Samarcande... Qui n’a pas les yeux qui s’agrandissent, la gorge qui se noue et les doigts qui tremblent d’envie au nom évocateur de
Samarcande ?...
Depuis toute jeune et plus encore depuis la lecture du roman éponyme d’Amin Maalouf,
Samarcande était pour moi une cité tellement lointaine, tellement magique, tellement fascinante qu’elle en était devenue un mythe inaccessible.
Les années ont passé, j’ai grandi, j’ai voyagé...
Samarcande brillait toujours au loin de son aura męme si, avec nos voyages, le monde s’est rétréci et que la Cité s’est rapprochée. Pas une année sans qu’on parle d’Elle et qu’on organise... un autre voyage ! Et plus on voyageait et plus le mythe grandissait... Jusqu’ŕ cette année...
Maintenant, il vous est facile d’imaginer mon émotion en arrivant ŕ
Samarcande !
Pourquoi avoir tant tardé ? Sans doute ŕ cause du paradoxe des ręves : l’envie de les réaliser tout en sachant qu’alors on les perd... Faire durer le plaisir au maximum !
Aujourd’hui, le souvenir a remplacé le ręve. Avec bonheur, puisqu’au-delŕ de
Samarcande,
Khiva et
Boukhara rivalisent de charme.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
On a vraiment pris notre temps. Principe de base de nos voyages : en voir moins, mais le voir bien. En cela, cet itinéraire n’a rien d’un modčle, c’est juste un témoignage.
On s’est concentrés uniquement sur les 3 grandes cités. Et on n’a pas été jusqu’ŕ
Noukous, ni ŕ
Chakhrisabz, ni dans la vallée du
Ferghana... On a fait nos choix qui étaient d’imprimer ŕ fond nos émotions, choix définis ŕ partir des guides et surtout des nombreux posts de VF, en particulier l’excellent carnet de Maxicool.
Ces 2 semaines nous ont permis de voir et de revoir certains monuments, sous différentes lumičres, et surtout de laisser notre śil s’habituer ŕ cette architecture pour d’abord la comprendre, ensuite l’apprécier et finir envoűtés.
Nous avons quitté chaque ville avec le sentiment d’en avoir fait le tour, en lui ayant consacré le temps qu’elle méritait. Avec nostalgie mais sans regret.
Ven 16 Juin - Vols
Uzbekistan Airways
Paris/
TashkentSam - Vol
Tashkent/
Urgench –
3 nuits ŕ KhivaDim - KhivaLun - KhivaMar -Transfert vers
Boukhara –
5 nuits ŕ BoukharaMer - BoukharaJeu- BoukharaVen - BoukharaSam - BoukharaDim - Transfert vers
Samarcande –
4 nuits ŕ SamarcandeLun - SamarcandeMar - SamarcandeMer - SamarcandeJeu - Transfert vers
Tashkent –
1 nuit ŕ TashkentVen 30 Juin - Vol
Tashkent/
Paris
BUDGET :
Le soum, sum, som (CYM en cyrillique)
1 € = 1 550 soms. Cours officiel dans tous les bureaux de change (notamment ŕ l’aéroport)
1 $ = 1 220 soms.
1 $ = 0, 8 €
Pour connaître le cours actuel du som,
cliquer ici
.
Visa : suffisamment cher pour que j’en parle ici.
70 € par personne pour un visa de 15 jours avec 1 seule entrée.
Dépôt du dossier (formulaire avec photo, passeport et un chčque) ŕ l’ambassade, récupération 1 semaine plus tard. Joignez l’utile ŕ l’agréable : l’ambassade est située ŕ côté de la maison du whisky

.
Pour télécharger le formulaire depuis le site de l’ambassade,
cliquer ici
.
Aucune difficulté rencontrée.
Vols réguliers
Uzbekistan Airways : 622 € (international) + 49 € (national) par personne =
1 342 € au total pour nous 2.
Sur place (pour nous 2) : 520 € soit 40 € / jour pour nous 2 (hors achat souvenirs)
Nous n’avons utilisé ni carte bancaire, ni travellers cheques, ni $. Que des €, changés principalement ŕ l’aéroport ŕ l’arrivée puis quelques compléments ŕ
Samarcande. Nécessité d’avoir des coupures en trčs bon état. La moindre encoche d’un ˝ millimčtre suffit ŕ ce qu’ils vous soient refusés.
Attention au bureau de change ŕ l’intérieur de la médersa Tilia Kari ŕ
Samarcande, recomptez bien vos billets...
100 € changés au noir ŕ 1500 soms par un vendeur de souvenirs sur le Reghistan de
Samarcande. Pour le coup, il ne manquait pas un seul billet. Et aprčs avoir recompté et l’avoir chaleureusement remercié (car il nous évitait ainsi de courir dans toute la ville), je partais d’un pas tranquille sans lui avoir donné mes 100 €. Il me les a réclamés gentiment, sans s’énerver... euh... j’étais un peu gęnée.... Lui, riait ! Cool !
Répartition des dépenses :270 € d’hôtels
150 € de nourriture, boissons et petits transports...
50 € de transferts en taxis collectifs
50 € environ d’entrées de sites
En aucun cas, ce budget n’est une référence ; c’est un témoignage parmi d’autres, ŕ prendre comme tel. Nous avons choisi des hôtels simples mais confortables (AC, sdb), des transferts en taxi collectifs (plus chers que le bus) et ne nous sommes jamais privés d’une bičre le soir... Vous pourrez sans difficulté faire ce męme voyage avec un budget bien plus serré... ou bien plus large.
GUIDES :
Lonely Planet Asie Centrale - version française 1č édition – Novembre 2004 – découpé pour n’emporter que la petite partie sur l’
Ouzbékistan (une erreur, il a fini en pages volantes !)... Les prix ont beaucoup augmenté en 2 ans. Les plans sont approximatifs.
Guide Olizane – Complément indispensable du LP pour l’aspect culturel - Trčs bien fait, trčs détaillé – Pas mal d’infos pratiques aussi.
Et puis bien sűr, les nombreux posts de VF, en particulier l’incontournable
carnet de Maxicool bourré d’informations trčs précises (
cliquer ici
).
TRANSPORTS :
1 - Vols
Vols internationaux - Seul
Uzbekistan Airways propose des vols directs. 3 par semaine (mardi, jeudi et vendredi) - Achetés sur internet via Go Voyage mi mai ; billets récupérés ŕ leur agence. 616 € l’A/R (+ 12 € de frais de dossier).
Horaires de vol confortables : départ ŕ 21h30, arrivée ŕ 7h00 ce qui nous a permis d’enchaîner facilement avec le vol intérieur.
Et au retour, départ ŕ 15h45, arrivée ŕ
Paris ŕ 20h00.
Avion au 2/3 vide, ŕ l’aller comme au retour. Boeing 767, prestations de qualité. Rien ŕ redire.
- Pendant le vol de Paris, les hôtesses nous ont remis un formulaire d’immigration en anglais. A l’arrivée, il faut en remplir un second, identique, mais tout en russe (il suffit de recopier dans les bonnes cases). Les douaniers vont en conserver un et vous rendre l’autre. Conservez-le bien. Il faudra leur remettre, pour repartir, accompagné de 2 nouveaux formulaires en russe (toujours les męmes).
- Plusieurs bureaux de change dans l’aéroport.
- On peut reconfirmer le vol international de retour dans un bureau ŕ l’extręme droite de l’étage des départs internationaux. Nous l’avons fait dčs notre arrivée (nous avions quelques heures ŕ perdre en attendant notre vol pour Urgench et ce n’est pas les boutiques qui nous ont beaucoup occupés !)
- Pas de taxe d’aéroport. Vous pouvez arriver ŕ l’aéroport sans plus aucun som.
Vols intérieurs - Achetés directement auprčs d’
Uzbekistan Airways - 4, passage Saint Roch –
Paris 1er – Tel 01 42 96 10 10 – 49 € /p tout inclus. Suzanna n’est pas particuličrement chaleureuse.... Dommage.
Départ de
Tashkent ŕ 12h30, arrivée ŕ
Urgench ŕ 15h00. Ca secoue moins que je le craignais...
- L’aéroport des vols domestiques se situe ŕ 100 mčtres de l’international : prenez ŕ droite en sortant et passez les grilles. Vous y ętes. Aucune indication. Pas de panique, ce n’est pas Singapour !... c’est minuscule.
- C’est la lecture des posts sur VF qui nous a incités ŕ quitter Tashkent le plus vite possible. On ne regrette pas.
2 - Transfert entre les grandes villes
Par confort et parce qu’il faisait trčs chaud, nous avons choisi la solution
taxi collectif (vous demandez "Nexia", ils comprennent). Il s’agit de bonnes voitures (des Nexia donc généralement) qui chargent 4 personnes. On partage la course. Pas de clim, fenętres grandes ouvertes... Les routes sont bonnes, ils roulent vite.
Nombreux radars et autres contrôles de police. En ce qui nous concerne, nous n’avons jamais été contrôlés.
Fait du hasard, nous avons toujours voyagé avec le męme couple de touristes anglais qu’on recroisait la veille de nos départs.
Khiva/Boukhara : 15 000 soms X 41 – prendre un marshrout ŕ la porte Nord de
Khiva pour aller jusqu’ŕ Ourgench (25km) : 500 soms. Ils partent quand ils sont pleins. A 8h00, nous n’avons pas attendu
2 – au terminus, sur la męme route, arręter le marshrout n° 19 pour aller jusqu’ŕ la station de taxi collectif (200 soms pour qq minutes). Gare routičre ŕ gauche, Nexias ŕ droite.
3 – compléter une Nexia (ou attendre) pour quitter Ourgench. Expliquez bien que vous voulez partager sinon, vous risquez de partir ŕ 2... et de payer ŕ 2...
5 heures de route en plein désert, il fait trčs chaud. Une pause d’1/2 h. Déposés sur la Lyabi Haus, ŕ 2 pas du Fatima B&B.
Boukhara/Samarcande : 10 000 soms X 4Organisé par Fatima pour nous 4 le matin męme. Porte ŕ porte. Il nous a emmenés au B&B Timur the Great (complet) puis au Zarina. Sans pb.
3h30 de route
Samarcande/Tashkent : 12 000 soms X 4Trouvé la veille sur le Reghistan. Porte ŕ porte également.
3h30 de route
Ce n’est pas la solution la plus économique, par rapport aux bus, c’est beaucoup plus cher mais ça reste encore abordable, c’est vraiment plus rapide et c’est pratique puisqu’ils nous ont toujours déposés ŕ 2 pas de l’hôtel de notre choix, ce qui ne plombait pas pour autant notre négociation de prix de la chambre (vérifié aprčs coup avec d’autres clients de l’hôtel). Par contre, c’est moins local. Moi qui adore les transports locaux, c’est trčs frustrant.
3 - A l'intérieur des villesAéroport d’Ourgench/
Khiva (25km) : 6 000 soms pour nous 2 en taxi Marshrout (petit minibus) en ville : 100 ŕ 300 soms/p
Demandez le prix plutôt ŕ un client qu’au chauffeur. "Nitcha som ?". Ils nous ont toujours compris. Métro dans
Tashkent : 160 soms le jeton. Ne ratez pas cette expérience, les stations sont magnifiques quoiqu’un peu... soviétiques. Hôtel Orzu / Aéroport de
Tashkent (3 km) : 1 000 soms pour nous 2 en taxi
HEBERGEMENT :
Nous avons choisi nos hôtels dans la catégorie moyenne (ref LP). Les prix indiqués sont pour la chambre (toujours aprčs petite négociation) avec le petit déjeuner.
Aucun de ces hôtels n’avait vraiment de charme...Confort simple, sdb privée, AC (indispensable ŕ cette époque, pour la premičre fois de notre vie de voyageurs, nous dormions avec l’AC en marche).
A propos des petits papiers pour l’OVIR : nous n’avons eu aucun contrôle. A
Boukhara, Fatima a męme oublié de me le donner...
Dans cette catégorie, les prix sont indiqués et négociés en $. Par contre, sauf pour le Fatima B&B, j’ai toujours payé en soms (1 $ = 1 220 soms).
Khiva : hôtel Zafarbek (20 $ (30 au départ) - 24 400 soms)
Chambres réparties sur 2 étages autour d’une cour. Spacieuse mais vétuste. Juste propre. Filet d’eau ŕ la sdb.
Boukhara : Fatima B&B (25 $ (30 au départ) - 20 € - seul hôtel oů j’ai payé mes 5 nuits directement en €. Fatima a vérifié attentivement que les 2 billets de 50 étaient parfaitement intacts.)
Notre préféré sans pour autant ętre un coup de cśur. Sdb toute neuve, trčs propre, bonne literie. Lŕ encore, filet d’eau, voire rien du tout pendant parfois de longues heures (il suffit alors d’aller leur réclamer la mise en route du moteur). Petit déjeuner extraordinaire ! Lŕ, un vrai coup de cśur.
Excellent dîner maison sur demande (3 500 soms) - Accueil trčs chaleureux – Une jeune fille (la fille de Fatima ?) y parle trčs bien français.
Samarcande : hôtel Zarina (30 $ (40 au départ) - 36 600 soms)
Chambre spacieuse, confortable, claire et propre. Beaucoup d’eau cette fois mais chaude en permanence. Petit frigo pratique dans la chambre. Petit dej buffet trčs agréable. Piscine minuscule et un peu trop en vue ŕ notre goűt mais certains ont semblé l’apprécier. Accueil pas trčs chaleureux.
Trčs bien situé entre Reghistan et Gour Emir.
Tashkent : hôtel Orzu (30 $ (45 au départ) - 36 600 soms)

L’erreur ! Glauque, literie épouvantable. Pour le męme prix (on est allé voir), préférez-lui le Grand hôtel Orzu, trčs mignon. Oui, je sais, aprčs relecture des posts de VF, c’est bien lui, le Grand, qui était conseillé. Bon, on s’est planté

et pour une nuit, on a laissé couler. Cela dit cette fois, nous avions de l’eau en quantité, chaude et froide. Petit déjeuner dégueu, dans une salle couloir horrible. Fuyez !
REPAS :
La nourriture n’est pas ce que l’
Ouzbékistan a de mieux ŕ offrir... D’abord, on retrouve toujours les męmes choses, ensuite c’est assez gras, enfin il est parfois difficile de trouver des légumes cuits. Néanmoins, on ne meurt pas de faim non plus !
Nous avons commencé par le traditionnel plov (plat de riz agrémenté de carottes, pois chiches, raisins et quelques petits morceaux de viande), les chachliks (brochettes) et l’habituelle salade tomates/concombre/oignons. Ca nourrit.
Plusieurs fois, nous nous sommes contentés de
fruits achetés au marché en guise de repas de midi. A cette époque, grand choix : cerises, abricots (ŕ la peau lisse), pęches, raisin (absolument extraordinaire !), fraises, poires, pommes, melons, pastčques. La pastčque est une véritable institution. Elle nourrit tout en désaltérant. Ces repas de fruits, assis sous le portique d’une médersa furent de vrais moments de bonheur !
Le matin au petit déjeuner, goűtez les
laitages. Ils sont trčs bons.
Attention toutefois aux abus ; entre les laitages, les crudités, les jus de fruits maison (goűtez la cerise)... on n’a pas échappé tous les 2 ŕ une bonne tourista.... Comme d’hab, imodium, ercefuryl et coca ont réglé le problčme en peu de temps.
Quelques prix :Bouteille d’eau 1, 5l non gazeuse (attention, on trouve presque plus facilement de l’eau gazeuse que non gazeuse. Vérifiez bien avant d’ouvrir) : 400 en supermarché, 500 dans la rue, 600 ou 700 sur les sites.
Le budget eau n’est pas totalement négligeable. Nous buvions au moins 5 bouteilles ŕ nous 2 par 24h (on boit aussi la nuit !) 5 X 13 jours X 500 soms = 32 500 soms soit 20 €...
Coca cola 25cl : 300 ŕ 500 – 1 000 au Farruh ŕ
Khiva !
Bičre 50 cl : Baltika (russe) 3 000 soms, pression ouzbek 1 000 soms. La Baltika est bien meilleure...
Glace : 300 ŕ 500 soms (il y a partout des vendeurs de glaces et sorbets). On n’a goűté que les glaces, pas les sorbets..
Chachlik : 800 soms au Labi Gor de
Samarcande1 repas : entre 2 000 et 4 500 soms (pain, salade, chachliks, fruits, boisson)
Pas de coup de cśur ni de grands souvenirs en terme de restaurants.
A Khiva :Le Farruh : trčs agréable mais trčs cher (bouteille 25 cl de coca ŕ 1000 soms !)
La Bir Gumbaz chaďkhana : quelques tables sur une petite place face au minaret court. Bon et prix raisonnables (8 500 soms pour 2 brochettes, 1 samsa, 2 salades, 1 bičre Baltika, 1 bouteille d’eau)
Jamais trouvé le restau conseillé par Maxicool ŕ la sortie Nord. On a reconnu le jardin, les jets d’eau, mais tout semblait tristement fermé...
Un peu étonnamment, on a trouvé le pain ŕ
Khiva bien moins bon qu’ailleurs (en fait, il était toujours rassis...)
A Boukhara : Repas chez Fatima excellent (menu maison), copieux et trčs goűteux qui se termine par une énorme assiette de fruits frais divins. 3 500 soms le repas complet.
Les petits restau sur la Lyabi Haus ne sont pas tous de qualité égale.
A Samarcande :On a fait du Labi Gor notre cantine. La cuisine est faite dans la rue (brochettes, soupe, manty, plov...). C’est facile : on choisit en montrant ce qu’on veut. On a trouvé ici le moyen de goűter une cuisine plus variée et trčs bonne. La soupe ouzbek (sorte de pot au feu cuit dans un petit pot en terre), les poivrons ou les choux farcis, les chachliks, le pain parfumé et moelleux, tout ici est délicieux. Bičre pression locale, un peu forte ŕ mon goűt. Environ 3 500 soms le repas.
A Tashkent :2 repas pris au Caravan (ŕ 2 pas du Grand hôtel Orzu, c’est comme ça qu’on a compris notre erreur). Restaurant décoré avec soin et goűt, grande carte originale (les goűts sont adaptés ŕ nos palais) c’est beaucoup plus cher que partout ailleurs, mais ça vaut le coup. Le thé glacé maison (avec de la menthe et des fruits rouges) est un délice. Comptez au moins 12 000 soms ŕ 2 (ah oui, on change de registre). Trčs fréquenté par les Ouzbeks aisés de
Tashkent.
SITES CULTURELS :
Vous l’avez compris... hébergement et nourriture ne sont pas des grands moments de fęte. Par contre, les sites sont fabuleux ! Nous voila bien payés de nos efforts... Encore faut-il aimer les vieux bâtiments, l’art arabe, les mosaďques et ne pas avoir une aversion pour le bleu !
Khiva,
Boukhara et
Samarcande sont trčs différentes. Les monuments y sont de plus en plus grandioses, les mosaďques de plus en plus fines. On passe de la brique vernissée et céramique peinte de
Khiva ŕ la mosaďque de
Boukhara pour finir en apothéose avec la mosaďque ajourée et les dômes cannelés de
Samarcande. Par contre, l’ambiance est de plus en plus urbaine. D’une magnifique petite bourgade aux ruelles pavées, totalement préservée, ŕ
Khiva, on passe ŕ une petite ville ŕ
Boukhara dont certaines rues sont asphaltées mais avec encore une grande partie de ruelles, pour finir dans une ville moderne ŕ
Samarcande. Ainsi on perd en ambiance ce qu’on gagne en finesse dans les édifices.
3 villes trčs différentes qui n’apportent pas la męme chose.
Męme aprčs 2 semaines, nous n’étions pas lassés (mais vous savez ŕ quel point on aime les vieilles pierres

....). Par choix, on a męme éliminé
Chakhrisabz pour profiter encore et encore de
Samarcande. C’est dire...
Un regret : les monuments ferment leurs portes tôt, vers 18 ou 19h, bien avant le coucher du soleil. Dommage qu’on ne puisse pas visiter quand enfin la température est plus douce... Non, ils n’ouvrent pas non plus trčs tôt...
Le budget visite finit par chiffrer... Il y a tellement ŕ voir... prčs de 50 € pour nous 2.
Les billets sont généralement valables pour une journée. Ainsi est-il toujours possible de sortir pour manger ou se reposer et revenir plus tard.
1 – Khiva (2 jours pleins)
Notre ville préférée, toute petite, enfermée dans des murailles crénelées épaisses, totalement préservée, tout en brique. Un mélange de sobriété voire d’austérité, et d’exubérance. C’est la ville aux nśuds papillon, ces petites briques vernissées bleues ou vertes, incrustées dans les murs bruns des palais, des mosquées, des médersas. Magnifique. On y flânerait des heures et des heures s’il n’y faisait pas si chaud... Perdez-vous dans cette petite ville, c’est le meilleur moyen d’en profiter.
Pass ŕ 7 000 soms/p + 2 500 de droit photo. Ce qui n’empęche pas quelques suppléments...
A acheter ŕ la porte Ouest.
Nos avis sur quelques endroits (c’est loin d’ętre exhaustif) :
La mosquée du vendredi A ne pas rater, tellement sobre avec sa foręt de piliers en bois sculpté.
Kukhna ArkMęme s’il faut rajouter 1 500 soms de supplément, je vous conseille la vue depuis la terrasse du Kukhna Ark. Nous y sommes montés vers 11h, la lumičre n’était pas bonne. Nous sommes revenus vers 17h, nettement plus beau. Vraiment une jolie vue qui embrasse bien cette petite bourgade moyenâgeuse.
Le coin du minaret courtOn y rencontrera d’ailleurs, dčs notre premier soir ŕ
Khiva, 3 compčres aux yeux rougis par autre chose que la fatigue... Ils nous appellent, nous invitent ŕ leur table, nous prennent en photo, et finissent par nous offrir le fameux verre de l’amitié entre les peuples, sorte de vodka coupée d’eau, vraiment pas forte qu’on boira avec plaisir. On réussit ŕ s’en tenir lŕ, le 2čme verre ayant été servi dčs notre verre vide reposé. Pendant 10 minutes, ils essaieront en vain de nous faire comprendre... je ne sais pas quoi. Le fait qu’ils ne parlaient qu’ouzbek n’était pas la seule raison au fait qu’on ne les comprenait pas. Ils avaient pris beaucoup d’avance... Bref, des sourires, des accolades, des photos, des gestes amicaux, tout ça, c’est du langage international et la rencontre, si elle fut un peu stérile, fut bien agréable et donnait le ton de ce voyage. Hips

....
Belles lumičres le soir (avec ou sans vodka).
Le palais Isfandiyar Hors forfait : 1 000/p
En dehors de la vieille ville. Palais vide, mais pas cher... Seulement si vous ętes épris d’exhaustivité...
2 – Boukhara (4, 5 jours)
Arrivés vers 14h30, nous commençons par une bonne douche, enfin, disons une douche... trop peu de pression pour qu’elle soit vraiment bonne. Qu’importe, nous voila propres. Nous décidons de partir flâner dans les ruelles si vantées de
Boukhara. On part vers le Sud, le plan dans une main, la boussole dans l’autre. Trčs vite, on range les 2....
A la différence de
Khiva,
Boukhara n’est pas ŕ proprement parler jolie, mais plus vivante, plus authentique, moins ville-musée. Elle perd en charme ce qu’elle gagne en activité. Signe de cette activité : les tuyaux (eau, gaz ?) qui défigurent les façades, les tas de gravats qui encombrent tous les coins de rues, le sol défoncé de la moindre ruelle... Dčs lors, le charme n’opčre pas comme ŕ
Khiva. En tous cas, pas immédiatement... Au fur et ŕ mesure de nos pérégrinations, on a trouvé ce qu’elle avait d’attachant : des monuments qui se cachent et s’offrent moins facilement qu’ŕ
Khiva, des petits bijoux coincés, englués dans des rues délabrées, une ambiance animée, vivante. Voila pourquoi, męme si nous avons été déçus ŕ notre arrivée, nous sommes restés 1 journée de plus que prévu initialement. Comme toujours : laisser du temps au temps, laisser l’śil s’habituer et dans ce cas précis, laisser l’esprit oublier ce qu’il attendait pour profiter de ce qu’on lui offre.
Boukhara n’est pas
Khiva, elle se fait désirer, elle se mérite. Laissez-vous porter.
Nos avis sur quelques endroits :
Le minaret et la mosquée Kalon, la médersa Miri-Arab 1 000/p + 1 000/APN
3 000/p de supplément pour grimper dans le minaret
Prenez du temps, venez la revoir ŕ différentes heures de la journée.
Je vous conseille la grimpette dans le minaret. On arrive d’abord sur le toit de la mosquée, bosselé de dizaines de petits dômes (qu’on n’imagine pas d’en bas). Dirigez-vous ŕ l’opposé, vers le grand dôme beige et bleu. Vous aurez la surprise de voir qu’on peut y grimper. C’est magique d’ętre tout au bord de ce dôme majestueux. De lŕ on embrasse toute la cour de la mosquée. L’ascension du minaret apporte une jolie vue sur la médersa Miri-Arab en face. On peut également accéder aux 2 petites niches au dessus du portail de la mosquée et avoir une vue frontale sur la médersa, ŕ quelques mčtres de hauteur, ce qui pour les photos fait parfois la différence...
La médersa est en activité et ne se visite pas.
L’Ark3 600/p
Autant l’extérieur peut impressionner, autant l’intérieur avec ses quelques musées poussiéreux, n’a aucun intéręt.
La mosquée Bolo HauzUn petit coup d’śil ŕ son portique en bois peint. Les vieillards ŕ longue barbe blanche qui s’y reposent ne refusent pas les photos. Męme 2 jours de suite !
Le mausolée Ismaďl Samani200/p
+ 25/p pour l’entrée du parc
L’intérieur a assez peu d’intéręt mais cette construction cubique est surprenante. Pas de mosaďques ici.
A l’intérieur d’un parc fleuri agréable avec petits mančges. Animation locale trčs sympa.
Le marchéJuste ŕ côté du mausolée. Nous y rencontrons 2 jeunes, dont l’un en train d’essayer un costume et un turban tout en paillettes et strass. J’en ai encore mal aux yeux

! L’autre jeune nous expliquera dans un parfait anglais que son frčre est en train de louer son costume de mariage. Longue discussion sur la coutume du mariage... Moment sympa. Je lui ai envoyé la photo par internet...
Le tchor minor 400/p pour grimper dans la tour
4 colonnes sur un petit édifice (qui n’est pas une mosquée). Tout petit, tout mignon, perdu dans des ruelles plus jolies qu’au sud de la ville.
Le palais de l’Emir (Sitoraď Makhi Khosa)3 600/p – On a décliné le droit photo et on n’a pas regretté
Pour nous qui avions le temps... Faites l’impasse si vous ętes plus pressé.
A défaut d’un marshrout n°70 tous bondés, nous avons pris le bus n° 21 (100 soms/p). On descend juste au moment oů il fait demi-tour. Le palais est au fond de l’impasse ŕ droite, 500 mčtres.
C’est le terminus des marshrout n°70. Pour le retour, c’est donc plus simple...
Le Zindan1 500/p
La prison. Intéressant. D’autant que les sévices infligés ici parce qu’on a dit du mal d’un homme riche ou parce qu’on n’a pas respecté le ramadan ne datent pas de si longtemps...
3 – Samarcande (3, 5 jours)
Vous avez lu mon introduction. L’arrivée ŕ
Samarcande a eu lieu dans la fébrilité, c’est le moins qu’on puisse dire, et le départ avec la gorge bien nouée. Au-delŕ de ces émotions toutes personnelles, et tout ŕ fait objectivement (si, si, je vais y arriver !) cette cité est fabuleuse par les monuments qu’elle recčle. Mais c’est une ville, avec ses grandes rues, sa circulation (ce n’est pas
Paris non plus !). Cette fois, la vieille ville est vraiment trčs réduite et le moderne l’emporte sur l’ancien, le soviétique sur l'arabe.
Et pourtant, les monuments atteignent ici un paroxysme de finesse, je pense surtout ŕ l’époustouflante nécropole Chah i Zinda. Le marché est trčs animé, trčs authentique, trčs sympa. Nous y passerons des heures et des heures, ŕ manger les fruits offerts, ŕ photographier les gamins qui le réclament, ŕ faire des portraits qui ont un peu de mal ŕ ętre naturels tellement ils se font un devoir, un honneur de poser, ŕ discuter ŕ droite ŕ gauche (oh, ça ne va pas bien loin, mais que c’est sympa !).
C’est aussi ici que nous ferons notre plus belle rencontre avec un jeune, Akmal, étudiant en français qui, nous voyant en pleine méditation sous un porche du Reghistan a osé s’approcher (pourtant, qu’il hésitait ! Le pauvre, s’il comptait sur moi pour faire le premier pas, c’était mal connaître mon côté sauvage). Il parlait trčs bien français et la discussion a été agréable, ouverte et intéressante (et désintéressée). Sans se donner rendez-vous (pas notre truc ŕ nous, les lecteurs de mes carnets le savent, on est des vrais ours) on s’est retrouvés plusieurs fois et les échanges furent spontanés, amicaux et enrichissants ŕ chaque fois. Enfin, nous pouvions parler d’autre chose que du talent de Zidane. Religion, vie courante, mariage, école... bien des sujets abordés sans retenue ni tabou.
Le premier soir, sur le Reghistan, nous le retrouvons. Nous étions alors un peu dépités de n’y voir aucune illumination (bon, je n’attendais pas non plus les scintillements de la Tour Eiffel, mais enfin quand męme). Bref, rien... Akmal nous conseille d’aller ŕ Gour Emir. Quel bon conseil ! Tous les soirs, ce fut notre promenade digestive. Eclairage un peu ŕ la Disney, mais quelle magie ! Seuls, allongés ŕ plat dos dans la cour, la tęte soutenue exactement comme il faut par un petit rebord pile poil au bon endroit, on restait des heures (non, lŕ j’exagčre un peu) ŕ admirer le dôme cannelé de Gour Emir, tout illuminé (en bleu bien sűr) se détacher sur le ciel noir piqué d’étoiles. Magique, merci Akmal.
En 3 jours pleins, nous avons fait toutes nos visites ŕ pied hormis l’observatoire d’Ouloug Beg et le musée Afrosyob.
Nos avis sur quelques endroits :
Le Reghistan 3 500/p – Billet valable une journée.
Il faut du temps. On a vu des groupes faire cette visite en 2 heures. A mon sens, c’est une aberration. Il faut s’imprégner, laisser agir, décanter, maturer, imprimer. Nous y avons passé 3 demi-journées. Nous avons d’ailleurs réussi ŕ ne pas payer la premičre car on ne voulait pas rentrer dans les médersas mais juste profiter de la place et se poser sous les portiques. La guichetičre nous a crus (ŕ juste titre, nous étions parfaitement honnętes et avons respecté notre engagement). 2 autres visites nous ont paru nécessaires pour bien profiter.
Les 3 médersas sont envahies par des boutiques d’artisanat, comme ŕ Angkor ou ŕ Bagan. C’est ŕ la fois un peu invasif, moi j’ai toujours un peu de mal, mais d’un autre côté, ça redonne de la vie ŕ ces édifices qui ne devaient pas en manquer ŕ l’époque de leur activité. Alors, ma foi.....
Par contre, ce qui est idiot, c’est que si vous voulez aller acheter un truc qui vous a plu la veille, il faut payer pour y aller.... Pensez-y...
On n’est pas monté en haut du minaret.
Le Gour Emir2 400/p + supplément 2 000/p pour descendre dans la crypte
L’intérieur du mausolée est richement décoré et vaut la visite. La cryte est jolie et émouvante, c’est lŕ que repose ce coupeur de tętes qu’était Tamerlan devenu maintenant la grande figure de l’unité nationale ouzbek, mais bon... on peut faire l’impasse (de la crypte).
C’est assez petit, 2 heures peuvent largement suffire.
Ne ratez pas les éclairages de nuit. C’est kitsch mais sympa.
La Nécropole Chah-i-Zinda2 400/p
La cerise sur le gâteau ! Je ne veux pas en dire plus, c’est merveilleux.
Bibi KhanoumPar contre, on n’a pas trop aimé la mosquée de Bibi Khanoum (2 400/p) et son mausolée (1 150/p)
La mosquée est en fort mauvais état quant au mausolée, il n’y a strictement rien ŕ y voir (limite arnaque).
L’extérieur suffit dans les 2 cas...
Le marché A côté de Bibi Khanoum, juste avant Chah-I-Zinda.
Les fruits sont bons, les gens souriants et avenants, les photos faciles.
Incontournable.
Attention, une fois ŕ l’intérieur du marché, on a eu du mal ŕ trouver de l’eau...
L’observatoire d’Ouloug Beg2 400/p
Les plus préssés passeront leur chemin. C’est bien cher pour les vestiges du sextant d’Ouloug Beg et un petit musée.
Pour y aller, on a pris un marshrout au Nord du marché. En fait, le 45 indiqué par le LP ne circulait pas (route fermée), on a demandé "Ouloug Beg", et on s’est retrouvé dans le marshrout n°100 et 10 minutes plus tard ŕ pied d’śuvre.
Le musée Afrosyob2 400/p
Bôf, bôf...que pour les passionnés, et encore... Seules les fresques sont intéressantes mais bien dégradées...
La route principale y menant était coupée ŕ la circulation, aucun marshrout n’y allait. L’un d’eux moyennant un petit supplément a fait un détour pour nous y déposer.
Nous sommes redescendus au marché ŕ pied. 1km : ŕ droite en sortant, on passe devant la grande mosquée moderne genre grosse pâtisserie. Le marché est en contre bas.
4 – Tashkent (0, 5 jour)
On a suivi les conseils avisés des VFistes. On a consacré le minimum de ce qu’on pouvait ŕ
Tashkent. On a męme hésité ŕ rejoindre l’aéroport directement de
Samarcande. Un peu risqué quand męme... allez, on ne joue pas...
De fait, c’est une capitale. Des avenues énormes, des bâtiments soviétiques écrasants et ridicules de mégalomanie, et des femmes ici plus voilées qu’ailleurs... Cela dit, cela dit... l’aprčs midi qu’on y a passée n’était pas désagréable du tout.
D’abord, il faut prendre le métro (160 soms le jeton). C’est propre, sűr, et les stations sont... soviétiques. Ca vaut le détour, vraiment. C’est beau dans la démesure.
Marché Chorsu, médersa en activité qu’on peut visiter, opéra (on a voulu suivre les conseils de bertrand31 mais on a raté la séance de 30 minutes. Ca commençait ŕ 19h avec un programme différent tous les jours. Vu ce qu’on entendait de dehors ce jour-lŕ, je ne suis pas sűre de le regretter

) et restaurant Caravan.
C’était sympa, court et suffisant ŕ notre goűt.
MARCHES :
Celui de
Samarcande est mon préféré.
DIVERS :
L’accueil : qu’ils sont agréables, souriants et chaleureux ! De belles rencontres pendant ce voyage. Facile. Ils s’approchent et vous demandent en anglais ou en français la permission, oui oui, la permission, de discuter avec vous. Avec plaisir ! C’est sincčre et désintéressé, ça ne se termine pas par "viens voir ma boutique ŕ côté". Des gamins aussi qui cherchent ŕ reconnaître les photos du guide sur l’
Ouzbékistan, le frčre d’un marié qui louait son costume au marché de
Boukhara (on sait tout sur les mariages maintenant), et puis Akmal, ce jeune étudiant en français qui, je l’espčre, aura retenu le seul mot que je lui ai appris : boussole. Comment ça, pas trčs utile pour la conversation courante ?.... Bref, pas de doute, ils sont plus liants que les Islandais

...
La police : trčs présente mais nous n’avons jamais eu affaire avec elle. On n’a pas fait les malins non plus...
Logistique : cybercafés ŕ
Boukhara et
Samarcande. Je ne me souviens pas en avoir vu ŕ
Khiva. Débit affreusement lent.
La carte bancaire : pas utilisée une seule fois.
Le climat : si on devait refaire ce voyage, on partirait plus tôt, c’est sűr. Il a fait vraiment trčs chaud. 35° 40°... Par contre, l’air est trčs sec, du coup c’est beaucoup plus supportable que la chaleur humide du
Cambodge par exemple. On boit beaucoup (pas de panique, les toilettes sont inutiles), on transpire beaucoup, ça sčche aussitôt, on n’est pas trempé... Tout pull est totalement superflu (merci Maxicool !). Męme les nuits sont chaudes.
Premier voyage de notre vie de voyageurs oů on dort avec l’AC et oů on fait la sieste. La chaleur nous épuisait.
Inutile également de prévoir beaucoup de vętements de rechange, c’est tellement sec que tout sčche trčs vite. Ca permet de voyager léger.
Longue journée : il faisait jour vers 5h et nuit vers 21h.
L’affluence touristique : beaucoup de groupes (de Français notamment) qui ne nous ont jamais gęnés car on n’a pas le męme rythme. Peu de touristes individuels. Tellement peu, qu’on finit par se reconnaître (car lŕ par contre, généralement on se croise plusieurs fois lors du voyage....) et engager la conversation. Les Français rencontrés (salut Hélčne et Olivier

) connaissaient VF et avaient eux aussi imprimé le carnet de Maxicool.
L’itinéraire : affaire de goűt... si vous avez eu la patience de tout lire, vous aurez compris que 2 semaines pour ces seules 3 villes, c’est bien... Nous, ce rythme lent nous a plu. N’oubliez pas, ŕ cette époque, il fait chaud.
Les photos : encore un pays oů il fait bon aimer faire des portraits. Ils s’y prętent, voire les réclament. Bien sűr, ils attendent en retour qu’on leur montre le résultat sur l’appareil. Que ceux qui sont encore en argentique soient pręts ŕ gérer leur frustration ! Comme d’habitude, je n’ai jamais payé mes photos, il n’en a d’ailleurs jamais été question. N’hésitez pas : demandez. C’est la premičre demande qui coűte. Quand vous verrez comme ils sont heureux et flattés d’ętre photographiés, vous n’arręterez plus. Pour des photos plus naturelles, j’ai fini par ne plus demander. Je leur montrais le résultat, ils m’ont toujours reçue avec un grand sourire.
Certains vous demanderont de la leur envoyer en griffonnant leur adresse sur un morceau de papier ou en donnant une adresse internet et lŕ ça devient vraiment plus facile.
L’air est pur et sec, les couleurs claquent et les ciels sont bleus. Attention néanmoins ŕ la surexposition sur les tuiles vernissées des dômes. On n’y pense pas forcément.... Evidemment, lumičres divines en fin d’aprčs midi.
Prises électriques : compatibles. Ne vous encombrez pas d’un adaptateur. Merci VF !
L'
artisanat : bôf... lŕ encore affaire de goűt. On n’aime pas du tout leurs broderies (les suzannee), ça limite les achats. Par contre, on a trouvé de trčs jolies miniatures sur papier de műrier (ce qu’ils appellent par extension le papier soie et parfois par abus surprenant papyrus). Qualité trčs trčs variable d’un artiste ŕ un autre. Attention, négociation de rigueur ; le prix d’annonce est exagérément haut et quand on a l’habitude des prix d’
Inde ou de l’Asie du SE, ça perturbe. On peut diviser facilement par 3, par 4 ou par 5. Marchandage agréable et sans agressivité.
Pensez au marché si vous voulez acheter des objets usuels (les calots, les tampons ŕ pain...). J’ai payé 1 000 soms un tampon ŕ pain au marché de
Boukhara, vendu 8$ dans une échoppe... Vraiment, ils flambent.
On a beaucoup aimé : 
Evidemment, ces 3 perles bleues sur fond bleu. La vraie découverte, le vrai coup de cśur c’est la nécropole Chah-i-Zinda ŕ
SamarcandeL’accueil, la gentillesse, les sourires et les portraits faciles
Les fruits et les crudités
La pureté de l’atmosphčre
Les échoppes qui donnent de la vie aux médersas
On a moins aimé : 
Les "first price" prohibitifs de tout l’artisanat. Męme plus envie de marchander parfois...
La nourriture assez grasse en général
La trop grosse chaleur ŕ cette époque (mais ça, c’est de notre faute)
Les échoppes qui dénaturent les médersas
En conclusion... C’est un voyage culturel et un voyage de rencontres. Il faut s’attendre ŕ manquer de ces petits moments festifs que j’appelle "les vacances au sein du voyage" (hôtels et restaurants sans charme, nourriture... qui nourrit, pas d’artisanat ŕ faire péter les valises...). Pas de petits plaisirs, non, mais de grands moments de bonheur dans la contemplation émerveillée des monuments et lors des discussions franches et ouvertes avec les Ouzbeks.
Samarcande n’est plus un ręve, l’
Ouzbékistan est devenu un merveilleux souvenir... tout bleu....