1/Un mariage en
Thaïlande devant l'état-civil étant ensuite transcrit à l'état-civil canadien, il me semble aller de soi que le Canadien n'aura pas de difficulté à faire valoir ses droits sur ses biens dans son pays, si je m'en réfère à ce qui se pratique en
France, et compte tenu du contrat qui a été choisi.
La question du contrat de mariage est la même partout, quelquesoit l'origine des époux, avec sans doute des spécificités de droit canadien.
Le problème survient quand il s'agit des biens acquis en
Thaïlande, et restés sur le territoire thaïlandais, et le conjoint étranger aura beau se prévaloir d'une décision de la justice canadienne, ça n'apportera rien dans les faits devant la justice thaï.
2/Les actes pré et post-mariage demandés par l'état-civil devront être traduits par un traducteur reconnu par l'Ambassade du
Canada.
3/On sait parfaitement si le conjoint thaï n'est pas marié (c'est quand même la moindre des choses!) puisque celui-ci doit fournir les preuves de son célibat, ou divorce, ou veuvage pour obtention du certificat de capacité à mariage.
4/Le mariage ne fera d'ailleurs pas du conjoint canadien un bi-national, puisque la double nationalité (en l'occurrence l'obtention de la nationalité thaï) ne s'obtient pas par mariage.
5/ En l'absence de choix spécifique, c'est le régime réduit aux acquêts qui est mis en place, c'est à dire que les biens acquis de part et d'autre avant le mariage appartiennent à chacun des époux (biens propres), et les biens acquis après la mariage par l'un ou l'autre appartiennent aux 2 (biens acquêts).
Vérifier les notions de "bien propre"/"bien acquêts" en droit canadien.
Ca concerne aussi les dettes. Par exemple un crédit obtenu par un des 2 futurs conjoints avant le mariage n'engage pas l'autre.
Il me semble qu'en cas de mariage à l'étranger, les services consulaires ont délégation pour établir un contrat de mariage spécifique.
A vérifier.