Bonjour Thierry,
Au cours de notre dernier voyage en
Namibie, de fin octobre à début décembre 2014, nous avons bourlingué une quinzaine de jours dans le
Damaraland et le Kaokoveld. Nous avons emprunté les itinéraires dont tu parles, mais dans un ordre différent. Nous avions un puissant Toyota 4,2 l avec 2 tentes sur le toit.
Je reprends mes notes et vais essayer de les résumer (les km sont ceux de notre compteur, nous avons parfois fait quelques petits détours et les temps ceux de voyageurs parfois musards et photographes, donc différents de la carte Tracks4 Africa sur laquelle tu peux te fier). Après quelques jours vers le Kunene, nous rejoignons
Opuwo pour rallier Orupembe, plus exactement Etambura puis Marienfluss.
A 9 h04, nous empruntons la C43, les 23 premiers km sur ce gravel road jusqu'à Okorosave ne présente aucun problème (45 minutes sans se presser, la moitié je pense si tu ne musardes pas). A 9 h 51, nous entrons sur la 3707, 20 min et 15 km de plus tard, nous sommes à Kaoko-Otavi, la piste est en bon état. Elle se dégrade et devient plus étroite par la suite mais ne présente pas de difficulté majeure, sauf un peu d'attention pour éviter les grosses pierres. Nous traversons une zone accidentée, une immense plaine, longeons un ravin au-dessus d'un oued puis retrouvons la plaine à Onganga où se trouve une petite échoppe appelée "Willie General Store" (il est 11 h 20 et le compteur indique 75 km depuis
Opuwo). Le lieu-dit d'Otjiu et sa clinique, à l'écart de la route sont 10 km + loin (15 min = tronçon roulant). A 11 h 35, ça se durcit car nous côtoyons le cours asséché de l'Hoarusib que nous traversons à plusieurs reprises (mode 4X4 car il y a plusieurs bancs de sable mou dans le lit). A 11 h 45, nous arrivons à Okikongo Campsite, nouvelle traversée dans du sable profond (km 110 km). La piste s'enfonce dans les montagnes, nous sommes seuls au monde ! Au km 132, nous franchissons, sans peine, un petit col, redescendons dans la vallée et traversons un oued (km 127) vers un modeste village himba, sans doute Okandjombo. Il y a un minuscule commerce et des gens que notre venue n'émeut pas outre mesure. Nous donnons de l'eau, du riz et un châle à une femme semblant être "la cheffe" et repartons vers 13 h 40. Nous montons un nouveau col qui découvre une vallée sablonneuse (km 134 + 15 min). Nous longeons de hautes falaises au milieu de montagnes tabulaires, dégringolons une pente raide et délicate (km 148), remontons un col dans un décor de "Western" (km 153, il est 15 h 00). Premières rencontres avec la faune : des ânes semble-t-il redevenus sauvages, puis des springboks et un couple d'oryx. La piste, parfois effacée, n'est pas toujours évidente dans la plaine d'Otjiha, nous roulons au feeling (pas de GPS) et nous arrivons au croisement d'Orupembe, signalant Marble Campsite 25 km (15 h 50 et km 177), puis à un second croisement indiquant "House on the Hill" à 16 h 22 et km 191. Orupembe n'est pas loin, quelque part vers le nord-ouest (aucun panneau indicateur pour cette localité), ce n'est pas là que nous nous rendons (poste de police, piste d'atterrissage, quelques huttes, une boutique et un environnement austère, c'est ce que nous verrons à notre retour du Kunene). Nous continuons vers l'intersection indiquant Etambura (16 h 42 et km 199). L'accès au lodge est très raide mais le sol est en assez bon état. A 16 h 52 et au km 201, nous nous arrêtons sur le parking du camp. Nous y serons seuls pendant 2 jours, de même qu'à notre retour de Marienflus. C'est l'un des plus beaux sites où nous logerons pendant notre séjour (avec le Grootberg dont l'accès est beaucoup plus sérieux). Le personnel, d'origine himba est compétent, gentil et au petit soin, nous partagerons nos repas sur une terrasse à vue panoramique somptueuse et irons à la rencontre d'un groupe nomade dans sa vie de tous les jours près d'un puits dans la vallée du Khumib proche (ce n'était ni une visite inopinée, ni une visite organisée et guidée).
Au niveau logement, il y a donc ce magnifique lodge qui ne proposait pas, à l'époque, les repas. Il y a aussi, un peu plus loin vers le nord Marble community Campsite, près d'une ancienne carrière de marbre, comme son nom l'indique (eau chaude, électricité et réservation possible), c'est bien fléché. Nous n'avons croisé que 3 ou 4 voitures pendant tout notre séjour dans le Kaokoveld). Peut-être y-a-t-il du nouveau depuis ?
Si ce détail, un peu confus, te convient, Je reviendrai plus tard pour la seconde étape d'Orupembe à Puros qui est moins facile.
Bien cordialement.
Jacky.
"Moins faire pour mieux voir !"