Thahie · 14 août 2019 à 20:50 · 260 photos 141 messages · 19 participants · 13 711 affichages | | | | À: Ticapi · 7 septembre 2019 à 18:46 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 61 de 141 · Page 4 de 8 · 1 277 affichages · Partager Hello Carmen, Nous ne regrettons pas du tout le camping bien au contraire. Cependant, les quelques fois où nous avons demandé pour manger au lodge, la réponse a été négative. Quant aux lunchs baskets dont tu parles, on ne nous les a jamais proposés et nous l'ignorions. Un seul camping nous a proposé des saucisses et nous ne les avons jamais reçues.
En ce qui concerne le carburant, je pense que c'est juste une précaution pour préserver au maximum le véhicule. Peut-être que statistiquement, la qualité de l'essence à certains endroits comme Aus est moins bonne qu'ailleurs.
Je suis d'accord avec toi, nous avons fait certainement une erreur en distribuant cahier, crayons, etc. Notre démarche sera certainement différente si nous devons un jour retourner en Afrique. En Europe, de toute façon ils jetteraient les cahiers à la poubelle seul l'argent compte et parfois un peu de nourriture, en tout cas à Bruxelles c'est le cas. Je le vois tous les jours car je voyage en train avec une collègue très engagée et elle demande maintenant aux personnes avant de leur donner de la nourriture car de nombreuses fois ils ont tout jeté devant elle et réclamaient de l'argent. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Thahie · 7 septembre 2019 à 21:35 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 62 de 141 · Page 4 de 8 · 1 265 affichages · Partager Quant aux lunchs baskets dont tu parles, on ne nous les a jamais proposés et nous l'ignorions.
Il fallait lire mon carnet.  En fait, c'est seulement à Klein Aus Vista que nous avons eu cette opportunité. Ils ne l'ont pas proposé, mais je savais qu'on pouvait en avoir en réservant le jour même.
Pour les lodges, effectivement, parfois tu ne peux pas y manger en tant que campeur. Il faut savoir que beaucoup de Lodges achètent juste la nourriture pour préparer les repas des hôtes qui ont réservé une chambre. Étant donné qu'ils sont souvent très éloignés des villes, ils ne peuvent pas se ravitailler tous les jours.
Je suis d'accord avec toi, nous avons fait certainement une erreur en distribuant cahier, crayons, etc. Notre démarche sera certainement différente si nous devons un jour retourner en Afrique.
En ce qui concerne les affaires scolaires, je pense le mieux est de les donner à une association ou directement à une école. Mais nous aussi, nous avons souvent donné de l'eau, des fruits secs et des rusk, surtout aux enfants qui gardaient les troupeaux dans le nord. Pour les affaires scolaires et les vêtements d'enfant, l'association Peri Naua les prend volontier et les distribue aux familles du township d' Otjiwarongo. L'année de notre deuxième voyage, nous avons fêté des anniversaires ronds et nous avons demandé aux invités de ne pas nous acheter des cadeaux, mais de mettre des sous dans une tirelire. Nous avons récolté une belle somme et l'avons versé à Peri Naua. Après, je pense qu'il faut aller au feeling, selon la situation du moment.
Bon dimanche Carmen | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 10:29 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 63 de 141 · Page 4 de 8 · 1 240 affichages · Partager Quelques photos
Images attachées: Photo postée par le membre Thahie. Photo postée par le membre Thahie. | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 10:33 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 64 de 141 · Page 4 de 8 · 1 238 affichages · Partager | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 11:05 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 65 de 141 · Page 4 de 8 · 1 235 affichages · Partager Direction Namtib Desert Lodge dans les Tiras Mountains. 120 km de route, on devrait pouvoir le faire en une journée  Finalement, il nous faudra 6 HEURES pour les parcourir, 6 HEURES !!!! Nous avons tout de même joué un peu les héros sur la route. Nous cherchions désespérément un site que Nadette avait sur son guide et qui vraisemblablement aura été englouti, c'est-à-dire que nous roulions à 2 km/h pour chercher cette satanée entrée lorsque nous voyons un jeune couple nous faire de grands signes derrière une barrière. Naïvement on se dit que ce sont de jeunes locaux qui saluent des touristes, mais devant les grands gestes et les bonds des deux jeunes gens on s'arrête tout de même à leur hauteur. Ils sont russes, sont entrés avec leur 4X4 sur le terrain pour aller faire des photos un peu plus loin, et quand ils sont revenus à la barrière, celle-ci était fermée avec un énorme cadenas. Du coup les voilà enfermés. La jeune fille a l'air vraiment au bout de sa vie, on n'ose pas leur demander depuis combien de temps ils tentent d'attirer l'attention des voitures. Il faut dire que nous sommes les seuls idiots à avoir cette moyenne catastrophique, les autres 4X4 nous dépassent à 80 km/h donc peu de chance d'être aperçu. Nous laissons nos amis français avec les russes car ils savent un peu communiquer et nous partons à la recherche d'une ferme dans les alentours. Presqu'en face de la route, une piste vers un camping, on va aller se renseigner chez eux. Sur le chemin on s'arrête pour deux jolis petits renards, ils ne sont tout de même plus à 5 minutes près. Au camping, le propriétaire nous confirme que c'est bien lui qui a refermé la barrière. On reste derrière lui pour s'assurer qu'il remonte bien car il lui faudra un temps fou ou bien pour trouver son véhicule, ou pour se décider tout court. Le jeune couple délivré et 100 remerciements plus tard, nous reprenons notre chemin ayant faire une croix définitivement sur ce site à visiter.
Après les stops paysages, stop oryxs, stop autruches, stop springboks, nous arrivons dans le camping. Nous sommes seuls et la petite dame nous invite à nous installer où on veut. L'endroit est une nouvelle fois magnifique, seuls au monde dans un calme absolu, avec des oryxs à admirer, c'est tout simplement grandiose.
Les roches rouges qui nous entourent rappellent un peu Capitol Reef aux USA avec la savane en plus. Pour les douches, il y a deux boliers d'eau avec du petit bois. Pour les incultes comme nous qui ne connaissent pas le système, on fait brûler le petit bois, petit bois qu'on allume avec une bougie, qui chauffe l'eau dans le boiler, il faut une grosse demi heure environ. Dans les toilettes, on s'éclaire aussi à la bougie. L'eau est bouillante, Romain, notre ado sceptique depuis le début, n'en revient pas. Il fait moins froid, la voie lactée est bien visible. Il n'en faut pas plus pour que les appareils photos soient déployés en nombre et la course à celui qui aura la plus belle photo peut commencer...
Je m'assure tout de même que mes chaussettes de nuit sont bien là toutes les deux. Je suis traumatisée | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 11:15 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 66 de 141 · Page 4 de 8 · 1 230 affichages · Partager Effectivement, une moyenne de 20 km/h n'est pas beaucoup. | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 11:25 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 67 de 141 · Page 4 de 8 · 1 226 affichages · Partager | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 12:04 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 68 de 141 · Page 4 de 8 · 1 221 affichages · Partager Namtib me rappelle des bons souvenirs. Avez-vous fait le Botanical Trail?
Sympa la rencontre avec les otocyons. | | | À: Thahie · 8 septembre 2019 à 12:39 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 69 de 141 · Page 4 de 8 · 1 217 affichages · Partager Nous ne sommes pas allés plus au sud que le Namibrand. Je vois que nous avons encore beaucoup à découvrir...une prochaine fois 😎 | | | À: Thahie · 1 octobre 2019 à 19:49 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 70 de 141 · Page 4 de 8 · 957 affichages · Partager Je me réveille en sursaut, j'ai l'impression qu'on chipote aux casseroles que nous avons laissées sur la table après la vaisselle. Prenant mon courage à deux mains, je fais inspection. Oh c'est juste une barre métallique qui s'est décrochée de la tente et qui tape contre la voiture. Finalement qu'est-ce que j'imaginais ? Nous sommes accompagnés au petit déjeuner par une horde d'oiseaux. Ils ne sont pas farouches. Celui-là grimpe même sur la table à côté de la tartine de Nutella. Attention mon ami, le Nutella du petit belge on n'y touche pas ! Le lever du soleil et les paysages sont à tomber par terre. Je reste un long moment, le regard porté au loin, c'est très compliqué de décrire ce que l'on ressent.
173 km à parcourir aujourd'hui pour nous rendre au Family Hideout. Les paris sont ouverts et le Guiness Book nous fait de l'oeil. Déjà 35 minutes pour sortir du camping...
Les pistes deviennent difficiles. Notre véhicule nous secoue, tout tremble dans l'habitacle. Lors d'un énième arrêt, Romain et moi attrapons les jumelles. Il y a un drôle de truc qui zigzague la bas en bas sur la route. Quel est donc cet animal ? Un cycliste !!!!. C'est déjà une galère de rouler avec une voiture mais avec un vélo !!!! Le jeune gars s'arrête à notre hauteur. On lui demande si tout va bien, d'où il vient et surtout où il va. Il va bien, il a du mal à rouler sur les pistes, tu m'étonnes. Il est suisse, il s'appelle Gilles et il a démissionné pour faire un périple à vélo qui a débuté il y a 502 jours... en Chine... Il se rend au Cap, il est presqu'arrivé en fait :-)
On papote, ça lui fait du bien de parler, la solitude doit être le pire ennemi durant une telle aventure. Nous reprenons la route, enfin nous suivons l'itinéraire.
Il faut se méfier car l'entrée du camping se trouve dans un virage sur la piste et il faut ouvrir une barrière. Donc si on ne fait pas attention on passe à côté. Nous traversons un "couloir" clôturé. Nous apprendrons que le but est de protéger la faune sur les 16 km qui nous séparent du camping. La vitesse autorisée est de 40 km/h, mais certains ne sont pas toujours respectueux des règles. Nous nous voyons attribuer l'emplacement Venus. En fait il n'y a que deux emplacements. Tous ces hectares appartiennent à un riche propriétaire qui a entre autres créé ce camping et engagé du monde pour la gestion. A peine arrivés, on nous propose un game drive pour le lendemain matin. Une balade dans les dunes dans un camion ouvert à la recherche d'animaux. Il nous en coûtera 400 $N/personne. On se laisse tenter d'autant plus que le paysage est fabuleux et l'idée de sortir des sentiers battus nous fait très envie. Il nous promet de faire son max pour trouver des zèbres car ce n'est pas un zoo non plus. Nous installons le camp sous les yeux d'Arnold l'oryx. On est a côté de son plan d'eau, il attend qu'on dégage un peu pour venir boire. Il y a une jolie petite salle-de-bain et l'eau est chauffée avec un panneau solaire. Elle ne sera pas chaude, et le feu de bois s'impose. Tout le monde troque short et t-shirt contre pantalon et polaire, il fait toujours frais le soir.
La voie lactée est magnifique : c'est le nez tourné vers les étoiles en dégustant une bonne bière que nous terminerons cette journée.
Il est très difficile de décrire les paysages, ils sont tellement variés mais à aucun moment, la route n'est monotone, c'est un spectacle permanent. | | | À: Thahie · 1 octobre 2019 à 20:44 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 71 de 141 · Page 4 de 8 · 947 affichages · Partager Bon ben je n’ai toujours pas chaud la nuit, j'ai l'impression de répéter la même chose à chaque post.
Andrew passe nous chercher à 7h45 heure locale, soit 8h. Il ne fait pas chaud mais il a tout prévu, il y a des couvertures. J’ai tout de même mis mon bonnet en plus, ce sera très bien. Nous accompagnons un couple de jeunes suisses francophones bien sympas. Andrew nous emmène dans les dunes, dunes inaccessibles pour le commun des mortels. Les couleurs le matin sont grandioses même si nos photographes font la moue car le soleil ne donne pas au bon endroit, donc les photos ça ne va pas etc etc. Romain et moi profitons à fond et cherchons nos zèbres. Nous recevons beaucoup d’explications sur la faune et il attend de nous beaucoup de questions. Nous voyons bien sûr des oryx qui sont en Namibie ce que les kangourous sont en Australie, des springboks mais pas de zèbre. Je scrute pourtant chaque coin. Nom di chtoupette. Andrew nous explique le principe des énormes nids d’oiseau, les oiseaux tisserands sur les acacias. Il y a en moyenne au moins 80 oiseaux par nid. Lorsque le nid est trop lourd, bien sûr il tombe et directement les oiseaux récupèrent l'ancien nid pour en faire un nouveau dans un ballet incessant. Andrew nous dira que c'est sans aucun doute le spectacle le plus fantastique auquel il aie assisté. Les oiseaux se nichent aussi sur les câbles de téléphone. Nous en verrons d'ailleurs plus tard sur la route; Il nous montre également le nid d’un vautour dont j'ai malheureusement oublié le nom, le plus grand de Namibie, mais la maman est partie chasser. Nous verrons un autre grand rapace s'envoler, quelle envergure ! Allez tout le monde à droite du véhicule pour faire contrepoids, purée c’est Kohlanta ici !!! Et, au détour d’une dune, des zèbres !!!! Deux espèces différentes comme nous expliquera Andrew, il me fait un check par la fenêtre, il est content de les avoir trouvés et je pense que mon sourire béat est sa plus belle récompense.
Il y a les zèbres de montagne qui ont les pattes foncées et le zèbres de plaine qui sont plus clairs, les deux sont là mélangés. Nous passons ensuite au quart d’heure scatologique où il nous explique comment savoir si les crottes d’oryx appartiennent à une femelle ou à un mâle, nous sommes incollables maintenant. Je ne sais pas quand ou pourra la replacer dans une conversation, mais nous sommes définitivement moins idiots. Il nous explique également que les hyènes mangent tout sur les cadavres d’animaux sauf les poils qui sont réservés aux scarabées. Tout le monde a son rôle, la nature est bien faite. Les crottes d’hyènes elles sont toutes blanches à cause du fait qu’elles mangent les os. Si j'ai raté quelque chose, ne pas hésiter.
Nous rentrons à notre campement des images plein les yeux et surtout affamés car nous n’avons pris qu’un café ce matin. C'était notre premier game drive mais certainement pas le dernier. Romain discute avec Andrew des serpents et hyènes. Si nous étions restés quelques jours sur place, il aurait fait des petits treks avec Romain pour pister les animaux, à bon entendeur...
Romain, le gardien des pneus, le responsable de tout ce qui se trouve en-dessous du capot fait ses vérifications matinales. Ça ne s'arrange pas pour nos amis, car, depuis le premier jour, ils ont un pneu quasi crevé et un des nôtres tourne de l’œil en fin de journée. Allez un coup de compresseur et c'est reparti. Nous sommes maintenant en route pour Sesriem, le désert et les dunes de sable de Sossuvlei. Nous avons de la chance, cette nuit nous dormirons dans le camping à l’intérieur du parc. Nous devons y arriver avant la nuit sinon notre place, qui est très prisée dit-on, sera donnée à quelqu’un d’autre. L’avantage d’être à l’intérieur du parc c’est qu’on peut y circuler 30 minutes avant tout le monde, donc toujours utile lorsqu’il faut escalader les dunes. Nous reprenons la C27 chaotique. Il a été décidé de limiter les arrêts pour être certain d’arriver dans les temps. On a oublié de dire aussi que nos marseillais se sont ensablés mais sont parvenus à se sortir de l’embarras seuls avant que nous fassions demi tour, ouf première frayeur et merci les radios. Il y aura tout de même des freinages et stops en tout genre pour les animaux et les paysages qui sont magnifiques. Nous arrivons à Sesriem, retour brutal à la réalité : fini le calme, on est en zone touristique, avec les chinois, la musique, le monde, les douches froides mais des frites !!! Nous faisons la file d’abord pour entrer dans le parc, puis ensuite pour savoir où se trouve notre camp, et encore pour acheter les permis. Ils ont bien le temps et finalement nous aussi. Petit ravitaillement dans le restaurant avant de faire un tour dans le parc mais il faut revenir vers l’entrée vers 18h. Le but est de faire le coucher de soleil à Élim dune, ce que nous ne ferons pas malgré mes rappels incessants à Christophe. Tant pis. Nous arrivons au camping et il fait encore noir nom d’une pipe. On doit trouver l’emplacement 30. Et on tourne et on tourne pas de numéro 30. On décide tout de même de s’installer à un endroit qui semble être à côté du 31. Romain nous dit de rester là et le voilà qui repart à la réception pourtant bien loin pour demander ce qu’il faut faire. Dix minutes plus tard, le voilà qui revient avec un gars du parc. Ils sont en grosse discussion. Lui non plus ne trouve pas le numéro et il nous dit de nous installer, pas de problème. Il n’y a jamais de problème ici. Christophe fait de nouveau dix fois le tour du camp pour trouver la place où le 4X4 sera bien à plat, où il pourra mettre le câble d’électricité etc etc, petit rituel quotidien. Nous prenons une douche... froide, mais on a besoin de retirer toute cette poussière. La voie lactée est encore bien visible et toujours aussi belle. On range tout avant d’aller coucher car demain il faut se lever à 6h, tout replier rapidement et aller se poster à la barrière pour pouvoir entrer dans le parc avec les premiers. | | | À: Thahie · 1 octobre 2019 à 20:56 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 72 de 141 · Page 4 de 8 · 945 affichages · Partager | | | À: Thahie · 1 octobre 2019 à 21:27 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 73 de 141 · Page 4 de 8 · 939 affichages · Partager 6h du matin, le réveil est difficile. Allez il faut y aller, on va faire le lever de soleil enfin essayer de faire quelque chose, enfin moi je n'y crois plus trop avec ces énergumènes. Il y a déjà du monde qui attend mais ce n’est pas la foule non plus. Les groupes organisés préparent seulement le déjeuner. Nous on se contentera d’un café on verra plus tard. Quelques minutes après l'heure prévue, la barrière s’ouvre, la file de voitures s’étire sur la route. Nous tentons de respecter la limitation de vitesse mais nous nous faisons copieusement enguirlander. Nous suivons donc le flot mais arrivés à la Dune 45, la dune que tout le monde fait au lever du soleil, nous décidons de continuer jusqu’au bout du parc et d’aller faire directement le Deadvlei avant que les groupes arrivent. Sur la Dune 45, la longue file des touristes s’étire jusqu’au sommet. A 4 km du bout du parc, les voitures « normales » ne peuvent aller plus loin, seuls les 4X4 peuvent continuer. Ils ont le choix d’y aller à pied, en navette ou en stop. Nous nous engageons et Marseille se cale de nouveau dans le sable pendant que Christophe slalome en faisant du mieux qu’il peut. Mode 4X4 enclenché sinon on ne passe pas. On reste un peu calé mais ça passe. Romain s’amuse comme un fou pendant que moi je n’en mène pas large.
Nous commençons l’ascension de la dune, nous ne sommes pas seuls mais ce n’est pas la cohue non plus. Bon sang que c’est difficile de marcher dans le sable. On a l’impression de faire un pas en avant et trois en arrière et quand on est sur l’arrête de la dune, les pieds sont attirés vers le bas. Les jambes en compote, et là tu te dis que tu aurais mieux fait de perdre les 15 kg que tu traines, on arrive au-dessus et le lac asséché du Deadvlei commence à s’éclairer, la magie du soleil. C’est grandiose. Avec Romain nous descendons en courant jusqu’en bas, on a du sable plein les chaussures mais on s’en fout c’est top ! De vrais gosses ! On reste émerveillés jusqu’à ce que les premiers groupes arrivent. Nous retrouvons notre couple de suisses et nous échangeons nos impressions. De l’autre côté du vlei à côté du chemin du retour, un autre vlei très photogénique que personne ne regarde ni n’approche. Ils sont tous attirés vers le même chemin dans un sens et dans l’autre. Certains ne vont même pas jusqu’au lac asséché, ils prennent juste la photo de loin et font demi-tour, j'hallucine. Nous quittons cet endroit magnifique et les mots me manquent. Combien encore d'autres merveilles nous réserve la Namibie ? Nous repartons dans l’autre sens et c’est de nouveau le rodéo dans le sable. Nous restons calé en plein milieu de la piste. Christophe pousse la voiture pour avancer, on a l’impression que le moteur va exploser. Romain trouve ça top il ferait bien des tours ici toute la journée. Je tente de faire des photos, j’aurai beaucoup de chance si je ne termine pas avec un œil au beurre noir. Avec les bosses, je reçois l'appareil dans la figure, je ne parle pas du cadrage !! On tente d’aller jusqu’à Hidden Vlei, il fait chaud, très très chaud. Après 800 m dans le sable, on n’a pas pris le bon cap non plus, il faut se rendre à l’évidence : on n’a pas assez d’eau, le soleil tape comme jamais. De toute façon le spectacle qui s’offre devant nos yeux vaut certainement Hidden Vlei. On traine dans ce petit paradis, on ne veut pas en perdre une miette. On reprend la seule route qui traverse le parc en sens inverse, et nous faisons un arrêt à la dune 45. À cette heure de la journée, elle est magnifique, quelle couleur ! Les photographes sont de nouveau à l’affût, nous on observe de gros oiseaux noirs qui font l’aller-retour entre le toit de notre voiture et un arbre. Nous ne verrons pas un seul animal aujourd’hui, la chaleur est accablante, pour eux aussi sans doute. Nous vérifions l’heure à laquelle nous devons quitter le parc, oups on va rater le coucher de soleil encore, tant pis. On repasse par le restaurant pour manger un sandwich et boire, boire avec un petit achat de wifi pour prendre des nouvelles de mamy et Anaïs. Ce n’est pas grand chose mais on se régale. On fait un dernier arrêt à Sesriem Canyon, là où la rivière en période de crue dévale emportant tout sur son passage jusqu’au lit de la rivière à 20 km de là. C’est impressionnant de voir ce que la rivière à charrié lors de la dernière crue et le fond du canyon vaut bien une petit balade. Sur un rocher, un gars joue de la guitare en se filmant. Narcissisme exacerbé, vedette en devenir ? Qui sait. On quitte cette merveille à regret pour aller 200 m plus loin dans le camping d’en face. Nous avons de nouveau une petite salle de bain individuelle avec de l’eau chaude. On en profite pour se laver les cheveux, faire quelques courses et pour Jean-Mi remplacer cette saloperie de pneu qu’il faut gonfler tous les jours. On verra demain si le pneu de secours qui n’a pas vraiment bonne mine non plus reste gonflé. On prend l’apéro et Jean-Mi entonne quelques chansons paillardes. Un petit renard en profite pour s’inviter sur notre camp, il s’assied en nous regardant, il est si mignon et pas farouche, merci les touristes. Il attend qu’on lui donne à manger mais nous résisterons à ses petits yeux malheureux. | | | À: Thahie · 1 octobre 2019 à 21:37 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 74 de 141 · Page 4 de 8 · 938 affichages · Partager | | | À: Thahie · 2 octobre 2019 à 11:38 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 75 de 141 · Page 4 de 8 · 907 affichages · Partager Le lever du soleil et les paysages sont à tomber par terre. Je reste un long moment, le regard porté au loin, c'est très compliqué de décrire ce que l'on ressent.
Ce sont ces moments que nous adorons en Afrique australe. La vue depuis le camping de Namtib est vraiment sympa.
Magnifique carnet et bravo aux photographes. Les photos sont vraiment belles.😍
Peut-on savoir avec quel(s) objectifs elles ont été prises?
Carmen | | | À: Thahie · 2 octobre 2019 à 11:54 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 76 de 141 · Page 4 de 8 · 901 affichages · Partager Le carnet est super bien écrit et les photos sont très belles ! Merci pour le partage et vivement la suite ! | | | À: Thahie · 3 octobre 2019 à 13:01 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 77 de 141 · Page 4 de 8 · 850 affichages · Partager Bonjour, bonjour, ça y est j'ai trouvé un nouveau carnet... et j'embarque immédiatement 
Hardap a été pour moi une des meilleures places pour l'observation d'une multitude d'oiseaux, gros et petits (vers le petit pont qui mène au trail, juste avant le barrage) Vous avez eu de la chance de voir des "Sable Antelope" - Hippotrague noir, une des plus belles Antilopes  Les Marmottes sont des Dassies (Daman des rochers... etc... il y a plein de mots et d'espèces) A Diaz, il y avait 2 Dauphins qui jouaient... à quelques mètres 
Et puis, encore la chance de voir des chevaux sauvages
Merci pour tout ça.... je ne bouge pas de ma place | | | À: Ticapi · 3 octobre 2019 à 20:24 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 78 de 141 · Page 4 de 8 · 814 affichages · Partager Le lever du soleil et les paysages sont à tomber par terre. Je reste un long moment, le regard porté au loin, c'est très compliqué de décrire ce que l'on ressent.
Ce sont ces moments que nous adorons en Afrique australe. La vue depuis le camping de Namtib est vraiment sympa.
Magnifique carnet et bravo aux photographes. Les photos sont vraiment belles.😍
Peut-on savoir avec quel(s) objectifs elles ont été prises?
Carmen
Bonsoir, Merci  Les objectifs sont des Fuji 10-24, 18-55 et 100-400 sur un capteur APSC 24 millions de pixels. Bonne soirée. Nathalie | | | À: Thahie · 3 octobre 2019 à 21:02 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 79 de 141 · Page 4 de 8 · 804 affichages · Partager Il est à peine 6 heures et il y a déjà un bruit de voiture incessant sur la route qui mène au parc de Sossusvlei. Le camping a priori considéré comme luxueux ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Il est possible de réserver plusieurs nuits dans le Sesriem Campsite, avec le recul, nous l'aurions fait. On plie le camp, une légère brume, sans doute la poussière, enveloppe les alentours.
Nous reprenons la piste poussiéreuse pour une étape de 113 km. Arrêt incontournable à Solitaire, même si cela se résume à un restaurant, un petit magasin, un hôtel et une station service. Le restaurant est connu comme vendant la meilleure apfelstruddel de Namibie. Avec trois tonnes de crème fraîche en plus, je marche, enfin je roule jusqu’à la voiture. Personnellement, j'aurais mis une mention +++++ aux tourtes et non aux apfelstruddels, elles sont excellentes ainsi que les cafés. Mais je ne suis pas une experte non plus donc autant tout goûter pour se faire son opinion. Nous photographions les épaves de vieilles voitures disséminées ça et là au milieu des cactus, c'est très sympa. Il y a également un centre d’activité qui organise des game drives pour voir des guépards. Le Monsieur nous donne rendez-vous le lendemain à 8h00, purée encore se lever tôt, nous ne logeons pas à proximité. Nous nous arrêtons au camping du jour pour acheter bières et bois. Nous pensions dormir dans une tente chalet mais non, erreur de lecture, c’est camping. Le site est de nouveau magnifique, merci Monsieur Namvic. Nous sommes au sommet d’une butte, seuls, avec une vue magnifique sur la savane. Il faut suivre un petit chemin qui nous emmène des tentes vers le lavabo et ensuite vers les toilettes, j'adooooooore. Même les toilettes, partiellement en plein air, permettent d'admirer le paysage, messieurs pas besoin de magazines ! La dame du Camp Gecko est suisse-allemande et elle parle pas mal le français. Elle vit dans une maison obscure où elle vend des couteaux suisses à un prix exorbitant et je ne parle pas des colliers. Son compagnon est absent, parti renforcer les équipes de guides à Swakopmund pour quelques jours. Il y a moyen d’avoir du wifi jusqu’à 20h00 dans un coin du jardin avec les chiens. Mais comme nous dormons encore à 3 km de là, le wifi on peut de nouveau l’oublier au grand désespoir de Romain qui était censé appeler sa copine il y a 3 jours. On essaye de se renseigner sur Swakopmund, pour les excursions et les restaurants car il paraît que c’est bondé et qu’il faut réserver. Notre hôtesse nous confirme qu'à cette époque de l'année, il faut tout réserver jusqu'au restaurant. Ah ben zut alors, on n'a plus de crédit pour le téléphone et pas d'internet. J'ai tout de même eu le temps d'annuler poliment la société qu’Andrew avait contactée pour nous pour l’excursion à Pélican Point, avant que notre forfait ne nous abandonne à jamais. Nous ne parviendrons jamais à activer la recharge que nous avions achetée, il doit y avoir quelque chose qui nous a échappé. Nous avons porté notre choix sur Sandwich Harbour, un lieu où les dunes de sable rejoignent l’océan, enfin c'est ce que j'ai vu sur internet et Nadette aussi. Seulement il faudrait réserver mais nous n’avons ni téléphone, ni internet donc autant dire qu’on est mal. On discute un peu et finalement on décide de ne pas se pourrir la vie, il y a de toute façon bien assez de choses à voir.
Nous reprenons les 4X4 pour une balade dans les environs et nous nous embarquons dans un Pass pas coton du tout, le Spreetshoogte Pass. Les pentes sont tellement fortes, que nous sommes obligés de nous mettre en mode 4X4 pour monter. Mais la vue est superbe. En plus tout au-dessus, nous apercevons des babouins et des springboks. La descente est sport, on a l’impression de descendre à la verticale. Et je ne parle pas de nos marseillais dont les freins n’inspirent pas confiance. Ils descendront la main sur le frein à main. Tout est bien qui fini bien, nous rentrons au camping sains et saufs. Dans le bas du camping, à côté des chalets, il y a un point d’eau d'où on peut observer les animaux. Il y aura d’abord un cheval sauvage, qui n’a de sauvage que le nom. Il se laisse approcher, voire caresser. Comme nous sommes seuls, on s’installe sur la terrasse supérieure d’un des chalets avec nos bières, et oui l'apéro c'est sacré, et attendons patiemment que le soleil se couche et que les animaux apparaissent. Nous verrons un groupe de springboks s’approcher prudemment et repartir très vite après le ravitaillement. Le soleil se couche et nous ne voyons plus rien. Le plan d'eau n'étant pas éclairé, difficile de rester plus longtemps. Nous sommes un peu déçus d'autant plus que la dame nous avait dit qu'un guépard avec un petit avait été vus ici les derniers jours. Mais dans ce noir complet, aucune chance de voir quoi que ce soit même un éléphant. Romain crie à l'arnaque. Après un léger repas et une séance voie lactée tout le monde se retire. | | | À: LauetIsa · 4 octobre 2019 à 17:33 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 80 de 141 · Page 4 de 8 · 764 affichages · Partager Bonjour, merci pour votre réponse et votre proposition de circuit. Nous sommes preneurs ! Nous allons certainement reporter notre voyage sur juin 2021, nous sommes 4 et le budget à prévoir est plus important que nous le pensions. le point positif c'est que nous allons avoir plus de temps pour nous organiser...
Bonjour juste ce petit mot pour parler budget, nous rentrons de Namibie, retour le 22 sept, pour 25 jours avec tourmaline comme TO en camp-site, un tour complet du sud au nord (mais pas les chutes victoria) nous étions 4 pers, le voyage nous est revenu à env 6000€ par couple, avion, loc 4x4, réservation camping, entrée parc, quelques excursions +les repas souvent préparé le soir et quelques resto.
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