Habitué à l'
Inde du Sud où presque tout le monde devient fou à la vue d'un appareil photo et réclame d'être photographié, j'ai entendu dire que les Indiens du Nord étaient plus réticents à la sortie du petit oiseau...
Une chose importante à savoir: dans un grand nombre de musées et de temples, le droit de photographier se paye, et un tarif officiel est affiché. Cela peut aller de 50 à 300 roupies, selon les cas.
Dans les temples hindous, on ne peut généralement pas photographier dans l'enceinte centrale. Surtout la statue du dieu.
Il est également interdit de photographier dans beaucoup d'églises. Je suppose qu'il en va de même pour les mosquées.
Dans certains temples où rien n'était précisé quant au droit de photographier, c'est le brahmane qui me guidait qui me disait ce que je pouvais photographier, et encaissait la monnaie à la fin de la visite, selon son bon plaisir, avec le plus beau des sourires...
Dans d'autres temples, les brahmanes se fâchent dès qu'ils voient se pointer un objectif. Il vaut mieux garder l'appareil caché dans un petit sac à dos tant qu'on ne sait pas si on peut le sortir.
Une fois, dans le saint des saints d'un temple, les brahmanes m'ont demandé, à ma stupéfaction, de prendre une photo d'un orchestre traditionnel qui s'y entraînait.
En
Inde, dans les lieux où le droit de photographier est payant, on appelle les photos:
still pictures ou
still, par opposition à
motion pictures ou
movies. Souvent, il est interdit de filmer.
Il n'y a pas que les sites touristiques. A l'entrée d'un grand cinéma de Madras, les vigiles se sont jetés sur moi en me demandant de déposer mon apprareil photo au guichet. Ils craignaient le piratage d'images sur Internet.
Heureusement, j'achetais mes places pour le lendemain, et, le jour suivant, je me suis pointé au cinéma avec l'appareil dans mon sac à dos, et je me suis bien gardé de le sortir, bien entendu.