Ici au Mali, article 320 300 fcfa pour l essence, 20 pour l allumette et hop lynchage des coupables (evidemment coupable...).
Pour avoir assisté a ce genre de lynchage populaire, j invite n importe qui a s informer un peu plus avant de legitimer cela. Evidemment on peut comprendre l enervement et meme l exasperation legitime des malgaches qui se font voler essentiellement les zebus mais ca peut aussi etre des tomates, les trondro lorsqu on vide un dobo etc...
Mais dans certains cas on attribue un evenement negatif (ravageurs...) a un vol eventuel dont le responsable est une personne qu on accuse de sorcellerie ou autre fanafodage.
Alors perso, les tetes coupées a l entrée du village j en ai vu dans le Sud, les gars executés sans procés par l armée j en ai vu dans la région de Tsiroa (zone rouge depuis bien longtemps comme une bonne partie du grand ouest et du sud - cf la dina de sakaraha etendue depuis 71), ce que j en sais c est que comme d hab ce sont les petits qui trinquent pour avoir ete trop naifs bien souvent et parfois meme au mauvais endroit au mauvais moment.
Ceux qui commanidtent, ceux qui volent enormement, ceux qui tuent et mutilent par l intermediaire de leurs porte flingues, ils sont planqués bien peinards, ils roulents tranquillos dans leur 4x4 dernier cri et ils vont certainement a la messe le dimanche. Ils sont militaires et ils organisent le traffic d armes (cf les cas inombrables de militaires impliqués).
Sur quand on doit sauver sa peau, il faut se battre, sur quand on doit sauver son patrimoins il faut se battre, mais la plupart des executions ne se font pas dans ce cadre la, plutot dans un non droit qui a l apparence du droit et qui permet toutes les derives (4 freres d un ami ont été purement et simplement butés en revenant des champs par des militos qui n avaient pas leur quota de coupables).
Les executions sommaires ne datent pas d hier, les Dina ne datent pas d hier et meme si ca fait du bien de faire couler le sang, cela n a réglé encore aucun probleme. C est tjrs magouille et compagnie.
Oeil pour oeil, Dent pour dent, OK, encore faudrait il crever le bon oeil et péter la bonne dent.