Un réfugié politique est une personne qui a été
obligée de quitter son pays, craignant d'être persécutée pour ses opinions. Les pays ayant ratifié la Convention de
Genève du 28 juillet 1951 doivent un droit d'asile aux réfugiés politiques. On estime aujourd'hui à 165 000 le nombre de réfugiés politiques en
France (la moitié sont des Asiatiques).
NOTRE PAYS EST TRADITIONNELLEMENT UNE TERRE D'ASILE.
Le droit d'asile est mentionné dans le préambule de la Constitution :" tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République "
(Article 53.1 de la Constitution de 1958).
L'asile politique est accordé à " toute personne qui,
craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays. "
Il s'accompagne d'une obligation de réserve de la part du bénéficiaire.
Tout réfugié doit s'inscrire auprès de l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) qui statue sur les demandes d'asile politique et qui se montre sévère sur les conditions d'admission sur le territoire.
À cette attitude deux raisons principales :
- la recrudescence du terrorisme ;
- le nombre important de ceux qui se présentent comme réfugiés pour chercher à contourner les lois limitant l'immigration.
L'étranger qui s'est vu reconnaître le statut de réfugié obtient de plein droit, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, une carte de résident de 10 ans renouvelable automatiquement, qui vaut titre de travail.
En cas de refus, il doit quitter le territoire dans un délai d'un mois, sous peine d'un arrêté de reconduite à la frontière ou de poursuites judiciaires pour séjour irrégulier.