Bonjour Monsieur,
chapeau ! pour cette traduction. En particulier, je suis très content de voir que vous utilisez vraiment les caractères de l’alphabet bamanankan (bambara) standard, c'est-à-dire que vous distinguez les voyelles
ɛ et
e, ainsi que
ɔ et
o (en fait, le bambara compte sept voyelles orales, pas cinq). En plus, vous utilisez aussi les nasales palatale et vélaire, en l‘occurrence
ɲ et
ŋ. Excellent !
Petites indications et questions :
1. Au lieu de
kɔsɔbe, j’écrirais
kosɛbɛ ou aussi
kosɔbɛ.
2. Pourquoi
haketo en un mot ? A ma connaissance, c’est une phrase abrégée : de
A ye hakɛ to naît
Hakɛ to, une formule de politesse. Il reste un nom et un verbe : tort/péché – laisser/épargner, ce qui signifie en définitive Pardon !/Pardonne-moi !
3. Je ne connais ni comprends le mot
ɲanafi. Mais j’ose dire que c’est le nom
ɲɛnafin "vue-à-noir > nostalgie, mélancolie, tristesse, ennui" ?! Traduit mot-à-mot, c’est : Ta nostalgie est à moi, donc au sens figuré : Tu me manques. C’est ça, non ?!
4.
K’an bɛ : la voyelle
ɛ est clairement nasalisée, donc mieux vaut écrire
bɛn. Faut le comparer avec l’auxiliaire
bɛ !
5.
N bɛ sa i nofe : ah, la postposition
nɔfɛ "trace-par > derrière/après". Le verbe
sa ici, c’est "mourir" ? Je meurs après toi. = Je veux vivre avec toi. Hmm, possible, oui...
Mes sincères salutations à Bamako (j’ai toujours aimé cette ville, notamment les quartiers traditionels comme Medina Koura, Bamako Koura, Bozola, Badalabougou mais aussi Hippodrome, Magnambougou et Falajé) et
Ala m'i sɔnna hɛra la.
hgb