Bonjour
dans 15 min, à 8h45 il y a ce reportage.
lundi, 17 septembre 2012 à 08:55
Rediffusions :24.09.2012 à 14:10
02.10.2012 à 04:05
Ports d'attache (
Canada, 2010, 43mn)
ARTE F
1. Bangkok
Irriguée par d'innombrables khlongs, ces petits canaux où circulent des milliers d'embarcations,
Bangkok est aussi une ville de rue. La circulation y est dense, les marchés effervescents et l'activité incessante. Mais malgré le chaos apparent, il règne dans cette ville bouddhiste un climat de respect où le vivre et laisser vivre est primordial.
Bangkok, souvent appelée la
Venise de l'
Asie du Sud-Est, est littéralement irriguée de khlongs, ces petits canaux qui étaient autrefois les artères principales de la ville. Les bateaux s'y comptent encore par milliers, mais depuis qu'on en a bétonné plusieurs pour en faire des routes, sans aucun plan d'urbanisme, les déplacements dans la ville sont devenus complètement chaotiques. Pour tenter d'échapper aux inévitables bouchons, tous les moyens sont bons, des plus rudimentaires aux plus modernes: tuk tuk, pousse-pousse, bateaux, cyclomoteur, skytrain...
Mais si les rues sont si encombrées, ce n'est pas uniquement dû à la circulation trop dense.
Bangkok est une ville où tout se passe dans la rue. En plus des immenses et foisonnants marchés qui jonchent la ville, des centaines de milliers de petits commerces et kiosques d'alimentation prennent place dans les rues jour et nuit: cordonnier, couturière, serrurier, vendeur de satay, d'insectes grillés, de fruit, de crème glacée...
La ville est bouillonnante, certes, mais ses citoyens sont des gens respectueux, d'un calme impressionnant. Et ce n'est probablement pas étranger au fait que l'on retrouve au milieu de ce fourmillement d'innombrables temples, certains immenses, d'autres plus discrets, tous le reflet de l'adhésion inébranlable des citoyens au bouddisme. Plus de 90 % d'entre eux sont pratiquants et s'arrêtent régulièrement durant la semaine dans ces lieux de culte, en plus d'y passer une bonne partie de leurs fins de semaine en famille. Pas étonnant alors de constater que la règle du vivre et laisser vivre soit si bien incarnée ici.