Bien vrai que Blaise est en poste depuis (trop) longtemps au
Burkina. Mais il serait intéressant d'aller lire sur la coalition qui s'est formée il y a quelques mois pour soutenir le Présient. Cette coalition soit disant apolitique et qui regroupe nombre de personnalité connues, dont les opérateurs économiques, vient en appui à la relève... François Compaoré, petit frère du Président! Depuis quelques temps, la coalition se fait plus discrète, mais lors de sa sortie officielle, grand nombre de Burkinabè étaient plus qu'inquiets et y voyaient les machinations opérées au
Togo, d'autant que tout cela se produisait à l'heure de la vie chère...
L'interview accordée à 3 journalistes (RFI, canal 3 et RTB) par le Président au palais Kossiam en dit long sur la tyrannie de cet homme.
Même si Transparency International classe le
Burkina comme pays le moins corrumpu, la corruption demeure omniprésente. Le peuple ne vit pas sans la crainte de se faire prendre pour des banalités commises. Reste que ce que j'entend au sujet d'autres pays me donne à penser que même si la situation est loin d'être idéale, elle est moins pire.
Je ne voudrais pas faire de généralité d'autant que je ne connais pas les pays du continent africain, si ce n'est le
Burkina et encore! Il reste toujours à apprendre. Mais ce que j'entend c'est que même les pays les plus stables connaissent leurs périodes de remous. S'informer, cela est tout à fait légitime, ne pas le faire serait presque naïf... Reste que l'on a quand même une idée d'où l'on va quand on s'informe du pays et les "faits divers" sont des symptômes bien ponctuels de ce qui
pourrait arriver.
En décembre 2006, je logeais tout juste à côté du camp Guillaume à
Ouaga quand les militaires ont commencé à sortir leur atirailles pour faire entendre leur mécontentement aux policiers. Le lendemain, la MACO (maison d'arrêt et de correction de
Ouagadougou) était en partie cassée, etc. Je ne referai pas l'historique de cette altercation, mais il en est résulté que le stage d'une compatriote a été annulé. Quelques mois plus tard, les Kundé brûlaient un peu partout à
Ouaga et on retrouvait deux têtes dans le barrage à Tanghin.
Pourtant, le
Burkina est un pays stable. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter... C'est cela, "banaliser"?
Assurons-nous seulement de savoir où l'on va et si le jeu en vaut la chandelle! La prudence est toujours notre meilleur guide, encore faut-il l'écouter...
À+