De retour à l'hôtel, nous récupérons nos sac et direction la gare pour prendre un train pour le Gujurat. Le rickshaw, un pilote de rally urbain, nous dépose devant l'entrée de la gare en deux temps trois mouvements. Nous nous installons dans notre wagon de seconde classe avec clim et attendons le départ. Le train est bondé de gujuratis rentrant pour de
courtes vacances. Nous sommes 4 par compartiment et nous nous trouvons avec une jeune étudiante et un informaticien, Nous sommes les seuls étrangers du train.
Il démarre à l'heure et nous voila partis pour un voyage de 17 heures dont la majeure partie se fera de nuit.Comme dans tous les trains indiens le thé et le café circulent de wagon en wagon. A chaque arrêt nous descendons pour fumer et comme mon amie fume des cigarillos nous sommes l'attraction sur chaque quai, ça a du faire le tour du train, les gens viennent voir cette femme blanche qui fume le cigare!!.
Contrairement à tout ce que l'on a entendu sur le Gujurat et ses habitants (tous le monde nous a déconseillé d'y aller car il y a des attentats entre indous et musulmans), les gens sont curieux de nous voir. Le train arrive à l'heure prévue!! à
Rajkot où une voiture nous attend pour la suite du voyage. Soni, notre chauffeur est bien au rendez-vous. C'est un grand gaillard costaud qui ne ressemble pas du tout au stétéotype de l'indien.
Nous partons vers
Sasan Gir, le parc national des derniers lions de l'
Inde. Durant les 120 KM du trajet, chaque fois que les gens nous aperçoivent, Ils viennent à notre rencontre pour voir nos frimousses car depuis 10 ans cet état est déserté par les touristes. Quelle surprise pour nous de nous voir dévisagé par cette population souriante. Pas un seul mendiant ne vient nous demander quoi que ce soit au contraire ils viennent nous dire bonjour!!. Vers midi nous arrivons au
Sasan Gir Lodge où nous sommes attendu par un personnel souriant et gentil.
Cela fait 42 heures que nous voyageons et un peu de détente après avion, taxi, rickshow, train et voiture va nous faire du bien. Mais pas le temps de se reposer car à 14 heures nous avons notre premier safari dans le parc. Un petit 4X4 Santana de Suzuki débaché nous emmène dans le parc, ils appelent ça un Jeepy.
Quelle surprise de voir que le parc est habité!. Il y a même un village de noirs africains au beau millieu. En effet des gens aux traits négroïdes entourent bientôt notre voiture. Il y a deux explications à la présence de ces africains ici : la 1ère est q'un bateau d'esclaves se serait échoué au large des côtes il y a plus de 200 ans et que les survivants se seraient
cachés dans cette forêt pour survivre, la 2nde est qu'un maharaja du coin aurait épousé une reine africaine et que sa suite après sa mort se serait réfugié dans cette forêt. En plus de ces africains des éleveurs habitent dans des fermes sur les terres du parc depuis plus de 150 ans. En fait c'est un peu grace à eux que le lion d'
Inde est encore vivant. Dans les années 50 le Maharaja local à décidé de faire de sa réserve de chasse un sanctuaire pour les 12 derniers lions de tout le sous-continent. Les éleveurs n'empêchent pas les lions de chasser leur bétail et dissent même que ce que prélève le
lion dans leur cheptel est bénéfique pour eux car il ne tue que les bètes vieilles ou malades.
Donc premier tour dans le parc et premiers lions. Plus petit et beaucoup moins agressif que celui d'afrique, les 220 lions résidents se laissent facilement approcher. Pendant trois jours nous allons marcher à coté des lions, une expérience innoubliable!!. moins de 10 mètres entre eux et nous. Nous décidons dès le premier jour d'emmener notre chauffeur avec nous dans le parc. Comme la majorité des indiens il n'a jamais mis les piedsdans une réserve. Et donc pour la première fois de sa vie il va voir les animaux sauvage de son pays. Quel choc pour lui de se retrouver à 10 mètres de ces fauves.
Donc après trois jours nous effectuons une longue liaison routière entre
Sasan Gir et Udaipur.