Bonjour Jonathan, ah oui cet incident au
Pérou, qui dans le fond fut très instructif et m'a appris à faire face à l'adversité.
Nous venions de faire une nuit de bus pour arriver dans la ville de Trujillo. On nous avait déconseillé un passage de désert à vélo à cause du risque d'attaque J'avais gardé dans un petit sac à dos toutes mes affaires de valeur. Sortis du bus à 6h du matin on rejoint le centre ville et on cherche un hôtel car on comptait s'arrêter un peu, après déjà pas mal de temps sur la route. D'abord pris en compte par la police qui avait peur qu'on se fasse voler on repart seuls. On arrive devant un hôtel, avec l'un de mes camarades on va discuter avec l'hôtelier à la mine patibulaire, le troisième du groupe restant dehors pour garder les affaires. J'avais mon sac à dos que je pose sur le divan dans le hall à un mètre de moi. A l'extérieur un homme bien habillé téléphonait et restait là se faisant accepter dans notre environnement. L'hôtelier décroche son téléphone et parle un long moment. l'home de l'extérieur s'approche derrière nous et reprend une conversation téléphonique, je pense qu'il était en communication avec l'hôtelier, et pour que nous ne comprenions pas ils parlaient en quetucha et non en espagnol. L'homme de derrière prend une carte d l'hôtel sur le comptoir pour détourer notre attention et sort raidement, au passage il a très probablement pris mon sac à dos l'a collé devant lui pour passer devant le copain resté dehors et voilà comment toutes mes affaires de valeurs (sauf passeport et carte bleue dans une ceinture étroite dans mon pantalon) se sont envolées. de l’ordre de 1400 euros, mais le voyage a pu continuer, j'ai racheté un appareil photo et réimprimé mes billets d'avion, racheté une veste de montagne plus tard en passant à Huarraz, et me suis passé du GPS qui dans le fond ne nous pas été utile.
Moralité quand un hôtelier te semble patibulaire tout de suite partir et lorsqu'un inconnu cherche à se faire accepter dans ton environnement immédiat, alors achtung. Cette expérience m'a permis de faire évoluer ma philosophie du voyage: le vol fait partie du voyage. Les deux choses importantes à conserver le passeport et le carte bleue.
En
Amérique du Sud les arrivées à l'hôtel sont toujours dangereuses pour les cyclos, bien souvent tu a une personne qui t'épie et à la moindre occasion te vole une sacoche. Ne jamais accepter si l'hôtelier insiste pour que tu laisses ton vélo accroché dehors, c'est qu'il a l'intention de te le faire voler. Les hôteliers corrects (la grande majorité) sont les premiers à venir t'assister pour que tu ne te fasses rien voler.
Mais au fond des villages de l'
Atacama je n'ai pas senti cette pression des yeux qui te regardent, prêts à profiter de la première inattention. A Tombo Quemado à la frontière
Bolivie avec le
Chili au nord ce fut aussi assez dantesque (cf mon récit sur notre traversée de l'
Atacama). Et sans mon expérience de Trujillo on se serait sans doute fait voler beaucoup de choses. Les policier sont toujours de bons conseil dans ces coins, mais s'ils te demandent de les suivre au poste de police alors gare ce ne sont pas des vrais mais des faux, ça ne m'est pas arrivé, toujours rencontré des vrais qui m'ont aidé et donné de très bons renseignements.
En tout cas bon voyage et reste serein et puis si au retour tu veux faire un texte pour la revue CCI (cyclo camping international) contacte-moi.
Luc