Jour 7: HOMI HACHIMAN (3)
C'est au sommet du mont Hachiman que se dressait jadis un fier édifice fortifié construit en 1585 par Hidegutsu, un neveu du shogun Toyotomi Hideyoshi. Mais ce château n'a pas résisté à la volonté du cruel shogun qui ordonna sa destruction quelques décennies plus tard après avoir condamné son neveu à la mort par seppuku suite à une suspicion de coup d'état...
Si on a le temps et assez de courage, il est possible d'atteindre le sommet du mont et les ruines du château en empruntant un sentier tortueux et escarpé... ou le téléphérique si on est pressé ou paresseux... voir même les deux.
Si le château n'existe plus, son esplanade a été conservée et la vue dominant la plaine et Biwa-ko, le plus grand lac du
japon est est absolument magnifique.
Une sculpture LOVE attire certainement des couples désireux de se faire photographies dans cet environnement enchanteur... manque de chance, j'étais vraiment seul sur ce mont.
Un sentier permet d'en faire le tour en une vingtaine de minutes. Il permet d'apprécier les murailles du château, inexorablement envahies par la végétation et de découvrir d'autres points de vue sur la campagne environnante.
Si le château a disparu depuis longtemps, on trouve un petit temple au sommet du mont. Il était indiqué comme étant toujours ouvert, mais à ma grande surprise j'ai trouvé porte close.
Il n'y avait pas un chat dans les environs... ou plutôt, il n'y avait qu'un chat. Mais il ne m'a pas ouvert !
Une fois redescendu par le téléphérique, j'ai à nouveau franchi le canal pour continuer la visite du quartier des marchands. Compte tenu de la richesse architecturale des entrepôts et boutiques, je m'étonne encore de ne pas y avoir rencontré plus de monde.
Comme je photographiais la devanture d'une boutique, une employée m'a invité à entrer.
Il s'agissait d'une épicerie qui comprenait une partie traiteur avec des plats préparés dans lesquels les clients se servaient avant d'aller payer en caisse. Ayant avoué que tout cela me donnait faim, on m'a invité à choisir des mets et à aller m'installer dans une salle adjacente. Un excellent repas pour quelques centaines de yens.
J'ai ensuite continué à me balader dans les ruelles jusqu'à la rue principale, m'émerveillant à chaque carrefour.
Je termine cette visite en parcourant rapidement les ruelles en damier bordées de petites résidences du quartier populaire en direction du temple Himureisan Ganjoju.
J'ai toujours été attiré par les volées d'escaliers, la peine engendrée par leurs montées aboutissant souvent sur des instants de plénitude dans la contemplation de lieux aux beautés insoupçonnées.
Mais pour une fois, mes efforts ne sont pas vraiment récompensés, l'endroit se révélant être d'une banalité affligeante. Mais la prochaine fois...
Un ultime bref arrêt pour la visite du temple Saiko-ji qui protège les âmes du quartier.
J'ai le temps de remonter dans le bus pour rejoindre la gare,
Kyoto n'est qu'à une demie heure de train... la journée n'est pas finie!