Bonsoir,
Nous rentrons de notre croisière sur le MSC OPERA (du 16 au 24 juillet 2012) et l’impression générale de tout ce beau monde est bonne (deux adultes et deux ados de 15 et 11 ans)

Nous avons maintenant l’habitude des croisières en Méditerranée et souhaitions changer un peu. De plus, nous connaissions déjà
Amsterdam et souhaitions y retourner. En outre, nous apprécions énormément l’
Espagne.
Nous n’avions prévu qu’une nuit supplémentaire à
La Rochelle la veille de l’embarquement, histoire de repérer un peu les lieux avant et de ne pas louper le bateau. Le reste, improvisation totale, comme nous aimons.
A notre, arrivée à
La Rochelle en voiture, nous avons eu l’heureuse surprise de tomber en pleine Francofolies ! Ambiance très sympa et découverte de la ville (pour ma part) sous le soleil. Un port très charmant et une ville qui s’est bien ancrée dans la modernité.
Le soir avant de rentrer à notre hôtel, nous sommes allés en repérage au port commercial. Nous avons trouvé facilement (merci au GPS!) et sommes aller nous coucher en rêvant à notre croisière tant attendue...

Le jour du départ, nous avons tout de même un peu galéré à trouver l’entrée du parking Delmas (ou « La Sirène » comme d’autres l’appellent) Pour info, elle se trouve sur le boulevard Emile Delmas qui est en grande partie en travaux. Nous n’avions pas pris la peine de réserver et bien nous en a pris car le parking était quasi vide, une trentaine de véhicules tout au plus. Il est totalement clos et surveillé. Pour toute la durée du stationnement, nous avons déboursés 53.80€. Une navette gratuite nous a emmené au bateau assez éloigné du parking : un vrai bonheur quand on se traîne 4 valises et un gros sac !

Arrivés devant le bateau entre 11h et 11h30, l’embarquement se fait très rapidement et sans encombre. Juste un petit bémol au sujet des agents de sécurité du bateau qui ont tendance à se prendre un peu trop pour des agents de la
CIA... Peu aimables tout au long de la croisière.
La découverte du bateau ne s’est déroulée pour ma part sans surprise. Nous avions déjà fait en couple une croisière sur le MSC Fantasia (deux autres avec Costa) et, même si l’Opéra est plus petit et plus vieux, nous avons retrouvé la même classe et le même soin de la décoration. Rien à voir avec un Costa dont la décoration est, à nos yeux, plus kitch et moins fignolée (cela reste une impression personnelle) Les photos des différents espaces que l’on peut trouver sur internet sont fidèles à la réalité.
Pendant tout le « séjour », les piscines sont restées accessibles, pas bondées mais trop froides. Idem pour les jacuzzis, excepté pour la température de l’eau bien entendu. Nous avons toujours pu en profiter lorsque nous en avions l’envie. Nous n’avons en revanche pas pu utiliser le mini golf, les clubs étant toujours pris par d’autres.
Concernant la restauration, le restaurant La Caravelle (en français) est très bon. Les serveurs que nous avons eu la chance d’avoir ont été les plus sympas des 4 croisières que nous avons faites. D’autres, selon leurs dires, ont eu moins de chance sur le même séjour.
Pour ce qui est du buffet du midi, j’en retiens plus l’impression d’une cantine améliorée. Peu variée. De très bons fruits. Mais, là aussi, ça reste une question de goût et il faut se faire sa propre opinion.
Les spectacles sont fantastiques ! Un énorme bon point pour ce bateau ! Chacun peut y trouver son compte (danses, musiques classiques ou moderne, ambiances variée, numéros d’équilibristes...) Le théâtre n’était jamais bondé. Aucune difficulté à trouver une place comme sur d’autres bateaux. Nous ne nous pressions jamais pour aller réserver une place à l’avance. Très agréable !
Nous étions parmi environ 300 passagers Français, énormément d’Espagnols, un peu moins d’Anglais et de Hollandais, quelques Portugais.
Nos deux ados sont allés exercer leurs timides talents de danseurs à la Disco Byblos (très spacieuse et joliment mise en valeur) et ont fait facilement des connaissances de chaque pays qu’ils retrouvaient avec plaisir chaque soir. Ils nous ont ainsi permis de pouvoir titiller la chance au casino tranquillement (sans grand succès malheureusement) !

Pour les escales, nous aimons l’improvisation. En somme, que le charme opère de lui-même. Nous détestons suivre un groupe (encore une histoire de goût) et ne prenons une excursion proposée par le croisiériste que si c’est indispensable. Nous n’avions pris aucun renseignement concernant les transports en commun d’aucune escale avant la croisière (ça marche très bien et n’avons eu jusque là aucun problème à ce sujet. Je croise les doigts tout en tapant mon message !) Nous prenons juste le plan de chaque ville quand nous traversons les douanes.
SOUTHAMPTON : Météo nuageuse, légèrement pluvieuse, une averse au début mais vraiment pas dérangeante.
Le quai se trouve très proche de la ville et n’avons pas eu à marcher énormément pour nous retrouver au
centre ville.
A nos yeux, Southampton ne présente pas trop d’intérêt, hormis quelques beaux bâtiments, le mémorial du Titanic et, surtout, la très intéressante exposition sur le Titanic du
musée maritime de la ville sur lequel nous sommes tombés par hasard. Nous avons payé l’entrée par CB (nous n’avions fait aucun change et, de toute façon, on peut payer en euros mais ils rendent la monnaie en livres). L’exposition est captivante. On y découvre la vie sur ce type de navire à cette époque-là, tant bien du côté passager de toutes les classes que du côté du personnel. L’exposition n’est pas riche en objets provenant du bateau lui-même (il y a tout de même une très émouvante montre à gousset retrouvée sur la dépouille d’une des victimes) En revanche, un très grand nombre d’objets provenant du frère jumeau du Titanic (l’Olympic) sont exposés. L’exposition est aussi un peu interactive. Exposition très bien faite et à ne pas manquer. Seul bémol, toute l’exposition est en anglais. Heureusement, nous le parlons et nous n’avons pas eu besoin de vérifier si le musée proposait un audio guide en français.
AMSTERDAM : Même météo qu’à Southampton, un peu moins pluvieuse. Nous avions l’avantage de savoir où aller dans cette ville. C’est d’ailleurs la seule escale où nous avons décidé de prendre la navette «
Amsterdam visite libre » que proposait MSC car, la ville étant très loin du quai, nous avions peur de rater le bateau au retour. Nous avons payé pour 3 adultes (29€) et 1 enfant de moins de 13 ans (24€).
Le chauffeur du bus était très drôle et nous a déposés entre l’hôtel Victoria et la gare ferroviaire. En descendant du bus, nous avons eu l’amère surprise de découvrir la cheminée reconnaissable entre toutes d’un bateau Costa amarré dans la ville même ! Je ne vous cache pas que, sur le questionnaire de satisfaction en fin de croisière que MSC fait remplir à chaque passager, j’ai laissé un commentaire très salé à ce sujet ! D’autant plus que l’argument du nouveau mais éloigné port pour les bateaux de croisière ne tenait donc plus ! Si Costa parvient à amarrer en
centre ville, pourquoi MSC ne le pourrait-il pas ?!
La gare ferroviaire est un excellent point de chute à
Amsterdam car elle est centrale. Les canaux s’organisent autour tel un squelette. Un bon plan suffit à le vérifier et à ne pas se perdre. De toute façon, les locaux sont très accueillants et ne sont pas avares en renseignements.
Les petits ne connaissant pas cette ville que nous avions adorée, nous avons souhaité leur en donner un aperçu le plus varié possible avec le peu de temps qui nous était donné. Ils ont fait chauffer leurs appareils photos au marché aux fleurs, le long des canaux, dans le quartier rouge, sur la grande place du
palais royal... A mon humble avis, visiter
Amsterdam pour la première fois en escale est assez frustrant. On voudrait en voir plus.
Pour les avoir déjà fait lors d’un précédent séjour plus long, une ballade à vélo, sur les canaux, la visite du musée Van Gogh... sont très intéressants à faire.
GUERNSEY : Première escale totalement sous le soleil ! Débarquement en chaloupe qui rajoute au charme de l’escale. Bizarrement, les gens ne se pressaient pas lorsque leur numéro de chaloupe était annoncé par haut parleur. A tel point que l’agent de sécurité nous a gentiment fait monté à bord de la chaloupe n°A alors que nous n’avions un ticket pour la chaloupe n°M ! On aurait attendu autrement plus longtemps sans cela. Chance quand tu nous tiens...
Comme à notre habitude, munis d’un bon plan, nous commençons à arpenter cette ville au hasard par l’une des rues commerçantes. Ville très fleurie. Je m’attendais à moins d’animation et été très agréablement surpris. En passant devant la première maison qu’a occupé Victor Hugo (occupée par la suite par Juliette Drouet, sa maîtresse), nous avons décidé d’aller quand même voir LA maison de Victor Hugo et, Ô Chance, avons pu la visiter (il paraît qu’il vaut mieux réserver sa visite et, en effet, certains malchanceux ont été refoulés) Beaucoup d’émotion lors de cette visite. Tous très impressionnés. Un guide super, pas avare en anecdotes. Nous avons été très surpris car la maison est gérée par la ville de
Paris à laquelle les descendants de V. Hugo l’ont légué. A ne pas manquer !
Pour ceux qui n’auraient pas la chance de pouvoir la visiter, les jardins eux sont accessibles gratuitement par un passage à la droite de la maison. Très intéressants et émouvants également !
NAVIGATION : une petite parenthèse pour préciser que nous avons très peu ressenti le tangage du bateau (excepté la première journée). Nous avons eu la chance d’avoir une mer, ou plutôt un océan, calme. A tel point que nous avons eu un océan d’huile entre Guernsey et La Corogne. Tellement d’huile qu’une demi-heure seulement après avoir essayé de parler le baleine (comme dans le film Némo) pour les faire rappliquer et surtout faire rire la galerie, nous avons eu l’incroyable bonheur d’apercevoir au loin plusieurs jets et le dos d’une baleine au moment de sa replongée ! Un vrai bonheur !!! D’autant plus que, maintenant, je peux vraiment dire que je parle le baleine. C’est prouvé !

Hormis ça, nous avons été accompagnés par de nombreux dauphins tout au long de cette journée de navigation. Je pense que la mer d’huile nous a bien aidé à les distinguer.
LA COROGNE : Un temps superbe ! 25°c et 30°c ressentis ! Un délice !
Nous étions directement amarrés au
centre ville. La chance ne nous quittant plus, nous avons eu le plaisir de tomber juste au moment d’un grand marché médiéval dans toutes les petites rues. Séance shopping médiéval ! Heureusement, car l’escale étant un dimanche, quasi toutes les boutiques étaient fermées. Nous avons mangé sur ce marché les produits locaux (très bons) et nous sommes dirigés vers un petit fort en fronton de mer que nous avions aperçu du bateau.
L’entrée était d’à peine 2€ par personne. Un point de vue incroyable pour de superbes photos.
BILBAO : Une température chaude (pas vu combien il faisait) ! Comme nous avions atteint la tolérance de nos ados au domaine culturel, nous avons décidé de passer un bon moment sur une
grande plage proche du quai où nous étions amarrés et que nous avions repéré du bateau. Superbe moment et baignade bienvenue par cette chaleur ! Notre tolérance à nous au farniente ayant aussi été atteinte au bout d’un moment, nous avons poussés la marche jusqu’au bout de l’anse (3km de marche tout de même !) et nos ados ont été récompensés puisque nous avons découvert le plus vieux pont transbordeur au monde encore en marche (visiblement classé au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco) Nous l’avons pris. Sensation sympa et très peu chère puisque la traversée ne coûte que 0.35€ !
Voilà, en détail ma vision de cette croisière.

Un grand regret tout de même : je n’ai pas gagné au Bingo !!!! Et pourtant, il ne me restait qu’un numéro !!! Je sais, ça n’intéresse que moi...