Précisions
Pour le natif d’une terre d’Islam (qu’il vénère Allah ou qu’il en conteste l’existence), le mariage avec une mécréante est "regrettable", "déconseillé" et "mal vu", mais il n'est pas interdit. Depuis toujours, des musulmans se lient à des européennes sans que les religieux y trouvent à redire. De mauvaises langues en déduiraient que ces barbus en feraient bien leur quart d’heure, d’une occidentale, de temps en temps. De là, leur mansuétude...
Une musulmane, elle, n’a pas le droit de convoler avec un impie. Cette règle a pendant longtemps été scrupuleusement appliquée. La coupable s’attirait systématiquement l’opprobre familial et la condamnation à la géhenne.
Ce sont là les règles initiales. Seulement voilà : les temps ont changé. Un vocabulaire nouveau a vu le jour. Un mot magique en quatre lettres est sur toutes les lèvres :
V I S A
Ce mot fait rêver, il est à lui seul le sujet de conversations interminables, il suscite des espoirs individuels et collectifs irrationnels. Pour lui, on a prié Allah avec ferveur pour qu’il modifie les règles, qu’il les assouplisse, qu’il s’adapte, quoi ! Et, miracle, voilà que les religieux ont obtempéré : pour les femmes, le mariage avec le mécréant est désormais autorisé, à la condition que ce dernier se convertisse à l’Islam. Ah ! Mais cette conversion, «
elle consiste en quoi, au juste ? Tout de même pas les travaux d’Hercule ? », demanderait une Samira apeurée, qui vient de mettre un Angus dans sa poche, à force de lui jouer la vertueuse (
pas touche avant le mariage) autour de la piscine de l’hôtel et au prix de mille courbettes. Mais non ! Trois fois rien, cette histoire de conversion ! Une cérémonie à huis clos et quelques sourates bien inspirées pour Angus, à débiter devant le fqih (
le barbu qui officie). S’il a un trou de mémoire, on a même le droit de lui souffler les mots à l’oreille, à Ben Angus Ali. Et, pour finir, un p’tit tour à l’hosto pour un couic au frétillant vite fait bien fait. (
paraît même que c’est bon pour l’hygiène des hommes, cette affaire). Le tour est joué. Et voilà comment des orientales en sont aujourd’hui à épouser massivement des européens...
On inverse les rôles et voici une petite histoire authentique. Attention, ce n’est pas gentil du tout du tout...
Machin, un étudiant en
France, rentre au pays pendant les vacances d’été. Un brin frimeur, il raconte l’Europe avec ostentation à ses amis d’enfance, qui boivent littéralement ses paroles. Cerise sur le gâteau, il leur présente, devant l’épicerie du quartier, son trophée, Francine, une vendéenne toute souriante mais qui a peut-être le tort d’être bien en chair et visiblement plus âgée que lui. Moussa, un simple d’esprit que tout le monde connaît dans le quartier, assiste aux palabres sans piper mot. Un moment passe et Machin et Francine prennent congé. Mais quelques mètres plus loin, Francine trébuche contre le trottoir et s’étale de tout son long sur la chaussée. La voix de Moussa le fou se fait alors entendre : « Eh Machin, mon frère, ramasse tes papiers, s’il te plait ! » Explosion de rire dans l’assistance. Même l’épicier est sorti de sa boutique pour voir ce qui se passait...
Khaldoun
Nb : tout cela ne préjuge en rien de la sincérité des sentiments.