Thahie · 14 août 2019 à 20:50 · 260 photos 141 messages · 19 participants · 13 707 affichages | | | | À: Thahie · 10 novembre 2019 à 15:14 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 101 de 141 · Page 6 de 8 · 760 affichages · Partager Image attachée: Photo postée par le membre Thahie. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Thahie · 10 novembre 2019 à 15:36 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 102 de 141 · Page 6 de 8 · 757 affichages · Partager Image attachée: Photo postée par le membre Thahie. | | | À: Thahie · 10 novembre 2019 à 15:52 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 103 de 141 · Page 6 de 8 · 755 affichages · Partager | | | À: Thahie · 11 novembre 2019 à 12:17 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 104 de 141 · Page 6 de 8 · 728 affichages · Partager | | | À: Simc4 · 11 novembre 2019 à 12:42 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 105 de 141 · Page 6 de 8 · 721 affichages · Partager Bonjour Jean-Luc, Je viens de terminer de lire ton superbe carnet. Il va certainement contribuer à faire ce magnifique voyage ! Merci ! Nathalie | | | À: Thahie · 11 novembre 2019 à 12:44 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 106 de 141 · Page 6 de 8 · 720 affichages · Partager wow magnifiques photos de tous ces gamins... et des adultes
et un Oryctérope du Cap (Aardwark), celui là je le cherche  Merci pour ce partage, fabuleux | | | À: Thahie · 11 novembre 2019 à 12:54 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 107 de 141 · Page 6 de 8 · 716 affichages · Partager On replie tôt aujourd’hui car c’est une des plus longues étapes des vacances, 275 km. Nous sommes un peu inquiets sur le timing car notre moyenne horaire est en général catastrophique.
Nous reprenons l’horrible piste qui quitte le camping. Pour faire passer le temps et la pilule, de petits panneaux ont été disséminés, en allemand bien sûr, dans les arbres du style : d’où je viens, où vais-je, la vie est un roller-coaster, etc.
En reprenant la route, nous croisons des autruches très proches de la piste. Elles sont toutes blanches comme elles reçoivent toute la poussière des voitures. Elles sont farouches et disparaissent très vite. Objectif de la journée : Epupa Falls à l’extrême nord du pays, à la frontière avec l’Angola.
C’est le territoire des Himbas, il y a des villages partout et des gosses qui réclament aussi partout. La route n’est pas hyper belle non plus. Nadette voudrait aller voir des sources d’eau chaude indiquées sur sa carte. On s’embarque sur une piste de sable avec de très hautes herbes de chaque côté. Mais où nous emmène donc Dame Nadette ? Chez les éleveurs de chèvre pardi ! Ils nous regardent passer en rigolant. On a trouvé l’eau mais pas vraiment la source. Nous repartons donc bredouille sur la piste en lui ordonnant de fermer cette satanée tablette !!!!
Dans cette partie du pays, les baobabs sont rois. Ce sont des arbres magnifiques. Les trente derniers kilomètres de piste seront eux de toute beauté. Dans la descente vers Epupa nous faisons un arrêt pour le viewpoint. Ils demandent 40$/personne !! On se concerte et après un nin possip et que "que wa!!!" à la marseillaise, nous décidons de ne pas encourager ce comportement et passons notre chemin. Arrivés à Epupa, on se rend compte qu’on roule sur le terrain de foot, oups pardon.
On slalome entre les « maisons » pour trouver le camping. Ouf le voilà. On est en bord de rivière. Chaque emplacement a sa douche et sa toilette, enfin une bonne douche. Une personne vient le matin et le soir pour faire chauffer l’eau de la douche qui est bouillante. Quel plaisir ! Demain, à 16h, nous irons voir les chutes et les crocodiles qui peuplent la rivière avec un guide du camping. On a encore signé une décharge à l’entrée du camping. Ici il y a des serpents et des scorpions et il faut tout de même faire gaffe la nuit tombée. Il y a également les crocos et les moustiques. Allons-nous survivre deux nuits ? En attendant, nous nous endormons bercés par le bruit de la rivière. | | | À: Safrou · 11 novembre 2019 à 13:10 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 108 de 141 · Page 6 de 8 · 708 affichages · Partager Il faut vraiment beaucoup de chance en Namibie et surtout être prompt sur l'appareil photo ! Romain gardait le télé sur ses genoux en permanence, prêt à déclencher ce qui a parfois permis de capturer de beaux moments. | | | À: Safrou · 11 novembre 2019 à 13:10 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 109 de 141 · Page 6 de 8 · 708 affichages · Partager Bonjour
et un Oryctérope du Cap (Aardwark), celui là je le cherche 
Moi aussi....  .... très rare Et c'est la première fois que j'en vois un dans un carnet.... Superbe | | | À: Thahie · 11 novembre 2019 à 13:11 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 110 de 141 · Page 6 de 8 · 707 affichages · Partager Il faut vraiment beaucoup de chance en Namibie et surtout être prompt sur l'appareil photo ! Romain gardait le télé sur ses genoux en permanence, prêt à déclencher ce qui a parfois permis de capturer de beaux moments.
Je pense en effet que c'est la bonne technique pour saisir "la chance" quand elle se présente.... Merci pour le partage | | | À: Thahie · 11 novembre 2019 à 13:49 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 111 de 141 · Page 6 de 8 · 699 affichages · Partager Images attachées: Photo postée par le membre Thahie. Photo postée par le membre Thahie. | | | À: Thahie · 11 novembre 2019 à 14:07 · Modifié le 12 nov. 2019 à 7:35 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 112 de 141 · Page 6 de 8 · 697 affichages · Partager Bon première nuit ok, tout le monde est sain et sauf  
Nous avons été bercés par le bruit des chutes. Les babouins voleurs qui squattent la zone ne nous ont encore rien volé et on s’est fait un copain, un chat... On aurait pu choisir un peu plus exotique mais non ce sera ce maigrichon petit félin gris qui vient tout le temps nous voir pour quémander n’importe quoi : mies, fromage et même cacahuètes. Il est aussi maigre que la Namibie est sèche et il a très peur des singes. Dès qu’ils débarquent il va se cacher en-dessous des voitures.
Un singe assez gros s’approche de notre camp et peu trop près de notre coffre. Je lui fais face et je l’engueule vertement à l’ardennaise, connaissent pas ici. Il s’arrête un instant, fait mine de me foncer dessus mais je lui fait face, marche vers lui et l’engueule encore plus fort si bien qu’il fait demi-tour sans demander son reste. Tu ne sais pas ce que Jules César disait des belges ????
Jean-Mi tente de leur donner une demi orange mais ça ne les intéresse pas, ils préfèrent les sacs plastiques et les mangues me dira le petit monsieur du camping. On fait le plein d’eau, il fait déjà chaud, et nous prenons la route vers les chutes.
Romain s'approche de l'eau pour tenter de repérer des crocos. Nous verrons un cadavre, une belle pièce tout de même. Oeil de lynx scrute les environs et nous appelle pour ce que nous appellerons, ignares que nous sommes, un petit varan. Il paresse au soleil dans les hautes herbes le long de l'eau. Et bien cette journée commence bien !
Nous allons essayer de contourner le point du vue payant. Passage obligé par le petit magasin Himba qui a été, par hasard bien sûr, placé sur le chemin qui mène aux chutes. L’eau est très basse, on voit plus loin une petite plage de sable jaune qui devrait a priori être sous eau.
En prenant un peu de hauteur, le paysage est magnifique. On reste un long moment assis à regarder cette merveille de la nature. De l’autre côté de la rivière c’est l’Angola, un peu moins sexy comme destination de premier abord. D’ailleurs ici, à Epupa, les policiers sont armés de kalachs et n’ont pas l’air très commodes.
Nous croisons un jeune garçon qui emmène ses chèvres pour la journée. Nadette se fait copieusement engueuler par un gars qui se lave à poil le long de l’eau. A-t-on aussi idée de se mettre en tenue d’Adam sur un chemin emprunté par tous les touristes armés d’au moins un appareil photo avec zoom si affinité ?
On rentre au camp fatigués par la chaleur. On se fait un café et on s’affale sur ce que l’on appellera nos chaises de camping. Dans deux heures, on vient nous chercher pour aller à la recherche des crocodiles. Tout le monde espère qu’il va nous oublier mais non, il est laaaaaa avec son bâton de pélerin. On repart après avoir rempli nos gourdes. On marche dans le sable, c’est toujours aussi difficile. En plus l’autre qui prend un malin plaisir à nous dire que c’est infesté de serpent alors qu’on cherche des crocos, on peut dire qu’il sait mettre les gens à l’aise. On marche longuement pour finalement apercevoir un... crocodileke. On a demandé un croco il te montre UN croco ! Sur le chemin du retour, notre guide s'arrête un long moment pour observer un groupe de touristes en raft. Ils sont de l'autre côté de la rivière, c'est-à-dire en Angola et la compagnie est namibienne nous dit-il. Ils n'ont pas les autorisations pour passer la frontière. Il espère qu'ils ne seront pas vus par des gardes angolais car ils en seront quitte pour une belle frayeur et une belle explication. Finalement les embarcations repartent sans encombre.
De retour au camp les babouins sont de retour, ils ont mis le bins dans nos vêtements fraîchement lavés. Une bonne âme les a remis sur le fil mais pleins de sable, il faut tout recommencer... Nous prendrons le repas du soir au lodge le long de la rivière, à la bougie, au milieu des allemands végétariens. On a aussi réussi à perdre la clef du cadenas pour l’électricité, ça s’est fait. Aucune morsure n’est à déplorer, tout le monde est en vie. Le matin en allant aux sanitaires, on reconnaît les traces que laissent les serpents dans le sable. Donc, leçon du jour : on laisse les tongs au placard et on pense à prendre des pinces à linge. | | | À: Thahie · 21 décembre 2019 à 12:17 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 113 de 141 · Page 6 de 8 · 641 affichages · Partager hello, je suis ton carnet car il correspondra à mon circuit été 2020. Top tes infos une question pratique: j'ai entendu qu'il y avait 2 pistes pour accéder chez Marius, les 2 quittant la C43. Celle la plus au nord étant celle la plus praticable. Est ce vrai? | | | À: Patbill · 21 décembre 2019 à 12:25 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 114 de 141 · Page 6 de 8 · 638 affichages · Partager Bonjour Patrick, Je me permets de répondre, ayant pratiqué les deux cette année. Quand on vient du sud, sur la C43 tu as une bifurcation avec un panneau indiquant le Aussicht Camp La piste n'est pas facile, avec quelques rochers dépassants, mais c'est relativement plat. Rien d'infaisable à mon sens de non pro du 4X4, même pas amateur en fait. Il faut juste être un peu plus prudent et adapter sa vitesse. La piste plus au nord, mais qui t"oblige à rouler quelques km de plus, nous l'avons prise en quittant Camp Aussicht. Elle est un peu plus facile et roulante, mais la différence ne m'a pas paru flagrante. Donc si tu arrives par le sud je te conseille de prendre la première bifurcation vers le Camp. | | | À: Thahie · 4 janvier 2020 à 15:54 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 115 de 141 · Page 6 de 8 · 595 affichages · Partager Nous quittons le nord pour Etosha, enfin dira Romain. Avant d’entrer dans le parc nous ferons une halte à Hobatere, une réserve privée juste à côté d' Etosha. Les distances sont grandes mais fini les pistes, on devrait récupérer une route bitumée qui devrait nous faire gagner du temps. Sur la route, nous donnons nos derniers cahiers et crayons à de petits bergers qui ont l’air ma foi bien contents, tant mieux.
En attendant, il faut se préparer psychologiquement à repasser par la ville d’ Opuwo, ses vendeurs et ses mendiants. En entrant dans la ville, on ferme les portes à clef et Romain sort son couteau, ça avait un peu impressionné une des vendeuses l’autre fois. Arrêt à la pompe à essence et ça commence : give me money, give me sweets, give me your t-shirt et j’en passe. Puis viennent les vendeuses de bracelets Himbas : hello my friend, my friend, my friend, tout le monde sait que je n’ai pas d’ami !!!!!!
Nadette et moi restons dans les voitures car les petits surveillants habituels ne sont pas là. On discute avec les radios sur la stratégie à adopter. Des gamins longent la voiture en regardant avec insistance ce qu’il y a à l’intérieur. L’autre là il essaye d’ouvrir ma portière pour que je donne quelque chose à son gamin. AU SECOURS !!!!
Les garçons reviennent, jettent les achats dans le coffre de la voiture, on fera un arrêt dans dix minutes à l’extérieur de la ville, pour ranger loin de cette ambiance que nous pouvons sans conteste considérer comme oppressante. Un des garçons fait mine qu’on lui a écrasé le pied en reculant. Je lui montre mon index avec mes yeux les plus noirs possibles et il dégage sans demander son reste avec tout de même un sourire moqueur sur les lèvres. Pfff non mais !
On reprend la route goudronnées comme Nadette l’avait prévu. Arrêt pour ranger les courses et Christophe manque de perdre un œil en s’empalant sur un de ces arbres rempli d’épines. Après avoir vérifié que tout va bien on se fiche bien de lui, c’est de bonne guerre, mais au final il a tout de même une belle plaie au front. La route est assez monotone comme toutes les routes principales. Nous approchons d’Etosha et les premiers phacochères suicidaires traînent le long de la route. Freinages en tout genre, tout le monde fait des photos. Romain nous fait le blasé : ouais c’est un sanglier nain quoi, pas de quoi s’extasier, sont mieux chez nous !
On passe le contrôle sanitaire. On ne peut pas venir du nord de la Namibie avec de la viande fraîche. Dans l’autre sens tout le monde s’en fiche. Il faut tout de même avouer que les conditions sanitaires au nord du pays sont très différentes comparées à la partie sud. Donc on peut comprendre qu’un système de « protection » soit mis en place même si c’est totalement discriminatoire. Un peu de bon vouloir du gouvernement et un respect de ses populations pourraient sans doute considérablement améliorer la situation.
Une dame, avec « vétérinaire » indiqué sur sa blouse, vérifie notre frigo. Le contrôle est sommaire et nous pouvons continuer notre route. Nous arrivons enfin au lodge enfin il faut encore rouler 16 km sur une piste une fois la gate principale passée. On roule lentement, qui dit réserve dit bien sûr wildlife. Nadette nous rappelle à la radio. On fait une marche arrière d’anthologie pour revenir à leur hauteur. Quelle surprise !!! 3 guépards font la sieste en-dessous d’un arbre à une cinquantaine de mètres de nos voitures. Jean-Mi essaye de manœuvrer pour nous laisser plus de place et il n’en faut pas plus pour que les trois félins prennent la poudre d’escampette. Et bien, ça commence bien !! Nous arrivons enfin à la réception et Romain crie : des éléphants, il y a des éléphants !! Si on ne l’arrête pas il part sans chaussure. Nous le suivons et en effet, au point d’eau du lodge, 5 éléphants font le spectacle avec quelques babouins. Notre pauvre monsieur essaye de nous offrir un verre de bienvenue, et il cherche désespérément le cinquième invité, Romain. Devinant une rentrée d'argent potentielle, il nous dit qu’un Game Drive part dans un quart d’heure. ON Y VA !!! Pas de check in, les bagages toujours dans la voiture, nous embarquons dans le petit bus. Nous sommes seuls avec une sud africaine d’un certain âge à l’allure très coloniale. Elle s’intéresse aux oiseaux alors que nous rêvons de voir un lion. Autant dire que chaque fois qu’elle demande au chauffeur de s’arrêter pour un "moineau", on n’a qu’une envie, la jeter par dessus bord. Notre chauffeur tourne et tourne et tourne encore. Nadette dit qu’elle voit cette souche pour la troisième fois. Il dit qu’il suit des traces de lions. Oui, oui on nous l’a déjà faite celle-là mon petit bonhomme. Des élans, des springboks, de magnifiques girafes, waouw c’est cool mais toujours pas de lion. Personnellement, je commençais à désespérer quand au détour de buissons, ils sont là : de jeunes mâles avec deux mamans. Et à notre gauche, le cadavre d’un zèbre qu’ils ont tué dans l’après-midi. Les lions ont la gueule rouge de sang. 4 se prélassent à l’ombre pendant que deux autres se sont attaqués au zèbre. On entend les os craquer, ça fait froid dans le dos. Les lions ne nous prêtent pas la moindre attention, c’est surréaliste mais quand ils baillent et quand on les voit s’acharner sur leur garde-manger, on n’est pas fier. Nous restons un long moment à prendre des photos puis le guide nous emmène un peu plus loin pour prendre un snack et une bière. Aller cheers, on peut fêter cette super rencontre ensemble. La dame nous pose plein de questions, elle a l’air étonnée que des belges et des français voyagent ensemble alors qu’ils habitent si loin les uns des autres. On parle de nos spots et avec le guide, nous sommes qualifiés de très chanceux d’avoir vu les guépards et les lions aujourd’hui. Pourvu que ça dure ! On retourne au lodge, les chambres sont très belles, ça va nous faire du bien de dormir dans un vrai lit. Le repas est également prévu au lodge, on va se régaler. Quelle journée ! Demain nous entrerons dans Etosha espérons que la chance continuera à nous sourire. | | | À: Thahie · 4 janvier 2020 à 16:03 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 116 de 141 · Page 6 de 8 · 592 affichages · Partager On s’est mis rendez-vous assez tôt au resto pour le petit déj pour entrer dans Etosha as soon as possible. Il fait un peu frisquet, mais je passe par le point d’eau. Seuls les singes sont dans les parages. Je m’assieds sur la terrasse et subitement un rugissement dans le parc, qui glace le sang : c’est un lion. Nous le verrons passer au loin. Pas étonnant qu’il soit le roi, c’est vraiment flippant. Durant la nuit j'ai été aussi réveillée par des hurlements mais a priori ce serait des chacals.
Arrivée à Etosha, plus ou moins sud ouest, Anderson Gate, nous sommes excités comme des puces. On veut prendre trois jours de permis, mais non elle ne veut pas c’est par tranche de 24h donc on payera deux jours et on doit être sortis le troisième à 15h00.
On a à peine fait quelques kilomètres dans le parc que sur la gauche, Romain aperçoit notre premier rhinocéros noir. Quelques kilomètres plus loin, des éléphants. Et bien purée, ça commence fort aussi ici ! Un éléphant est couché au sol ainsi qu’un éléphanteau. Sa position ainsi que la position des adultes nous font penser que le petit est mort. On ne le voit pas bouger d’un poil. Nous sommes malheureux comme des pierres. Un gars passe dans un gros 4X4, il ouvre sa fenêtre. On lui dit que le petit doit être mort et il nous répond en sortant un matériel photo de la mort qui tue, no worries, he’s sleeping, only sleeping. Aaaaaaah ok merci M’sieur. On a l’air un peu cons là.
Après un long moment près des éléphants nous reprenons la route. Et là à droite un lion dans une position bizarre : il est couché les quatre pattes en l’air. On regarde avec les jumelles on n’a pas l’impression qu’il vit. Du coup on se dit ben oui il est mort, ça ne prend pas cette position un lion nom d’une pipe. Tiens voilà notre expert en éléphant mort. Cette fois on ne lui dit rien et on fait bien parce que Romain qui vient de reposer les jumelles nous dit qu’il respire. En effet quelques instants plus tard, il roule nonchalamment sur un côté. C’est ça le roi de la savane ? Du coup on est content de n’avoir rien dit pour ne pas passer une nouvelle fois pour des débiles. Le lion est énorme, réellement énorme.
Le temps passe vite : nous verrons encore des rhinos et des éléphants nous sommes aux anges. Nous arrivons très tard au camping et il faut se méfier car les barrières ferment vers 18h30 jusqu’à 7h le lendemain et il faut être à « l’abri » au camping avant. Nous faisons la file pour le check-in. Emplacement 30. Ah ben il est occupé. Une famille de français s’est trompée et a pris notre emplacement. Nous en prenons un autre en espérant que personne ne va arriver. Les français viennent certainement d’arriver : tout est encore propre et une certaine organisation a l’air en place. Autant dire que dans une semaine c’est le bordel, je vous l’assure.
On passe au point d'eau où nous verrons girages, rhinos et un énoooorme éléphant. On se couche avec les poules parce que demain game drive à 6 heures du mat. Le camping où tout le monde est aligné en rang d'oignon passe au calme, mais où sont passés les hollandais et les italiens ! | | | À: Thahie · 4 janvier 2020 à 16:07 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 117 de 141 · Page 6 de 8 · 590 affichages · Partager Bon sang, que c'est dur de se lever si tôt !
Soudain le rugissement d'un lion retenti, difficile d'estimer à quelle distance il se trouve. C'est toujours aussi impressionnant et on se sent petit, vraiment petit.
On caille déjà et on embarque dans le petit bus. On reçoit des panchos pour le froid, mais j'ai toujours mon bonnet et mes gants, on ne change pas une équipe qui gagne.
Le chauffeur conduit dans le noir de la main gauche en tenant une lampe à infra rouge de la main droite. Euh c'est quoi cette technique ? Et bien moins de cinq minutes plus tard, il nous dégote un lion et une lionne qui se promènent le long de la piste, waouw et nom di chtoupette qu'est-ce qu'ils sont gros les lions !
Nous accompagnons les félins un moment jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans la végétation ou ce qu'il en reste tant il fait sec à Etosha. Nous tombons sur deux chacals qui se régalent d'une carcasse. Le guide file vers un plan d'eau et là THE spectacle : un lion est là avec 6 lionnes. Certaines ont la moustache assez rouge, ils doivent avoir chassé déjà. Nous profitons de ce spectacle unique. Les lions disparaissent et les premiers touristes "self drive" arrivent mais trop tard. D'où l'intérêt de prendre un tour accompagné plus tôt. Nous verrons des rhinos et des éléphants aussi. Soudain le guide pile : sur la gauche, un lynx qui mange un springbok. Il ne semble pas apprécier notre présence et traverse la piste devant le véhicule pour aller nous surveiller du coin de l'oeil et contourner le véhicule afin de revenir rapido vers son déjeuner. Entretemps, des chacals ont déjà pris le relai. Je pense que ça va barder quand le lynx qu'ils appellent ici caracal va revenir. C'est un très bel animal. Quelques girafes plus tard, nous rentrons au camping replier ces p.... de tentes qui deviennent de plus en plus pénibles à remballer, enfin les tirettes. Nous partons vers l'est du parc à Halali Camp.
De nouveau notre emplacement a été pris mais par des italiens cette fois. La jeune fille étant très jolie, Christophe et Romain laissent tomber l'affaire et on s'installe ailleurs. Heureusement car si les lodges sont complets ce n'est pas le cas des campings.
A Halali, il y a un plan d'eau. 22 éléphants viendront patauger avec de très petits qui sont si maladroits et marrants quand il courent après leur maman. A la nuit tombée, un rhinocéros viendra aussi nous rendre visite ainsi que 5 hyènes dont une dans un sale état. Elle boîtait énormément et on s'est demandé avec Romain quelles étaient ses chances de survie. Notre liste de wildlife est maintenant bien étoffée ! Demain dernière journée dans le parc, nous dormirons à l'extérieur. | | | À: Thahie · 4 janvier 2020 à 17:48 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 118 de 141 · Page 6 de 8 · 582 affichages · Partager Après avoir établi l'itinéraire de la journée en tenant compte de notre moyenne horaire catastrophique, du déjeuner, des arrêts pipi, etc, nous repartons à l'assaut d' Etosha. Cette fois pas de lion. Mais nous avons oublié un paramètre important : les éléphants. Nous en croisons sur le côté de la piste qui semblent se rendre au point d'eau. Du coup on est tous d'accord d'aller les attendre là-bas. Nous sommes les premiers arrivés avec vue imprenable sur le waterhole. Et quelques minutes plus tard ils arrivent. 1, 2, 3, 6, 15, 20 euh c'est reve party aujourd'hui ? De nouveau on s'extasie devant ces pachidermes. Soudain un autre arrive, il est ENORME, ENORME. Il semble être le chef du groupe. Les autres quittent le plan d'eau mais deux s'installent sur la piste. C'est là que tu te dis : j'espère qu'ils ne vont pas rester trop longtemps... 30 minutes, 1h le bus de touristes traine couillons veut partir et essaye de forcer le passage. L'éléphant lui fait face et fait mine de marcher vers lui. Le bus s'arrête et coupe le moteur...
Le gros mastodonte fait le tour du plan d'eau et s'arrête face à notre voiture. Il est à une quinzaine de mètres et nous écrase de son regard. Plus personne n'ose bouger, Romain rentre le télé et recule prudemment dans la voiture. On n'en mène pas large, il est terriblement impressionnant. Et s'il décide de nous foncer dessus ? Tu vois le contrat d'assurance du véhicule défiler devant tes yeux en essayant d'imaginer comment tu vas pouvoir expliquer ça à la société de location. Mais finalement il décide que nous ne méritons pas qu'il se fâche et il passe derrière nous. Ouf...
Deux heures et 3000 photos plus tard nous pouvons enfin quitter ce waterhole mais quel retard ! On ne sera jamais à la sortie pour 16h !!!
Nadette et moi devons faire pipi, suite de stress post-traumatique du à un éléphant pas très revenant. On a vraiment eu la trouille ! Nous faisons quelques kilomètres puis Romain s'écrie, éléphants à droite ! Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon ! Puis ils me regardent tous les deux d'un air ahuri, j'émets des sons bizarres avec mon doigt pointé vers la gauche. Un énorme pachiderme est à côté de la voiture ! Tout le monde avait été attiré par ceux de droite sans regarder ailleurs. C'est là que tu te rappelles les deux heures que tu viens de passer bloqué et là ça recommence ! Heureusement nous ne sommes pas sur leur route et il passe devant la voiture sans nous prêter un regard.
Autant dire que le mot d'ordre est : on évite les éléphants. Ben oui mais quand ils sont sur la piste et que tu dois passer à côté, tu n'as pas vraiment le choix. C'est ce qui nous arrive quelques kilomètres plus loin. On n'en peut plus des éléphants, !!!!
Nous croiserons des rhinocéros dont un jeune qui mange le long de la piste. Petit tour par le viewpoint du Pan d' Etosha, c'est magnifique. L'est d' Etosha est très différent : très vert, très beau, et les gnous s'y donnent rendez-vous ainsi que de nombreuses antilopes. Quel contraste avec les deux jours précédents où la sécheresse a tout ravagé.
Nous quittons le parc bien après le délai mais la petite dame au contrôle s'en fiche complètement. Le camping se trouve quelques kilomètres plus loin.
Au revoir Etosha, nous avons un pincement au coeur de quitter cet endroit dont il est difficile de dire s'il est beau ou pas mais qui nous a procuré tant d'émotions. | | | À: Thahie · 4 janvier 2020 à 18:01 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 119 de 141 · Page 6 de 8 · 579 affichages · Partager Grosse étape vers Waterberg aujourd'hui, ça sent la fin du voyage, nous nous rapprochons de Windhoek.
Le plateau de Waterberg est un ensemble de rochers de couleur rouge avec ça et là des nuances de couleurs différentes. C'est joli mais après les merveilles rencontrées depuis le début du voyage, on ne s'extasie pas vraiment.
Il est possible de faire des promenades à pied et entre autres de grimper au sommet de la falaise pour avoir une vue panoramique du coin. La balade est un peu sportive mais heureusement à l'ombre. Le spectacle d'en haut est à la hauteur et nous rebaptiserons le viewpoint de "rendez-vous des français" car ils étaient nombreux là haut.
Est-ce que c'est l'ambiance sur place ou le fait que le voyage se termine, mais on n'est pas super enthousiastes. On booke tout de même un game drive pour le lendemain matin mais d'après les guides, il n'est pas facile de voir grand chose car ici c'est le bush et il est épais.
Nous nous installons au camping, nous ne sommes pas nombreux et on se couche comme d'hab avec les poules.
Le lendemain, nous remontons avec nos panchos dans le petit bus. Le guide annonce la couleur : il nous emmène vers deux waterholes, on regarde s'il y a quelque chose, passage par le point de vue et retour. Ca ressemble à un tour de tour opérateur mais bon tant pis on y est on y va !.
On arrive au premier plan d'eau. Ils ont à peine regardé sur le trajet s'il y avait quelque chose !
Après avoir longé un long courroir étroit barricadé, nous voilà tout assis sur un banc dans un abri en bois et on attend. On nous file un paquet déjeuner et on attend encore. Des buffalos viendront boire, ils font partie du Big5. C'est vrai que certains spéciments sont impressionnants et toute la troupe ça peut sans aucun doute faire des dégâts.
Deux ou trois antilopes pointeront aussi le bout de leur nez dont une que nous n'avions pas encore vue maid dont je ne parviens plus à me rappeler le nom, puis plus rien.
On repart vers le deuxième plan d'eau dans un abri similaire et de nouveau pour voir un buffalo. Vu le prix payé on regrette un peu mais bon, nous avons encore vu de nouveaux animaux on ne retiendra que cela, mais on ne fera pas une grande publicité pour ce game drive.
Nous reprenons la route pour Okonjima Reserve, la réserve aux léopards, réserve où l'association Africats a installé ses bureaux. Ils militent pour la sauvegarde des félins et la réserve leur sert de tirelire.
On sent tout de suite que c'est beaucoup plus commercial nous sommes un peu inquiets. Après 17 km et quelques barrières, nous arrivons au day center, à savoir la réception. On nous indique notre camp, Chilala.
Le camping est magnifique : 4 emplacements très grands et très éloignés les uns des autres. Deux douches et deux toilettes avec vue sur le bush, que demander de plus ? De l'eau chaude pour Romain bien sûr qui ne semble toujours pas avoir compris comment fonctionnent les robinets.
On nous a proposé d'aller visiter la clinique de la réserve, l'endroit où ils soignent les guépards récupérés avant de les réintroduire à l'état sauvage dans les 20000 hectares de réserve.
La visite se révèlera très intéressante et très bien orchestrée. Le clou de la visite est une incursion chez les guépards et dans l'enclos du seul léopard "domestique". Ce léopard a été receuilli par un fermier qui avait tué sa maman et il a pensé pouvoir l'utiliser comme un chien. Sauf qu'à 18 mois un léopard ça prend son indépendance et ça recherche un territoire. Donc le léopard a assimilé le fermier à un léopard, léopard sur SON territoire et il est devenu agressif voire dangereux. Le fermier l'a donc donné à l'association mais comme il n'a pas peur de l'homme, c'est un danger pour lui et pour les autres donc il sert de porte-parole pour les visiteurs. C'est un animal très impressionnant. Ses yeux sont magnifiques mais tellement froids. C'est sans aucun doute le plus beau félin. Romain est aux anges même s'il aurait préféré le voir évoluer dans la nature.
On nous propose ensuite un game drive à la recherche des léopards pour le lendemain matin en nous spécifiant que les chances d'approcher un léopard sont de 50/50. Romain en rêve, il nous fait des suppliques muettes. Allez on y va c'est le dernier des vacances ! | | | À: Thahie · 4 janvier 2020 à 18:11 Re: Récit de 28 jours en Namibie Message 120 de 141 · Page 6 de 8 · 577 affichages · Partager Allez les panchos et ma panoplie !!! Nous sommes repartis ! L'estomac un peu vide car les saucisses que le lodge devait nous livrer ne sont jamais arrivées. Du coup nous avons juste mangé des pâtes et ce qui nous restait dans le frigo, c'est-à-dire surtout de la bière. Nous avons fait l'erreur de croire qu'il y aurait un petit magasin dans cet endroit a priori très touristique et commercial mais que nenni rien de tout cela, des souvenirs oui, à manger non !
Nous passons par le lodge où on nous offre un café et des muffins. Un régal. Le lodge est très beau, très luxueux.
Nous entrons dans l'immense réserve des léopards sans oublier de spotter les oryx, springboks et autres antilopes que nous croisons.
Le guide nous explique que 7 léopards occupent le territoire. Ils ont un collier avec un émetteur et que nous allons essayer de voir s'il y a un signal.
En roulant, il brandit une antenne et écoute le signal avec son émetteur. Là tu te demandes vraiment comment tu vas trouver un léopard ainsi. Il nous dit qu'il a un bon signal sur Lila une femelle. Il va tout droit, à gauche à droite, monte sur le capot avec son antenne et confirme que le signal est strong. Sapristoche, si tu dois faire ça chaque fois !
Soudain Romain Oeil de Lynx crie "Là !!!". Et on voit apparaître Lila, magnifique léopard. Elle ne nous laisse que peu de temps pour l'admirer avant de disparaître dans le bush. Moments furtifs avec l'animal le plus difficile à voir mais quels moments !
Notre guide change de fréquence et nous annonce que nous avons de la chance : Tera un autre léopard est dans les parages. Oui il est là. Il se fiche complètement de nous, il est à la poursuite d'un phacochère, concentré. Durant 25 minutes, nous allons pouvoir admirer avec quelle aisance il suit sa proie sans qu'elle se doute un instant de sa présence. C'était tout à fait INCROYABLE. Tout le monde retient son souffle comme dans un thriller à la télé. Que va-t-il se passer ? Et au dernier moment il plonge sur le phacochère qui détale. Tera ne le poursuit pas. Le guide nous explique que le phacochère est trop gros pour lui et qu'il s'est contenté d'un entrainement. Et bien, quelle scène. Nous apprendrons ensuite que nous sommes le seul groupe à avoir trouvé des léopards, les autres rentrent bredouille, mais nous sommes vraiment chanceux ma parole !
Nous discutons longuement au camp de cette rencontre et c'est le monsieur de l'entretien qui nous rappelle que nous devons partir. C'est vraiment la fin, nous logerons tout près de Windhoek ce soir. | Carnets similaires sur la Namibie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 624 visiteurs en ligne depuis une heure! |