Thahie · 14 août 2019 à 20:50 · 260 photos 141 messages · 19 participants · 13 708 affichages | | | | À: Thahie · 8 octobre 2019 à 9:50 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 81 de 141 · Page 5 de 8 · 882 affichages · Partager Superbe ce carnet de voyage sur la Namibie. Je suis en train de préparer un voyage pour l'année prochaine, il y a beaucoup de renseignements concrets très utiles, merci ! On est le 8 Octobre, et j'attends avec impatience la suite... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Thahie · 8 octobre 2019 à 12:32 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 82 de 141 · Page 5 de 8 · 870 affichages · Partager Bonjour Nathalie,
Nom di chtoupette.
J'adore cette expression qui me ramène loin dans mon enfance....  du côté de Liège.....
Je suis aussi vos différentes étapes dont certaines sont les mêmes que les nôtres. Vous étiez au Namtib à quelle date ?
De belles rencontres le long des routes aussi...
J'attends la suite et d'autres expressions fleuries j'espère (mi p'ti poillon ou quelquechose comme ça...  ) | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 20:20 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 83 de 141 · Page 5 de 8 · 818 affichages · Partager C'est super motivés que nous replions dans le noir, on va voir des cheetahs !!!! La nuit a été calme, nous étions de nouveau seuls dans ce camping a l'écart de tout. Quelques arrêts pour les animaux au petit matin et nous voilà de nouveau devant le petit restaurant. Je suis un peu inquiète car sur le panneau de l’entrée il est indiqué que les tours partent à 9h00. On fait les cents pas, laissons un mot sur la porte, on ne sait jamais, et on va prendre notre petit déjeuner. Des rolls délicieux !!! Finalement notre homme arrive, il a complètement oublié qu’il nous avait donné rendez-vous à 8h00 et en plus c’est pour aller voir des animaux parqués dans un grand enclos. Romain n'est pas chaud, autant aller à Pairi Daiza !!! Devant son manque d'enthousiasme, on s'excuse poliment et on annule. Notre brave homme se confond en excuses, il nous aura fait faire des économies. Nous ne nous attardons pas, et finalement ça nous arrange car il faut dire que nous avons de la route à faire pour arriver à Swakopmund le long de l’océan.
Swakopmund est une petite ville plus chicos que Lüderitz et on peut y pratiquer aussi tous les sports extrêmes, tout moi ça  . Ce soir nous dormons dans un appartement de Namvic, ça nous fera du bien. La route est de nouveau très variée entre savane et roches noires. Nous passons par le Kuiseb Canyon, très bel endroit, avec une vue panoramique, mais aussi très fréquenté par les groupes.
A l’approche de la côte, c’est plat et moche, plus que du sable, de la caillasse et des poteaux électriques. C'est beau la civilisation. Nous faisons un arrêt à la dune 7, sur laquelle tout le monde grimpe ou du moins essaye car elle est vraiment haute et marcher dans le sable c’est super compliqué. Pour certains, un très grand moment de solitude. Les garçons s’y collent et sans surprise c’est Romain qui arrive le premier au-dessus fier comme un paon. Pendant ce temps, un gars redescend en courant en agitant les bras comme une poule à qui on a coupé la tête en chantant « i believe i can fly «. Des camions de chantier se garent à côté de nous. Même les ouvriers communaux font également leur pause sur place en escaladant la dune, sont fous ceux-là. En plus, cela semble très facile pour eux, dégoutée. Arrêt à Walvis Bay à 30 km de Swakopmund. Il y a une lagune où des milliers de flamands roses se retrouvent et ils sont bien là. C’est surréaliste, coloré, magnifique. Nous n'avons pas la chance d'habiter en Camargue et la Belgique n'est pas le lieu de villégiature idéal d'où notre émerveillement. A côté, des salines dont la couleur violette est très jolie, allez encore une 'tite photo. On fait le tour de la lagune en prenant des dizaines, que dis-je des centaines de photos des flamants et autres volatiles. On essaye avec Romain de les faire voler mais rien n’y fait, peut-être un ou deux mais pas de quoi se réjouir, notre présence ne les dérange pas du tout. Sur le chemin du retour, nous essayons de trouver le ministère du tourisme pour acheter des permis pour le lendemain mais nous ne le trouverons jamais. Un petit tour par un petit office du Tourisme, le Namib-I. Il y a du wi-fi pour aller sur internet, et la petite demoiselle charmante fait de son mieux pour donner des informations. Dans le petit shop, de chouettes t-shirts et autres souvenirs. Nous trouvons les sociétés qui organisent les excursions à Sandwich Harbour, Mola Mola et Sandwich Harbour 4X4. Après discussion, car ce n’est pas donné, nous réservons pour une demi journée le lendemain matin. Cela nous coûtera une centaine d'euros par personne, autant dire qu'on croise les doigts pour que ce soit top. Elle nous fera tout de même une ristourne de 10 % la petite dame, donc ne pas hésiter à demander car si on ne demande pas, elle ne propose pas non plus. Tout était complet m’avait dit l’autre société, non mais, il était marqué "bécasse" sur mon front ou quoi !
Il est temps de rejoindre notre lieu de villégiature du jour, Swakopmund, car le soleil se couche tôt et il faut être arrivé avant la nuit. Il nous faut environ 35 minutes pour faire le trajet. L’appartement est très chouette, 3 chambres avec garage mais il y fait froid !!!!! Et le chauffage n’existe pas. J'ai l'impression d'être au Brésil !!!! Par contre la douche est super chaude, on ne s’en prive pas et il y a des couvertures en suffisance pour les frileuses dans mon genre. Nous sommes en bord de mer donc il FAUT manger du poisson ! Le guide de voyage renseigne le Fish Deli, considéré comme le meilleur restaurant de poisson de la ville. Nous y obtiendrons la dernière table de libre, sans avoir réservé. Et bien je le recommande car c’était délicieux surtout avec un bon petit Merlot d’ Afrique du Sud. Tout cela pour 18 euros par personne, dessert compris, imbattable. Une très bonne adresse. De retour à l'appartement, on fait le tri dans les sacs pour voir ce qu’il reste et on se met au lit, en chaussettes bien entendu ;-) | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 20:31 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 84 de 141 · Page 5 de 8 · 811 affichages · Partager A toutes fins utiles je joins un extrait de la brochure de Sandwich Harbour 4X4. Le numéro de téléphone dans notre guide de voyage était erroné.
| | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 20:54 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 85 de 141 · Page 5 de 8 · 806 affichages · Partager | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 21:20 · Modifié le 3 nov. 2019 à 16:44 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 86 de 141 · Page 5 de 8 · 800 affichages · Partager On se met en route tôt car il faut être à 8h15 à Walvis Bay pour notre excursion à Sandwich Harbour. Nous arrivons presqu’en retard. En cause des travaux sur la route. Feux alternatifs, ils ne connaissent pas ici. Tu as un gars avec un drapeau rouge, et quand il l’a décidé il alterne la circulation. Résultat : nous restons bloqués plus de 10 minutes sans bouger d’un mètre. On en profite pour regarder le va et vient des locaux qui vont à l’école, faire leurs courses avec leur bébé sur le dos ou encore les ouvriers qui attendent la camionnette de leurs collègues pour aller travailler. Finalement nous devons tout de même patienter car deux personnes doivent nous accompagner et sont aussi bloquées dans le trafic. Nous observons un pélican sur la jetée qui s’attaque aux chinois effrayés, c’est rigolo. Les catamarans pour les excursion en bateau se suivent et sont accompagnés des otaries qui sont nourries par la même occasion. Il fait venteux et pas très chaud. Finalement notre couple arrive, des parisiens. Excursion 100 % frenchie aujourd'hui. On se sépare en deux groupes : les 3 belges dans une voiture et les 4 français dans une autre. Notre chauffeur est à pied nu pour conduire, je ne sais pas si on doit s’inquiéter. Notre 4X4 est super confortable. On se met en route et on repasse par la lagune des flamants roses mais sans s’arrêter. Ah. On bifurque dans une zone du Dorob NP où seules les personnes autorisées peuvent rouler. On circule dans de petites dunes et là un petit lagon rempli de flamants roses. Notre chauffeur s’arrête et il me dit "vas-y descends jusqu’au bord". "Je vais leur faire peur !" que je lui réponds. "Et alors" qu’il me dit. Vous admirerez les dialogues. Et là je t’organise un envol de la mort qui tue pour nos deux photographes, waouw. Dire que Romain et moi avons tout fait hier, en vain, pour avoir la même chose et ici en deux minutes on a l’envol du siècle !! Sur le chemin, dans les dunes, nous croisons des springboks, couchés, ils ne bougent pas à notre passage. Notre chauffeur dont j’ai oublié le prénom nous explique qu’il a tellement l’habitude de les voir passer qu’ils font partie du paysage. Plus loin, des chacals sur la plage se régalent d’une otarie. Ils font mine de s’éloigner à notre arrivée mais on voit qu’ils font des cercles pour revenir le plus rapidement possible vers leur repas tout en nous surveillant. Les otaries viennent sur la plage pour se reposer car la chasse dans cet océan déchainé est épuisante. Elles deviennent alors une proie facile pour les chacals et autres prédateurs. D’autres mortes dans l’eau sont rejetées sur la plage par la marée. Après les petites dunes, les grandes dunes de sable jaune. C’est ma-gni-fi-que. Nous faisons du rodéo dans le sable avec des montées et descentes impressionnantes. Heureusement on n’a pas déjeuné et Christophe n’en mène pas large à l’arrière du 4X4. Romain à l’avant essaye de filmer autre chose que le tableau de bord mais ce n’est pas facile on se fait balloter de tous les côtés mais on s’amuse comme des gamins ce qui fait plaisir à notre chauffeur. Ce dernier papote avec son collègue à la radio et je suis surprise de suivre un peu la conversation en... néerlandais, enfin un peu différent mais on comprend. Je lui pose donc la question et il me dit parler Afrikaans comme de nombreuses personnes en Namibie. On se dit quelques mots en néerlandais, tout le monde rigole. Il connaît un peu la Belgique il a des copains à Antwerpen. V’la qu’il nous parle de la forêt de Soignes à Bruxelles maintenant. D’habitude c’est plutôt Bruges etc. On s'est fait un copain ! Il nous montre les photos de rhinocéros qu'il a pris en photo avec son I-Phone il y a quelques semaines dans le Damaraland, notre prochaine destination. Ça promet ! Il nous dépose au pied d’une dune et au sommet le spectacle est grandiose : les dunes jaunes rejoignent l’océan bleu, le contraste de couleurs est saisissant. Romain nous dit n’avoir jamais quelque chose d’aussi beau. Quelques rodéos et éclats de rire plus loin, on nous dépose au milieu des dunes pour une petite « hike ». Après tu descends là-bas et tu auras un petit snack qu’il nous dit le monsieur. On remplit nos chaussures de sable, on fait des photos, la leçon de géologie avec Jean-Mi et on redescend. L’arrière du 4X4 est déployé. On n’en croit pas nos yeux : des verres de mousseux sur une nappe blanche, des plateaux d’huîtres, du poisson, de la viande, des wraps, bref un vrai buffet de luxe dans les dunes sans oublier les desserts. Tout est délicieux, on se régale. Sur le chemin du retour, au sommet d’une dune immense, notre chauffeur fait mine de sauter de la voiture en nous criant « good luck « ah ah très drôle. Et on fait une de ces descentes, le 4X4 glisse tout seul dans le sable, on a la sensation d'être sur une attraction de foire. On fait un détour pour rouler sur la plage, c’est top. On s’arrête pour admirer une otarie qui se repose sur le sable, c’est super mignon. Quelle belle matinée ! Nous ne regrettons pas notre dépense. Nous prenons un café le long de l’eau et nous repartons pour Swakopmund. Au programme, visite de la ville et shopping pour Nadette. Swakopmund n’est pas spécialement une belle ville. Très German, au-dessus de l’hôpital, l’image d’un soldat allemand avec le casque à pointe, le kaiser hôtel, Bismarck street, tu vois l’ambiance. On s’arrête dans la petite boutique d’un artiste local et il fera sa journée avec nous. Il vend des oeuvres extraordinaires. Nous achèterons un tableau avec des sculptures en bois en relief, j'adoooore.
Pour les fans de serpents, dans la grand rue, il y a un établissement avec de très beaux spécimens. C'était assez cher donc Romain y est allé seul avec son papa, mais il était enchanté.
On tente l’internet café mais nom d’une pipe il fermait à 17h. Toute ferme tôt ici. On se rabat donc sur une pizzeria où nous aurons un wifi de m... mais suffisant pour demander des nouvelles. Romain vole la viande de zèbre de Jean-Mi et se fait copieusement engueuler. Ça le poursuivra durant quelques jours. Demain nous montons vers le nord, le Damaraland. | | | À: Simc4 · 10 octobre 2019 à 21:23 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 87 de 141 · Page 5 de 8 · 799 affichages · Partager Bonsoir Jean-Luc, Nous étions au Namtib le 18 juillet. De belles rencontres oui, nous avons été très chanceux ! Nathalie | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 21:34 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 88 de 141 · Page 5 de 8 · 793 affichages · Partager | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 21:51 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 89 de 141 · Page 5 de 8 · 790 affichages · Partager Quelques courses et retrait d’argent plus tard, nous voilà repartis. Avant de pousser vers le nord, et comme on a pu acheter le permis au ministère du tourisme de Swakopmund, nous allons faire la Welwitschia Road, du moins une partie car il faudrait prévoir la journée pour parcourir toutes les pistes. Le permis pour nous cinq ne coûte que 180 $N.
C’est une balade touristique où on peut admirer une plante unique, la welwitschia. C’est une plante qui ressemble à une laitue flétrie et dont le plus vieux spécimen est estimé à 1500 ans. On peut d'ailleurs l'admirer d'une passerelle, bien protégée par un grillage. Il y a aussi une autre merveille de la nature le moon landscape. Des roches noires à perdre de vue, c’est magnifique. Des tours proposent des excursions payantes pour visiter ce lieu, il est tout aussi facile de le faire soi-même, tranquille. Nous décidons d’emprunter une piste qui nous fera non seulement gagner 20 km mais en plus profiter d’un paysage magnifique encore une fois, la D1991. La route qui nous mène ensuite vers Spitzkoppe est mortellement mortelle. C’est bien la première fois qu’on fait 100 km sans s’arrêter. Nous arrivons dans le village. Cela semble très pauvre. Des baraques en tôles. Peut-être l’école est en dur et encore. Il y a une « grand’ rue » enfin ce qui y ressemble et autour des baraquements se sont ajoutés avec les chèvres. Tout le long du chemin des gamins courent le long de la route pour vendre des pierres, et toutes sortes d’autres souvenirs handmade. Les enfants ont de jolies petites bouilles et ils savent aussi faire trembler le menton comme Laura Ingaels. Si tu ne fais pas attention, tu termines... à poil  .
Le camping est situé dans un site magnifique, encore une fois, Namvic, respect. C’est toujours magnifique et super tranquille. Avant que le soleil ne se couche, on fait le « bridge » une arche naturelle. Là par contre les toilettes sont rustiques : un trou dans le sol avec une planche dessus, beurk, c'est un peu moins mon truc. Romain fait du feu. On cherche les animaux, rien, nada, ah si quelques marmottes tout de même. Il fait de plus en plus chaud, on parvient maintenant à passer la soirée en short et comme il n y a pas de moustique, c’est le pied ! On est loin de tout, il fait noir comme jamais, c’est impressionnant quand on sait que dans le coin rôdent toutes sortes de bestioles comme des guépards ou des léopards pour ne citer qu’eux. | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 22:04 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 90 de 141 · Page 5 de 8 · 788 affichages · Partager | | | À: Thahie · 10 octobre 2019 à 22:17 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 91 de 141 · Page 5 de 8 · 785 affichages · Partager | | | À: Thahie · 3 novembre 2019 à 17:04 · Modifié le 4 nov. 2019 à 9:06 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 92 de 141 · Page 5 de 8 · 662 affichages · Partager Nous reprenons notre route vers le nord.
Mais avant de repartir, ce matin, nous allons essayer de trouver le bushman’s paradise pour aller voir les pétroglyphes. Nous avons un plan un peu sommaire et les guides de voyage ne sont pas plus précis. On fait quelques tours dans le camping, oeps pardon Monsieur, Madame, on s’est trompés. On tourne à droite à gauche, Christophe commence un peu à s’énerver. Deux gars du camping passent dans une voitu... euh qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ils ont découpé le pare-brise, je pense qu’il n y a plus d’amortisseur, quel engin. Ils nous expliquent que c’est un peu plus loin et nous voilà repartis. Quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes stoppés par une barrière, la barrière qui mène au lodge. What ? Saperlipopette mais c’est où ? Jean-Mi active la localisation et on est pile-poil dessus. Aaaah le parking est là derrière, sur la gauche en tournant le dos à cette barrière !! Il y a déjà une famille asiatique occupée avec le guide. Il nous demande de patienter et nous accompagne ensuite vers la paroi. Tout ça pour éviter que le site soit vandalisé. Le petit jeune homme est un bushman. Il connaît bien son sujet et nous explique les quelques dessins faits à l’ocre et à l’œuf d’ autruche. Ensuite il nous fait un cours sur le langage San avec les clics entre les mots. On ne comprend rien à ce qu’il dit. On va aller danser il nous dit avec clic clic entre les mots. Oui oui on vous croit sur parole. Bien plus tard, en écoutant la radio, on se rendra compte que bon nombre d'émissions sont en San. Après la visite, il retourne sous son arbre avec son eau et évidement son GSM. Sur le chemin, nous avons croisé un cadavre d’animal sur un arbre. Du coup on a pensé : léopard. Romain demande donc au petit jeune homme si c’est le cas et il confirme. C’est un mouton qui a été tué. Gloups, le coin n’était tout de même pas si tranquille... Sur la route, pas un animal à l’horizon, pas un. Ok quelques autruches mais que dal, nada, niente, nikske. Romain et moi sommes en pleine dépression. Même des oiseaux il n’ y en a pas nom di dju ! C’est quoi ce pays où il n y a pas de wildlife !!! Il nous avait dit qu'il y avait des rhinos notre chauffeur de 4X4 !!!
Nous faisons un arrêt dans un marché Himba pour nous consoler et faire un peu de shopping bijoux pas chers. Elles font de très beau bijoux mais comment dire, leur odeur corporelle laisse quelque peu à désirer. Les himbas ne se lavent pas, elles s’enduisent d’ocre et bon ben ça pique aux yeux comme dit Jean-Mi. Nous passerons également par un village Herero avec également un beau petit artisanat dont des poupées très colorées.
Je suis un peu inquiète : d’habitude les campings sont annoncés 30 km à l’avance et là rien du tout. Je ne l’ai pas non plus trouvé sur le guide des camping, re-inquiétude. On a déjà parcouru pas mal de kilomètres et toujours rien et l’heure avance. Pour rappel, on n’a pas le droit de rouler sur des pistes une fois la nuit tombée. Autant dire, qu’on n’est pas fiers tous les jours. Enfin une pancarte avec ce qu’il reste d’une voiture. Le camp est isolé dans la pampa, avec en face la savane, un petit paradis. Nous sommes accueillis en français et finalement 90 % de la clientèle est française ou en tout cas il y a un membre de la famille qui parle français. Nous commençons à faire connaissance avec.... les mouches... Nous sommes installés dans de grandes tentes avec salle de bain, ça semble pas mal du tout et certainement après quelques journées de camping, un bon lit est le bienvenu. Les douche ne nous semblent pas très chaudes mais on a bien besoin de retirer toute cette poussière.
Le repas du soir est prévu dans le coût du camping, donc on essaye de s’habiller un peu. Sur le chemin, un serpent d’une quarantaine de centimètres. Il n y a que Romain qui fait des bonds, nous on regarde nos tongs et nos sandales ouvertes en cherchant l’erreur. Le repas se mérite, le gars qui a fait l’escalier devait mesurer plus de 2 mètres ! On se prend une bonne bouteille de vin blanc en apéro et une de plus pour le repas, allez ce n’est pas tous les jours qu’on boit du Chardonnay d’ Afrique du Sud dans un cadre idyllique ! Le repas sous forme de buffet est excellent.
Je n'ai pas fermé la toile de tente pour aller dormir, juste la moustiquaire. Et pour ceux qui s'attendaient à ma phrase 'qu'est-ce que j'ai eu froid !", et bien non, bien emmitouflée sous la couette j'ai eu bien chaud. Je me réveille assez tôt et de mon lit, j'assiste à ce merveilleux lever de soleil. C'est magnifique et je mesure pleinement la chance que j'ai de pouvoir vivre des instants aussi simples mais merveilleux. | | | À: Thahie · 3 novembre 2019 à 18:05 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 93 de 141 · Page 5 de 8 · 652 affichages · Partager | | | À: Thahie · 3 novembre 2019 à 18:10 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 94 de 141 · Page 5 de 8 · 647 affichages · Partager Je suis toujours avec grand intérêt vos pérégrinations en Namibie et je continue à me régaler  Belles photos, beau paysages. Magnifiques peintures 
Juste un petit rectificatif, si j'ose  , un animal dans un arbre veut dire Léopard, il est rare que des Guépards montent dans les arbres (ils n'ont pas les griffes faites pour ça).
Merci pour ce beau carnet | | | À: Thahie · 3 novembre 2019 à 18:22 · Modifié le 4 nov. 2019 à 9:06 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 95 de 141 · Page 5 de 8 · 641 affichages · Partager Nous prenons un petit dej' pantagruélique, ça nous calera pour le trajet. On quitte un peu à regret ce petit paradis pour Palmwag. De nouveau le trajet est morose, pas un animal sur la route à part de nouveau les ostriches, autruches, mais on en a marre des autruches !!!!! Nous décidons de passer par Twyfelfontein, pour les pétroglyphes, site classé par l’Unesco. Parking super officiel, on note le numéro de plaque de la voiture, il y a des car ports pour le soleil et il faut sortir le porte-monnaie. Il fait chaud. Le site est très beau et les peintures rupestres de grande qualité. Ce n’est plus de la peinture mais de la sculpture sur pierre et le site est bien préservé. Nous avons un guide, Martin, qui ressemble à un humoriste dont nous avons oublié le nom. Nous accompagnent un couple d’autrichien péteux et deux hollandais de la même réserve. Sont les premiers de classe, collés au derrière du guide, l’écoutant comme s’il récitait la bible alors que les belges et français sont un peu dissipés à l’arrière, toujours en retard, à faire des photos de fleurs, etc. De toute façon le guide parle tellement bas qu’on ne comprend rien à ce qu’il grommelle et il ne nous apprend rien de plus et même beaucoup moins que notre petit bushman du jour précédent. Du coup on les laisse dans leur trip. La visite du site est certes belle mais de notre point de vue un peu trop surfaite. Mais bon c’est ainsi les sites touristiques. Pendant que nos austro-hollandais quittent le site au pas de course, nous prenons le temps de lire les panneaux dans le centre d’information. C’est bien plus intéressant que ce que l’autre a tenté de nous raconter. Il attend son pourboire, je pense qu’il va être surpris. Nous sommes généreux mais là ce n'était vraiment pas terrible. Le petit magasin de souvenir est bien sympa mais tout est très cher. On repart pour aller voir le second site, les formations basaltiques. De nouveau il faut payer pour la surveillance du véhicule et le site mais il super sympa et ce sera avec plaisir. De nouveau également un guide pour nous expliquer ce que... Jean-Mi nous a déjà expliqué sur le trajet. Nous faisons la visite avec une famille française dont les deux gamins se disputent tout le trajet en se lançant de nombreux noms d'oiseau. Le guide lui y perd un peu son latin entre les belges et les français, flemish ou pas flemisch, c’est rigolo. Il te redemande trois fois d’où tu viens allo quoi ! On vote finalement pour faire un détour pour aller voir la forêt pétrifiée. Le site officiel est à 30 km, le site non officiel à 15 km. Le gars sort de sa ferme pour faire les entrées avec son « associée » sa gamine de 10 ans qui te fait les yeux doux pour obtenir on ne sait pas encore très bien quoi. Le terrain de monsieur a quelques beaux spécimens de troncs pétrifiés et de welwitschias. La petite fille tient la main de Nadette tout le trajet, ça sent le roussi. Nous faisons une photo pour la petite fille au Polaroïde, elle a l’air très contente. De retour à l’entrée, on refait la photo avec la maman et la petite sœur, on leur donne de l’eau, des biscuits. Du coup le père rapplique, il voudrait qu’on l’emmène au supermarché pour acheter de la viande et le ramener. Et c’est là qu'on dit STOP ! On reprend la piste, horrible. Massages africains qu’ils disent. Dos fragiles s’abstenir. Passage par un petit marché Herero. Nous achetons une petit poupée faite main, 50 dollars, on ne marchande même pas, rien que la couture du tissu vaut le prix, quel travail.
Arrivée à Palmwag en toute fin de journée : contrôle sanitaire. Le policier a l’air bien moins drôle que le précédent, et je pense que Christophe n’a pas intérêt à lui dire qu’ils font le même boulot. Comme nous allons vers le nord, le contrôle ne s’éternise pas. Il est dommage que ni les guides ni notre roadbook ne renseignent ces contrôles sanitaires. Car si on redescend vers le sud, et qu'on a de la viande fraiche ou des oeufs, tout sera confisqué.
Il est temps parce que le soleil se couche et les alarmes chez Namvic doivent hurler sur l’ordinateur de contrôle des voitures. Le camping n’est pas accueillant de prime abord. Il est 18h30 et la réception du camping est déjà désertée, il faut aller au lodge. On nous donne l’emplacement n°5 que nous ne trouverons jamais dans le noir. Ils nous font aussi signer une décharge où ils déclinent toute responsabilité en cas de problème, il y a beaucoup d’animaux dans le coin, y compris un vieil éléphant, gloups. Du coup on installe nos tentes sur un truc mi-camping, mi-parking après avoir demandé l’accord de la famille française de l’autre côté. On en profite pour glaner quelqu’information sur Etosha. Nous avons réservé un game drive pour le lendemain matin de 7h à 11h pour tenter de voir les éléphants déserticoles et pourquoi pas un rhinocéros. | | | À: Thahie · 3 novembre 2019 à 18:35 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 96 de 141 · Page 5 de 8 · 635 affichages · Partager Lever à l’aube pour le game drive. Le snack est prévu donc on ne fait pas de tralala pour le déjeuner. On embarque dans une jeep traine-couillon avec Erwin. Il nous emmène dans la réserve privée à côté du lodge. A peine entrés, boum deux hyènes à quelques mètres de notre véhicule. Romain est aux anges, il voulait tant en voir. On continue et quelques minutes plus tard, de nouveau deux hyènes dont une installée nonchalamment sur une pierre. Très impressionnantes en tout cas. On note que les hyènes se trouvent souvent dans des endroits ou il y a de la terre et des buissons. Elles creusent une sorte de petite cuvette dans laquelle elles se couchent ce qui les rend plus difficilement visibles. Du coup à Etosha, cela nous a semblé plus facile, en tout cas c'était notre impression, de les trouver en se repérant à la végétation et en regardant au ras du sol.
Notre guide suit les crottes et fait de drôles de signes dans la voiture pour se repérer, on dirait un cinglé. Il va à droite, il va à gauche, regarde avec ses jumelles, fait des signes de nouveau avec ses mains et nous dit que les éléphants sont là, puis non là, bref on y perd notre latin. Puis soudain dans une vallée, pas besoin de nous dire quoi que ce soit, tout le monde fait « waouw ». 6 éléphants se promènent là devant nous. Un barrissement nous accueille, notre guide nous dit qu’il s’agit d’un avertissement, qu’on ne peut pas approcher plus sous peine d’avoir des problèmes. A bon entendeur...
Pendant que nous prenons des photos, observons avec des jumelles, Erwin installe la table pour le snack avec au menu, café, thé, viande séchée, légumes, petits gâteaux de toutes sortes. On en oublie la girafe que nous avions aperçue sur le chemin. Il y en a d’ailleurs encore 4 autres plus bas dans la vallée. Erwin nous confirme qu’il va nous y emmener après les éléphants. Les éléphants s’éloignent. Ils parcourent près de 70 km par jour en quête d’eau et de nourriture. Ils sont plus petits que les éléphants d’Afrique mais je n’irai pas leur dire en face. Ils sont d’après Erwin plus agressifs que les autres d’où l’avertissement instantanné à notre arrivée. Depuis le début du voyage, on sent que l’eau est un réel combat tant pour les animaux que pour l’homme. Tout est rationné, l’eau vaut de l’or dans ce désert dans lequel aucune goutte d’eau n’est tombée depuis longtemps. Les girafes c’est magique aussi, il y a des petits c’est mignon comme tout. Elles sont toujours en train de ruminer ce qui leur met la gueule de travers. Mais c’est super gracieux quand elle se déplace. Erwin tente en vain de trouver un rhinocéros mais ils se font rares. Pourtant il ne ménage pas ses efforts pour les trouver. On devient pâlot quand on le voit se mettre face à une belle pente caillouteuse, on s’accroche, nous sommes ballottés dans tous les sens mais pas de rhinocéros malheureusement. Pas grave, on en a pris plein les yeux ce matin.
Au camping, on trouve enfin l’emplacement 5 qui est vachement bien face à la savane. On replie sommairement les tentes et on déménage illico presto. Les ouvriers sont tellement gentils qu'ils lâchent spontanément leurs râteaux pour aider au déménagement. Les Namibiens sont vraiment formidables, une belle leçon pour nous les blasés de la vie.
Il y a des panneaux partout qui invitent à la prudence, pour les guépards mais surtout pour Jimbo l’éléphant que nous ne pouvons pas déranger et qui, paraît-il, traverse régulièrement le camping. Il y a des avertissements partout. Christophe s’agite, il dit avoir vu un rhino, tout le monde court vers les hautes herbes et... en fait c’est un kudu-céros qui mange paisiblement à côté de notre emplacement. Tout le monde rigole même les hollandais d’à côté. Plus tard dans l’après-midi, on décide de retourner dans la réserve en achetant le permis nous-mêmes. On rentre par la première entrée et c’est le gardien Rocco qui nous accueille. MAIS NON. !!!! IL EST BOURRÉ !!!! Helloooo nous dit-il avec son carnet en main, how many carzzz? How many people ? Il nous le demande 5 fois, n’arrête pas d’éternuer et il postillonne joyeusement sur Jean-Mi qui doit essuyer cette pluie de postillons sans broncher. Tout à coup, il disparaît devant la voiture. Mais il est où ? Le voilà qui revient après quelques longues minutes, il était parti noter le numéro de plaque, il s’est couché devant la voiture Il nous redemande de nouveau le nombre de voitures, le nombre de personnes, si c’est pour un jour on n’en peut plus. Romain pleure de rire à l’arrière de la voiture, on essaye de rester sérieux mais c’est vraiment difficile. Il nous demande de la caféine pour soigner son rhume, il doit avoir bien entamé le rhum en tout cas. On lui file deux cetirizine en lui précisant dix fois qu’il ne doit en prendre qu’un seul par jour. A mon avis, il a tout pris d’un coup, et s’est endormi le reste de l’après-midi. Nous passerons près de trois heures à circuler dans le parc. Nous sommes prudents en sortant du véhicule car il ne faut pas oublier que ce n’est pas un zoo, mais un endroit où les animaux sont normalement préservés des chasseurs. C’est pas pour ça qu’ils ne peuvent pas te bouffer ! Il y a tout de même des lions, des guépards, des hyènes qui ne sont peut-être pas actifs la journée, mais à l’heure qu’il est ils commencent tout doucement à s’agiter et il faut redoubler de prudence. Nous verrons des girafes, des zèbres, des babouins, des springboks, mais plus d’éléphant et toujours pas de rhino. Sur le chemin du retour, nous verrons encore des girafes le long de la route et un raton-laveur au camping.
Une horde de hollandais bruyants sont arrivés cet aprem, ils font un bazar pas possible. Nous devrons attendre longtemps pour avoir notre repas du soir parce qu’il faut non seulement nourrir ces brayards mais aussi gérer les plombs qui sautent toutes les cinq minutes. Qu’à cela ne tienne, on a de la bière et du vin, de quoi survivre un moment. Il faudra encore une bonne gueulante de Jean-Mi sous la tente pour que le calme revienne dans le campement. | | | À: Safrou · 4 novembre 2019 à 9:05 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 97 de 141 · Page 5 de 8 · 604 affichages · Partager Je suis toujours avec grand intérêt vos pérégrinations en Namibie et je continue à me régaler  Belles photos, beau paysages. Magnifiques peintures 
Juste un petit rectificatif, si j'ose  , un animal dans un arbre veut dire Léopard, il est rare que des Guépards montent dans les arbres (ils n'ont pas les griffes faites pour ça).
Merci pour ce beau carnet 
Bonjour, Très bonne remarque, je corrige immédiatement, merci ! | | | À: Thahie · 8 novembre 2019 à 15:51 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 98 de 141 · Page 5 de 8 · 558 affichages · Partager Pliage de tente habituel, on fait le plein de poussière une nouvelle fois et en route pour le Kaokoland, vers le Nord, une région très inhospitalière, les pistes sont nettement moins roulantes.
Nadette propose de faire un petit détour par des sources d’eau chaude à Ongongo. Sans 4x4 pas possible. Sur place c’est une petite dame en bottes fourrées qui nous attend pour le paiement. Il y a aussi un camping et les véhicules doivent traverser le ruisseau pour arriver aux emplacements. C’est incroyable cette petite oasis alors que nous avons traversé des zones dévastées par la longue sécheresse durant des kilomètres. Il y a un petit bassin naturel. Je troque les boots contre des tongs et l’eau est agréable sans être chaude. Des touristes ont installé leur matelas sur l’eau et se laissent flotter. A l’arrière une jolie cascade. En observant les rochers, Jean-Mi tombe sur ce qui semble être selon notre guide des mangoustes. Elles ont des têtes qui ressemblent à des koalas. On déambule encore un moment dans ce petit coin vert improbable avant de reprendre le chemin vers Sesfontein. THE bled. Y a rien. On n’a plus d’eau, plus de pain, on n’a plus rien mangé depuis la veille et pas un supermarket ni une pompe essence à l’horizon. Ah si les pompes sont là au milieu de nulle part. Et le petit monsieur souriant nous annonce aussi la couleur : il voudrait de l’argent cette fois pour organiser un match de foot dans la ville de Swakopmund, tiens donc.
On trouve un petit "snack" où grignoter un sandwich qui sera sans aucun doute le plus cher sandwich des vacances. On continue notre route sans passer par le fort. Sur la route, un zèbre prend la pause. La piste devient assez mauvaise, il y a beaucoup de caillasse et de trous. Puis tout à coup, la route est asphaltée, va-t-en comprendre mais ça ne durera pas. A croire qu'ils sont tombés à cours de matérieaux !
De grosses bouses fraîches sur la route, ça sent l’éléphant ça ! On demande à Romain de redoubler de vigilance et il ne faut pas cinq minutes pour qu’il crie « «éléphants devant à gauche ». Oui c’est ça, éléphants à gauche, cailloux oui ! Mais sapristi, une fois que les deux bigleux regardent mieux ce sont bien des éléphants là assez proches. Romain en compte 13. On appelle Jean-Mi et Nadette à la radio et on s’arrête prudemment à distance raisonnable et on les regarde passer doucement les uns derrière les autres, magique, vraiment magique.
Avec tout ça on n’est pas à l’avance il faut arriver au camping avant la nuit. Une pancarte nous indique le camping Aussicht à droite dans les matitis. On s’engage sur la piste, assez mauvaise. On roule une éternité, en croisant springboks, kudus et un tamanoir qui détale devant la voiture. La piste est longue et n’apparaît pas sur la carte de la tablette. Ouf y a un truc là-bas au fond, une maison en pierre, ça doit être ça. Madame Steiner nous accueille à l’entrée elle était un peu inquiète vu l’heure tardive et nous donc ! Elle nous montre notre emplacement. Ici l’eau est rationnée, un seau pour se laver dans les douches, des toilettes sèches, pas d’électricité. Pour avoir de l’eau chaude pour la vaisselle, il faut de nouveau faire un feu, feu qui chauffe le tuyau où passe l’eau. En fait, c'est un miracle qu'il y aie de l'eau dans cet endroit improbable.
On va mendier un pain à notre brave dame qui nous met rendez-vous le lendemain pour la visite du village Himba. Il y a partout des pierres avec un dépôt bleu. On se renseignera plus tard afin de savoir de quoi il s'agit. A côté de la maison de nos hôtes, un bazar pas possible, le réparateur de pneus. Tout est grillagé. Autant dire que celui qui doit venir changer un pneu ici, il n'est pas arrivé !
Tout à coup apparaît un jeune springbok. La dame nous explique qu’elle l’a trouvé tout bébé seul dans la forêt et qu’elle l’a ramené et nourri. Il s’appelle Skipo et la suit partout. Il a maintenant trois mois et circule autour dans la propriété mais revient toujours y dormir le soir.
On se couche avec des images d'éléphants plein la tête, quel voyage ! | | | À: Thahie · 8 novembre 2019 à 16:18 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 99 de 141 · Page 5 de 8 · 557 affichages · Partager A 9h30, Marius Steiner nous attend pour la visite du village Himba. Il nous explique militer de son mieux pour que les Himbas gardent leur identité et leur style de vie et ainsi ne pas répondre à la commission européenne qui fait tout pour les casser pour mieux les contrôler.
On sent très vite qu’il n’aime pas l’Europe et ses projets coûteux et inutiles. Il est grand et maigre, avec un chapeau qui rappelle les coloniaux du 20ème siècle avec ses épaisses chaussettes hautes. Il nous fait monter dans une jeep qui doit avoir connu toutes les guerres. Jean-Mi doit aider à passer les vitesses durant le trajet, il se révèlera un très bon co-pilote.
Le village est à une quinzaine de minutes du camping. Marius nous explique qu’il ne faut rien apporter, qu’il s’occupe de leur apporter de la farine, du sucre, du maïs, c’est inclut dans le prix de la visite. En contrepartie il nous demande de leur acheter une pièce de leur artisanat, c’est de bonne guerre. Il est très volubile sur les projets de la communauté européenne comme les panneaux qui signalent que tu ne peux pas dépasser le 60 km/heure. Soit dit en passant, si tu le fais tu perds une roue de toute façon. Chaque panneau coûte 3000 $ namibiens, autant dire qu’ils auraient pu faire bien d’autres choses avec cet argent. Il nous parle de la route asphaltée que nous avons empruntée la veille. C’est un projet de la CE qui a coûté des millions de dollars namibiens et qui n’est utile à personne nous dit-il. Ils ont aussi installé des toilettes dans les villages Himba. A la place ils auraient pu installer un système qui amène l’eau du dessus de la colline jusqu’au village et de la rendre potable. Cela éviterait ainsi aux dames des marches difficiles et longues et aux enfants d'être régulièrement malades. Une société de GSM est venue aussi inonder la région avec des GSM bon marchés. Du coup tu vois les jeunes filles en tenues traditionnelles avec un GSM qui leur pend au cou. Sur les huttes, des mini panneaux solaires qui servent à chargerles portables. Marius dit que la CE fait tout cela pour le contrôle, et qu’elle veut que la Namibie soit dépendante du l’UE. Même pour le bétail tout est contrôlé. Tout vient de l’étranger. Créer des sociétés dans ces régions amènerait de l’emploi et réduirait la mendicité, la prostitution et la criminalité selon lui.
Le village est assez désert, beaucoup sont partis à des funérailles aujourd’hui. Le deuil dure deux semaines. Une jeune fille enceinte vient à notre rencontre. Elle est enduite d’ocre et seule la partie inférieure de son corps est couverte. A ses chevilles des bracelets cousus plus court à une jambe en signe de deuil. Il y a aussi sur ces bracelets cousus une ligne perpendiculaire qui indique qu’elle a déjà un enfant. Lorsque les filles ont 14 ans, on leur arrache les incisives du bas et avant 14 ans le pagne ne leur couvre pas les hanches. Les Himbas ne peuvent pas expliquer tous ces rituels car il n y a pas de trace écrite, tout se transmet par la parole.
On visite une hutte traditionnelle où une jeune femme, installée avec ses deux enfants, nous montre la préparation qu’elle utilise pour s’enduire le corps et nous en met un peu à chacun sur le bras. Effet bronzé immédiat. Dans la hutte, il y’a beaucoup de peaux d’animaux, un feu au milieu. Les femmes himbas ne se lavent pas avec de l’eau mais avec la fumée du feu et la préparation qui les protège aussi des insectes. Elles piquent un peu au nez pas vraiment super efficace le savon au feu de bois. Les hommes eux sont habillé à l’européenne, Marius nous dit qu’ils ne font rien de leurs journées et qu’ils n’ont pas grand chose à dire non plus. Nous discutons un peu avec un jeune d'environ 16-17 ans. Marius nous dit qu'il est très intelligent et qu'il espère qu'il pourra se présenter aux examens afin de pouvoir travailler dans l'administration. Cela lui permettrait une meilleure existence et d'utiliser ses capacités.
Ce sont les femmes qui régentent. La cuisine se résume à quelques ustensiles qui pendent à un arbre. Ils vivent au milieu des poules et des chèvres et tout ce qui va avec mais il en faut plus pour nous faire reculer. Un gamin mange de la bouillie de maïs. Il en propose à Christophe qui l'accepte bien volontiers. Le gamin très surpris part en courant expliquer aux autres que le blanc a mangé la même chose que lui et par défaut la même chose que les poules. Des gamines s’approchent pour toucher nos cheveux et regarder nos mains. Elles comparent avec les leurs en discutant entre elles. C’est vrai que nous n’avons pas les mains rugueuses comme elles. Elles ont des traces de vernis sur les doigts. Je retire mes chaussures et leur montre le vernis sur mes pieds. On lit la surprise dans leurs yeux. Avec leurs sandales et leurs pieds très abîmés, il leur serait difficile d'en faire autant.
Petit passage par "la boutique". Les dames nous demandent si pour un peu d'argent supplémentaire, nous accepterions de les regarder danser. Nous acceptons bien volontiers et c'est parti. Elles s'amusent comme des folles sautant de tous les côtés. Rien que pour leurs sourires, nous sommes heureux d'avoir accepté. En quittant le village, on emmène quelques himbas dans le coffre de la jeep après avoir remis médicaments et denrées. A l’entrée de la route, le petit magasin. Le gamin a les droits brûlés, il a joué avec le bois dans le feu. Marius nous dit que cela arrive fréquemment. Je suis mortifiée, nous sommes impuissants devant sa douleur.
Retour au camping dans notre jeep de coloniaux. On reprend cette piste infâme qui nous ramène au camping. Madame Steiner nous invite à visiter leur mine de dioptase. Voilà l’explication de la couleur bleue sur les pierres, rien de dangereux. il faut tout de même s'imaginer que Monsieur Steiner casse des cailloux ici dans cette mine depuis près de 20 ans. A notre retour de la mine, elle a préparé du porridge de maïs pour nourrir les tokos, des oiseaux au long bec rouge qui font »toco toco » d’où leur surnom. Sitôt la gamelle posée par terre une vingtaine d’oiseaux apparait de partout. Ils grattent ensuite leur bec contre le bois et avec beaucoup de bruit.
Mme Steiner nous dit de revenir à 19h30 pour nourrir les porcépics. On rigole, on n’y croit pas trop. On passe le reste de l’après-midi à nettoyer les appareils photos, trier, lire, etc... Ca fait du bien de passer quelques heures à ne rien faire, juste profiter de l'endroit. Nous arrivons un peu à l’avance pour le spectacle. Le porridge est déjà prêt. En attendant les porcépics, nous feuilletons les livres du lodge et nous faisons du shopping bijoux. Ils font des pendentifs et des boucles d’oreilles à bas prix. Jean-Mi refait un cours de géologie à Romain. Soudain c’est le signal, ils arrivent ! On voit se dandiner de grosses et étranges bêtes. Elles sont noires avec d’énormes piques noires et blanches sur le dos. Je ne croyais pas que c’était si gros ! Un peu timides au début, Ils n’hésitent pas à entrer dans la salle de séjour pour venir manger directement dans la casserole. Ils sont vite cinq ou six et la nourriture est mise sur une grosse plaque métallique. Un plus petit arrive et Romain le nourrit directement avec une grande cuillère. Après avoir compté les étoiles dans ses yeux, Mme Steiner offrira ensuite une aiguille de porcépics à Romain en guise de souvenir. | | | À: Thahie · 8 novembre 2019 à 16:44 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 100 de 141 · Page 5 de 8 · 551 affichages · Partager Bonjour Nathalie, J'en suis dans mon carnet à peu près au même point que toi. Nous venons de faire la visite au village himba avec Marius. Même explication de funérailles (étaient probablement les mêmes si nous nous sommes suivis), même critiques envers l'occident, même ambiance avec les enfants, même marché et mêmes danses pour quelques centaines de $ namibiens avec des rires et des sourires.... On a vraiment eu le même ressenti que vous sans avoir à gouter la bouillie... | Carnets similaires sur la Namibie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 624 visiteurs en ligne depuis une heure! |