Bonjour,
J'ai quelques (sérieux) doutes sur le niveau de l’eau à cette époque. lapirogue et/ou hery sont à même de vous en dire plus.
Pour vos autres questions:
Il est bien évidement tout à fait possible de circuler sur le fleuve en individuel, sans guide ni groupe ou structure.
Les pinasses collectives qui assurent la liaison entre Mopti (qui entre parenthèse n’est pas dans le pays Dogon) et Tombouctou desservent toute une série de localités le long du parcours.
Louer un bateau pour deux signifie louer une pinasse touristique, création récente, à l’usage exclusif des touristes.
Ce n’est pas un bateau typique du Niger mais elle est plus confortable (mais bien moins véridique) que la pinasse collective (publique) qui elle, embarque marchandises et gens.
Je ne peux vous donner de prix pour l’affrètement étant donné que j’ai voyagé sur une collective.
Le prix est potentiellement « canon ». Le Bradt comme les autres guides papiers doivent donner des fourchettes de prix.
J’ai beaucoup de doutes quand à la possibilité d’intégrer, provisoirement, un groupe.
La solution la plus logique serait de vous trouver d’autres compagnons afin d’amortir les frais. Certaines personnes ont écumées les hôtels de Mopti pour ce faire.
La meilleure solution du point de vue budget et ce, quel que soit votre choix est de traiter en personne avec le pinassier. Au moins il y a d’intermédiaires, au moins le prix va exploser.
La durée est en principe de trois jours et deux nuits. La collective dans laquelle j’ai voyagé à l’automne 2009 est arrivée le soir du deuxième jour (mais ils naviguent non-stop hormis les courtes escales, parfois presque sans s’arrêter et en transbordant, souvent, de la pinasse à une pirogue, en plein fleuve)
Il va de soi que sur la collective, on dort (ou on tente de le faire) à bord.
Celle que l’on affrète s’arrête pour la nuit et le couchage ne se résume pas à tenter de trouver sa position sur un sac de ciment comme c’est le cas sur la pinasse collective (la partie réservée aux femmes est plus soft !)
Envisager de remonter le fleuve est moins aisé qu’il n’y parait car le
Niger est à plusieurs kilomètres de Tombouctou. Vous devez dès lors vous y rendre et négociez avec le pinassier, sans véritablement savoir quand arrive la pinasse ou quand il y a une pinasse, ni où elle se trouve (il y a deux ports distants de plusieurs kilomètres)
Passer par un « intermédiaire » à Tombouctou n’apporte rien de plus que d’accroitre le prix et il n’y a pas l’offre de bateaux que l’on a à Mopti.
Michel