aussitôt demandé, aussitôt...
12 juilletAujourd’hui...
LandmannalaugarAlors quel temps fait-il ?... facile, ciel gris ! mais ça c’est une constance... pleut-il ?, par intermittence, mais de la à dire qu’il fait beau il y a plusieurs pas.
Compte tenu des fortes pluies et du risque de devoir traverser des gués assez haut Val et Guy préfèrent « faire le tour », en redescendant jusqu’à
Vik et accéder au
Landmannalaugar par le Nord.
Et nous... ben... c’est rigolo les gués non ?
Donc nous partons gaillard, le gué au niveau de Eldgia est moins chargé que hier soir, vu qu’il ne pleut plus.
Au programme j’avais prévu d’aller au lac Langisjor, le hic c’est toujours ce plafond bas qui nous empêche de profiter de la vue. Par grave on essaye... 500 mètres plus loin on se retrouve devant un gué, comment dire... encore NETTEMENT plus costaud et aucune trace récente d’un véhicule l’ayant franchi... courageux mais point téméraire nous ferons demi-tour.
La suite de la route vers le
Landmannalaugar est magnifique il y a un certain nombre de gués mais aucun n’est problématique.
Nous arriverons au camping du
Landmannalaugar vers 10h de mémoire.
En fait les deux gués réputés très difficile sont en fait juste à l’entrée du camping et il y a une passerelle qui permet d’accéder au camping pour ceux qui ne souhaitent pas le franchir, nickel.
Pour nous comme d’hab., boite courte, 4x4 et en avant, facile !
Le temps est variable pluie, pas pluie... nos amis faisant le grand tour ils ne sont pas encore arrivé.
Que fait-on ?... ben un super piste pardi !
Nous voici parti pour Hrafntinnusker.
On retraverse les gués... tous les prétextes sont bon... et on emprunte la F225 sur une vingtaine de kilomètres et on tourne à gauche. Bon à l’entrée un panneau voulant très certainement dire piste déconseillée. Clairement ça n’est plus vraiment une piste pour touristes.
Les Islandais doivent l’emprunter pour alimenter et accéder au refuge.
Les paysages sont « vides » immenses et on est tout seul. Nous on aime donc tout va bien. Ca monte et ça descend sans être difficile c’est tout de même très impressionnant. Tout d’un coup on voit un gros defender, pneus immenses, véhicule préparé qui tracte une remorque, il va très certainement alimenter le refuge de Hrafntinnusker. Il vient de passer un névé, qu’il a complètement défoncé visiblement il a eu beaucoup de mal et les ornières et comme le dôme de neige a été cassé les ornières font bien 80 cm de profondeur... pour nous l’aventure s’arrêtera là, impossible et/ou trop risqué avec notre véhicule (qui à l’air d’un jouet à côté du sien).
Nous le regarderons continuer à progressé, il s’arrête plusieurs fois, j’ai l’impression pour bloquer un différentiel externe et/ou pour dégonfler les pneus. Pas de regret même après nous n’aurions pas pu passer.
Nous sommes avons pu faire la moitié de la piste et nous sommes dans le secteur de Hraftinnuhraum. J’ai vu des fumerolles à droite, attiré comme un aimant j’ai voulu aller voir, il faut traverser un névé qui doit vraisemblablement y avoir un torrent qui coule dessous.
Comme il a l’air encore costaud on se lance, de l’autre côté c’est vraiment beau, extrêmement coloré, avec des fumerolles, de l’eau qui boue... tout ça pour nous tout seul, génial !
On tournicote dans le secteur puis retour. Alors que nous aurons presque rejoint la F225 nous croisons un véhicule de secours Islandais.. mince c’est après nous qu’ils en ont ?.. finalement non ils continuent, plus loin nous croiserons encore deux autres de ces « engins », visiblement il y a un problème, mais quoi qu’il arrive ils passeront, nous avons l’impression d’avoir un jouet à côté de leur énormes véhicules.
Comme il est encore assez tôt nous irons voir le volcan Strutur histoire de savoir pourquoi on a faim !
Ensuite retour au camping (re-gué) où nous chercherons nos amis, en buvant un thé, cette fois j’ai pu utiliser le super réchaud !
Comme il y a une éclaircie, genre ciel presque bleu et quelques rayons de soleil on se lance dans la randonnée de Brennisteinsalda (6,5 kms) au début on traverse une coulée de lave, puis on se retrouve dans une « cuvette » entouré de montagnes multicolores avant de devoir grimper sur le Breinnisteinsalda, superbe... sauf le temps... nous sommes en
Islande, le soleil à disparu et il s’est mis à pleuvoir, un peu, beaucoup... La balade se transforme en expédition sous nos capes à marcher contre le vent, ça devient plus sportif que photographique.
En redescendant nous nous retrouvons dans les fumerolles, c’est vraiment hors norme.
En définitive une magnifique balade variée, si seulement il avait fait beau tout du long !
Cette nuit nous logeons à Hrauneyer, un hôtel au nord du
Landmannalaugar.
Piste classique, à travers de champs de lave. Nous ferons un petit crochet pour voir le Blahylur qui est un lac, comme son nom ne l’indique pas.
A l’hôtel nous retrouvons Val et Guy qui on aussi été au
Landmannalaugar, mais une fois de plus nous aurons été trahi par nos sms qui mettent 4 heures à arriver !
L’hôtel n’a pas bonne presse mais au final nous l’avons trouvé bien, nous étions dans une nouvelle partie, c’était petit, propre et fonctionnel.
Il faut dire que de façon général les chambres sont toujours très petites en
Islande.
Nous mangerons au restaurant de l’hôtel, c’était tout à fait correct, buffet d’entrée, soupe et poisson du jour.
Par la fenêtre, presque un rayon de soleil...
13 juilletAujourd’hui Veidivotn et
LandmannalaugarLa météo a annoncé beau au moins jusqu’à... midi, royal.
Val et Guy fonceront directement au
Landmannalaugar pour faire la randonnée de Brennisteinsalda qu’ils n’ont pas eu le temps de faire la veille.
Nous nous continuons notre programme, direction Veidivotn
Veidivotn est en endroit étonnant, une multitude de lacs au milieu du désert.
Pour y accéder nous continuons la 26 puis une piste à droite au milieu de... ben... de rien en fait.
On roule sur la lave, tout est noir, impressionnant.
Et tout d’un coup ces lacs avec un bandeau de verdure autour.
Pour y accéder un... gué ! bien sûr. Un peu plus important que les autres, mais l’eau est calme et il y a des piquets pour indiquer où passer.
Ici c’est le paradis des pêcheurs.... Et des photographes, l’eau y est comme un miroir dans lequel se reflètent les montagnes.
Nous passerons la matinée dans le lieu féerique... encore un gros coup de cœur !
Retour au
Landmannalaugar avec pause casse-croûte au Ljotipollur côté nord.
Vu la piste d’accès pas étonnant que nous soyons seul, étonnant ces falaises rouges qui finissent dans le lac.
Ensuite un petit tour côté sud puis une piste pas agréable du tout pour descendre... et nous revoilà au camping du
Landmannalaugar... avec ses petits gués J
Là nous retrouvons Val et Guy qui ont fait le Brennisteinsalda. Comme ils en redemandent direction le Blahnukur tout vert !
Nous ne les accompagnerons que sur les premiers contreforts, histoire d’avoir une belle vue sur cette montagne d’une couleur aussi surprenant.
C’est que j’avais une autre balade en tête... direction le Skalli, plus haut montagne du secteur... et plus... comment dire... solitaire.
Les paysages que nous traversons sont de toutes beauté et impressionnant.
Comme toujours il fait beau... et pas beau. EN revanche puis de pluie, il n’y a que vers le sommet du Skalli que nous marcherons dans le brouillard, pardon nuage !
En revanche nous ne ferons pas la boucle complète, il est trop tard, on fera le Skalli en aller retour depuis le camping, soit environ 10 kms et nous monterons à près de 1.000 mètres, 980 pour être précis.
Retour au camping sous le soleil, trop top !
Cette nuit nous longeons dans le
Landmannalaugar, à Landmannahellir pour être précis.
Comme à Holaskjol il s’agit de petits chalets en bois, loin de tout... notamment des WC et de la SDB.
Sympathique soirée au milieu de la verdure et des moutons après une belle journée sans pluie.
14 juilletAujourd’hui : Haifoss, Gjain, Stong, Hjalparfoss, Pjorsarstofa,
Geysir et Laugarvatn
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aujourd’hui pluie, pluie et pluie
D’abord la F225 d’où nous guetterons désespérément une trouée dans les nuages pour pouvoir admirer l’
Hekla.
Ensuite Haifoss, là nous aurons de la chance le brouillard / nuage se lèvera et nous pourront profiter du lieu... les photographes se régaleront. La cascade est très belle.
Suivra une balade à Gjain Valley. Au début je n’étais pas spécialement inspiré et j’avais tort !
C’est vraiment étonnant cette petite vallée entre cascades et végétation luxuriante. Vraiment un chouette petit tour.
Suivra un tour à la ferme Stong, intéressant.
Ca y est l’éclaircie est partie et c’est la pluie qui nous accompagnera. On est passé par Pjorsarstofa qui est une ferme viking reconstituée, la visite est sympathique, dommage de ne même pas avoir pu faire le tour tellement il pleuvait dru !
Un crochet à Hjalparfoss que nous contemplerons depuis la voiture. Val et Guy, plus courageux se lancerons dans une séance photo, nous nous filons à
Geysir.
Fini les pistes et les paysages sauvages, là nous sommes dans le secteur habité de l’
Islande, habitation et petits villages se succèdent, de même que les cars de touristes qui font le « cercle d‘or ».
Geysir n’a plus rien à voir avec un geyser au milieu d’un champ, hôtel, visitor center tout y est. Nous ferons un tour entre les gouttes de pluie.
Malgré c’et avec un réel plaisir que nous contemplons à nouveau un geyser, comme les volcans tout ce qui touche la « vie » de la terre nous plait... et ça nous rappelle Yellowstone.
Ici nous sommes devant le père des Geysers qui coulent des jours heureux sans plus avoir à cracher, il délègue cette fonction au Strokkur qui est tout proche.
La particularité de ce geyser est de former une belle bulle avant d’éclater et de « cracher » UN jet. Le tout à une fréquence d’un jet toutes les 10 minutes.
Il n’est pas tard, il ne fait pas beau, même il pleut... que peut-on faire ?
C’est que j’ai une petite idée derrière la tête, j’avais lu qu’il y a un hot spot à Laugarvatn qui possède un sauna installé SUR un geyser.
Il s’agit du Fontana.
Valérie n’est pas difficile à convaincre, en avant.
Nous y finirons la journée entre « piscine » d’eau chaude naturelle à différentes températures (32, 36, 38 et 40°), sauna sec et surtout ce fameux sauna. Il est « trop top » comme diraient les jeunes, on entend et sens les glouglous du geyser sous nos pied tout en profitant de son odeur ;).
Vraiment sympathique si vous êtes dans le secteur.
Cette nuit nous logerons à Fludir dans la Guesthouse Fagrilundur.
Très bonne adresse, bon accueil et petit déjeuner correct.. même s’il n’y a pas de poisson fumé !
Le soir nous irons manger au Kafé Mika. Très bonne adresse, le repas fut très bon (les langoustines étaient bonnes, mais tout de même moins qu’à la Red House)
Bon dodo dans une chambre un peu plus décorée que dans nos autres hébergements et aussi un peu plus grande.
Finalement content de notre journée malgré le mauvais temps, le Fontana y est pour quelque chose J
15 juilletAujourd’hui direction
Kerlingarfjoll et les montagnes
Un arrêt à
Geysir pour revoir le geyser puis à Gulfoss pour contempler la cascade.
Puis la route F35 direction les hautes terres.
Alors que vous le sachiez tout de suite, c’est la pire route / piste que nous ayant sillonnée, des nids de poules et d’autruches en veux-tu en voilà !!!. Vraiment pas agréable, on regrette nos pistes sur la lave.
Après les vues sur les différents glaciers y sont tout de même très beau, vu qu’il ne pleut pas !
Lorsqu’on tourne à droite sur la piste de
Kerlingarfjoll l’état de la piste s’améliore, ils sont en train de la transformer en « belle » piste, plus de gués mais des tuyaux sous des terre-pleins.
Arrivé au camping de
Kerlingarfjoll, ici on a une chambre dans un chalet pointu regroupant 4 chambres. Un peu en hauteur, ça me plait beaucoup et il y a un peu de soleil. Nous déjeunerons tranquillement dehors sur une terrasse à côté de notre chalet.
Bon ce n’est pas tout ça mais maintenant direction Hveradalir qui est le principal site géothermique.
Ca monte pour y aller... oui mais si ça monte on arrive dans... les nuages !!!.
Là vent et pluie drue nous accueil.
Quelques timides photos, puis « on y va, on y va pas ? ».
On quitte la voiture et on se dirige vers le site où un sentier de 3 kms fait le tour des principales curiosités. Le vent s’intensifie, la pluie aussi « bon demi-touron reviendra plus tard ! ».
Machine arrière, on redescend au chalet faire une pause.
En bas le temps est tout de suite meilleur.
Vers 16 h on décide de remonter, on s’équipe en conséquence et c’est reparti.
Les mêmes causes ayant les mêmes effets le temps ne s’est pas amélioré. Tant pis on se lance.
On descend les nombreuses marches, enjambant les torrents sur des petits ponts instables, montons sur le premier monticule, admirons le paysage... et faisons demi-tour. Avec la pluie la glaise est très glissante et comme on ne fait que monter et descendre des différents monticules nous rebroussons chemin. On fera une dernière tentative par l’autre côté de la boucle, mais la pluie redoublant on abandonne... demain matin peut-être.
Soirée passé au restaurant / refuge avec un repas sommaire dans une salle bondée. Pauvres campeurs qui sont venus s’y réchauffer avant de retourner sous la pluie dans leurs tentes !
Ok nous ont a des chambres... mais... des voisins très bruyants... des Italiens, c’est tout dire !!!
Au final ils se sont tus et nous avons bien dormi.
16 juilletPour notre balade préprandiale nous avons décidé de ressayer de monter « en haut de la montagne ».
Le temps ne s’est pas amélioré, même s’il pleut moins. Température 3°.
En haut de la piste nous tournons à gauche vers Keis, espérant voir les grands glaciers. Nous ferons bien un petit tour mais les nuages étant toujours présents nous ne verrons pas loin... dommage.
Dire qu’ils veulent développer
Kerlingarfjoll, voir mettre l’intégré dans le circuit des bus touristiques !, ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent mais les conditions climatiques y sont tellement difficile que je doute que ça se développe !
Retour au camping pour le petit-déjeuner et le retour vers
Reykjavik.
Pour nous c’est la fin, Val et Guy eu continuent vers les fjords de l’ouest.
Au retour on bifurquera à droite pour emprunter la F338, avec deux « petits » gués.
C’est une très belle piste qui longe le Langjökull. On roule à travers d’immenses champs de lave ponctué de magnifique vue sur le glacier et elle est plus agréable que la F35.
Au bout de celle-ci nous quitterons nos amis avec un pincement au cœur, eux à droite et nous à gauche vers
Reykjavik.
Nous ferons un arrêt / visite à
Thingvellir voir la faille, s’imaginer être au lieu, entre les deux plaques tectoniques, impressionnant.
Bon on n’est pas tout seul et c’est un site bien aménagé, comme
Geysir.
Ensuite nous allons à
Reykjavik. On se gare au parking du
Harpa, magnifique bâtiment moderne près du port.
De là nous ferons un petit tour au milieu des petites maisons colorées, des magasins (où Valérie en profitera pour acheter une peau de mouton).
Nous visiterons la cathédrale, avec son magnifique orgue.
De là nous descendrons voir la sculpture représentant un drakkar stylisé (Solfar).
Il est temps pour nous de regagner notre dernier hôtel : Nothern Light Inn qui est sur le site de l’usine géothermique qui alimente le
Blue Lagoon.
L’hôtel est bien et ils ont l’habitude d’être le premier ou le dernier hébergement, ils te posent même la question quand tu arrives.
Le choix de l’hôtel n’était pas innocent, on en profitera pour aller au
Blue Lagoon.
La couleur de l’eau est vraiment étonnante, d’un bleu presque irréel. En revanche c’est l’usine et c’est super cher (40 € par personne).
Retour à l’hôtel pour un dernier repas, qui sera bon. Ca nous fait bizarre qu’être assis avec deux chaises vides devant nous.
Rangement, empaquetage, tassage et dodo.
Levé de bonne heure nous serons à l’aéroport à 6h pour rendre le 4x4.
Vol retour sans histoire. Arrivée à Bâle
Mulhouse à 14h40.
En conclusion : On est super content d’y avoir été, on est vraiment « ailleurs », les paysages le fait qu’il n’y fait jamais nuit et surtout les glaciers dont je suis définitivement fan... déjà à regarder où je pourrais en approcher ailleurs dans le monde.
Au niveau temps : 'tite idée pour ta quête des glaciers...le Perito Moreno (j'en rêve aussi)
Au niveau temps, l’autre, la durée : nous n’y étions que 9 jours, c’est court mais je trouve que l’
Islande se prête mieux à des séjours courts, les ciels gris « usent ». On les supporte une dizaine de jours après
....
On y retournera ?... « que si on nous garantie le soleil » dixit Valérie !
Donc soit pas soit en dernière minute si la météo annonce un anticyclone sur le secteur.