Tant mieux tant mieux si tu rigoles Joël mais quand même, je t'entends d'ici moi : " ouaih c'est bien beau la mer, le désert, les Wadis, les gens, les vieilles pierres et les montagnes mais les oasis, elles sont où les oasis ?".
Alors des oasis, on en trouve un peu partout mais là, on s'est arrêté à celle de Misfah Al Abriyeen (à vos souhaits 😅).
Ce village est réputé comme étant le plus beau du pays donc on avait un peu peur d'une ambiance type Mont Saint Michel avec ses bus et ses visiteurs à la queuleuleu ! Mais si on peut dire que dans un style très différent, ce bled est aussi beau que le Mont Saint Michel, niveau affluence, on se serait cru à peu de chose près en Avril 2020, quand la planète entière était confinée.
Et c'est comme ça presque partout alors que nous sommes en haute saison touristique !! Un bonheur !
Bref Misfat a donc était construit à flanc de collines et face à ce qui ressemble à un canyon.
Il n'est fait que de terres et de pierres, super bien entretenues.
Son oasis a été construite en terrasse avec un système d'aflaj qui existe dans ce pays depuis 4 500 ans afin de partager l'eau entre les villageois de manière équitable.
C'est une des specifites locales : il y en a plus de 3000 qui fonctionne encore dans le pays.
Et pour de suite vous éviter de ne rien comprendre comme moi au début,
on dit un FALAJ et des AFLAJ.
Comme d'hab, c'est très beau et il fait là dessous une température parfaite agrémentée d'un petit vent tout doux...mais évidemment, vu le cadre, c'est aussi bien sportif (à force, z'allez pas nous reconnaître au retour 😅).
Après 2h de balade nous prenons la route de
Mascate qui est juste magnifique tout du long, avec des montagnes immenses qui plongent sur le bitume (mais juste derrière les millions de lignes électriques qui sont partout partout au bord des autoroutes)
Petit arrêt resto dans un routier Indien bien authentique comme on aime avec néanmoins un Chiken tandoori excellent.
Puis alors que je ronfle dans la voiture, Lulu repère une palmeraie magnifique.
En jettant un œil à Google Maps je découvre un village abandonné et en partie restauré nommé Hart
Al-Ain-Imti.
Huuuum ça à l'air pas mal ça, une pause s'impose. Effectivement c'est vraiment enchanteur et comme tout dans ce pays, ça a été fait avec beaucoup de goût.
Et puis tu peux faire de l'urbex ici si tu veux, certaines maisons abandonnées étant ouvertes au 4 vents.
En plus l' ambiance est tout à fait adaptée, c'est calme vraiment très calme malgré la présence d'un cofee shop tout mignon.
Mais c'est normal... il est fermé (aaaah ça faisait longtemps 😂).
On arrive donc à
Mascate, dans un hôtel choisi pour sa proximité avec notre RV matinal de demain.
Immense hôtel qui ne nous enthousiasme pas vraiment vu qu'on choisi toujours des chambres d'hôtes toutes petites, dès que c'est possible.
Et puis on entre, accueillis par un monumental bouquet de Lys naturels et odorants, des tapis partout et tellement moelleux que t'as peur d'y laisser ta tong, des luminaires immenses et colorées et une piscine chauffée, taille olympique et bordée de lits rouges vifs !!
Je vous avoue qu'après le bouiboui Indien qu'on vient de quitter, j'ai la tête un peu à l'envers moi 😅.
Et là un doute me prend : ne me serais-je pas trompée d'un zéro dans les Rials Omanais par hasard ??
Ben non, même pas : 70€ la nuit pour 31 m2 vue sur piscine !!
Au delà de ce luxe très étonnant pour nous, le plus intéressant ici est sans aucun doute la diversité humaine qu'on y trouve : occidentales en bikini, Indiennes en Sari, musulmanes avec le tchador et aussi beaucoup la burka.
Du côté des hommes idem : Emirati avec keffieh rouge lâché sur les épaules, explorateur Français ou trader Anglais et bien sûr en majorité des Omanais toujours tous en Dishdashas.
Et tout ce petit monde se croise partout dans l'hôtel et fréquentent les mêmes lieux (style une maman en tchador noir qui admire son gosse dans la pataugeoire alors qu'une belle blonde nage en bikini à 2 pas).
Cerise sur le gâteau au repas du soir derrière nous ; une réception avec des gens en tenue d'apparat : un africain avec une longue robe blanche à épaulette frangée, un autre plus pâle avec une écharpe verte en travers de sa chemise rouge et plusieurs Omanais avec leurs Kandjars brillants de mille feux à la ceinture !
Et tous attablés avec les femmes présentes, qu'elles soient voilées ou pas (dans cette culture, ils mangent séparément normalement).
Tu vois Franck, je crois que c'est sûrement ici que j'ai compris pourquoi tu n'as pas quitté le moyen Orient depuis plus de 2 ans. Et si je dis vrai, c'est un grand scoop pour moi :
Il existe donc des pays où des gens si différents peuvent vivre en harmonie ?