Je ne dirais pas "n'importe quel expat", mais c'est tout à fait vrai pour la grande majorité.
En fait, il faut nuancer en fonction de celui qui raconte.
Il y a l'
expatrié qui est employé par une entreprise française ou autre, mais non Thaïe, et qui est, par exemple, chargé de recruter ou d'encadrer des Thaïs, exprimera essentiellement un avis "vie professionnelle". Il vit généralement à
Bangkok ou dans une grande ville, dans un lotissement où habitent d'autres expatriés, prend ses repas dans des restaurants français, parfois italiens ou libanais, plus rarement Thaïs, fait ses courses à Carrefour Rama IV (Danette et Bleu de Bresse à foison) envoie ses enfants au Lycée français de
Bangkok et sait de toute façon qu'il sera muté à
Johannesburg ou à
Sydney d'ici quelques années.
Il y a l'
immigrant qui vit depuis 15 ans ou plus en Asie et qui, pendant cette période, a vécu dans 3 ou 4 pays mais tient fortement à ses racines françaises. Il possède parfois sa propre entreprise, souvent une activité visant essentiellement les autres étrangers (expatriés ou immigrants) et ses relations avec les Thaïs autres que son épouse et éventuellement la famille de celle-ci se limitent au personnel des grands magasins. Lui aussi fréquente assidument les restos français, mais ne rechigne pas à aller passer de temps en temps un week-end à la campagne dans le village de son épouse. Là aussi, son avis sera faussé par une perception limitée de la diversité de la population Thaïe.
Il y a l'
immigrant (je tiens à marquer la différence entre un immigrant et un expat) qui a volontairement choisi de venir en
Thaïlande. Il peut travailler pour une entreprise française, internationale ou Thaïe, ou même avoir sa propre affaire (parfois avec son épouse), fréquente aussi bien le milieu français que Thaï, a su se créer un cercle relationnel très diversifié dans les deux populations (française et Thaïe) et il est donc en mesure d'apprécier pleinement la richesse culturelle de ce pays (richesse culturelle qui, en passant, est tout aussi diversifiée que la française). Sa vision sera certainement plus "entière" et donc plus objective.
Concernant la question "pourquoi il y reste" : Il est vrai que certaines attitudes Thaïes sont surprenantes, parfois déroutantes, surtout pour quelqu'un qui fait partie de la 1ère catégorie, mais pour ceux de la 3ème catégorie je connais la réponse : "c'est pour ça qu'on les aime autant".