désolé de ne pas avoir répondu plus tôt à ta sollicitation, mais après mon long périple en Afrique, je suis parti à fond dans un projet de création d'entreprise, qui me prend tout mon temps.
Moi aussi, je me pose souvent cette question de l'absence de touristes en
Guinée, d'autant plus que je suis totalement attaché à ce pays tellement hors norme.
Quelques pistes de réponse :
peu accessible par la route depuis l'Europe, contrairement au
Sénégal, Mali et
Mauritanie. Il nous a fallu un mois pour aller de Sète à
Conakry et encore avons-nous laissé les voitures sur place pour revenir en avion (elles sont d'ailleurs à vendre... avis aux amateurs). Certes, nous avons pris le chemin des écoliers pour traverser la
Mauritanie, l'un de nos objectifs étant de faire un grand bout de désert. Mais, il me paraît dificile d'aller jusqu'à
Conakry en moins de 2 à 3 semaines.
très peu d'infrastructures touristiques. A chaque fois que j'arrive à
Conakry, je plains sincèrement ceux qui ne sont pas attendus, par leur boîte ou par des amis. Ils sont totalement paumés dans le désordre de l'aéroport, le passage des différentes étapes administratives. Et ensuite, comment choisir un point de chute à
Conakry ? trouver le bon taxi ? Pour les hôtels on a vite fait de passer des qqs hotels de luxe hors de prix aux taudis. Et les seuls guides qui existent ne sont pas régulièrement mis à jour (j'en ai fait les frais lors de mon dernier séjour). Pas de Petit Paumé par exemple.
Donc sans contact à
Conakry, le voyage risque d'être galère.
Et dans l'intérieur du pays, très peu d'auberges ou de restaus. Très peu de panneaux signalant les endroits magnifiques à visiter. Il faut donc être super documenté ou accompagné pour ne pas passer à côté de ces endroits.
pas de politique touristique non plus. Pour avoir traversé récemment le Mali et la
Mauritanie, le mot touriste a tout son sens. On peut se faire aider par les policiers quand on est perdus, on trouve plus facilement des renseignements pour rejoindre les endroits à visiter. En revanche, on paie la contrepartie très pénible d'être sollicité en permanence pour "cadeau, cadeau" ou pour acheter des tonnes de souvenirs.
J'ai beau avoir l'habitude de la
Guinée, le passage des postes de police/douane guinéens à Kourémalé ont été un peu pénibles et nous ont donné le droit d'assister à un passage à tabac en règle, peut-être accentué par le fait que nous attendions notre tour pour faire tamponner nos visas. Et l'arrivée à
Conakry à 5h00 du matin (panne sur la route qui nous fait perdre plusieurs heures), au km36 tient du surréel. C'était assez stressant et violent.
Conakry ne ressemble pas à grand-chose. J'ai été surpris de découvrir Bamako, avec ses grands axes routiers dégagés, son centre-ville, ses monuments, musées...
Alors que faire pour faire découvrir davantage ce pays pourtant si beau et cette population si accueillante ? Chaque fois que j'emmène des gens dans les villages du Fouta, ils reviennent émerveillés de la qualité de cet accueil et de ces paysages si différents.
Personnellement, j'en parle bcp autour de moi et je suis en train de monter une association pour aider un village du Fouta. En espérant par là y faire partir des étudiants, des lycéens, peut-être même des collégiens.
As-tu d'autres explications et idées ?
@+
Frank