Jour 10 : Tórshavn
D'abord un petit retour sur la soirée d'hier samedi. Voulant voir à quoi ressemble
Tórshavn by night, nous sortons dans le centre ville habituellement très calme. Mais là il y a un festival visant particulièrement la jeunesse : la rue piétonne est inaccessible, entourée de clôtures et de bâches, contrôlées par des vigiles, et on entend dans l'intérieur de cet enclos des orchestres de rock et de pop music. La jeunesse locale afflue de toutes les rues environnantes, garçons et filles tous ont à la main un verre de bière, ou carrément une bouteille d'alcool. La soirée (et la nuit sans doute...) sera chaude.
Aujourd'hui dimanche le soleil brille et nous bénéficions d'une belle lumière : ce sera la plus belle journée de la semaine, la dernière (déjà) de notre séjour aux
Féroé.
Nous partons sur la route de montagne juste au nord de
Tórshavn. On n'y voit que des moutons, des vues impressionnantes sur le fjord tout en bas, et aussi la prison, la seule des
Féroé, qui ne ressemble pas du tout à une prison et située dans un décor que les détenus ont peut-être l'occasion d'admirer ?
A
Tórshavn nous visitons le fort de Skansin, construit au XVIIème siècle pour protéger la ville des invasions étrangères, qui servit plus récemment de quartier général aux forces britanniques lors de leur occupation de l'archipel pendant le 2ème guerre mondiale. Du fort on a une belle vue sur le port et le trafic des ferrys.
Profitant du ciel dégagé, nous allons vers les quartiers ouest pour jouir d'un panorama global sur l'ensemble de "la plus petite capitale du monde" comme on dit ici. La ville se développe vers l'ouest et le nord, elle se présente comme un ensemble de maisons individuelles (très peu d'immeubles) dispersées sur les pentes du relief, très aéré car entrecoupé de zones vertes (pour combien de temps encore ?). Des moutons, des chevaux même, paissent en liberté dans cette ville très verte.
Panorama sur Tórshavn
L'après-midi nous retournons à Kirkjubøur revoir les belles maisons anciennes, qui sont un sujet de belles peintures à réaliser sous un soleil bien présent et dont nous profitons bien.
Les bagages sont bouclés pour la rencontre avec notre logeuse Elsa, à qui nous faisons nos adieux à 19h. Il reste à attendre 4 heures avant d'embarquer. Nous nous installons sur un parking devant le port et devisons sur le bilan de notre beau voyage. Nous avons parcouru au cours de cette semaine 1050 km dans les îles
Féroé.
Le Norröna arrive à 22h, et commence alors un très long débarquement, puis un très long embarquement. Il y a énormément de monde, voitures, passagers, camping-cars, motos, et aussi beaucoup de gros camions. Et pour notre départ la pluie s'invite, une grosse pluie intense et continue. Enfin nous sommes à bord, nous prenons possession de notre cabine (pour deux nuits). Le navire s'ébranle à 1h du matin, direction le
Danemark.
Jour 11 : Des Féroé au Danemark
Nous passons une nuit très calme. Contents de retrouver notre Norröna, nous constatons aujourd'hui qu'il y a pas mal de Français (et de Belges) à bord, tous de retour de leurs vacances en
Islande à l'issue desquelles ils ont fait une escale de trois jours aux
Féroé (ce qui avait été notre cas il y a 14 ans).
La traversée, toujours aussi longue, dure 2 nuits et 1 journée, et nous devons débarquer au
Danemark seulement demain matin.
En guise de bilan
Cette longue journée est l'occasion d'un petit bilan. Nos prévisions n'ont pas été déçues, nous restons sans voix devant la beauté des paysages, ce que nous étions venus chercher. Malgré un temps globalement maussade, les paysages sont intacts, sublimes, et nuages et brouillard font partie du décor. Les températures sont restées entre 10 et 13° toute la semaine.
A noter la clarté nocturne : à minuit il fait encore assez clair pour circuler, à 3h du matin le jour est totalement levé, les lampadaires ne sont même pas allumés la nuit.
Si vous lisez ces lignes, c'est que ce carnet de voyage vous a intéressé et que les îles
Féroé ont retenu votre attention. Quelques remarques avant de terminer :
- Curieux peuple que ces 50 000 Féroïens qui jouissent d'une très grande autonomie et utilisent des symboles en ce sens : drapeau, timbres-postes, billets de banque (sans qu'apparaissent le mot
Danemark ni le visage de la reine Margrethe), immatriculation des voitures FO, équipe de football qui participe aux compétitions internationales, rien ici n'est estampillé
Danemark.
Le drapeau des Féroé
Billets en couronnes féroïennes
Plaque d'immatriculation des Féroé
- L'ndépendance est à l'ordre du jour, des référendums ont eu lieu ou sont prévus. A l'heure actuelle les avis sont partagés 50 - 50, plus précisément 51% pour l'indépendance.
- L'éventualité de ressources pétrolières dans les eaux territoriales donne lieu à des campagnes de prospection. En cas de résultats positifs, cela pourrait peut-être changer la donne politique.
- Enfin nous avons vu exploser le tourisme entre nos deux voyages de 2005 et 2019. Attention aux possibilités d'accueil qui restent limitées sur ce petit archipel, qui doit conserver sa nature intacte et protéger ce qui fait sa beauté.
Jour 12 : Du Danemark à l'Allemagne
Arrivée ce matin dans le port d'
Hirtshals au
Danemark à 8h30 (soit 9h30 heure locale). Enfin..., après une traversée de 31 heures 30. Le thermomètre affiche 19°, bigre ! Et il va vite monter à 25°, puis 27°. En arrivant à l'étape ce soir à
Brême en
Allemagne, il fait 32° ! Il va falloir de réadapter.
Jour 13 : De Brême à Lille
Ceci est la fermeture de ce carnet de voyage. Nous sommes à votre disposition si vous avez des questions pratiques pour préparer un éventuel voyage. Nous essaierons de vous y répondre.
Merci de votre lecture.