Bonjour !
Voyage Forum est souvent une source d'inspirations lorsque je prépare un voyage, alors cette fois-ci, c'est à mon tour de rendre la pareille en vous proposant ce résumé de notre périple de 15 jours à travers la
Sicile, voyage que nous avons effectué en famille (avec notre fille de 19 mois), pour vous donner un aperçu de ce petit joyau de la mer méditerranée !
Nous avons organisé ce voyage par nous-mêmes, en louant une voiture pour avoir un maximum de liberté, d'être autonomes dans nos déplacements et d'adapter le parcours comme on le souhaitait.
Détails pratiques :Période du voyage : fin septembre
Vol A/R
Lyon-
Palerme (via
Rome)
Location d'une voiture pour 15 jours
4 hébergements réservés aux 4 coins de la
Sicile :
Cefalu (2 nuits),
Taormine (4 nuits),
Agrigente (3 nuits), Castellamare del Golfo (4 nuits),
Palerme (1 nuit avant le retour).
Tout a commencé sur la côte nord, à
Cefalu, une petite ville de pêcheurs au charme pittoresque, construite au pied d’un imposant rocher (la rocca di
Cefalu). Le centre historique n’est pas très grand et s’explore très bien à pieds, en se frayant un chemin entre les vieux scooters piaggio et les piétons, à travers les petites ruelles qui mènent jusqu’à la
Piazza del Duomo, où se dresse la belle cathédrale (duomo) de
Cefalu, un « fleuron de l’architecture arabo-normande » d’après notre guide.
Cefalu est une petite ville sicilienne vraiment charmante, où il fait bon flâner !
L’autre curiosité de
Cefalu, c’est sa plage : un long croissant de sable fin qui s’étend au pied de la ville, sur plusieurs km de long. Victime de sa réputation, la plage est bondée l’été, mais mi-septembre (période à laquelle nous y étions), il n’y avait pas grand monde, et nous avons passé un bon moment en fin d’après-midi. Puis on en a profité ensuite pour aller voir le coucher du soleil, et les façades des maisons qui se paraient de jolies couleurs dorées, super chouette !
Le lendemain, nous chaussons les baskets pour grimper au sommet de la
rocca di Cefalu, le gros rocher qui se dresse en arrière-plan de la ville. De là-haut, on a une vue magnifique sur le bleu profond de la mer Tyrrhénienne, sur les toits de tuiles rouges de
Cefalu, sur les collines environnantes... Le rocher abrite également les ruines d’une citadelle, ainsi que les vestiges du tempio di Diana, dont les fondations remonteraient au 9ème siècle avant J.C. D’ailleurs, les murs du temple nous ont rappelé les constructions incas que nous avions vu à
Cusco au Pérou
, car les gros blocs de pierre sont taillés de manière à ce que les pierres s’emboitent parfaitement les unes dans les autres...
Puis nous avons laissé
Cefalu pour nous diriger plein est, jusqu’à
Taormine. Le trajet par l’autoroute qui longe le littoral dure environ 2h, ponctué de nombreux tunnels. Lorsque l’on arrive près de Mersine (à la pointe nord-est de la
Sicile), on aperçoit les côtes de l’
Italie qui paraissent toutes proches. C’est d’ailleurs de là que partent les bateaux qui font la liaison entre la
Sicile et l’
Italie du sud. Quand à nous, nous avons poursuivi notre route jusqu’à
Taormine, et avons pris nos quartiers au B&B Sole, au cœur d’un grand jardin planté de citronniers et avec une jolie vue sur l’
Etna et ses fumerolles.
Nous avons ensuite consacré une bonne journée à la visite de
Taormine, que l’on atteint par une route en lacets puisque la ville est construite à flanc de colline, perchée de façon spectaculaire sur une terrasse du mont Tauro. Le cadre est très joli !
La principale curiosité de
Taormine, celle que tout le monde vient voir, c’est... son
théâtre grec ! Construit au 3ème siècle avant JC, il dessine un arc en fer à cheval, comme suspendu entre ciel et mer. La vue depuis le théâtre est superbe : d’un côté, la silhouette conique de l’
Etna qui se dresse à l’horizon, et de l’autre, un beau panorama sur la mer Ionienne. En été, le théâtre accueille de nombreux évènements et d’ailleurs, lorsque nous y étions, la scène était en train d’être installée.
Depuis
Taormine, nous sommes allés voir le géant, le monstrueux, celui dont tout le monde parle ici en
Sicile et que tout le monde craint (j’exagère ? bon ok !)... attention, roulement de tambours... l’
Etna ! Oui le
volcan Etna, dont le point culminant se situe à 3329m et qui est en activité quasi-constante ce qui se traduit par de fréquentes éruptions ! Et nous avons passé une superbe journée sur les pentes du volcan, depuis Piano Provenzana situé sur le flanc nord, jusqu’au refugio Sapienza situé sur le flanc sud.
Pour notre dernière journée à l’est de la
Sicile, nous sommes allés faire un tour dans les
gorges de l’Alcantara. Ces gorges, hautes de 25m, sont constituées d’étranges formations rocheuses symétriques résultant du contact entre une coulée de lave brûlante et l’eau, provoquant l’éclatement du basalte. Nous avons sillonné le sommet des gorges sur un sentier, au cœur d’un jardin botanique fait de cactus, de citronniers, d’oliviers et de bambouseraies puis nous sommes descendus au creux des gorges en remontant la rivière à pieds.
Et enfin, notre séjour dans le coin n’aurait pas été complet sans un petit coucher de soleil sur l’
Etna, admiré depuis le port de pêche de
Giardini Naxos, en compagnie des pêcheurs à la ligne du soir. Un vrai bon moment, qui aurait même pu être parfait si les moustiques n’avaient pas décidé de nous attaquer par dizaines !
Puis cap au sud de la
Sicile, en empruntant la route qui traverse la
Sicile par le centre, via la petite ville d’
Enna perchée sur un promontoire rocheux. Le paysage le long de la route est vallonné et parsemé de champs d’oliviers, de vignes et de champs... de panneaux solaires (drôle de culture ^^) ! Notre prochaine étape se situe dans l’arrière-pays d’
Agrigente, dans un petit village du nom de Racamulto, pas touristique du tout (même pas mentionné dans les guides), ce qui nous va très bien (c’est plutôt ce genre d’endroits que l’on recherche en général).
Ce fut notre camp de base pour aller explorer la région d’
Agrigente, et notamment la
vallée des temples. Là nous avons fait un bond de plusieurs siècles dans le passé, au temps des dieux grecs, pour découvrir les ruines de l’ancienne cité d’Akragas et ses nombreux temples aux colonnades doriques, dont certains sont vraiment bien conservés. Parmi eux, il y a le temple de la Concorde qui a servi de modèle au logo de l’Unesco.
Le sud de la
Sicile est également réputé pour son littoral, à commencer par la
Scala dei Turchi, une roche blanche en forme d’escaliers géants d’une blancheur aveuglante, qui plongent dans la mer. Le site doit son nom aux pirates turcs qui s’y réfugiaient par mauvais temps. Ces falaises sont vraiment belles.
Dans le secteur, il est également possible d’aller se baigner à
Siculiana Marina, et d’explorer la
réserve naturelle Torre Salsa, très sauvage et préservée. Mais il y avait beaucoup de vent ce jour-là, donc nous n’en avons pas profité pleinement. On s’est posé un moment sur la plage à Siculiana Marina mais sans pouvoir nous baigner à cause des grosses vagues, ce qui n’a pas empêché notre fille de passer un bon moment à jouer dans le sable et elle s’est vite transformée en bonhomme de sable !
Sur la route entre
Agrigente et l’ouest de la
Sicile (notre dernière étape), nous avons fait une petite halte au
village de Caltabellota, sur les conseils de Giuseppe (chez qui nous logions). Caltabellota est un village quasi méconnu des touristes et pourtant, le cadre est splendide : le village est perché au pied d’un gros rocher à plus de 900m d’altitude, dominant toute la vallée avec la mer que l’on devine au loin. Caltabellota, c’est un enchevêtrement de petites ruelles qui sont presque à la verticale par endroit, car le village est construit tout en hauteur. Bref, on ne regrette vraiment pas d’avoir fait un petit détour pour découvrir cet endroit charmant, la “vraie
sicile” pour reprendre les termes de Giuseppe.
Et enfin, dernière étape de notre périple sicilien : l’ouest ! Et là encore, ce fut un florilège de belles découvertes ! A commencer par la belle
réserve naturelle du Zingaro, que nous avons parcourue à pieds, le long du sentier du littoral qui sillonne la réserve sur plusieurs km entre Scopello et
San Vito lo Capo, menant à des petites criques sauvages et cachées. Bref, une belle journée avec au programme : soleil, randonnée, pic-nic dans la réserve et baignade dans une crique aux eaux bleu turquoise... un vrai petit coin de paradis sauvage comme on aime !
Les deux journées suivantes, le soleil nous a un petit peu fait défaut... les aléas du direct comme on dit, mais ça ne nous a pas empêché d’en profiter pour autant ! On a pris la voiture pour aller faire un tour jusqu’aux
salines de trapani, pour découvrir ces marais salants miroitants, émaillés de moulins à vent et de petits tas de sel. Le sel de ces marais, considéré comme le meilleur d’
Italie, est destiné à alimenter les meilleures tables d’
Italie et d’ailleurs. Par moment, ces salines nous ont un peu rappeler les paysages du
salar d’Uyuni
, d’autant plus que l’endroit est peuplé de flamants roses.
Autre curiosité de l’ouest sicilien : le petit
village de Scopello, constitué d’une enfilage de B&B et de restos, réputé pour son excellente pâtisserie (on a testé, et on a approuve à 200%). A l’heure où nous y étions, de jeunes mariés étaient là pour faire leurs photos de noces à cet endroit. Pas de quoi s’y attarder très longtemps, mais pour une petite halte en fin de journée, c’était très bien, et rien que la pâtisserie vaut le coup de faire le détour.
Et bien sûr,
Castellamare del Golfo ! Le genre de petite ville dont on attendait rien de spécial, et qui nous a agréablement surpris. On a commencé par s’y balader un jour en fin de journée (après notre rando au Zingaro) et on s’est dit qu’il fallait y revenir plus longuement. Et on a profité d’une autre journée de météo incertaine pour aller explorer la ville : un joli port de pêche, des petites rues piétonnes sympas, de jolies places, de beaux points de vue sur la ville et un délicieux couscous de poisson, la spécialité de la région !
L’ouest sicilien, c’est aussi beaucoup de petites criques qui font parfois penser à la
Corse... une des plus belles est celle de la
Tonnara di Scopello, une crique idyllique qui pour la petite histoire, a servi de lieu de tournage pour l’une des scènes de Ocean Twelve ! La crique est encerclé de falaises qui tombent à pic dans la mer, et l’une d’elle est couronnée pour une tour médiévale.
Pour finir, nous sommes allés voir les
ruines antiques de Ségeste, perchées sur les hauteurs dans un cadre naturelle splendide. On a grimpé à pieds à travers les gouttes de pluie jusqu’au sommet de la colline pour découvrir les ruines d’un théâtre antique, avant de redescendre jusqu’au temple dorique dont les colonnades sont vraiment bien conservées... On a été charmé par le cadre en pleine nature, et l’avantage du temps maussade c’est qu’il n’y avait quasiment personne !
Après cela, la boucle est bouclée : retour à
Palerme pour rendre la voiture de location et passer la dernière nuit dans un B&B proche de l’aéroport pour un retour en
France matinal le lendemain matin.