Voici la suite (copié sur un autre site de voyages) :
Une caution est bien en projet, mais pas pour les touristes
Une caution de 2 millions d’ariary bientôt exigée des étrangers pour un visa de séjour non touristique
A quelque chose malheur est bon. Et une information erronée peut en cacher une bonne... S'il est exact qu'une caution est dans l'air pour le séjour de certaines catégories d'étrangers, il ne s'agit absolument pas des touristes.
Le ministère de l’intérieur et son service de l’immigration travaillent, en effet, depuis quelque temps sur un projet de décret instituant une caution d’un montant élevé, donc logiquement dissuasif pour les aventuriers sans le sou, pour les étrangers désireux d’effectuer un séjour non touristique à
Madagascar. On sait que la durée d’un visa touristique est limitée à trois
mois, sans aucune possibilité légale de le transformer ou de le proroger en visa de séjour de plus longue durée, à des fins professionnelles ou même d’ investissement. Pour ça, il faut retourner à la case départ.
D’un montant qui pourrait être de 2 millions d’ariary (soit 10 millions
fmg), puisque le texte définitif et les dispositions finales de cette
décision administrative ne sont pas encore totalement arrêtés, d’après un responsable à Anosy, cette caution a pour but de permettre le rapatriement à leurs frais des étrangers démunis de toute ressource, et donc incapables d’ assumer les dépenses de leur voyage par avion en cas d’expulsion pour situation illégale, ou parvenu au terme de leur visa de séjour à
Madagascarsans y avoir fait fortune.
En effet, que se passe-t-il ? A l’arrivée, touristes ou pas, la police des frontières exige de tout immigrant un titre de transport par avion devant assurer son retour dans son pays d’origine et plus généralement son lieu de départ, une fois sont temps légal de séjour épuisé.
LE RETOUR REMBOURSÉ
Or, il arrive souvent qu’un étranger à court de moyens de subsistance se fasse rembourser son billet retour par la compagnie ou l’agence qui l’a émis. D’après notre source, le cas deviendrait de plus en plus fréquent et s’étendrait aujourd’hui à d’autres nationalités d’origine que celles, majoritairement européennes, qui souhaitent s’installer à
Madagascar.
Le nombre de sans papiers, c’est à dire d’étrangers en situation devenue irrégulière au terme de la durée de leur séjour autorisé, augmentant avec l’ accroissement régulier du nombre de visiteurs, qui ne sont pas tous des touristes, il se trouve que l’Etat est de plus en plus souvent obligé de prendre en charge les frais de rapatriement décidé à la suite d’une expulsion, par exemple. Cas d’un Algérien la semaine dernière. Ce qui n’est évidemment pas normal. La caution servira donc à payer le billet retour des
étrangers indésirables ou en situation irrégulière. En cas de départ
volontaire avant ou au terme d’un visa de séjour à durée limitée, il est prévu de restituer la caution à la personne qui l’a déposée.
Ce système de caution n’est pas contraire au droit international et n’estpas plus discriminatoire qu’unique en son genre. Il est appliqué, sous différentes formes, par d’autres pays, la
France en particulier et
Maurice.