Permettez-moi d'apporter une autre précision, selon expérience personnelle et peu importe l'association.
Par ex, les 20 euros/mois arriveront au gestionnaire des dossiers, certains retiennent un pourcentage pour leur frais de fonctionnement et frais d'envoi, en moyenne 20%, d'autres ne retiennent rien du tout.
L'argent arrivant ensuite à la famille de l'enfant, il reste selon le cas, 80 à 100% du montant de départ.
Avec ce montant, la famille va devoir financer "l'enfant"... c'est là que cela se complique.
En effet, si vous êtes un père ou mère de famille responsable, comme j'en ai vu bcp, la tentation est grande de ventiler équitablement entre ses autres enfants. Mais ils ne peuvent pas faire cela, il y a un "contrôle" pour les dépenses.
Un vrai dilemme pour eux.
Alors c'est systématique, au début, ils vont attribuer cette somme pour "l'enfant", le temps de voir comment se déroule, par ex, la scolarité, les soins et le suivi du dossier de son enfant parrainé de peur que le parrainage soit coupé.
Ensuite, et je trouve que c'est humain, ils vont réserver une petite partie pour les autres enfants de la famille.
Et cette partie va en augmentant avec le temps.
Il nous suffit d'immaginer l'ambiance parmi les enfants, dont un seul pourra bénéficier de tout attention mais pas les autres.
L'effet pervers du parrainage amène donc à une forme de jalousie et de tension dans la famille.
Et cela peut aller plus loin encore, certain enfant parrainé se sent plus protégé et règne en maître parmi ses frères et soeurs.
et qu'une famille dont on a coupé les dons, n'est pas forcément malhonnête, au contraire.
De plus, je parle de père et mère "responsables"...
On en est arrivé à accepter qu'un % minimum net acceptable lui soit attribué, et je pense que 40% est réaliste. Et il faut accepter cela sinon l'aide n'a pas de sens.
Que le nombre d'enfants dans cette famille a une importance capitale, l'objet du parrainage (soin, scolarité ou autre) ainsi que la situation familiale doivent être bien pris en compte, par ex, si c'est un enfant malade nécessitant des frais de soins, il va de soi que la totalité du don lui soit consacré ou qu'une famille d'une pauvreté extrême doit avant tout maintenir sa structure, je vois mal les parents mourir de faim regardant un de leur enfant bien portant.
Pour terminer, donner 20euros/mois, ne représente rien, il faut bien prendre conscience qu'on s'engage pour un certain nombre..d'années (selon l'objet). Les associations passent pas mal de temps à chercher des parrains de remplacement par ce que d'autres abandonnent en cours de route...
Mis à part ces problèmes, quelle consécration de voir qu'un geste simple peut donner un meilleur avenir à certains.