Il suffit de passer un peu de temps dans les pagodes laotiennes pour le constater !
Il faut savoir que la majorité des bonzes ne sont que de passage pour quelques semaines ou quelques mois, puisque au
Laos, comme dans tous les pays où l'on pratique le bouddhisme du petit véhicule, il est de tradition qu'un homme fasse un petit séjour comme bonze, en particulier à l'adolescence. Donc la notion d'engagement ne fait pas vraiment partie de la motivitation.
Même les bonzes permanents n'ont pas vraiment fait le choix de la vie monastique. Il proviennent en général de familles très pauvres qui les ont placés là, alors qu'ils étaient encore enfants, car dans l'impossibilité matériel de les élever.
Enfin le bouddhisme populaire est une pratique qui mélange supersistion et pratique de pacotille. Dans une pagode vous pouvez déverser des tonnes d'encens, vous faire lire la bonne aventure, demander à gagner un match de foot... Bref c'est le lieu où l'on vient pour chercher une solution aux problèmes du quotidien. Et ma foi, pourquoi pas, si cela apporte un peu de soulagement à certains. Mais on est bien loin du bouhhisme tel que l'imagine les Occidentaux.
D'ailleurs comment une philosophie qui prône le renoncement et le refus de jouir pourrait-elle avoir un succès populaire ?
Finalement les Laotiens font comme tous les êtres humains, ils utilisent la religion pour avoir une réponse à ce qu'ils ne comprennent pas et avoir une béquille en cas de coup dur.