De retour du tour du Lubéron à vélo, en partant de Cavaillon, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.
C'est clairement très vallonné. Sur le dépliant, on voit quelques grosses montées, en particulier après
Forcalquier, mais finalement ces montées ne sont pas trop raides et passent bien, en y allant doucement.
Par contre, on rencontre fréquemment de petites côtes, somme toute raides. Ma femme en a fini quelques unes à pied.
A noter que, sur 6 jours, nous avons fait 2 jours à près de 800 m de dénivelée positive, ce qui commence à faire pas mal. Et tous les jours ça monte et descend. Plus de 3000m de dénivelée au total.
Pour nous : 1er jour : +360 m, -250m
2ème jour : +785 m, -560 m
3ème jour : +475 m, -445 m
4ème jour : +795 m, -790 m
5ème jour (jour de pluie, petite étape) : +120 m, - 285 m
6ème jour : +580 m, -740 m
Le total des montées diffère de celui des descentes car je n'ai pas toujours pensé à déclencher l'enregistrement de l'altimètre au départ des étapes, mais cela donne un bon aperçu de ce à quoi s'attendre : pas que du plat, loin de là.
Au final, ça passe même en n'étant pas trop sportif, mais il vaut mieux éviter d'être trop chargé, et avoir des vitesses sur le vélo adaptées aux côtes (pas de vélo de ville). Et savoir garder le moral quand, en pédalant à 6 km/h dans les montées, tu te fais doubler allègrement.
Les routes sont très majoritairement bonnes et roulantes, avec peu de fréquentation. Le paysage nous a paru plus monotone qu'en rando à pied (sauf les premier et dernier jours), et pour trouver intérêt à ce tour, il faut absolument prendre le temps de visiter les villages.
Après
Forcalquier, l'itinéraire passe par un col relativement élevé, puis descend sur Cereste. Ce qui est curieux : vu l'effort de cette longue montée, il vaut mieux monter encore un peu pour aller sur Vachères (très beau village), puis descendre via Oppédète : très beau aussi : aller au bout du village pour une belle vue sur les gorges. Si vous êtes sous tente, cela vaut le coup de s'arrêter dans ce village, et de faire la rando pédestre des gorges. Si non, l'absence d'hébergement pose problème pour y séjourner.
Au final, une sortie agréable, mais pas exceptionnelle, à faire sans doute au printemps pour éviter les grosses chaleurs et voir la nature en fleurs.
PS : a priori, on peut planter la tente en camping sauvage tous les jours, si on sait se faire discret.