Bibouns51 · 19 aoűt 2026 ŕ 10:02 · 268 photos 107 messages · 13 participants · 2 349 affichages | | | | 19 aoűt 2026 ŕ 10:02 On part en vadrouille en Ouzbékistan! Message 1 de 107 · Page 1 de 6 · 876 affichages · Partager 5 avril - Jour 1
Aprčs autant de semaines que j'ai de doigts ŕ ma main droite, nous reprenons la tangente, bien remis de notre épopée pharaonique. Revenus en France pour y déposer lâchement nos filles, nous serons cette fois-ci en binôme amoureux pour nous faire accueillir par une nouvelle destination. On dit d'elle qu'elle propose, ŕ qui veut se donner la peine, un des patrimoines culturels les plus riches au monde. Elle est le pays de l'ancienne route de la soie oů nous allons suivre un périple empreint d'histoire et de découvertes teintées de contes des mille et une nuits. Ancienne région du bloc soviétique indépendante seulement depuis 1991, nous marcherons ici dans les pas de Gengis Khan, de Tamerlan, d'Alexandre le Grand, de Marco Polo...
Autres fun fact concernant ce pays, il est strictement interdit d'y importer du porno sur son téléphone. Véridique. Il en est de męme pour les antidouleurs ! Sauf s'il s'agit de sodomie, les deux ne semblent pourtant pas liés mais c'est comme ça, ne me demande pas pourquoi ! Bref, je m'égare, lŕ ! J'en arrive ŕ la question qui tue : Selon toi, dans quelle contrée venons-nous de débarquer ?.... Pour t'aiguiller un peu, sache que les habitants de ce pays ont la réputation d'ętre trčs accueillants. Aussitôt dit, aussitôt fait avec notre premier chauffeur de taxi, tout fier de transporter des français, et qui refuse qu'on lui paie la course. Trčs bonnes sensations pour ces deux semaines qui se profilent. Alors, une idée ? L' Ouzbékistan !!!
| | | Bibouns, c'est le bilan carbone d'un bataillon de chars Leclerc pour cette derničre année ! | | | Bibouns, c'est le bilan carbone d'un bataillon de chars Leclerc pour cette derničre année ! 
L' Ouzbékistan, c'était avril 2025. En avril 2026, nous étions en Namibie ! Ouf... | | | 6 avril - Jour 2
Mais qui a eu cette idée folle, un jour de venir dans un pays en "stan" ? Comme chaque saveur, soit on aime, soit on n’aime pas les pays en « stan ». Et comme pour chaque saveur, encore faut-il y avoir goűter pour avoir son propre avis ! "Mais pourquoi diantre allez-vous lŕ-bas ? Vous ętes des masos ! D'ailleurs, ŕ vrai dire, oů ça se situe votre Bidulstan ? - Rien de plus simple, c'est entre le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l'Afghanistan et le Kazakhstan." Et voilŕ, comment on se fâche avec ses amis.
Petite minute culture que j'étale comme de la confiture : Pourquoi avons-nous, dans cette partie du monde, une flopée de pays dont le nom se termine par "stan" ? Et bien en langue persane, stan signifie "le pays de". Le pays des afghans, le pays des kazakhs, le pays des tadjiks. Et donc, le pays des ouzbeks, nos nouveaux potes pour les deux semaines ŕ venir puisque, tu l'as maintenant compris, nous sommes en Ouzbékistan. Et plus particuličrement ŕ Tashkent, sa capitale oů nous avons atterri hier soir.
Le peu de touristes passés par l'Ouzbčkistan s'accordent sur une chose dans les avis lus sur le net : Il est préférable de visiter Tashkent avant de se laisser envoűter par les autres villes du pays au risque de trouver la capitale un tantinet fadasse. Il est vrai que cette ville, de premier abord, nous paraît récente dans ce pays réputé pour son histoire ancestrale. Et bien l'histoire, justement, a décidé, via un terrible tremblement de terre en 1966, de raser une bonne partie de la ville, poussant ainsi les 300 000 sans domicile fixe engendrés ŕ tout reconstruire dans un style plus moderne !
Allez, savez-vous marcher beaucoup, ŕ la mode, ŕ la mode, savez-vous marcher beaucoup, ŕ la mode de chez nous... Car c'est parti pour notre trek urbain ; l'objectif étant de traverser la ville ŕ pied d'est en ouest. Et dans ce pays musulman, quoi de plus normal que de commencer par la cathédrale du Sacré Cśur de Jésus ?... Nous sommes venus, nous avons vu, next. On traverse ensuite Eco Park pour gagner un des emblčmes de la ville : L'hôtel Ouzbékistan construit ŕ l'čre soviétique. Effectivement, le truc fait trčs guerre froide, savant mix entre luxe et délabrement. Son seizičme étage nous permet toutefois d'embrasser une vue panoramique sur la ville.
Une fois redescendus sur le plancher des ouzbeks, on traverse la rue Amir Timur pour rejoindre la place Amir Timur oů se trouve Ie musée Amir Timur non loin d'une énorme statue de... qui tu sais ! L'ouzbek est trčs fier de son héros national. Tamerlan, son sobriquet, c'est un peu leur Napoléon. Comprends ŕ cela qu'il n'a pas fait que du bien lŕ oů il est passé...
Place de l'indépendance, palais Romanov, mémorial de la seconde guerre mondiale, City Park, medersa Koudeldach... les sites d'intéręt et les kilomčtres s'enfilent comme des perles dans cette ville contrastée oů propreté et calme sont les maître-mots. Pas un papier au sol, pas un cri, pas un coup de klaxon pour venir polluer l'ambiance ! Quant aux ouzbeks, leur niveau en anglais est ni plus ni moins équivalent ŕ celui de ma mčre ! Mais malgré cette barričre... que dis-je, cette muraille linguistique qui nous sépare, les ouzbeks que notre imaginaire nous dépeignait comme des ętres de l'ex URSS rustres et renfrognés, constituent un peuple remarquable de par sa gentillesse et ses sourires francs. Faut dire que la deuxičme langue ici est le russe et non l'anglais. Donc merci ŕ Google Traduction de nous permettre d'échanger avec eux !
| | | Jour 2 (suite)
Et justement, quel lieu plus parfait pour ça qu'un marché ? Nous parvenons en effet au grand marché couvert de Chorsu, aussi connu pour sa taille que pour l'architecture de son bâtiment ! C'est aussi le lieu idéal pour goűter ŕ quelques spécialités locales. Locales et trčs bizarres pour certaines ! Comme le sumalac, cette sauce épaisse marronnasse au goűt indéfini que les ouzbeks dégustent ŕ la petite cuillčre. Ou comme ces petites billes de fromage de chčvre séchées au soleil tellement dures que les ouzbeks les sucent comme des bonbons. Pour notre part, nous retiendrons surtout les somsas, petits pains fourrés cuits en les collant ŕ la paroi d'un four circulaire en terre cuite. Niveau tarifs, pas besoin d’ętre Greg le millionnaire puisque deux somsas et deux boissons nous reviennent ŕ trente mille sum, la monnaie ouzbeke. Soit tout juste deux euros...
Derničre visite au programme du jour ŕ l'immense et impressionnant complexe d’Hazrati Imam encore en construction. Malheureusement, une averse nous oblige ŕ nous réfugier au Besh Qozon plus tôt que prévu. Qesaco ??? Le monde entier nous envie le kouignaman, le camenbert, la cacasse ŕ cul nu, le Julienas... Mais nous ne pouvons pas nous vanter d'avoir le plov, plat national ouzbek ! Par contre, Flo et moi pouvons nous vanter de goűter aujourd'hui ŕ cette institution. Mais pas n'importe oů ! Dans une autre institution du pays : Le restaurant Besh Qozon ! La recette est simple. Tu mets dix litres d'huile dans une poęle immense. Tu y jettes riz, carottes, pois-chiches, raisins secs, viande de bśuf et de mouton, śufs de caille, feuilles et vigne et tu laisses mijoter ŕ feu doux en retournant la mixture ŕ l'aide d'une pelle ! Verdict ? Trčs bon ! Un tantinet grassouillet en bouche mais trčs bon !
Allez, nous sommes au nord de la ville et devons maintenant nous rendre en son sud. Le programme est vraiment bien fait car le métro va pouvoir nous y emmener et il constitue notre derničre visite du jour. Oui, oui, ici, le métro se visite car, comme ŕ Moscou visité il y a vingt ans, certaines stations sont de véritables śuvres d'art. Et lŕ, t'ai-je mentionné que nous sommes déjŕ tombés sous le charme envoűtant des ouzbeks ? Alors que nous galérons ŕ comprendre le fonctionnement du métro ouzbek décrit en cyrillique, nous sommes pris en charge par le jeune Azizbek, incarnation de la gentillesse et de la bienveillance ! Alors que nous ne le connaissons ni des lčvres, ni des dents et sans nous laisser le temps de la réaction, il paye nos tickets et nous emmčne jusqu'ŕ destination en nous faisant visiter les plus belles stations, allant męme jusqu'a demander dans notre rame qu'une place assise nous soit octroyée. Merci Azizbek !
Et sinon, pourquoi aller au sud de la ville ? Patience petit padawan, c'est une nouvelle expérience nocturne qui nous y attend. On t'en reparle demain... | | | 7 avril - Jour 3
Ce matin, nous avons des tętes d’hémorroďdes. Elle est oů cette époque oů j’étais étudiant et oů je dormais ŕ l’arrache chez des potes, ŕ męme le sol, sans me sentir complčtement démembré le lendemain au réveil ? Elle est oů cette époque ?... Elle est oů ?... Assurément, elle est loin... Car quatorze heures de train en couchette classe eco en Ouzbékistan, ça laisse des traces ! Des traces sur nos vieux corps rouillés, assurément. Mais surtout des souvenirs que la promiscuité avec les ouzbeks nous aura octroyés.
Quatorze heures de train, OK, mais quatorze heures de train pour aller oů ? Et surtout, est-ce que ça les vaut ! Réponse ŕ ta premičre question : Khiva ! Réponse ŕ la seconde : Oh que oui ! Męme s'il avait fallu venir en tapis volant, on l'aurait fait ! Car Khiva est une cité plantée au milieu du désert ŕ l'ombre d'épaisses murailles. A l'abri des remparts crénelés, les ruelles piétonnes serpentent entre palais, medersas, mosquées et caravansérails. C'est ce que nous allons découvrir deux jours durant...
A la descente du train, nous traçons ŕ pied directement vers la vieille ville, tout excités, prenant juste le temps de jeter nos sacs ŕ dos dans notre petite guesthouse sur notre passage. Ça y est, nous pénétrons enfin dans la ville fortifiée d'Itchan Kala par la porte nord en pensant nous frotter ŕ une vieille ville. Sauf que nous n'imaginions pas que c'était un voyage dans une autre époque que nous avions entrepris ! Tout est resté lŕ, pétrifié au milieu du désert... ou alors parfaitement restauré ! Chaque maison, chaque ruelle, chaque détail laisse ŕ penser que nous nous sommes téléportés au temps oů Khiva était une étape salvatrice pour les marchands arpentant la route de la soie des confins de l'Asie jusqu'ŕ l'Europe. Khiva n'aura finalement mis que dix minutes avant d'ętre élevée au rang de coup de cśur ! Qu'est-ce que c'est beau ! Non mais qu'est-ce que c'est beau !
A chaque croisement de rues, nous ne savons oů aller tellement les perspectives offertes par chaque direction sont alléchantes. Par ici la silhouette d'une madrasa toute de briques et de faďences bleues vętue. Par lŕ l'ombre d'un minaret impressionnant s'élançant vers le ciel azur. Nous errons comme ça tout l'aprčs-midi, sans but précis, juste en nous imprégnant de l'ambiance des lieux. L'ambiance, justement, elle est zen. Nous sommes trčs loin du tumulte des souks nord africains. Ici, c'est ŕ croire que personne n'a connaissance de l'existence de cette cité ancestrale. Aux heures les plus chaudes de l'aprčs-midi, nous y sommes presque seuls et les quelques marchands ayant établi leurs belles boutiques dans d'anciennes maisons de pizé ne cherchent męme pas ŕ nous imposer lourdement leur artisanat sur notre passage ; se contentant juste de nous imposer leur large sourire !
| | | Jour 3 (suite)
J'ignore si cette description t'a convaincu de la beauté et de l'intéręt de Khiva, mais comme quelques photos valent mieux que mille mots, je vais économiser les touches de mon clavier en te laissant avec nos quelques clichés. Ce n'est pas le tout, mais c'est que nous avons un coucher de soleil ŕ contempler depuis la terrasse du restaurant oů nous avons élu domicile pour la soirée, nous !...
| | | 8 avril - Jour 4
Khiva lŕ ?... Alors, c'est qui Khiva encore visiter Khiva aujourd'hui ? C'est nous ! Car nous avons encore faim. Et autant te dire que nous ne sommes pas végétariens ! Hier, nous avons humé Khiva au gré du vent chaud du désert. Pour aujourd'hui, nous avons apporté dans notre sac ŕ dos notre stock de paillettes pour rendre cette journée brillante ! Ah non ! En fait, nous avons surtout cassé notre Codevi pour faire l'acquisition d'un pass nous ouvrant les portes de seize sites de cette ville-musée inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco ! Money money money ! J’aime beaucoup Abba, mais lŕ, franchement...
Du coup, ŕ Khiva, pas besoin de missionner plus de deux neurones sur le programme : Soit tu visites la totale en achetant cet honnéreux pass, soit tu te contentes des extérieurs en te liquéfiant dans la chaleur ouzbek.
Bon, n'aie crainte, je vais te faire grâce du nom de chacun des sites visités et de leurs descriptifs détaillés, męme si je me suis laissé entendre dire que tu développais une passion certaine pour la période antique du royaume Korezm... En parfaits petits touristes disciplinés, nous passons d'une école coranique (madrasa) ŕ un musée. D'un mausolée ŕ un palais. Du haut d'un minaret ŕ un ancien garde-manger sous-terrain. S'il te venait l'envie de marcher un jour dans nos pas, sache que le monsieur te recommande chaudement la mosquée Juma et sa foręt de 212 piliers sculptés, le minaret Kalta Minor, et le palais Tach-Khaouli ; mon petit Werthers Original ŕ moi restant le mausolée de Pahlavon Mahmud et son immense coupole verte émeraude ! Ce mausolée constituant un lieu de pčlerinage pour les ouzbeks, ils y pénčtrent en tenue traditionnelle pour s'assoir tout autour de la salle principale et s'imprégner du puissant pręche chantant de l'imam résonnant dans le haut dôme tapissé de ses magnifiques céramiques bleues. Petits frissons sur la moelle épiničre...
| | | Jour 4 (suite)
Entre chaque visite, nous ne nous lassons toujours pas d'user et de re-user nos semelles sur les pavés de cette ville ŕ l'homogénéité architecturale parfaite ; et ce, jusqu'ŕ en connaître chaque ruelle, chaque recoin, chaque vendeur de glaces, chaque mausolée sur le bout des doigts de pieds. D'ailleurs, dans l'un d'eux, nous tombons sur trois mamies ouzbeks en vadrouille spirituelle ! Bon petit moment passé avec elles ŕ communiquer. Oups, ŕ essayer de communiquer ! Re-oups, ŕ faire semblant de communiquer !
Et ce n'est qu'en fin d'aprčs-midi que nous tournons le dos ŕ la vieille ville pour varier les plaisirs en rejoignant le bazar. Échec ! Ne restent que les fruits gâtés et les balayeuses ŕ notre arrivée. Un petit tour dans la ville nouvelle, alors ? Re-échec, circulez, y'a rien ŕ voir ! Les dieux des vadrouilleurs nous ont visiblement déjŕ beaucoup accordé, il est donc l'heure d'hisser le drapeau blanc de la journée en s'installant ŕ la terrasse d'un restaurant, bičres ouzbeks ŕ la main, en attendant que le soleil nous imite...
| | | Bonjour Franck, ça démarre sur les chapeaux de roues. Je vais me replonger dans ce beau pays avec plaisir en suivant tes pérénigrations A+ | | | Ŕ: Ellobo · 21 aoűt 2026 ŕ 8:21 Re: On part en vadrouille en Ouzbékistan! Message 11 de 107 · Page 1 de 6 · 742 affichages · Partager Bonjour Franck, ça démarre sur les chapeaux de roues. Je vais me replonger dans ce beau pays avec plaisir en suivant tes pérénigrations A+
Hello Jean-Pascal ! L' Ouzbékistan est une destination qui ne semble pas trop attirer les VFistes. Et pourtant, ça mérite largement de s'y intéresser pour une future vadrouille ! Merci de nous suivre ! A+ Franck | | | Et bien moi, ça m'intéresse....tellement que je viens de prendre nos billets pour une petit balade lŕ bas  Je me régale de vos carnets et je vais suivre celui-ci avec encore plus d'intéręt Françoise | | | Et bien moi, ça m'intéresse....tellement que je viens de prendre nos billets pour une petit balade lŕ bas  Je me régale de vos carnets et je vais suivre celui-ci avec encore plus d'intéręt Françoise
Vous allez vous régaler ! Avec l' Ouzbékistan, pas avec mes carnets (j'espčre un peu quand męme...) | | | Bonjour Franck,
Décidément tu nous gâtes. 3 carnets en męme temps, on ne sait plus oů donner de la tęte. j'avais entrepris, il y a 2 ans, un voyage en Ouzbekistan pour 3 semaines. mais en raison d'un deuil familial, nous avons dű rentrer en catastrophe au bout de 6 jours. A peine le temps de visiter Tachkent, Noukous, les forteresses du désert et Khiva. cette derničre nous avez fait la męme impression qu'ŕ toi. Malheureusement nous avons pas vu ni Boukhara, ni Samarcande, ni la vallée de ferghana. Je ne doute pas que tu vas accentuer mes regrets avec la suite de ton récit. | | | J'avais adoré un carnet de Vasyvite sur l' Ouzbékistan en 2012, agréable ŕ lire et bien illustré lui aussi! J 'avais suivi son exemple et pris aussi un guide francophone et un chauffeur, luxe inimaginable jusqu'alors (et non renouvelé depuis!) qui coutait moins cher qu'un voyage organisé en groupe avec une agence Nouvelles frontičres ŕ l'époque. Architecture sublime pour un photographe, excellente cuisine y compris dans les familles, contacts avec la population qui se laisse volontiers photographier, guides professeurs de français ŕ l'université de pčre en fils, trčs cultivés...le ręve! Mon fils et ma belle-fille, trentenaires ŕ l'époque, ont choisi la męme équipe pour visiter l' Ouzbékistan en 2018. Étant de męme génération que les guides, ils sont allés ŕ un mariage, ont appris des jeux de carte ouzbčkes (ou Tadjikes!), des chansons....Ils gardent aussi un souvenir ébloui de ce voyage pour la richesse des contacts humains...en plus des merveilles architecturales! J'allais oublier le trčs bel artisanat, bois sculpté, textiles, tapis, poterie, miniatures, souvent vendus dans les anciennes mosquées et médersas par des artistes reconnus par le gouvernement...sans commission pour les guides. Les touristes français sont nombreux en Ouzbékistan, męme si on en parle peu sur ce forum...et beaucoup comme moi n'ont pas le courage de faire un carnet. Merci de relancer la destination avec celui-lŕ qui promet d'ętre passionnant. | | | Ŕ: Gaura · 22 aoűt 2026 ŕ 20:21 Re: On part en vadrouille en Ouzbékistan! Message 16 de 107 · Page 1 de 6 · 658 affichages · Partager Passionnant, je ne sais pas, mais ce pays nous a effectivement passionné ! J'imagine que le pays a beaucoup changé depuis ces 20 derničres années et que ça devait ętre encore plus "dépaysant" ŕ l'époque. En tout cas, la population est effectivement trčs avenante et on ne témoignera dans les prochaines journées ŕ paraître. Merci pour ton message ! | | | Ŕ: Larri · 22 aoűt 2026 ŕ 20:23 Re: On part en vadrouille en Ouzbékistan! Message 17 de 107 · Page 1 de 6 · 657 affichages · Partager Bonjour Franck,
Décidément tu nous gâtes. 3 carnets en męme temps, on ne sait plus oů donner de la tęte. j'avais entrepris, il y a 2 ans, un voyage en Ouzbekistan pour 3 semaines. mais en raison d'un deuil familial, nous avons dű rentrer en catastrophe au bout de 6 jours. A peine le temps de visiter Tachkent, Noukous, les forteresses du désert et Khiva. cette derničre nous avez fait la męme impression qu'ŕ toi. Malheureusement nous avons pas vu ni Boukhara, ni Samarcande, ni la vallée de ferghana. Je ne doute pas que tu vas accentuer mes regrets avec la suite de ton récit.
J'ai un peu plus le temps en ce moment, j'en profite pour rattraper mon retard (et il est énorme) ! J'espčre que ce carnet te donnera l'envie d'aller reprendre ton trip lŕ-bas lŕ oů tu l'avais laissé ! Franck | | | 9 avril - Jour 5
Bienvenue dans un nouveau pays ! Nouveau pays seulement et seulement si un jour, il obtient son indépendance de l'Ouzbčkistan comme le souhaiterait la majeure partie de ses habitants ! Ce pays... ou devrais-je plutôt dire, cette région, c'est le Karakalpakstan ! Non, ce nom ne sort pas tout droit d'un album de Tintin ! Si, si, le Karakalpakstan, ça existe vraiment ! Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais au goulag !
Bref, le Karakalpakstan, comment faire pour y parvenir ? Et surtout, est-ce qu'on y vient juste pour un tampon sur le passeport qui n'existe d'ailleurs pas ? Pour y venir, pas de caravane ŕ dos de chameaux, pas de bus et encore moins de train. Soit tu passes par une agence, soit tu amčnes ta trotinette dans ton sac, soit comme nous, tu négocies ŕ Khiva avec un petit ouzbek agrémenté d'une voiture et qui dispose d'un peu de temps libre ! Pour notre part, c'est Faruk, le mari de la gérante de notre petite guesthouse ŕ Khiva qui fait le job, moyennant l'équivalent de la somme de 32 euros.
Quant au pourquoi du comment du truc, il faut déjŕ savoir que 80% du territoire ouzbek est recouvert de désert. On ne pouvait donc décemment pas venir ici sans lui consacrer au moins une journée. Et puis le désert de Kyzylkoum, c'est son petit nom, n’est pas seulement une étendue de dunes et d’horizons infinis ; il est aussi le gardien de trésors historiques, témoins d’un passé ancestral florissant. Ces trésors qui nous viennent tout droit de l'antiquité, ce sont les ruines de forteresses sauvées de l'érosion par le sable qui les avait ensevelies jusqu'ŕ leur découverte en 1938. Elles racontent l’histoire de civilisations qui ont prospéré dans ces contrées isolées, reliant les grandes routes commerciales de l’orient et de l’occident.
Les châteaux datent du 6čme sičcle et étaient construits en pisé, c'est-ŕ-dire de terre mélangée ŕ de la paille, un peu comme les kasbah visitées au Maroc il y a deux ans. Tu imagines donc bien que 1 500 ans aprčs leur édification, les forteresses ont un peu pris un coup de douze ! Celles que nous avons sélectionnées sont Kyzyl Qala, Topraq-Kala et la mieux conservée des trois, Ayaz Kala. Disons le tout net, il faut avoir l'imagination affűtée pour se voir ici quelques sičcles en arričre ! Le déplacement vaut finalement autant pour l'environnement désertique que pour les pseudo-forteresses. Ou ce qu'il en reste...
| | | Jour 5 (suite)
Allez, nous enclenchons la marche arričre pour rembobiner le trajet : Route du retour ! En guise de pause déjeuner, notre chauffeur nous dépose au bord du lac Akchakul dans un restaurant qui semble cocher toutes les cases du pičge ŕ touristes. Et pourtant... Nous nous laissons tenter pour la premičre fois par les chachliks ouzbeks, ces grandes brochettes marinées cuites au barbecue. Et lŕ, je t'annonce ŕ la cantonade que c'est un peu comme si mon palais faisait un bébé avec un arc en ciel ! Wahou ! Le tout, sur fond de musique ouzbeke entourés de familles ouzbekes. D'ailleurs, plusieurs femmes ouzbčkes visiblement sous l'effet des chachliks euphorisantes, se mettent ŕ se déhancher et entraînent Flo dans leur démonstration. Encore un super moment de partage !
La fin de cette histoire du jour aurait tout ŕ fait pu se terminer avec un train pris ŕ Ourguentch, un trajet confortable et une arrivée en douceur dans la ville de Boukhara pour y passer tranquillement la soirée et une bonne nuit douillette dans la guesthouse préalablement réservée, ils se maričrent, eurent beaucoup d'enfants et tout le tintouin... Oui, ça aurait dű effectivement se passer comme ça ! Sauf qu'un grain de sable du Kyzylkoum s'est malencontreusement invité sur les rails. Quand ton train s'arręte sans raison apparente en plein milieu du désert et que tu vois par la fenętre passer son conducteur avec une clé ŕ molette ŕ la main, ça sent bon la merdasse ou pas ?... Une heure d'attente, aucune annonce et bien évidemment, pas de réseau. Deux heures d'attente, la nuit commence ŕ tomber et les vautours tournent autour de notre wagon... Trois heures d'attente, l'heure de fermeture du checkin de notre hôtel vient de passer, nous n'avions rien prévu pour nous sustenter, il fait 45 degrés dans notre wagon, Flo se liquéfie et a déjŕ perdu trois kilos... Si si, c'est possible ! Et alors, qu’est-ce qu’il dirait, lui, Montaigne, dans pareille situation ? Ben il dirait aussi qu’on est dans une bonne merdasse ! Pour ma part, il y a une expression que j'aime bien dans ces cas-lŕ : La vie mettra des pierres sur ton chemin. A toi de voir si tu en feras un mur ou un pont...
Et notre pont ŕ nous, c'est de profiter de tout ce temps d'attente pour échanger et rire avec quatre soeurs ouzbčkes institutrices attachantes qui nous invitent ŕ partager leur repas ! Top top top ! Merci ŕ Google Trad hors connexion ! Et merci ŕ la SNCF ouzbčke pour ces 3h30 d'arręt inexplicables, et finalement inexpliquées. Mais lŕ n'était pas le plus important, n'est-ce pas ?
| | | Ben voilŕ! je pensais avoir mis "suivre ce carbet" mais en fait non. Alors, j'attendais tranquillement assise dans le premier taxi la fin du carnet namibien alors que vous aviez déjŕ parcouru un tas de km  . Retard rattrapé, je suis le rythme maintenant 
Question annexe: personne ne semble louer de voiture dans ce pays (par exemple pour vadrouiller quelques jours autour d'une des villes ŕ visiter car je pense que d'une ville touristique ŕ l'aitre le train est sans doute préférable). Pas possible? | Carnets similaires sur l'Ouzbékistan: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 317 visiteurs en ligne depuis une heure! |