J'ai toujours, personnellement, éprouvé une tendresse particulière pour
Nosy Be.
D'une part parce que c'est un lieu où j'ai longtemeps travaillé et habité et, d'autre part, parce que j'ai fini par développer une sympathie particulière à l'égard des gens de l'île.
C'était cependant à une "autre époque". Du temps où Ambatoloaka et Madirokely n'étaient encore que des minuscules villages habités essentiellement par les "vieilles" familles du coin et où on ne dénombrait, en tout et pour tout, qu'une petite poignée d'hôtels. Le site a bien sûr fait place désormais à une succession de bars sordides - majoritairement fréquentés par une clientèle bien "improbable" - et à une "jet set" de résidents qui n'a de cesse de "se la jouer".
Je rentre tout juste de quelques jours passés à
Nosy Be aux alentours de Noël - je n'y avais pas mis les pieds depuis près de trois ans - et j'ai "redécouvert", avec une certaine satisfaction, une île transformée sous bien des aspects.
En premier lieu, l'arrêt d'activité de la SIRAMA donne désormais à bien des paysages une image toute différente. Débarassée des hautes tiges de canne, la côte ouest de
Nosy Be offre en effet un visage totalement inédit. De même, l'ouverture récente de la route Fascène-Andilana met en valeur toute une frange des côtes est et nord longtemps méconnue car difficile d'accés.
La qualité du réseau routier - associée au peu de traffic - permet de flâner en toute quiétude et d'apprécier la variété et la beauté des paysages.
J'ai également apprécié la modération dont les hôteliers et restaurateurs de l'île semblent désormais vouloir faire preuve.
Un hôtel confortable à tarif "raisonnable" - il vaut mieux car, avec six chambres occupées sur dix-sept en pleine "haute" saison, ça fait quand même "léger" - et quantité de - bons - restaurants où les prix m'ont même semblé moins chers qu'à
Antananarivo.
Bref, une île assez loin des clichés "faciles" que certains aiment à rapporter à propos de
Nosy Be.
Enfin, dernière info, j'ai expérimenté pour la première fois, à mon arrivée à Ivato, les navettes récemment mises en place par l'ADEMA. Plusieurs amis m'en avaient déjà parlé et je conviens que cette idée est excellente. Des cars neufs, confortables et climatisés, des chauffeurs "sympa" - le "nôtre" a fait un détour de près de vingt minutes pour nous déposer à la porte de la maison - tout ça pour 6.000, 00 MGA par personne. De quoi "tordre le coup" aux sempiternelles discussions stériles avec les chauffeurs de taxi de la place.