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LES NOUVELLES DU 22.01.09
APRÈS « FANELE »
La ville de Morondava dans la désolation
Morondava est détruite à 80%, d’après les estimations provisoires du chef de région du Menabe, Mamy Elisée Andriamasiarison. Le passage du cyclone tropical intense a causé des dégâts considérables et fait 167 sinistrés selon la Croix-rouge locale. Pour le moment, aucun mort ni blessé n’a été déclaré.
«Fanele» a fait son entrée en force à
Morondava la nuit du mardi vers 22 heures et a ravagé la ville jusqu’à hier matin à 8 heures avec un lent déplacement d’une vitesse de 15km/h. Les premières estimations des responsables de la région du Menabe avancent une destruction de la ville de
Morondava à 80%.
«La plupart des maisons d’habitation et des bâtiments publics, entre autres les écoles, le trésor, la résidence et le bureau de la région, ont été décoiffées. En outre, la ville souffre également d’inondations notamment dans les bas quartiers comme Avaradrova et Sans fil où le niveau des eaux est monté jusqu’aux genoux», a expliqué le chef de région, Mamy Elisée Andriamasiarison.
Ni électricité ni eau potable
La ville de
Morondava se trouve dans le noir depuis hier. Les infrastructures comme les poteaux et les câbles ont été détruites à 90%. L’approvisionnement en eau potable de la Jirama a également été coupé car le groupe qui alimente la station de pompage a été endommagé. Le secteur santé a déployé ses efforts pour résoudre ce problème dans les plus brefs délais afin d’éviter les incidents sanitaires chez les groupes vulnérables.
Pour le moment, il s’avère difficile d’estimer les dégâts, notamment le nombre des victimes car l’équipe du comité local de gestion des risques et des catastrophes est en train d’effectuer le recensement au sein des fokontany où les maisons ont été détruites. En outre,
«les sites d’hébergement prévus pour accueillir les sinistrés et les sans-abri ont aussi été endommagés par le cyclone. D’où la nécessité de trouver un autre endroit pour installer les tentes à partir de ce jour pour les prendre en charge», toujours selon ce premier responsable de la région. En attendant, ils ont été logés provisoirement dans des écoles, églises et hôpitaux surtout pour ceux qui n’ont pas été accueillis par les familles et sont pris en charge par les groupes sectoriels santé et habitat.
«Et c’est l’intérêt de la mise en place des stocks de prépositionnement dans les régions des mois à l’avance en prévision des cyclones», a souligné le secrétaire éxécutif du BNGRC, le colonel Jean Rakotomalala,
«les stocks permettant de sauver immédiatement les victimes en attendant les aides provenant du centre». En ce moment, la région du Menabe dispose encore de 5 tonnes de riz, 40 cartons de savons, 40 cartons de vêtements, 100 moustiquaires et de 10 sacs de légumineuses face aux urgences.
Noro Niaina