Connaissez- vous le Sultanat d'
Oman..?
Non loin des Émirats arabes, proche de
Dubaï, une frontière avec le Yémen, plus de mille kilomètres de côtes donnant sur une mer turquoise et des plages somptueuses de sable blanc. Ajoutez à cela quelques paysages de montagne grandioses et un désert sans fin dans le centre du pays et vous aurez une bonne idée d'
Oman...
Muscat en est la capitale.. La plus petite du monde affirme- t-on. Il est vrai que le pays contient peu d'habitants (3 millions trois cents mille). La couleur blanche règne sur la plupart des maisons à l'architecture épurée. Le palais du Sultan, en bord de mer, est de toute beauté.
Cela dit, ne vous attendez pas à trouver un pays sous-développé où règnent en maîtres quelques vieux chameliers et leurs maigres troupeaux.
Le pays est doté d'une infrastructure routière excellente, moderne, d'hôpitaux, d'écoles, de banques, d'hypermarchés...La capitale et sa banlieue offrent aux heures de pointe les interminables bouchons dûs à la densité de grosses voitures qui sillonnent les artères, pourtant fort larges. Il est vrai que posséder une grosse, voire très grosse cylindrée dans ce pays ne vous coûtera pas la moitié d'un bras quand vous irez faire le plein. Le carburant coûte moins cher que l'eau en bouteille.!! A 24 centimes d'euros le litre de super, c'est presque un plaisir de remplir le réservoir.
Il est facile et relativement peu onéreux de se rendre à
Oman. Les billets d'avion ne sont en effet pas très chers. Le visa peut s'obtenir à l'arrivée, à l'aéroport pour environ 50 dollars US si vous restez plus de 10 jours.
Une fois sur place, la meilleure solution, voire l'unique, consiste à louer une voiture. C'est possible pour moins de 30 euros par jour. J'ose prétendre que c'est quasiment indispensable dans ce pays si vous voulez une réelle liberté d'action car, hormis une ligne régulière de bus entre Muscat et
Salalah au sud, vous ne trouverez aucun transport en commun.
De nombreux loueurs officient à l'aéroport ou en ville. Possibilité bien sûr de réserver de
France. Les grands noms de loueurs sont représentés.
A l'arrivée, le trajet pour se rendre à Muttrah, la corniche qui concentre toutes les premières visites du pays, reflète déjà la culture et l'aisance d'
Oman.
L'avenue du Sultan Qaboos est une merveille du genre. Double voie séparée par des lampadaires luxueux, bordée par des pelouses superbement entretenues par une armée d'indiens ou de pakistanais venus pour de meilleurs salaires.
L'arrosage des arbres et des fleurs est automatisé et vous ne verrez aucun sachet plastique ou canette métal enlaidir les sites.
On veille particulièrement à la propreté. Quotidiennement, les petites mains sont là, en grand nombre, pour ramasser les déchets parfois négligemment jetés par les Omanais.
Car il existe bien deux mondes dans ce pays. Les Omanais d'abord, peu nombreux, qui vivent pour l'essentiel de la rente pétrolière et gazière de leur pays et le " lumpenprolétariat" qui se charge des autres besognes. Certes, il y a également des gens qualifiés dans la main- d'œuvre indienne provenant essentiellement du
Kerala. Ce sont eux qui construisent les routes, les buildings et la plupart des infrastructures. il en ressort, en dernière analyse, que l'essentiel du travail manuel effectué dans le pays, l'est par une main- d'œuvre étrangère et non pas par les Omanais eux- mêmes.
Cela pourrait donner une réelle mixité de culture bien que l'Islam soit dominant et respecté par tous, mais force est de constater que les communautés se mélangent peu. Les femmes portent le voile, on trouve peu d'alcool sauf dans les hôtels luxueux pour touristes aisés et les mosquées sont très nombreuses. Certaines sont d'ailleurs aussi belles que majestueuses. D'un luxe surprenant parfois.
Cependant nul conflit ethnique ni ostracisme dans ce pays. Tout le monde vit en bonne harmonie et chacun y trouve son intérêt. Il est vrai que les Omanais sont plutôt accueillants et ouverts d'esprit. Sauf peut être quand ils sont au volant de leurs volumineux et puissants 8 cylindres..!
Doté d'un agréable climat, de superbes côtes escarpées encore vierges de constructions, d'une mer chaude et poissonneuse, de montagnes somptueuses, le pays a de réels atouts sur le plan touristique. Cependant, cela ne semble pas être une préoccupation ni même un objectif pour les autorités politiques du pays. Autant, l'ai- je dit précédemment,
Oman bénéficie d'une infrastructure routière excellente, autant l'infrastructure hôtelière apparaît indigente.
L'essentiel des hôtels, peu nombreux, se concentre dans le haut de gamme et à des prix plutôt élevés. Il y a donc un déficit hôtelier, particulièrement dans le segment une ou deux étoiles. Les prix pour ces hôtels, souvent anciens et défraîchis ne descendent jamais en dessous de 50 dollars la nuit souvent sans petit déjeuner. C'est le point faible majeur pour un tourisme en
Oman. Est-ce une volonté de ce pays ne ne pas favoriser un tourisme de masse.?
Bien sûr, il reste le camping pour les adeptes. Le pays est sûr et la délinquance quasi- inexistante. Planter sa tente au milieu d'un coin désert ne relèvera pas donc pas de l'inconscience ou de l'interdiction. Seuls quelques chèvres ou chameaux risquent de perturber votre sérénité.
Il reste que, pour la majorité des touristes qui souhaitent le confort d'une chambre climatisée et une douche, les choses s'avèrent plus délicates. Le choix est très restreint et l'absence de concurrence n'a pas d'effet bénéfique sur les prix et niveaux de prestation...
La nourriture, faute d'être excellente, reste correcte. Le riz est la base de la consommation alimentaire. Ici, on le mange avec les doigts, ou enroulé avec des chapatis.
L'autre plat national est le "shawarma ". Viande de poulet ou de bœuf, accompagné de salade avec du houmous, purée de pois chiche. Pas vraiment diététique mais ça nourrit.
Le Mac Do Omanais en quelque sorte.
Pour les inconditionnels, quelques Pizzas Hut et Mac Do se sont ouverts à Muscat et a
Salalah. On trouve aussi des frites partout.
La boisson reste le thé ou l'eau. Nous sommes en terre d'Islam.
Cependant vous pourrez trouver de la bière et du vin dans les restaurants des grands hôtels. Il faut en conclusion admettre que le pays ne brille pas par la qualité ou la diversité de sa cuisine.
Quinze jours suffisent amplement pour réaliser un circuit plutôt complet du Sultanat d'
Oman. Il faut compter environ 100 euros par jour pour deux. Location de voiture, hôtels, nourriture et carburant compris. (le carburant représentant une somme négligeable car très peu onéreux).
La période la plus propice sur le plan climatique est le mois de février. Températures agréables inférieures à 30 degrés. Mais tout sera sec.
Si vous voulez plus de vert dans le paysage préférez les mois de juillet et août mais vous risquez quelques jours de grisaille... et de pluie.!!
Pour plus d'infos.. Voir mon autre post..
OMAN EN 10 points.