6 avril - Jour 2
Mais qui a eu cette idée folle, un jour de venir dans un pays en "stan" ? Comme chaque saveur, soit on aime, soit on n’aime pas les pays en « stan ». Et comme pour chaque saveur, encore faut-il y avoir goűter pour avoir son propre avis !
"Mais pourquoi diantre allez-vous lŕ-bas ? Vous ętes des masos ! D'ailleurs, ŕ vrai dire, oů ça se situe votre Bidulstan ?
- Rien de plus simple, c'est entre le
Kirghizistan, le
Tadjikistan, le
Turkménistan, l'Afghanistan et le
Kazakhstan."
Et voilŕ, comment on se fâche avec ses amis.
Petite minute culture que j'étale comme de la confiture : Pourquoi avons-nous, dans cette partie du monde, une flopée de pays dont le nom se termine par "stan" ? Et bien en langue persane, stan signifie "le pays de". Le pays des afghans, le pays des kazakhs, le pays des tadjiks. Et donc, le pays des ouzbeks, nos nouveaux potes pour les deux semaines ŕ venir puisque, tu l'as maintenant compris, nous sommes en
Ouzbékistan. Et plus particuličrement ŕ
Tashkent, sa capitale oů nous avons atterri hier soir.
Le peu de touristes passés par l'Ouzbčkistan s'accordent sur une chose dans les avis lus sur le net : Il est préférable de visiter
Tashkent avant de se laisser envoűter par les autres villes du pays au risque de trouver la capitale un tantinet fadasse. Il est vrai que cette ville, de premier abord, nous paraît récente dans ce pays réputé pour son histoire ancestrale. Et bien l'histoire, justement, a décidé, via un terrible tremblement de terre en 1966, de raser une bonne partie de la ville, poussant ainsi les 300 000 sans domicile fixe engendrés ŕ tout reconstruire dans un style plus moderne !
Allez, savez-vous marcher beaucoup, ŕ la mode, ŕ la mode, savez-vous marcher beaucoup, ŕ la mode de chez nous... Car c'est parti pour notre trek urbain ; l'objectif étant de traverser la ville ŕ pied d'est en ouest. Et dans ce pays musulman, quoi de plus normal que de commencer par la cathédrale du Sacré Cśur de Jésus ?... Nous sommes venus, nous avons vu, next. On traverse ensuite Eco Park pour gagner un des emblčmes de la ville : L'hôtel
Ouzbékistan construit ŕ l'čre soviétique. Effectivement, le truc fait trčs guerre froide, savant mix entre luxe et délabrement. Son seizičme étage nous permet toutefois d'embrasser une vue panoramique sur la ville.
Une fois redescendus sur le plancher des ouzbeks, on traverse la rue Amir Timur pour rejoindre la place Amir Timur oů se trouve Ie musée Amir Timur non loin d'une énorme statue de... qui tu sais ! L'ouzbek est trčs fier de son héros national. Tamerlan, son sobriquet, c'est un peu leur Napoléon. Comprends ŕ cela qu'il n'a pas fait que du bien lŕ oů il est passé...
Place de l'indépendance, palais Romanov, mémorial de la seconde guerre mondiale, City Park, medersa Koudeldach... les sites d'intéręt et les kilomčtres s'enfilent comme des perles dans cette ville contrastée oů propreté et calme sont les maître-mots. Pas un papier au sol, pas un cri, pas un coup de klaxon pour venir polluer l'ambiance ! Quant aux ouzbeks, leur niveau en anglais est ni plus ni moins équivalent ŕ celui de ma mčre ! Mais malgré cette barričre... que dis-je, cette muraille linguistique qui nous sépare, les ouzbeks que notre imaginaire nous dépeignait comme des ętres de l'ex URSS rustres et renfrognés, constituent un peuple remarquable de par sa gentillesse et ses sourires francs. Faut dire que la deuxičme langue ici est le russe et non l'anglais. Donc merci ŕ Google Traduction de nous permettre d'échanger avec eux !