Filanzana · 5 février 2013 à 19:17 · 4 photos 26 messages · 16 participants · 6 730 affichages | | | | 5 février 2013 à 19:17 Masoala: contribution au voyage ( Madagascar) Message 1 de 26 · Page 1 de 2 · 5 554 affichages · Partager Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. - Y venir et en repartir ?
Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère...
- Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience.
- Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour)... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement.
- Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé)
- Météo et période «favorable» ?
Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort)... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud !
- 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains.
- 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion !
- 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place).
Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien... | | | Bonjour,
Merci pour ton post. Ca c'est de l'information et utile pour tout le monde. Ca change des discussions stériles et inutiles pour le voyageur.
J'ai parcouru 2 fois le cap Masoala en vélo. Une fois de Sambava à Tamatave. Traversée du cap Masoala à Mananara avec un bateau à fond plat (mer d'huile ouf!) Une autre fois de Maroansetra à Manakara. Les deux fois en Novembre. Pas un jour de pluie.
C'est certainement la région la plus belle et la plus sauvage de Mada, mais elle se mérite et il faut du temps.
Merci encore.
Jacky
Ci-dessous une photo de chez toi!! Image attachée: Photo postée par le membre Jackjpf. | | | Merci beaucoup pour ces précieuses infos ! | | | 20/20  Continue | | | Enfin une contribution qui ressemble vraiment à quelque chose après les sempiternelles "faut yaller / faut pas yaller " et j'en passe.... Super. Continue ! | | | Merci pour ce post !!! Enfin le genre d'intervention que j'aime et qui me donnerait envie de revenir plus activement sur ce forum. J'avoue que je reste fidèle à ce forum mais en tant que lectrice uniquement, très déçue par la tournure des posts sur Madagascar.
Misoatra betsaka !!! | | | Merci à toi et aux autres de m'encourager ! Je t'envoie une photo de Masoala / Moi c'est plutôt trekking et kayak de mer ! à bientôt (à Masoala ?) Image attachée: | | | Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil) - chapitre 2 - - Le parc national de Masoala
C’est «peu dire» que le parc national de Masoala présente un intérêt majeur pour le pays et constitue l’un des plus beaux sanctuaire de biodiversité pour Madagascar. On parle du parc de Masoala pour sa forêt... c’est justifié. Mais savez vous que sur les six parcs marins du pays, trois se situent à Masoala (les autres sont Mananara, Baie de Baly, Sahamalaza -Radama-). Une petite recherche sur «you tube» vous fera voir les belles images que Yann A. Bertrand à tourné sur Masoala... même si le commentaire est parfois dégoulinant, les images sont superbes et le chercheur interviewé dit des choses intéressantes sur le milieu et son fonctionnement biologique / sa fragilité et sa force. Les vues aériennes sont époustouflantes pour moi qui ne voit d’habitude «que d’en bas». A signaler pour nos amis Suisses que le zoo de Zürich dispose d’une serre tropicale entièrement consacrée à Masoala. Ce n’est pas «inoubliable» à vivre, mais en plein hiver et sous la neige, ça réconforte. Et puis, ça a le mérite d’exister et de parler de Mada (tout ce qui peut mettre en valeur Mada me plait).
Pour comprendre la géographie de Masoala, il faut le décomposer en 4 zones :
- La zone forestière «montagneuse» : les sommets culminent à 1000 m et les pentes sont si escarpées que de nombreux «glissements de terrain» surviennent en période cyclonique : y marcher est TRES difficile à cause de la pente et de l’enchevêtrement inextricable de la végétation. Peu ou pas de sentiers qui traversent vraiment le coeur du massif SAUF l’itinéraire (très engagé -demande grosse logistique-) qui part de Ampokafo (en gros, c’est à mi-chemin du trek Maroantsetra-Antalaha sur lequel je reviens «plus loin») et rejoint Cap-est (Ambohitralalana - Ambodirafia) = 5 jours «obligatoires» en autonomie totale, et pas de blessure de cheville sur les rochers glissants de la rivière que l’on suit en partie. Il est très difficile de «traverser» la forêt comme on pourrait le rêver, en faisant un trek pénétrant au coeur du massif forestier montagneux. J’y travaille...
- La zone de forêt littorale : «là où la forêt tombe dans la mer». Ce n’est pas usurpé. C’est LA partie pratiquée en trek dans l’état actuel des sentiers. Pour situer «grosso-modo», cette partie très intéressante et praticable se situe en le village de Ambanizana (en partant de Maroantsetra) et Cap Masoala. Le sentier (quand il n’est pas emporté par les pluies et glissements de terrain) présente l’intérêt double de la forêt + proximité de la mer. Le sentier n’est pas plat ! ça monte et ça descend «sans arrêt» (comme toujours à Mada, pays de collines «tanetys»). Quand je parle de ce secteur et pour situer, cela englobe Ambanizana-Ambodiforaha-Tampolo-Marofotatra-Antalaviana-Rantranavoana-Famfotabe-Masoala (pour les accros de la géo-localisation, mais «bon courage»).
- La zone de «plaines et collines en forêt dégradée» : Celle ci va de Cap Masoala à Antalaha. Ne pas en sous-estimer l’intérêt sur le coté «ben, c’est dégradé, alors c’est pas beau et intéressant» = pas vrai ! Au contraire, c’est la zone la plus peuplée (qui dégrade pour survivre, faute d’éducation), c’est l’image de ce qui adviendra si «rien ne se fait pour protéger la zone», et c’est là que l’on fait le plus de rencontre avec les habitants, et ce n’est rien de dire qu’ils sont joyeux et sympas. Quand je parle de ce secteur et pour situer, cela englobe Cap Masoala-Ambodilaitry-Vinanivao-Sahamalaza-Ampanavoana-Antanjokatafana-Ratsianarana-Ambodirafia-Ambohitralanana-Antalaha (pour les accros de la géo-localisation, mais «bon courage»). C’est là que mon ami «Sam Tsiavela» fait le boulot fantastique de reboisement dans lequel je l’essaie modestement de l’accompagner en finançant (€) et en participant sur le terrain (pépinières et reboisement à Masoala) en replantant des parcelles dégradées... Son travail est intéressant et son courage mérite qu’on s’y intéresse : www.generation-masoala.org
/ - La mer et les lagons : C’est «fabuleux» et je m’y connait ! Pour avoir navigué et plongé tout autour de Mada (et ailleurs), je pense que l’endroit est «énorme». Il faut distinguer deux zones qui n’ont «rien à voir» entre elles.... La zone du nord «Antalaha-Masoala» est parsemée de lagon interrompus !!! et la zone sud (baie d’Antongil) qui est en «eau libre». Pour la Attention, zone du nord et les lagons dont je parle et recommande la découverte, ils ne sont pas en continuité et je suis bien payé pour le savoir à m’être naufragé en kayak pour trop de confiance sur les lagons qu’un jour, en haute-mer et par temps pourri, je ne trouvais pas. La sanction a été sévère... les lagons de la zone «nord» sont ceux de «cap-est à Antajokatafana» (environ car je ne peux détailler). Le snorkelling à Antajokatafana est «exceptionnel». Le lagon de Ifao (parc marin) est bien sur génial. Le lagon de Vinanivao à Ambatoharana est magnifique... Que dire du lagon de Ambodilaitry qui pour moi est la vraie «mer émeraude» de Mada ? Le lagon de Masoala (parc marin) est fantastique chaque jour où j’y plonge.... La zone entre Cap Masoala et Maroantsetra, située dans la baie d’Antongil n’est pas un lagon protégé par une barrière de corail comme on l’entend. Mais y nager en sécurité est possible et certains spots sont parmi les plus beaux de Mada (parc marin de Tampolo).
Parc national = «on paye» ! Que l’on paie, c’est normal, et c’est même pas cher compte tenu de ce que vous avez «consenti» en transport aérien pour venir à Mada, puis pour rejoindre la zone de départ (en général Maroantsetra). Il y a d’ailleurs un tarif «4 jours et plus» qui correspond bien à la philosophie du trekkeur... et c’est vraiment «pas cher» (environ 50 000 ar / 22 €) quand, je vous rappelle que dans «n’importe quel parc du Kenya» c’est 20 $/jour. On arrête de râler ? Le problème, car il y en a vient du «guide obligatoire»... Nooooon me direz-vous, c’est «normal» d’avoir un guide et de faire travailler les gens du pays sur leur patrimoine national ? Ben, oui, sauf quand l’examen d’accès repousse des gars «locaux» qui parlent «étranger» (fr, en, ger, it, esp) mais qu’ils n’ont pas fait les «bonnes études» à la capitale. L’examen est «scolaire». Résultat : 70 % des guides sont des citadins qui ont appris dans des livres, détestent sortir de la ville (Maroantsetra), ne sont pas issus des communautés locales, n’y ont pas de liens de parenté, ne connaissent pas les «usages particuliers» (fady), et n’ont aucune «aisance dans le milieu» (marcher, nager, montrer les joli «spots» riches en poissons, observer et montrer ce que l’on voit par aisance et que le client ne peut pas voir soi même), se comporter avec des «clients» (l’attention pour chacun), et partager les connaissances du milieu. D’ailleurs, pour effectuer certaines étapes, ils n’hésitent pas à engager un «pisteur local», car ils ne connaissent pas le chemin. Quant à participer au «montage d’un camp» et «cuisine»... faut pas rêver. Porter le sac d’un client fatigué comme le fait n’importe quel guide des alpes... vous rêvez ! Par contre, connaître chaque emplacement de zone «réseau» pour le téléphone : ça oui ! Mieux que les arbres (Hinsy, bois de rose, Vapaka, Palissandre, Tavolo, Nanto, Foraha), orchidées, fotabe, fleurs de jasmin Madacasriensis et autres essences à huile (girofle, canelle, ylang-ylang), les grenouilles forestières tomates, les couas bleus, les europlatus, les vari rubias, les Eurycèbes de Prevost, les fody, les caméléons endémiques dont le plus petit de Mada... Le dernier qui a bossé avec moi n’était pas honnête (envers les populations locales dont il abusait, sans réaliser que je parle malagasy) et j’ai du faire un signalement à ANGAP (qui s’en fout), mais je l’ai fait. Celle d’avant était vénale... mais acceptait de faire la vaisselle (compétence rare), ne connaissait «rien à rien» et s’est fait payer une année d’études à Tana par un client de rencontre qui s’est pris pour une ONG «à lui tout seul». Ne me demandez pas de «solution» : il n’y en a pas. C’est une loterie avec les boules... mieux vaut le savoir et s’organiser en fonction. Par contre, c’est CONTRACTUEL. On paie et on fait «avec». | | | Akory monsieur B ! Sans ambiguïté votre récit reflète parfaitement la beauté des lieux. Autrement entre autres... quel est le rôle exact de la mission "radeau des cimes". Image attachée: | | | À: Filanzana · 7 février 2013 à 9:40 · Modifié le 7 fév. 2013 à 9:56 Re: Masoala: contribution au voyage ( Madagascar) Message 10 de 26 · Page 1 de 2 · 5 301 affichages · Partager Bonjour Luc    QUE DU BONHEUR  Une petite carte du coin serait sympa pour se repérer vite. A+ vous lire. Laurence | | | Bonjour,
Bravo et merci !
J’étais dans le coin au mois de septembre 2012.
Trajet Tamatave - Mananara en taxi-brousse et Mananara - Maroantsetra avec MELISSA, c’est vraiment comme tu le décris dans l’épisode 1 et de plus ta passion pour cette région est palpable.
Juste une info, pour les éventuels voyageurs en taxi-brousse, qui souhaiteraient le faire en novembre, car c’est la pleine saison des récoltes est il est difficile de circuler, car tout le monde pense aux récoltes et aux moyens de les acheminer, taxi brousse compris !
Concernant le bateau, effectivement il faut faire très attention car bateau de rivière et départs très aléatoires, car liés aux conditions de mer, j’ai constaté 2 reports au départ de Mananara vers Maroantsetra !
Petite info pratique pour les futurs voyageurs : durée du trajet de Soanierane à Mananara 14h30 pour environ 120kms, bon courage ! Mais c’est absolument à faire, et pas seulement pour les paysages !
En attendant de pouvoir y retourner, continue à nous donner des infos de cette qualité !
Merci encore
Jean | | | Bonjour et merci du merci ! Pour la carte, j'y ai bien pensé car j'adore les cartes... moi-même et je me fabrique en croquis ce qui manque. mais comment faire dans un post car la taille "supportée" est très réduite et quand vous afficherez le visuel, on ne comprendra rien. On va faire un essai et vous me direz... mais je reste perplexe Luc Image attachée: | | | Bonsoir Luc, vous avez raison on ne voit pas grand chose, j'ai trop l'habitude sur écran d'agrandir à volonté... Je devrais le savoir pourtant car j'ai bataillé tellement de fois pour essayer de mettre une image au bas de mes "posts" sans beaucoup de résultat, déjà changer la photo de mon profil est une grande aventure  Pas grave, de toute façon les photos de Madagascar sont toujours bien en dessous du "model" drôle de pays !! en général c'est le contraire... Bonne soirée. Laurence | | | Bonsoir, Que j'en sache (car j'en étais pas), le radeau des cimes a réalisé son programme scientifique dirigé par l'estimable Francis Hallé (son travail est remarquable). Les résultats et l'impact "médiatique" ont sans doute contribué à la notoriété globale de Masoala, et c'est tant mieux. Qu'en est il resté ? - Une image de "lieu unique" qui profite à Masoala... - L'implantation durable d'un lodge "Tampolo-lodge" tenu par Giuseppe, un Italien (botaniste ? je ne sais pas pour n'en avoir jamais parlé avec lui quand on se croise, on parle toujours de l'état de la mer et de la navigation) qui participait à la mission et a décidé de rester - Le développement d'un tourisme "naturaliste" sur le secteur de Tampolo (zone d'implantation de l'expédition). Ce tourisme ne m'apparaît pas "très" dommageable sur le plan des comportements de la population (village de Ambodiforaha) encore que je ne m'y sens jamais bien (contrairement à d'autres villages). On est loin des dérives de Nosy-be, Ifaty... Les "clients" de ce genre de tourisme sont plutôt respectueux et ne viennent pas pour "se taper des filles". Donc c'est bien. - L'impact économique est certain : 3 lodges en 2006... puis 4, 5 et aujourd'hui 6-7 (je m'y perd) équipements hôteliers ont créé de l'emploi (précaire, pas stable, j'y reviendrai dans un autre développement), car on assiste aujourd'hui à une "menace" sur le "foncier" et une surcharge de l'offre hôtelière qui va dégénérer dans les rapports entre les opérateurs (ça a commencé). La demande est encore loin d'être à la hauteur de l'offre... - L'impact économique, c'est l'emploi et la possibilité pour les villageois de "vivre et travailler au pays". Cela existe, mais j'y reviendrai dans un autre développement. Cet aspect des chose m'occupe beaucoup l'esprit car je suis un passionné de cette question du "tourisme durable" et de tout ce qui tourne autour comme "écolodge" et "développement durable". Il y a un vrai enjeu à Mada pour que voie (mais pas fumiste et marketing) permette aux populations locales de survivre, puis de vivre. - La "sensibilisation à l'environnement" n'a pas existé, ils n'étaient pas venus pour ça. Les scientifiques ont fait leur job. Les malgaches ont continué à brûler la forêt. - L'ANGAP n'a pas "joué le jeu" (peu de le dire) et j'ai moi même constaté que certains bois de rose et palissandres coupés par les voleurs (on appelle cela le "bola-bola") étaient pointés par des GPS dont les gardes disposaient (et avaient vendu les coordonnées). Donc, le don de matos scientifique pour "protéger la planète" (la, la, la, la)... s'est retourné sur le petit "Gribouille" vazaha si bien intentionné ! Bon, on connait l'Angap ! Et il faut vivre avec. J'espère t'avoir répondu, Cordialement Luc | | | Bonjour Luc.... content de te voir réappparaitre en fait j 'avais un peu déserté le forum...je ne sais pas si tu te souviens on avait déjà discuter et quand je suis venu à Maraontsetra je suis allé chez ton pot à l hotel l 'Hippocampe, au passage bon acceuil hotel sympa prix raisonnable et on y mange bien... c'était en 2011 je comptais bien te voir au cap Masoala mais des petits soucis de santé mon obligé a faire une pause en route et je n'ai pas pu y arriver.. sinon je partage tout à fait ton analyse sur cette région qui pour moi est bien une des plus jolie de Mada et encore sauvage.. j'espére à l occasion pouvoir y revenir et faire cette fois le tour complet de la péninsule... au plaisir de te lire Amicalement
Michel | | | Bonjour Luc Tombé amoureux (tardivement, je suis un retraité "actif") de Madagascar, je voudrai avancer un peu plus dans la connaissance de l'Île Rouge en envisageant un voyage dans la péninsule de Masoala. Pas routard mais quand même assez aventureux: Fort Dauphin- Tuléar par la côte, idem de Tuléar à Morondava, descente de la Tsiribihina, plongées Belo/mer et surtout Mitsios, archipel des Radames par deux fois sur le boutre de Nicolas, Marojejy avec Eric Mathieu que tu connais peut être, cap d' Ambre etc.. j'aimerai passer 8 à 10 jours dans le Masoala et trouver un hébergement en bord de mer permettant de faire un peu de rando, snorkelling, ballade en mer et pourquoi pas relax. Ta connaissance de la région m'a interpellé et me fait te demander conseil sur ce point. Amicalement Jean Michel Chevalier | | | Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil) - nouveau chapitre - - De Maroantsetra à Masoala
On y vient... par avion de Tana (lundi, mardi, jeudi, samedi) ou bateau depuis Soarinan-Ivongo (Mélissa le samedi-retour dimanche), ou par la RN5 (qui n’a de route que le nom) en taxi brousse ou 4x4 de location. Voir et relire ce que j’ai déjà écris sur le sujet. Si vous avez besoin d’un ou plusieurs 4x4 de location, il faut s’adresser à «Stephan» que tout le monde connaît et qui a les seuls TOY landcruiser qui passent encore... Pour +, merci de m’envoyer un «mess privé» car je ne fais pas de pub.
Sur place : plusieurs hôtels pour tous les budgets mais les guides («froussard» -GDR-, «Lonely» et «petit futé» ne sont pas actualisés... et pour cause, ils ne viennent pas sur place. Les guides parlent de trucs qui n’existent plus et pas de trucs qui existent depuis... 1, 2, 3 ans. J’amalgame, mais je ne vais pas me taper l’analytique comparé de leurs propos à l’instant «T» vu que... Et puis pour connaître (de l’intérieur) les pratiques rédactionnelles qui font que «on parle de ton établissement mais tu «achètes un encart» pour les uns, et pour d’autres «nuit gratos ou voyage cadeau de 4 jours all included»... ben la liberté rédactionnelle est très loin. Le «moins cher» est l’hôtel du centre (en face du marché) mais c’est le moins cher et le confort va avec le prix ! Le patron a implanté des bungalows «sommaires» sur la zone de Tampolo (voir plus loin)... Le «medium-range» est le Coco-beach : un bon compromis pour petit budget, mais c’est aussi fréquenté par les «dames de compagnie» (avions de chasse) que je n’apprécie pas pour ma part, quand au restaurant, il est «aléatoire et soporifique». L’emplacement est pratique pour aller-revenir à pied au centre-ville de l’autre coté du pont qui enjambe la rivière, mais loin de la plage... encore que la plage à Maroa... elle est belle mais la mer est dangereuse (baïnes) Catégorie «confort et charme» : personne ne parle de «chambres d’hôtes Hippocampe» qui existe depuis 3 ans et que je connais bien, car la patronne «Mme Fatima» est charmante, et compétente. Son mari «vazaha» l’est parfois moins, mais je m’en accommode. Il est expert en «poissons exotiques» et je préfère sa conversation sur ce sujet que sur d’autres sujets relatifs au pays et aux gens... (le genre «conversations de vazahas»). A Savoir : Pas de cartouche de gaz «camping-gaz» à Maroa pour l’instant, mais je m’occupe de convaincre un épicier d’en avoir pour faciliter la vie des trekkeurs car pour moi même c’est un vrai problème !!! Pas de soupes en sachets genre «4 assiettes» que l’on connait en Europe et si pratiques pour le trek. La soupe «chinoise» disponible partout n’a pas le même rendu dans le ventre de celui qui a marché (ni le même goût... et pour les végérariens c’est impossible), mais je m’occupe de convaincre un épicier d’en avoir pour faciliter la vie des trekkeurs car pour moi même c’est un vrai problème !!! Faire les courses : On trouve de tout (mais pas de tout) sur le marché de Maroa ravitaillé en légumes par... bateau. Quelle ironie ! Dans une région où «tout pousse» les patates, carottes etc... viennent d’ Antsirabe (taxi-brousse de Antsirabe à Toamasina puis bateau de Toamasina à Maroa !) Votre carotte a une valeur carbone !!! Tout le monde s’en fout. Pharmacie sur place (c’est parfois important).
Pour accéder aux zones de treks : Il faut traverser... un peu, plus, beaucoup, selon votre choix d’itinéraire, et en bateau toujours ! Selon que vous soyez pauvre (parfois radin) ou riche, vos budget, confort et sécurité seront différents : Par exemple pour aller à Ambanizana (dans la baie d’Antongil, en face de Maroa mais après l’île de Nosy Mangabe, lieu de départ demandé par tous les voyageurs VF qui veulent s’organiser «eux-même»)... c’est pas cher en «bateau brousse» (entre 10 000 et 15 000 Ar = 5-7 €/pers) mais... départ reporté 1, 2, 7 jours selon l’état du moteur (entendu au téléphone aujourd’hui avec monsieur Arland patron du bateau «Nutella», ça ne s’invente pas). Voyage «aléatoire» selon les conditions de mer et de l’alcoolémie du capitaine (2 naufrages par an) où, comme ça m’est arrivé, il charge (après nous avoir embarqué) 25 sacs de ciment qui font que la ligne de «plat-bord» du bateau est raz la flotte... et moi je ne suis pas parti pour ne pas mourir ce jour là. Mais le bateau est arrivé à bon port. Pour le gilet de sécurité, c’est mieux d’apporter le sien si vous êtes pointilleux sur la question ! Si vous avez le budget... c’est cher en coque rapide (bateau spécial) ! Car les requins ne sont pas... que dans la mer. Le même trajet en bateau «spécial» par un des hôteliers de la zone m’était proposé à titre «amical» et comme une sorte de «dépannage» au tarif de 400 000 Ar ! Le mec m’a énervé, mais j’ai payé car je devais «tenir de planning». Ne bondissez pas ! Le carburant coûte le même prix qu’en France... moteurs et pièces sont importés... Ensuite, réfléchissez et comptez ce que vous dépensez en Europe : 400 000 Ar = environs 150 € donc le prix d’un billet TGV entre Lyon et Paris en AR. Et il y a 1, 2, 3, 5, 6 personnes à bord dans dans conditions de sécu différentes (encore que les gilets !!!). Parlons enfin pour compléter (mais pas essentiel selon moi) sur la durée du transfert : en bateau-brousse c’est 4 h00... et en coque rapide (bateau spécial) c’est 2 h00 maxi. Pour ma part, je n’aime pas ces «coques-rapides» qui vont à toute allure en méprisant les vagues qu’ils projettent sur les pirogues des pêcheurs... je préfère une solution en «boutre à moteur» qui va «mollo», me permet de pêcher et de contempler le paysage dont je ne suis «jamais lassé» ! Aucune règle n’existe ici pour la navigation, et je vois certains survoler les vagues à une allure folle «pour faire rêver les clients» (sic). La marée est TRES déterminante sur la navigation dans ce secteur, car il est difficile -voire dangereux- de sortir ou rentrer de la rivière-embouchure de Maroantsetra en mer «basse». Accidents nombreux. Pas reportés par les médias (normal, c’est «Mada»). Je consulte à chaque fois le site de «marées du monde» pour ne pas m’en remettre à l’avis du capitaine qui peut se la jouer «Kamikaze» et je recopie toutes les marées sur mon carnet de voyage pour pouvoir prendre MA décision en fonction des enjeux. Certains bateaux «brousse» font la liaison entre Maroa - Ambodiforaha (Tampolo) - Marofotatra (zone de Antalaviana) et Masoala : La liaison est TRES longue et inconfortable (8 h00 pour Masoala). Mêmes avertissements sur la sécurité et le délai de départ... En général, on part à 3 ou 4 h00 du matin pour arriver... quand c’est possible. Je peux y voyager «parfois» avec la précaution d’en connaître chaque capitaine, évaluer son niveau d’abstinence ce jour là, de vérifier le chargement (fret) et le risque par rapport aux vagues, puis d’évaluer le stock de passagers. Pour trouver les bateaux «brousse» qui font les liaisons, il n’y a ni bureau, ni agence... Il faut aller sur le quai devant le magasin «DOUNIA» et demander... on vous indiquera de longer la rivière pour rejoindre une berge quasi en limite d’agglomération (2 km) où depuis peu le repère simple est la nouvelle implantation de la base «ANGAP» qui déménage.
- Tampolo et sa «riviera» : ne pas oublier que Tampolo est l’un des 8 parcs marins de Mada !
C’est la «nouvelle donne» de l’année 2013 : Quand avant... il n’y avait que 3 solutions «hébergement»... j’en compte aujourd’hui 6, 7 et bientôt 8 ! Au départ (enfin, jusqu’en 2011) on disposait «sur place» de 3 choix en partant du nord de la carte :
- Arrol-lodge (historique, c’est le premier sur la zone) : mais ce n’est pas un «lodge» comme on pourrait le croire et l’entendre «au nom», car question design, entretien du jardin, vue (0), service et confort, c’est plutôt des bungalows «pas chers» pour le prix «affiché». Certains s’en contentent. Bateaux coque rapide (bateau spécial) pour faire les transferts mais ne mutualisent pas avec les collègues car c’est «chacun pour soi» !
- Masoala «forest-lodge» : N’y pensez «même pas» ! Pauvres voyageurs de VF, ce n’est pas pour vous et vous n’y êtes pas souhaités. Il s’agit d’un prix en U$ à 180 / personne / nuit avec 3 nuits «obligatoires»... Bateaux coque rapide (bateau spécial) pour faire les transferts mais ne mutualisent pas avec les collègues car c’est «chacun pour soi» !
- Tampolo-lodge : Tenu par des italiens, dont Guiseppe et son associé... qui accueillent, transportent en bateau, et organisent et encaissent (vite) pour m’en souvenir ne fait pas de «sentiments» : c’est «ma, tu as l’argent et tu viens, mais si tu n’as pas l’argent, va te faire...» (c’est du vécu, et j’ai payé). Bateaux coque rapide (bateau spécial) pour faire les transferts mais ne mutualisent pas avec les collègues car c’est «chacun pour soi» !
L’année 2013 a vu exploser l’offre : 4 «solutions de plus ! Mais aussi des querelles et des embrouilles.
- Hippocampe» à Ambodiforaha : 3 bungalows en style «simple» mais pratique pour y dormir sans «chichi». Le resto sur la plage «dans le manguier» est très beau... mais tiendra t’il au prochain cyclone ? Pour les contacter, la même adresse que «chambres d’hôtes hippocampe» à Maroantsetra. Mme Fatima vous répondra... quand le téléphone passe. Ils ont un bateau qui peut faire le transfert.
- Les bungalows de «Masoala resort» qui ont colonisé la colline de Tampolo. C’est un scandale ! Il était convenu «entre tous» que «rien ne se verrait de la mer» pour garder à Tampolo son aspect «forêt intacte». Mais l’appât du gain fait plus, et la propriétaire (du Relais de Masoala pour CS +) ne sait pas y résister, elle qui déjà défigure le site de l’Isalo avec son horrible «Satrana Lodge» récidive ici, dans un endroit qui ne méritait pas cette punition. Je pense que bientôt et s’habillera en «greenwash» pour se faire passer pour un écolodge. La cible est la clientèle US en «all-inclusive»... et le SPA arrivera bien un jour (quand les ouvrier arrêteront de voler le ciment). Pas de bateau «attitré» car ceux possédés ont pourri et les pièces de moteur ont disparu... et oui, quand on «ne parle pas malgache»... c’est plus dur la vie.
- Quelques bungalows «prix plancher» mais confort idem construits par le proprio de l’hôtel du centre de Maroa (voir plus haut) à coté, sur la plage... ce n’est pas inoubliable et quand au service... le prix est adapté.
- Quelques bungalows «prix plancher» mais confort idem construits par un australien où kiwi (j’hésite) qui s’est entiché d’un jeune guide et lui fournit l’argent pour «faire un projet» en échange de sa tendresse sans doute... je n’ai pas visité mais ça ne peut pas «tenir»
Conclusion : ils se «marchent sur les pieds» les uns les autres et ça va tourner à l’ambiance « corse» dans peu de temps entre eux. Pas d’interlocuteur «office du tourisme» pour réguler et organiser, répartir... La peur s’installe de perdre des «part de marché» et l’agressivité s’accroit. C’est un exemple de désastre avec des impacts que je m’intéresse à mesurer (nous en reparlerons sûrement).
- Entre Tampolo et Masoala : «into the wild»
Relativisons : Mme Hortensia et son mari Mr SAM (connu pour son travail de reboisement et de développement local exemplaire - site web : «génération masoala» www.generation-masoala.org /) viennent de construire 4 bungalows et une structure de restaurant dans la forêt littorale entre le village de Marofotatra et celui d’Antalaviana. Pour les contacter (ils sont fâchés avec le marketing) m’envoyer un MP avec votre mail et je fais passer. Je suis contributeur du projet, donc j’en parle. Entre Antalaviana... et Masoala (c’est loin)... il n’y a rien, encore que au village de Rantranavoana (8 h00 de marche depuis Antalaviana) on peut camper ou dormir (mal) chez ce bandit sympa de «Mr Arthur» qui tient boutique et surtout commerce du trafic de bois de rose (déforestation et pillage de la ressource). Tout le monde s’en fout, je vous rassure... N’imaginez pas pouvoir dormir au village de Fampotabe (entre Rantranavoana et Masoala)... il n’y a rien mais l’étape ne dure que... 6 h00. La spécialité de Fampotabe, c’est le trafic de bois de rose (déforestation et pillage de la ressource) par son accès à la mer et la rivière qui vient de loin à l’intérieur de la forêt. Aux dernières nouvelles (semaine passée) une équipe a fait naufrage dans la passe (peuplée de barracudas de 1,5 m, c’est le meilleur spot pour les «sashimis» que je prépare. Bateau trop chargé, mer formée, sortie de nuit... des disparus et 2 survivants... c’est pas comme ce mois d’août 2012 où un bateau «grue» est venu en plein jour prendre les grumes de bois de rose (200 kg) pour les charger à bord, en plein jour, et avec un zodiac de «escort-gun-men» chargés d’éloigner les curieux (nous)...
- Cap Masoala : ne pas oublier que Tampolo est l’un des 8 parcs marins de Mada !
On y vient ou on en repart... à pied (ce devrait être «remboursé par la sécurité sociale») ou par bateau (bien sur). Mêmes infos que sur la rubrique précédente concernant Maroantsetra et les trajets en bateau. Sur place : Au village... il n’y a qu’un «Hotely-gasy» tenu par mon amie «Perline» et son jeune (25 ans de moins qu’elle) mari-pêcheur (comme quoi les «cougars» existent aussi ici !) avec des prix «canon» du genre 15 000 Ar la case et 8 000 Ar le repas. On y mange bien et sans être malade... Pas de réservation, pas de tél mais toujours disponible et à manger pour chaque bateau où même «surprise» quand on vient à pied. L’histoire du vazaha «Patrice» et de sa solution «case de passage» n’existe plus depuis 1, 2 ans. Il s’est mal comporté ici et a du «remballer» pour aller ailleurs. Tant mieux. On en est débarrassé. L’autre solution mais très coûteuse consiste à dormir (en PC et résa obligatoire) à l’ écolodge de Masoala qui m’appartient et donc je n’en fais pas la description ni la pub. Les gens intéressés me contacteront en MP et on verra bien si ça les intéresse.
Ma prochaine contribution traitera des treks sur cette zone et autres activités (baleines, reboisement, observation flore et faune, snorkeling et plongée), et parler de la population villageoise... si particulière ! | | | Bonsoir Luc, Je ne sais pas si vous etes toujours actif sur ce forum. Je vous ai envoyé un message privé, peut-etre aurez vous l'occasion de le lire? Boris | | | je suis en train... de le faire, patience ! | Discussions similaires sur Madagascar: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 17 832 visiteurs en ligne depuis une heure! |