Bonjour à tous,
Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier.
Bonne lecture!
Marie
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG
NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au
Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 !
Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson.
C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le
Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du
Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des
Annapurnas.
11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au
Népal, car le
Mustang se mérite !
Préparatifs :Ce petit bout de
Népal très proche du
Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du
Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut
Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible)
La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à
Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des
Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord.
On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au
Tibet (en
Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au
Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée.
Pour aller jusqu'en
Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut.
Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget :Vols
Qatar Airways A/R (depuis
Paris, escale de qq heures à
Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers.
Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers.
2 nuits à
Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2
Bus Green Line
Katmandu-
Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers
Permis
Mustang : 500 USD/pers
Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol
Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à
Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers.
1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 €
2 nuits Cosy Hotel
Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2
En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13Vol sans histoire avec escale à
Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique !
Puis nous passons sous les nuages...et voilà
Kathmandou !
Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes.
Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel.
Les enfants gardaient un mauvais souvenir de
Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme.
Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée.
Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide.
Il fait faim...
Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait...
Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à
Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!)
Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au
Népal).
Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici.
C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers)
Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là !
Je vous épargne les gros plans...
Plus en amont, les ghats des classes très supérieures.
Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette.
Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples.
Chacun fait sa petite affaire dans son coin :
ici des offrandes
là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant
ici des hommes saints pratiquent des offrandes
là passent des élégantes
tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont.
Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!)
Il nous emmène faire le tour du temple de
Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré.
Le voilà ! Recto
et verso !
L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h.
Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le
Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de
Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens.
Nous poursuivons la balade vers
Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson.
Nous ne sommes pas loin de l'aéroport.
Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre.
Moines modernes : smartphone et bichon...
Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre
Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue.
Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau !
Il nous faut presque 1 h pour sortir de
Kathmandou.
La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos.
Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable.
Méfiance, la nourriture est assez épicée !
Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!)
Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à
Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac.
Pokahara est LA ville de villégiature du
Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à
Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville.
Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le
Népal en été.
Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets...
Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara...
Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir.
A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal...
L'unique avion qui effectue la liaison
Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson...
En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre
Jomsom.
En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent.
D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut
Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au
Mustang ! Pas glop !
Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus.
Voilà la bête !
Bah il n'y a que 150 km jusqu'à
Jomsom....
Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à
Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours.
Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout !
Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours.
1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds...
La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie.
Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits)
Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne.
Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus...
Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus !
Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus !
Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements.
Un vrai business !
Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes.
En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à
Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut
Mustang.
A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-
Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau !
De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis
Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille
Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral.
Dans cette région du
Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après
Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment).
Le
Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !!
Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude.
La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut
Mustang, prend sa source aux confins du
Tibet et se jette au sud dans le Gange.
A l'est le massif des
Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!)
Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages.
La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires...
A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur.
En hiver, il fait si froid que le Haut
Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante.
Jusqu'à ces dernières années, le
Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à
Kathmandou (700 mm à
Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au
Mustang.
Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages.
Il y a environ 15000 habitants dans le Haut
Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore !
Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables.
Nous pensons immédiatement au
Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne.
Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages !
Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence.
Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette !
Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval.
Un dernier regard vers Kagbeni,
puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki.
Kagbeni disparaît au loin dans la vallée
Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le
Dolpo.
Erosion !
La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki.
Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du
Maroc !
Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe,
avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement.
Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir.
Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western.
Comme aux abords de chaque village, des chorten.
Partout dans le
Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier.
Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé !
Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO !
Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m.
Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout !
Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour.
Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle !
Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il.
Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi.
Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort !
Partout dans le
Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières.
Vue imprenable sur le
Nilgiri depuis le toit du lodge.
Il joue à cache-cache avec les nuages.
L'architecture du
Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge !
Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité.
Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le
Mustang.
Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le
Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste !
Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent.
Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière.
Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige)
Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur...
Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue !
Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m)
Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter.
Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude)
Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent.
Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques.
Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages.
Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts.
Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client.
Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena.
La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut !
Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux.
Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche.
Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le
Tibet.
A l'est des sommets de plus de 6000 m.
Le lodge est à droite à l'entrée du village.
Ombres et lumières.
Le
Nilgiri et l'
Annapurna se dévoilent.
Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare.
Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la
France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol
Pokhara-
Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol
Jomsom-
Pokhara serait lui aussi annulé.
Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein !
De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13C'est beau hein !
Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m !
Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle.
Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver !
On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal !
Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus !
Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut.
Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement.
Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba.
Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine !
Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement
vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar.
Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar.
Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village,
nous entrons dans Ghami,
et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du
Mustang.
Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au
Népal et au
Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum.
Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits.
Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!),
tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges.
Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La.
Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami.
Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m.
La géologie des environs est magnifique !
Vue vers le bas...
On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du
Mustang.
Vue vers le haut et Dhakmar...
1ère maison du village
Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit.
Les champs de sarazin sont en fleurs.
Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet !
Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres.
L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie.
Même cet arbre vénérable a été respecté.
Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert.
Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées.
Extrait de wikipédia : Les
habitations troglodytes
des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par
Michel Peissel
1
en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le
Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie.
En 2007 et 2008, des chercheurs de l'
American Himalayan Foundation
ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure.
En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été.
Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami.
Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek)
Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en
Islande !
Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos.
Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...)
Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang.
Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin !
Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang.
Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes.
Partout des champs de sarazin !
Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les
USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du
Mustang)
C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout !
Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!)
Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande !
Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges.
Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique)
Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige.
Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine !
En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du
Mustang.
La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m.
Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola.
Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème.
Nous croisons nos premiers yaks !
A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten.
Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage.
Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin.
Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique !
Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter.
L'image du
Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée...
Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture.
Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher.
L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu.
Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain.
Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site :
www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow
Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut
Mustang.
Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores,
cernée de badlands aux nuances variées.
Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang.
Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!)
Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline !
Nous voilà à Choser,
puis nous continuons vers Garphu (3900 m).
Vue vers l'ouest.
Nous visitons le tout petit village,
et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise,
avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu,
puis nous continuons vers le sud,
remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot.
Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo :
thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-...
, mais aussi moins époustouflante.
C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au
Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (
sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit
).
Nous redescendons la rivière,
retrouvons les chevaux,
gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois,
et prenons la route du retour.
C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...)
Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur)
Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés !
Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon...
Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes.
Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek
Langtang Gosaïnkund
Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements.
Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » !
Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude.
Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek.
Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol
Pokhara-
Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du
Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume.
Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang.
Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages.
D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard.
Il y a un petit air de
Mongolie par ici.
Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos)
Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie !
L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins !
Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues.
On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice.
Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème.
Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil.
On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...)
Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous.
Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena.
Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours.
Elle a le sourire au col de Yamda La !
Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert !
5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement !
Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour !
Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil...
A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé.
Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise.
Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté !
Travaux des champs.
Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable.
N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!)
Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek.
Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes !
Shiba passe au check point faire la sortie du parc du
Mustang, nous sommes dans les temps.
Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à
Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki.
Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui !
Jomsom est en vue !
Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui !
Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le
Nilgiri qui semble à portée de main !
Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète.
Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas.
10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes)
On est KO debout à l'arrivée vers 22h à
Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats.
Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au
Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable.
A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite.
2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue.
A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel !
Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale !
Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!)
On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons !
Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre.
Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim...
Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du
Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux.
A gauche, la chaîne des
Annapurnas (>8000)
Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel.
Nous quittons
Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h.
Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue.
Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant
Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col)
Or il s'agit de la principale route du
Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au
Népal vient de l'
Inde par camions et par cette route!)
2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres.
Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui.
Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre
Pokhara et
Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à
Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à
Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la
France, ouf !)
Mais avec des si...
Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à
Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007.
Le bus nous dépose à
Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour
Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup)
Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de
Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!)
Vive les boules Quiès !
Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques !
On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples,
les petites boutiques,
les fontaines,
les marchands ambulants,
les bassins multicolores.
Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente !
Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à
Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup.
Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive.
Belle pluie spectaculaire de mousson !
Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13Notre vol est à 19h30 mais
Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!)
Nous profitons de notre dernière matinée à
Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il.
Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi...
Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !)
Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités !
Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de
Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusionPoints + : -les paysages somptueux
-les gens toujours agréables
-les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du
Langtang Gosainkund
Helambu)
-les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée
-les températures très douces
-la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - :-la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions)
-les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés)
-le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes
-la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses)
-la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques)
-les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire...Sans contrainte de date, je choisirais octobre.
Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à
Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis.
J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer.
Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
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