Réveillés vers 6 heures après une bonne nuit, nous expérimentons notre premier vrai petit déjeuner copieux et complet : charcuteries, fromages, œufs... servi dans un cadre très agréable au bord de la piscine.
Mais nous n’avons pas le temps d’en profiter, le
Kruger nous attend !
Le lodge est tout près de la porte du parc et je suis impatiente d’y entrer. A la réception, nous présentons nos résas dans les camps, nous remplissons un registre, achetons la carte routière du parc et nous voilà partis à la découverte des fauves et autres animaux mythiques.
Les appareils photos sont à portée demain, chargés, le plein d’essence est fait, nous avons des réserves d’eau (et une bouteille de vin aussi au frais dans la glacière...).
Nous franchissons enfin la porte : les yeux écarquillés, regardant dans tous les sens, nous voyons très vite nos premiers impalas que nous mitraillons bien sûr (avec l’appareil photo)... par la suite on les regardera à peine tellement on en verra...
Rapidement, nous rencontrons des éléphants, puis des zèbres, des buffles, des nyalas, des gnous, des oiseaux et des animaux dont j’ignore le nom.
Heureusement, j’ai apporté un guide des animaux d’Afrique qui me sera fort utile pour identifier les espèces (surtout les espèces de gazelles et les oiseaux) et lire les commentaires sur les animaux rencontrés...
Nous sommes ravis de ces premières rencontres. Il fait un temps magnifique et nous arrivons dans le début de l’après-midi dans notre premier rest camp : MOPANI.
Le chek in se fait rapidement et nous prenons possession de notre bungalow que j’ai choisi en self catering. Comme il a déjà été dit dans de nombreuses discussions, les résas dans les camps se font très facilement sur le site des parc nationaux : sanparks.org.
La première chose qui me frappe est l’odeur de chauve-souris quiy règne, mais celle-ci s’estompe après une bonne aération. Sinon, il est parfaitement propre, assez spacieux et confortable. La cuisine est extérieure, et bien sûr, nous disposons du fameux braii, le barbecue présent partout en
AFS.
Puis nous allons nous poser à la terrasse du restaurant pour prendre une salade. Et là, surprise, la terrasse domine le Pioneer Dam, un plan d'eau assez étendu où grouille une incroyable quantité d’animaux qui y boivent, se baignent, pêchent, se reposent.
Un calao se pose tout près de moi en espérant grapiller quelques restes.
Munie de mes jumelles, j’ai du mal à me détacher de ce spectacle. J’aperçois même des hippopotames et des crocodiles, et bien sûr des quantités d’oiseaux.
Nous avons réservé un drive pour demain matin, mais mon mari veut encore repartir pour une nouveau tour dans les environs avant la fermeture de la porte à 18 heures.
Nous nous régalons encore de plein de découvertes, nous prenons notre temps, nous nous arrêtons pour profiter de ces moments Je ne pensais pas que je serais si fascinée par le spectacle des animaux évoluant dans leur milieu naturel. La nature est également très belle et variée.
On a beau l’avoir imaginé, quand on y est, c’est magique !
Mais le temps passe vite et nous devons accélérer, autant que faire se peut pour rentrer au camp avant 18 heures.
Au magasin du camp, nous achetons de quoi faire notre premier braii ce soir. Expérience concluante, délicieuse soirée sur la terrasse de notre bungalow.
Au lit de bonne heure, demain matin debout à 5h30 pour notre morning drive.
Le lendemain donc, nous voilà bien équipés (polaires, chaussures fermées, écharpes...) à attendre notre guide au point de rendez-vous. Nous sommes les seuls à partir ce matin. Notre guide nous remet des lampes à longue portée pour balayer les côtés de la route, elles font briller les yeux des animaux dans l’obscurité.
Mais c’est au beau milieu de la route que nous découvrons une de nos plus belles scènes : une hyène allaitant ses 2 petits. Elle nous regarde, mais ne bronche pas, elle ne nous perçoit pas comme un danger.
Par la suite, nous ferons aussi un bout de chemin avec 2 hyènes qui trottinent sur le bas côté, traversent, repartent, reviennent.... Nous rencontrons les animaux déjà observés la veille, un troupeau impressionnant de buffles traverse devant nous. A chaque animal rencontré, notre guide nous fait un petit commentaire sur son mode de vie.
Pour le moment, nous n’en sommes qu’à 2 sur 5 pour les big fives...
Le soleil s’est levé et nous avons petit à petit ôté nos couches de vêtements car dès le début nous avons eu chaud. C’est la seule et unique fois que j’ai porté le blouson que j’avais prévu pour les matinées et soirées qui devaient être froides d’après mes informations.
De retour au bungalow, nous prenons notre petit déjeuner puis repartons à l’aventure. Nous choisissons de prendre les pistes pour nous enfoncer dans la savane en faisant le "tropic of Capricorn loop" qui passe par le tropique éponyme et nous continuons nos découvertes que nous immortalisons avec nos appareils photos. Nous croisons très très peu de voitures et nous avons vraiment l’impression d’être dans un autre monde.
En nous rendant à un hide que nous avions repéré sur la carte, au détour d’un virage, nous arrivons à un gué où tombons nez à nez avec une maman éléphant et son bébé se rafraichissent dans l’eau. Nous nous arrêtons à distance respectueuse et attendons leur départ pour continuer. Le hide donne sur un endroit de la rivière où l’eau est assez abondante, ce qui n’est pas le cas partout et nous assistons à au ballet des hippopotames se prélassant dans l’eau, mangeant des herbes, jouant, disparaissant sous l’eau de longs moments, seulement à quelques mètres de nous.
Le temps passe et je propose à mon mari d'aller nous poster à mon poste d'observation favori: la terrasse du restaurant pour assister au coucher de soleil.
Munis de nos appareils photos et de nos jumelles, nous y restons un long moment, un verre de blanc bien frais à la main.
Encore un moment magique (oui, il y en a beaucoup...)
Il fait déjà nuit noir lorsque nous rentrons « chez nous » nous préparer notre braii.
Nous passons notre dernière nuit à MOPANI qui aura été une de nos étapes favorites.
Demain, départ pour le sud du parc, direction SATARA REST CAMP.