Bonsoir,
Eh bien bon courage si tu dois voyager ce jour là. Je peux faire part de mon expérience un jour de grève comme celui annoncé le 18. Je devais faire un
ORY/TLS. La veille, je me renseigne: ma Navette, programmée à 7h50 est toujours OK. Je me pointe à Orly le jour dit, très tôt (précautions dues aux grèves des transport oblige, j'avais pris de la marge).
J'imprime ma carte d'embarquement aux BLS. Bref, TVB. Des collègues embarquent par la Navette de 6h50, qui décolle à l'heure (pas pu prendre ce vol, qui était complet). Pour ma part, je patiente en salle d'embarquement, vol toujours prévu à l'heure disent les moniteurs. La preuve, le personnel au sol arrive pour procéder à l'embarquement.
Et là, tout se gâte. Bien que tout soit en place, on continue à poireauter. Au bout d'un 1/4 d'h l'explication tombe: les aiguilleurs, dont les équipes viennent de changer, ont décidé de s'associer au mouvement. Eh oui, les vols précédents étaient partis à l'heure, car assurés par l'équipe de nuit. Très vite, tous les moniteurs affichent un statut retardé pour les vols en partance, puis les annulations se font de plus en plus nombreuses. Les seuls vols qui arrivent à partir semblent être les internationaux (Iberia et consorts, avec beaucoup de retard cependant: peut-être le "service minimum"?). AF multiplie les annonces exhortant les passagers à différer leur départ, ce qui ne me convient pas, car je dois absolument me rendre à TLS. Bref, yapukà patienter. Quelques vols arrivent à partir, mais au vrai compte-gouttes (du genre un toutes les 1/2h).
Finalement, un vol se dessine. Et je finis pas embarquer vers 11h30. Preuve que les conseils d'AF avaient été suivis, l'A320 n'est même pas complet!
Et pour le retour, que je devais faire dans la journée, même galère. A Blagnac, l'enregistrement est fermé. Les comptoirs de vente AF sont pris d'assaut. Je renonce à faire la queue, et préfère aller réfléchir "au calme". Je ne suis pas le plus à plaindre: ma secrétaire m'a joint pour m'informer qu'une chambre d'hôtel m'a été réservée, en attendant de pouvoir prendre un vol le lendemain.
Tandis que mon esprit vagabonde, les heures passent et brusquement, l'éclaircie: un vol va pouvoir décoller pour Orly. L'équipe des aiguilleurs du matin a laissé la place à celle du soir, ce qui, semble-t-il, a débloqué la situation. Tout se passe alors plutôt vite. Embarquement express, décollage à 22h00 (assez tôt pour ne pas être déroutés sur
CDG!), avion pas plein non plus, mais je suis rentré flapi. A noter: AF mettra en place un B747 le lendemain pour résorber les problèmes.
Compte tenu de mon expérience, bonne chance pour jeudi. Ce n'est pas parce que tout est OK la veille ou une heure avant, que tout ira comme sur des roulettes. A la lueur de ce que j'ai connu, peut-être te faudra-t-il partir le plus tôt possible?
Bon voyage!