Le malade se porte mieux au matin.
Nous décidons d'aller visiter le fameux Musée de l'Or.
Autant il est simple de se rendre dans le centre historique, autant rejoindre la banlieue où se situe ce musée s'avère un poil plus compliqué...
Les transports en commun sont gérés par de nombreuses compagnies, chacune possédant son propre système de paiement, chacune ayant ses propres bus.
Certaines lignes sont sillonnées par de vieux minibus dont le trajet se paie auprès du cobrador, un employé chargé d'attirer le client et de le faire payer, d'autres par des autobus un chouia plus modernes dont le ticket se règle directement au chauffeur.
La ligne que nous devons emprunter est desservie par ce genre de bus. J'en trouve le numéro et l'arrêt grâce à Google Maps.
Le chauffeur nous escroquera un peu à l'aller en encaissant les pièces sans rendre la monnaie et en omettant de nous délivrer des tickets.
Une arnaque à 50 centimes d'euros. Pas le bout du monde.
Bref, il vaut mieux connaître le prix du billet avant de monter dans un bus et avoir la monnaie !
Nous ne nous laisserons pas avoir au retour...
Le trajet est long, très long...
Et nous ne traversons pas des quartiers bien intéressants...
Ouf, nous sommes arrivés !
Quelques centaines de mètres à pied et nous voilà devant le musée.
Ce n'est pas la foule...
Les lieux sont un peu à l'abandon et regroupent à la fois des trésors pré-hispaniques et une collection hétéroclite d'armement.
Un vrai fourre-tout !
Nous choisissons de nous rendre directement aux salles consacrées aux artefacts précolombiens.
D'après certaines études, la plupart de ces objets seraient des contrefaçons...
Ce qui explique certainement le peu de visiteurs !
Fausses antiquités peut-être mais en or tout de même.
La collection est donc enfermée au sous-sol et nous avons l'impression d'entrer dans la salle des coffres d'une banque.
Certaines vitrines sont vides. Prêts ? Copies avérées ?
Le plaisir est quand même là surtout devant les crânes qui rappellent furieusement certaines bulles du Temple du Soleil.
Nous déambulons ensuite parmi les pièces de la collection d'armes.
Très fournie, trop ! C'est l'overdose !
Nous regagnons l'arrêt de bus et Miraflores pour un déjeuner tardif suivi d'une balade en bord de mer.
Nous observerons longuement le manège des glaciers ambulants et des vendeuses de souvenirs puis nous nous attarderons devant l'aire de décollage des parapentistes.
Malheureusement pour les derniers clients, le vent se lève et il faut replier les voiles !
Nous rentrons à l'hôtel préparer nos bagages pour demain puis sortons dîner.
Le restaurant choisi ne sera pas le meilleur de ce séjour.
Très bruyant et les spécialités choisies ne seront pas vraiment à notre goût...
Pourtant la salle est comble et le client est en majorité local !
Tant pis...