leur serviette entre leurs bretelles et mangent leur soupe sans broncher. C’est pas beau ça ? L’avantage est que je n’ai jamais été dérangé par le bruit. Et ils ont une grande qualité dont personne ne parle : pour des protestants, je ne les ai jamais entendu protester ! | | | À: Jcamericasur · 6 avril 2013 à 9:32 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 69 de 82 · Page 4 de 5 · 1 695 affichages · Partager Bonjour, j'ai rencontré ces Mennonites au Mexique, ils ont un immense territoire racheté au Mexique, dans le nord, on y passe avec le train de la baranca del cobre.Avec eux c'est la tranquillité assurée, jamais de problème, et ils prennent quand meme l'avion (sans doute pour rencontrer les autres communautés dans le monde).C'est un anachronisme surprenant dans le monde actuel, comment peuvent ils garder leurs traditions et habitudes au milieu des changements rapides des sociétés, quand ils sont isolés comme au Mexique ou au Paraguay mais en Pennsylvanie cela m'a beaucoup amusé, vous roulez et d'un coup vous croisez une calèche avec des habitants habillés comme au 18° siècle, on cherche la caméra. Mais longue vie a eux, au moins ils ne pourissent la vie de personne et beaucoup de groupements religieux excités pourraient prendre des lecons. | | | À: Jcamericasur · 6 avril 2013 à 12:41 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 70 de 82 · Page 4 de 5 · 1 686 affichages · Partager C'est particulier à la colonie (j'allais dire la secte) paraguayenne. Ils sont nombreux dans le monde et si tu tapes "mennonites" dans Google et que tu regardes les images, tu vas voir qu'ils font des spectacles, qu'ils aiment la musique et qu'ils savent s'amuser. Quant au sexe, je pense que le réalisateur na pas été voir ce qui se passe sous les draps. Quoiqu'il en soit, quand je croise leurs tronches dans Asuncion, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont tristes et fermés comme une porte de prison ! Mais on en voit le soir dans Asuncion, ils vont un peu au resto, tu vois qu’ils sortent, mauvaise langue ! Hilarant comme sortie non ?
Intéressant. Dans ce cas là, pourquoi leurs cérémonies de mariage ressemblent plus à une cérémonie d'enterrement ? 
Le reportage disait également qu'ils ne sortaient jamais de leur territoire, qu'ils faisaient tout pour que la jeunesse ne puisse pas sortir non plus sinon ils seraient attirés par la ville et ne voudraient plus rester dans la colonie (qui pour moi s'apparente en effet à une secte). Et ceux qui veulent en sortir sont "libres" de le faire, si ce n'est qu'après ils n'ont plus le droit de retourner à la colonie.
Donc en gros ils perdent définitivement leurs repères, les personnes qu'ils connaissent, TOUT.
PS: quand je disais pas de sexe, c'était avant le mariage  Après bien sûr qu'ils s'en donnent à coeur joie  , ils font des gamins à gogo... en essayant vaguement, plus ou moins, à peu près, que ces gamins ne finissent pas par épouser qqn de leur famille (étant donné qu'ils vivent en vase clos). | | | À: Eltopo · 6 avril 2013 à 16:20 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 71 de 82 · Page 4 de 5 · 1 721 affichages · Partager A Faby et toi Georges,
Tu as raison Georges, quand on les voit passer avec leur petite carriole, ça fait très «petite maison dans la prairie»
Ce que je trouve intéressant c'est de voir le regard que les autres portent sur le Ménnonites. Quand je dis les autres, je ne parle pas seulement de nous trois, mais aussi des populations des pays qui les hébergent. Ici c'est très cocasse : un Guarani est un sexe sur patte et sans cerveau, il allume tout ce qui bouge. Alors évidemment comme il sait que les Mennonites n'ont pas droit aux rapports sexuels avant le mariage, ils ne savent même pas que ça peux exister. Et quand on leur dit que l'adultère est également défendu, là ils tombent carrément en syncope !
Dans mon texte du syndrome paraguayen, j'avais répondu à quelqu'un qui me posait une question sur VF
Crois-tu que ce brave Paraguayen que tu décris ci-dessus parce que tu l’as croisé au détour d'un chemin, et qui t’a reçu avec gentillesse pour boire un maté, allait te raconter tout de sa vie ? Par exemple qu'il a 2 ou 3 femmes, avec 10 autres gamins ? Et qu’il a complètement abandonné tout son petit monde, car il a besoin de son fric pour aller se bourrer la gueule avec ses copains le week-end ? Et qu’il ne répond même pas au téléphone quand ses nombreux enfants - qu’il ne connaît pas tous - l’appellent pour lui demander un peu de sous ? Ni encore que sa seule préoccupation c’est de tirer la femme de son voisin ou celle de son meilleur pote ? Pourtant c'est grosso modo les trois quarts des hommes paraguayens qui sont dans cette situation. Même si ça te fait hurler, ici c'est de notoriété publique et ils s’en vantent auprès de moi à chaque instant, d’un air de me dire « t’as vu toi l'Européen, nous on est des vrais mecs, des vrais mâles, nous on a quelque chose dans la culotte ! » Force est de constater que sur ce plan-là ils ne se mouchent pas du pied ! Lorsqu'ils s'y croient un peu trop, je sors ma question qui tue : « est-ce que tu connais la différence entre un Européen et un Guarani ? » Réponse « Chez l’Européen, c’est sa tête qui commande sa queue, chez le Guarani, c’est le contraire ! » | | | À: Jcamericasur · 6 avril 2013 à 16:55 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 72 de 82 · Page 4 de 5 · 1 718 affichages · Partager Bonjour, j'imagine la vie avec les Guaranis, j'ai un bon ami Italien qui s'est passionné pour les missions jésuites au Paraguay (du temps ou il travaillait sur les barrages) il m'a promis de m'emmener dans ce circuit, cela me permettra de voir les autochtones de près.Il a écrit un bouquin et son fils a fait un documentaire sur le sujet.Ce qui est sur, c'est qu'en vivant avec eux tous les jours on doit saturer, un peu comme moi au bout d'une dizaine d'années en afrique ou au moyen orient, on supporte les défauts de moins en moins facilement. | | | À: Motsah · 11 avril 2013 à 22:07 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 73 de 82 · Page 4 de 5 · 1 685 affichages · Partager Il faut arrêter de faire des généralités. C’est bien connu que dans la partie occidentale, les gens sont très froids et pas du tout chaleureux, contrairement à la partie orientale. La Bolivie est un pays hyper diversifié, avec beaucoup de cultures et peuples différents. LP et SC c’est comme le jour et la nuit dans des centaines de critères. Perso, je n’ai jamais eu l’impression d’être méprisé ou que les locaux me regardaient d’un air bizarre ici à SC, pourtant, cela va faire 2 ans que j’y vis. Pour faire cette généralité, on voit que tu n’as jamais mis les pieds ici à SC.
Jusqu’à présent, on ne m’a jamais cherché à m’arnaquer en me disant des prix plus élevés qu’ils ne le sont dans la réalité. Comme tu dis, il est assez courant qu’ils augmentent les prix de 1bs quand on à l’air étranger, mais pour remédier à cela, il suffit que tu demande à des amis locaux quel est le vrai prix avant d’aller acheter et tu les notes afin de t’en rappeler pour les prochaines fois. Au pire, si la vendeuse essaye de te vendre 1 produit + cher qu’il ne l’est normalement, tu fais mine de partir, et paf ! Elle te le diminue au vrai prix.
Il est vrai que si tu aimes le confort et la vie à l’européenne, ce n’est pas la peine de venir. Il y à bien des supermarchés mais bon, c’est vraiment bof. C’est vrai que la déco ou l’hygiène des restos ce n’est pas leur fort, mais je ne suis jamais tombé malade depuis que je vis ici. Il ne faux pas juger d’après ce que tu vois. Connais-tu vraiment l’état des cuisines ou la qualité de la bouffe en France ? Ici, tout est assez clair dans pas mal de chose, l’hygiène, la corruption, ce que pense les gens. En France, tout est plus caché, plus par derrière.
L’insécurité (surtout envers les étrangers) est beaucoup plus grande à LP. Malgré tous les messages sur les forums de voyages, c’est toujours la même histoire : (le touriste, le faux policier en civil et le taxi) Je ferais remarquer que ceci n’est arrivé ici à SC. C’est fou le nombre de gens qui se font avoir, c’est pourtant si connu ! | | | À: Jcamericasur · 14 avril 2013 à 2:17 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 74 de 82 · Page 4 de 5 · 1 647 affichages · Partager Salut Jean-Claude,
C'est cela que j'appelle la solitude culturelle. Je connais bien, c'est ma compagne au quotidien... et pourtant je n'ai vraiment pas l'impression de faire partie de l'élite française... Voilà, pense à tout ça, j'ai essayé de te faire passer un message >> tout le monde rêve de l'ile déserte de Robinson, mais tout le monde n'est pas apte à affronter une certaine forme de solitude, et même en famille tu n'y échapperas pas à terme. Tu voulais avoir toutes les billes avant de partir, j'en rajoute une à ta collection, que tu n'avais peut-être pas prévue ?
Si jamais j'avais eu un tantinet l'idée de vouloir m'expatrier en Amérique du sud, voilà qui me ferait réfléchir à 2 fois. Merci de ce témoignage. Waouh!!!!
En te lisant, j'ai eu l'impression de me retrouver devant certains de mes élèves de collège, et ce que je ressens est exactement cette solitude culturelle dont tu parles. Dans certaines classes, tu lances une vanne et personne ne réagit car elle leur est passée à des km au dessus de la tête.Et là, tu ressens un grand moment de solitude. Heureusement qu'il y a des exceptions parmi mes classes!
Je ne peux même pas envisager que ce moment soit multiplié à l'infini.
Hélas, la grande qualité de l'éducation à la française va devoir être revue à la baisse, car les hommes politiques de tout bord sont entrain de saboter ce qui autrefois était l'un des meilleurs systèmes scolaires publics. La France baisse régulièrement dans les classements de l'OCDE, en terme de niveau de ses élèves. C'est une réalité que je vis année après année: le déclin culturel des élèves. Le niveau du baccalauréat français a énormément baissé. Il est illusoire de penser qu'on amène 80% d'une classe d'âge au bac sans aucun redoublement, tout en maintenant le niveau à ce qu'il était il y a seulement 20 ans!!!! Les collègues qui corrigent des copies au bac, sont régulièrement incités (pour ne pas dire plus) à réévaluer leur notation à la hausse afin que les quotas soient respectés!
Dans les zones moins favorisées, la plupart des copies d'élèves en 3ème, sont truffées de fautes, et tout cela rend la compréhension des phrases très difficile. Ils sont nombreux ceux qui ne comprennent pas les énoncés des devoirs qu'on leur donne!!!
Je suis confrontée tous les jours à la frustration de mes collègues qui voient le niveau d'exigence des programmes scolaires baisser, année après année, au découragement ambiant face à ce qu'on appelle l'hétérogénéïté des classes. Et tu es censé gérer des élèves ayant une capacité de compréhension d'enfant de maternelle avec d'autres ayant une réelle capacité intellectuelle de 3ème dans la même classe!!!!
Bref, c'est juste pour vous dire, à vous qui vivez à l'étranger, que maintenant, en France, les parents, qui veulent que leurs enfants aient la meilleure éducation et instruction, ont intérêt à les inscrire dans des écoles privées, ou alors à chercher à les placer dans des écoles situées dans des quartiers plutôt aisés! Ce n'est pas parti pour s'arranger.
Moi j'enseigne en ZEP (Zone d'Education Prioritaire pour populations moins favorisés), et ce n'est pas le pire!!!
En tout cas, bon courage. A+ | | | À: Jcamericasur · 14 avril 2013 à 2:28 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 75 de 82 · Page 4 de 5 · 1 646 affichages · Partager Resalut jean-Claude,
La piscine, on r’garde, mais on n’se mouille pas ! y’en a qu’ont essayé d'se mouiller, mais ils on eu de problèmes !
Pour quelqu'un qui vit loin du monde européen tu connais tes classiques: les blagues de Chevalier et Laspales reprises dans la pub!!!!!
super cool!!!! | | | À: Diamina · 14 avril 2013 à 9:12 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 76 de 82 · Page 4 de 5 · 1 631 affichages · Partager Bonjour, témoignage édifiant, mais j'ai élevé 3 garcons et lorsque je trouvais que le niveau scolaire baissait (mes fils ont 6 a 7 ans d'écart, donc je comparais) les enseignants ne voulaient pas l'avouer. Il faudrait peut etre que l'éducation nationale fasse son mea culpa. Mais je comprends bien que l'enseignant qui se retrouve avec des élèves de 12 nationalités différentes, ne parlant pas le francais a la maison ne fasse pas de miracle, mais pourquoi ne pas le dire ouvertement, par peur d'ètre traité de raciste. Continuons comme cela et nous allons a l'opposé du résultat recherché, une minorité éduquée car pouvant fréquenter des écoles privées, et une grande majorité de niveau juste suffisant pour faire ses courses au super du coin.Et après certains taperont encore sur l'"élite" qui sera aux commandes, l'ascenseur social est bloqué en position descente. | | | À: PierrickChri · 19 novembre 2013 à 3:53 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 77 de 82 · Page 4 de 5 · 1 427 affichages · Partager Bonjour Pierre,
J'arrive d'un voyage de 60 jours la bas et si j'avais a déménager la bas je n'hésiterais a aller a Sucre. Ville magnifique ou les gens sont très agréable et ou il y a de belles possibilités de travail ou de commerce.
Je ne resterais pas a La Paz, Cochabamba Tupiza, Uyuni Potosi etc etc ou il y a une trop grande différence entre les classes sociales et ou les problèmes de sécurité sont plus important mon avis.
Voila mes deux sous. | | | À: PierrickChri · 27 janvier 2017 à 14:57 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 78 de 82 · Page 4 de 5 · 660 affichages · Partager Bonjour PierrickChri, Cela fait bien longtemps que vous avez posté ce message. Toutefois je tente tout de même: est ce que votre projet a pu se réaliser? Vivez vous, depuis, en Bolivie? Si oui, jaimerais obtenir des renseignements... Visiblement, nous avons les memes raisons que vous de vouloir nous installer la bas (M.2414?)  Merci d'avance | | | À: EmmanuelleCh · 27 janvier 2017 à 15:16 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 79 de 82 · Page 4 de 5 · 655 affichages · Partager Bonjour PierrickChri, Cela fait bien longtemps que vous avez posté ce message. Toutefois je tente tout de même: est ce que votre projet a pu se réaliser? Vivez vous, depuis, en Bolivie? Si oui, jaimerais obtenir des renseignements... Visiblement, nous avons les memes raisons que vous de vouloir nous installer la bas (M.2414?)  Merci d'avance
Bonjour,
Oui cela s'est réalisé ! Mais pas tout à fait comme prévu :) Je t'ai envoyé un message privé avec mon mail. Ce sera plus simple pour discuter de la 'vraie vie' et discuter de ce fameux M.2414...
Amicalement, | | | À: Jcamericasur · 3 février 2017 à 23:43 Re: Expatriation définitive en Bolivie Message 80 de 82 · Page 4 de 5 · 633 affichages · Partager salut Jean-Claude,
Je viens de redécouvrir ce post sur les inconvénients de l'expatriation et je me délecte de tes récits croustillants de vécu au Paraguay. J'avais raté le passage
Dernièrement, j’assistais à un débat hautement philosophique : quelques Guaranis du coin se demandaient pourquoi leur équipe nationale de football était arrivée 10 jours avant la date d'un match contre la Bolivie à La Paz. Ils essayaient d’expliquer le mauvais résultat de leur équipe et il faut dire qu’ils ont pris ce jour-là une sacrée raclée ! Comme tout le monde séchait lamentablement, j’ai ramené ma fraise « C’est parce que La Paz est située à 3600m, c’est la capitale la plus haute de la planète, avec le stade olympique également le plus haut du monde. Quand on arrive, on est littéralement asphyxié et oppressé par l’altitude, certains ont la tête lourde et des vertiges. Il faut au moins une semaine pour s’adapter, 10 jours minimum pour une compétition sportive »
J'ai adoré cette remarque finale.
Remarque intelligente d’une personne présente : « il a raison, quand je suis monté à Cerro Coï, avec le changement d'altitude je me suis senti oppressé, j’avais du mal à respirer, et j'avais la tête qui tournait ! »
Surtout après vécu l'arrivée à la Paz, en partant de la Martinique, j'ai trouvé la comparaison de La Paz avec le Cerro Coï particulièrement savoureuse!!! | Discussions similaires sur la Bolivie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 221 visiteurs en ligne depuis une heure! |