Sunhae · 21 février 2012 à 12:00 · 473 photos 166 messages · 29 participants · 21 047 affichages | | | | À: Sunhae · 5 mars 2012 à 6:26 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 121 de 166 · Page 7 de 9 · 1 628 affichages · Partager Je viens de m'apercevoir qu'il y a une erreur de date a partir du 7 eme jour. les dates se suivent, un temoignage par jour de vacances. Donc le temoignage 7 concerne bien le 10 fevrier 2012 et le temoignage 8, le 11 fevrier 2012. | | | À: Sunhae · 5 mars 2012 à 19:01 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 122 de 166 · Page 7 de 9 · 1 577 affichages · Partager Super !!! Continue à nous faire vivre ton voyage avec tes yeux émerveillés, tu me donnes envie d'y être de suite  . Super si mon itinéraire correspond bien.... Reste plus qu'à.... Je réfléchissais juste à commencer par Malacca car j'arrive le 17 aux environs de 15h à l'aéroport... 5POUR PROFITER DU CALME les deux premiers jours)....
Merci j'espère qu'il sera inoubliable!!! Au plaisir de te lire | | | À: Vagabondager · 6 mars 2012 à 6:43 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 123 de 166 · Page 7 de 9 · 1 549 affichages · Partager Jour 9 : Le 12 février
Frais comme des gardons nous voila à attendre notre mini van qui décolle à 8 h pour Penang.Initialement nous avions prévu de prendre le bus à la gare routière qui selon les indications diffusées devait lui aussi partir à 8 h, nous coûter 7.50 E avec la compagnie Unitri Express, et nous faire arriver à la gare routière de Penang (bien à l'extérieur de Georgestown) à midi.
Seulement nos hôteliers indiens de Tanah Rata, surnommés les " Geo Trouvetou " pour ceux qui connaissent la BD, ont attiré notre attention sur une tout autre option.Dans mon esprit, l'usage du mini van, plus rapide et plus souple c'était forcément plus cher.Sauf que là non, c'était plus rapide, moins cher et cerise sur le gâteau, proposition nous fut faite de nous déposer comme des fleurs devant notre guest house of Penang. Que demande le peuple ? Ni une ni deux, on monte dans la voiturette avec 2 danois pour la causette tout au loin du voyage. Du même avis que nous sur bien des impressions déclenchées par ce pays, on échangera photos et fous rires. (Quand ça se déride les nordiques ça envoie du bois !)
Toujours aussi frais, on débarque donc à Penang après avoir franchi ce magnifique (et si long) pont sur la mer qui : 1. Envoie aux oubliettes toute perspective d'une traversée bateau. 2. Vous montre quand même que le génie de certains bâtisseurs ne compte pas pour du beurre.
Immédiatement Penang nous fait l'effet d'une grande île très urbanisée dans ses abords. Abords pour lesquels il faudrait être sérieusement secoué de la cafetière pour y voir un charme quelquonque. Puis nous entrons dans le centre ville de Georgetown, et le passé colonial nous saute aux yeux.Bien que parfois nettement plus défraîchis qu'à Malacca, les bâtiments anciens sont bien là, avec des bribes de temps anciens qui flottent encore aux façades ça et là.On se dit que Malacca devait ressembler à cela en plus petit avant rénovation.On est sous le charme...Le même qui nous avait ensorcelé à Malacca.
Le Red Inn Penang (Infos et résa : hostelbooker.com) Situé sur Love Lane en plein centre.
Avec une adresse pareille il y avait de quoi redouter un autre Khao San de Bangkok. Dans toutes les villes asiatiques touristiques, il y a en a toujours une de ces rues, vous savez le ghetto at touristes flemmards qui se voit contenter tous ses besoins au même endroit sans qu'il n'ait besoin d'en sortir. Des ambiances qui se situent en général juste en dessous du néant sur l'echelle du bon goût et dans lesquelles se ruent des humains parfois bedonnants, très rougeauds et très conscients de leur fort pouvoir d'achat. Quoique Khao San soit pour nous un zoo humain qu'il est dommage de ne pas explorer une fois... D'un point de vue sociologique, c'est assez captivant.
Love Lane donc, c'est pas du tout ça. Pas de gagneuses en planton et encore moins de tripots illégaux, ou autre organisation de Rapetous qui vous filent le train à point d'heure, plus fidèles que des tiques à chiens.
Love Lane, c'est comme un îlot dans le centre ville, avec il est vrai plein de guests pour étrangers, mais aussi des écoles, des épiceries locales et des salles de jeu (traditionnelles) fréquentées par des chinois surannés qui viennent taquiner le vin jaune sous le ventilateur dans une moiteur qu'on croirait toute droit sortie d'un vieux film sur Macao. Un petit bijou de calme, ou pas une enceinte n'hurle et ou le temps qui a tout son temps, s'étire comme un chat paralytique à tous les coins de rue.
Alors tout ce paysage idyllique c'est fantastique. Mais il y a un mais. Car le seul, l'unique probleme pour deux guests de ce quartiers, c'est que sur les coups de 20 h, voila t'y pas que c'est partie pour la faridon jusqu'à 3 h. Et que comme toutes deux sont construites comme les autres, dans d'authentique et magnifiques vieilles demeures, pour l'isolation phonique, c'est niet au cube de zéro !
Il est donc super important de savoir ou on met ses arpions, si on ne veut pas finir en bulldog aux yeux injectes de sang, près à sauter à la gorge de tout ce qui bouge et complètement excédés, quand d'autres ronflottent sans soucis.
Et devinez un peu qui s'est radiné dans l'une des deux ?
Voila, vous êtes renseigné sur le Red Inn Penang. En dehors de ça, et si vous êtes de parfaits noctambules incapables de piquer un roupillon avant 5 heures du mat, vous adorerez l'endroit si vous n'en demandez pas trop pour le confort (pas de fenêtres dans certaines chambres, ce qui n'est pas rare en Malaisie) car l'accueil et le petit déj sont vraiment royaux.
" Old Penang " (Infos et Résa : Hostelbooker.com)
Bon nous le soir même, on a pas tenu jusqu'au matin, en pleine nuit on s'en est allé dans la guest attenante at gauche de celle-ci, (celle de droite présentant le même degré de décibels), le " Old Penang " qui vraiment vaut son pesant de cacahuètes. Nous n'avons eu aucune difficulté à nous faire rembourser de nos 2 nuits restantes dans la première, le Red Inn, alors que logiquement comme écrit sur notre facture, rien n'etait remboursable. Nous avons apprécie.
Gigantesques chambres toute en bois aux couleurs magnifiques, immeuble style collège d'Harry Potter pour l'intérieur, salon surdimensionné, petit déj très correct, sanitaires impeccables pour 20 E/nuit pour 2. Une très bonne adresse que cet " Old Penang " ou l'on s'est senti comme des coqs en pâte, et comme faisant corps avec le splendide habitat local.
Allez zou, petite croque vite expédiée dans une gargote chinoise (infâme) à l'accueil aussi sordide que ses fried noodles. Une abomination à vous rendre anorexique n'importe quel bien-portant très très vorace. La seule fausse note en 2 semaines, on va pas pleurer.
Et puis Walk tour de chez Lonnely planet ! et oui ça faisait longtemps. Qui va nous permettre de découvrir la partie coloniale, China town et Little India dans l'apres-midi.
On commence par le Musée national, à 10 mns de marche de Love Lane. Stratégiquement situé au démarrage du quartier colonial et qui nous permet de passer le moment de pic de chaleur de la journée au frais grâce à la clim.
Le Musée National :
(0.50 E l'entrée, ouvert du samedi au jeudi de 9 h a 17 h) Une fois de plus, bond dans le temps, dans les étoffes et dans les couleurs. Et dans cette histoire coloniale de Penang si riche qu'il faudrait un livre entier pour aborder la question. La culture des trois ethnies principales : malais, chinois et indiens y est décortiquée. Avec une mention spéciale au cours de cuisine indienne en vidéo ! On a adoré.
Chaussons brodés de perles en verre de Venise.
Le quartier colonial :
Allez maintenant que la fournaise décroît un chouia, direction le quartier colonial. Ou l'on sent bien vu le look des bâtiments que la date de cette colonisation-là est plus récente qu'à Melacca. Car effectivement, les britanniques sont arrive à Penang bien après Melacca. Mairie, Palais de Justice, etc... C'est tout blanc, tout carré et tout ordonné. Un vrai gâteau de mariage à l'américaine. Bon, on a pas flashé mémé si évidemment tout ceci est nettement plus agréable à regarder que les tours de Cergy-Pontoise en banlieue parisienne.
Tiens ça c'est la tour dédiée à sa Majesté la britishissime Victoria qui en son temps fut la Reine à posséder le plus de terre au monde (Impératrice des Indes notamment).
Celle-là elle fait quand meme bizarre :
On quitte le quartier colonial, très blanc du col, pour une pause sur le front de mer, et s'en retourner à ce qu'on préfère, la populace grouillante d'un quartier populo à souhaits...
Little India :
Les beautés fatales
Les gens
La célébration hindoue
Le temple Yap :
Qui se trouve situe dans la plus belle parcelle de la vieille ville.Comme par hasard, on y rencontre la Miss Penang en titre...
Découverte chez un vieil antiquaire chinois, un disque collector des Beatles de 1963 et des tonnes de magazines français des années 30.
La mosquée Masjid Kelling et la mosquée Acheen
Pour clore cette après-midi culturelle, passons aux joies de l'estomac. Penang est connu comme le loup blanc pour sa gastronomie. Même qu'ils s'en viendraient de partout des malais pour venir se tremper les babines dedans. Nous avons opté pour la cuisine Baba Nonya qui nous avait tant ravi à KL et à Malacca et que nous n'aurons pas souvent l'occasion de déguster ailleurs...
Le Nyonya Baba Cuisine : (A nord-est du centre ville, environ 10 mns de taxi, compter 8 E/pers. Bons vins également disponibles)
Si vous demandez à un guide papier, à un taxi, à un local, à internet la meilleure table sur la question, on vous enverra ici :
Le nom ne fait pas dans l'originalité, mais alors l'assiette :
En bas à gauche : c'est un gâteau de poisson cuit à l'étouffé dans du lait de coco et de la citronnelle puis enveloppé dans des feuilles de bananier. A tomber raide la fourchette à la main.
Salade d'échalottes avec coeur de fleur de gingembre (la grosse fleur rose). Goût très diffèrent du gingembre tout court, c'est frais, croquant, parfumé, subtil. A tomber raide en emportant la table avec vous.
Riz noir gluant à la mangue et au lait de coco rafraîchi. Très thaïe comme recette me direz vous sauf que le riz et le lait de coco ont un goût très diffèrent ici. Plus crèmeux et moins sucré.
Et la fée Mélusine qui concocte tout ça, c'est elle qui anime également des émissions TV de cuisine et prépare les mets des films malais qui comportent des scènes de repas Baba Nonya. On pourrait penser qu'elle a le ciboulot qui enfle avec tout ça, et ben non c'est un amour qui parlent 5 langues et sait très bien sourire dans toutes. Avec son petit tablier rapé, c'est la convivialité même (son mari aussi, sans tablier) et elle est intarissable sur ses recettes.
Dommage qu'un vilain orage ait empêché la ballade digestive dans le quartier du restau car ça avait l'air bien sympa.
Sous une pluie d'anthologie, on prend un taxi qui nous semble tellement au poil qu'on négocie une grande ballade pour le lendemain, histoire de sortir un peu de la ville à Georges. Marche conclu et pour la peine, il ne nous fait même pas payer la course de retour !
Fin de soirée à siroter des bières en terrasse de notre guest un peu inquiets du bruit de la nouba qui s'annonce... | | | À: Sunhae · 6 mars 2012 à 16:21 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 124 de 166 · Page 7 de 9 · 1 521 affichages · Partager Jour 9 : Le 12 février 2012
Sauf que non nous y voila pas. Pour les voir les plantations, il y a grosso modo 2 méthodes à Tana Ratah :
- Option A : la méthode des " finauds " (qui consiste à payer un taxi pour la demie-journée ou la journée et aller balader ou bon vous semble, libres et heureux).Option B : La méthode qu'on nommera " Gros boeufs" (qui consiste à faire un tour accompagné qui se fera une joie de vous faire visiter toutes les superettes de la région, plus quelques bricolettes, c'est vrai, et 40 mns chrono de plantations de thé).
Nous avions l'intention de louer un scooter et visiter les environs par nous même, tu crois qu'on pourra trouver un scooter à louer?? | | | À: Sunhae · 6 mars 2012 à 17:29 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 125 de 166 · Page 7 de 9 · 1 513 affichages · Partager Encore une fois charmée par ton récit :-)
Merci! | | | À: Sunhae · 6 mars 2012 à 19:50 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 126 de 166 · Page 7 de 9 · 1 499 affichages · Partager Bravo pour ce retour et ton récit de ce voyage!
Je te félicite également pour cette analyse que tu as fait de ce voyage et de ce que tu as pu observer. Même si les autorités peuvent parfois prendre des décisions arbitraires voire radicales, il n'en reste pas moins que les habitants de la Malaisie, qu'ils soient musulmans, hindouistes, bouddhistes au autres, revendiquent cette réussite du vivre ensemble! Par exemple, au cours de mes voyages, j'ai eu l'occasion de rencontrer différentes personnes, de différentes religions et exercant différentes fonctions. Celle qui m'a le + marqué reste ce chauffeur de taxi chinois, chrétien et qui m'expliquait que son meilleur ami était musulman et qu'en Malaisie, tout le monde profitait de toutes les fêtes. Du coup, il se voyait invité régulièrement à des repas à l'occasion des fêtes chinoises, musulmanes, hindouistes etc... et cela pour toutes les personnes qu'il connaissait, sans que cela soit une exception mais bien une généralité.
Pour en avoir discuté avec de nombreux français, en France ou en Amérique du nord, il semble qu'il y ait une sorte de complexe dans tout ce qui s'apparente à une croyance et/ou une religion. En France, les croyances sont à conserver à la maison, dans la cellule privée... du coup, passer du temps en Malaisie où toutes les croyances sont bel et bien visibles partout et pour toutes les croyances!
Bravo Sunhae pour ton optimisme et ton post qui respire la joie et la bonne humeur!
Félicitations! | | | À: Sunhae · 6 mars 2012 à 23:22 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 127 de 166 · Page 7 de 9 · 1 480 affichages · Partager bonjour sunhae merci de l effort d ecriture de votre voyage en malaisie avec de belles photos que vous nous faites partager avec une bonne pointe d humour. ben moi ca me donne envie d y aller.......d ailleurs je vais relire votre recit une 2 eme fois car il ma bcq +. | | | À: Katy222 · 7 mars 2012 à 5:38 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 128 de 166 · Page 7 de 9 · 1 465 affichages · Partager Nous n'en avons pas vu. Il y a les randonneurs sportifs (beaucoup de britanniques), et puis les feignassons qui se font porter en voiture ou avec des tours comme nous.
Cela dit etant donne les distances, ca ne devrait pas chercher bien loin en taxi. De plus, c'est tout paume dans la montagne, ce qui veut dire que les routes sont etroites, sinueuses et surtout HYPER frequentees en raison des plantations. Je ne suis pas sure que ce soit safe comme idee, le 2 roue. | | | À: Sunhae · 7 mars 2012 à 5:47 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 129 de 166 · Page 7 de 9 · 1 463 affichages · Partager Jour 10 : Le 13 février
Après une nuit relativement mouvementée ou non seulement il a fallut changer de guest, mais se fader la clim défectueuse de la chambre d'à côté dans la deuxième ! ce qui eu pour effet de faire vibrer notre mur mitoyen toute la nuit. Ah la joie de se confectionner des boules quiès de fortune avec du coton imbibé d'eau... Bon on en mourra pas, et le staff alerté par nos museaux enfarinés va condamner la chambre voisine le temps des travaux, donc plus de nuisances à venir.
Ce matin on décolle donc vers 10 h à pieds (10 mns) pour l'une des 2 visites que nous n'avons pas faite dans le walk tour de la veille par manque de temps.
La Peranakan Mansion : (2.50 E l'entrée, ouvert tous les jours sauf dimanche de 9h30 à 17 h)
" My taylor is not rich, he is Baba Nonya ! ", c'est vraiment ce qui vient à l'esprit lorsque l'on visite cette sublissime maison. Et qui en rajoute une couche pour les ceusse qui auraient encore des doutes sur les capacités à s'en mettre plein les fouilles des Baba Nonya de l'époque. Sur le même modèle qu'au Baba Nonya Museum de Malacca, cette maison transmise de génération en génération est une demeure affolante qui se visite un peu comme si vous étiez en visite chez des particuliers. Avec ici une nuance de taille : C'est l'ancètre qui vous fait la visite :
Et il faut la suivre la mamie Tartine, jamais vu une dame de 76 ans qui tricotent aussi vite des gambettes. Une pêche ! Un vrai moteur V8 surgonflé ! Tellement intrépide et coquine qu'elle vous en donne le tournis. En son temps, elle fut aussi une star, la dame de gauche, ce fut elle :
Ou que notre regard puisse se poser, absolument tout est précieux...
Un fameux lit à opium...
Un meuble en dentelle de bois :
Et cette salle spécialement aménagée pour les clients européens :
En fin de visite passage obligatoire dans la boutique chinoise, pour une découverte...La vente de nids d'hirondelle qui rend gaga le chinois moyen.Ici on les récolte même sur place...
Retour à la guest à pieds.Pour notre RV d'avec le taxi man qui va nous emmener balader dans l'ile.Après s'etre renseigne sur le coût d'un tour, (rien trouve à moins de 65 E pour un tour de l'ile), on est bien contentd'avoir négocié la veille le Fangio du jour à 50 E. Ce chauffeur indien est le parfait résumé du guide parfait : Plein de connaissances (intarissable), d'attentions et d'humour.D'autant que c'est du prive, donc on ne se frappera pas les innombrables jardins (aux épices, aux roses, aux insectes etc...) ni le shopping qui va avec, qui font automatiquement partie de ces tours grand public.Nous ce qu'on souhaite c'est voir l'ile et pas faire le tour de ses tiroir-caisses.On ira donc ou on veux et ou on veut ça commence par ça.
Battu Maung :
Petit village de pêcheurs perdu au milieu de rien et à côté de pas grand chose, c'est la paumance suprême. 2 ou 3 cabanes, un bout de ponton. On a vite fait le tour. Cependant prendre le pouls de cette Penang-là nous fait plaisir. Nous sommes les seuls touristes, c'est calme et notre super chauffeur me déniche un habitant charmant qui me pourvoira en snacks, eau et mise à disposition de toilettes.
Un petit coin de bout du monde...
Le snake temple :
A un petit quart d'heure de Batu Maung, gratuit.
Alors ceux qui s'attendraient à revivre un épisode d'Indiana Johns avec montée d'adrenaline et bestioles terrifiantes peuvent retourner au ciné pour leur dose de sensations. Des vipères oui il y en a, potentielement dangeureuses et bien vertes sauf que celle-ci sont completement inoffensives. Elles roupillent tout le jour installées sur des portant de bois et paraissent se foutent comme de leur première mue du touriste de passage. On peut les approcher (les toucher c'est plus hasardeux) sans que vraiment il n'y ait le moindre danger. Cette espece auraient été choisie comme sujet de vénération pour leur étrange et unique habilite dans le monde reptilien. Elles donnent la vie comme des mammifères et ne pondent pas d'oeufs. D'ou leur similitude avec l'humain et le respect des moines.
Celui-là il est plus gros, mais il est juste là pour la photo (payante). Aucun risque encore une fois puisqu'il n'a plus ses crochets. Un gros nounours sans poil autrement dit.
Le temple Kek Lok Si (Gratuit, ouvert tous les jours de 9 h à 18 h)
Ah là on change de registre. Ce temple est une merveille point barre. Le plus grand de Malaisie, le plus étonnant aussi. Bien prévoir 2 h pour l'arpenter de fond en comble, il en vaut la peine, foi de Barbara. Curieux aussi de constater que des symboles de religion différentes y cohabitent. Dieu est pluriel donc, voici bien le message de cette splendeur de Kek Lok Si.
Mais halte au verbiage et autre logorrhée intempestive, laissons parler les images...
Et oui on peut avoir 70 ans et donner RV à ses copines au Kek Lok Si !
Et pour les voeux il y a le choix :
Et si vous les aimez à la mode disco les divinités, il y a aussi en magasin.
On peut aussi (moyennant une petite donation), monter voir les divinités en hauteur.
Et la vue c'est pas du pipeau.
Et ben voila, encore une journée qu'on est pas mécontents d'avoir vécu.Décidément la Malaisie, on devient addict. | | | À: Sunhae · 7 mars 2012 à 6:08 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 130 de 166 · Page 7 de 9 · 1 459 affichages · Partager Belle suite 
Ah la joie de se confectionner des boules quiès de fortune avec du coton imbibé d'eau...
Une pincée de MacGyver ! | | | À: Obeoandpai · 7 mars 2012 à 8:59 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 131 de 166 · Page 7 de 9 · 1 448 affichages · Partager Ne m'en parle pas ! Mac Gyver devait etre en panne car le lendemain, il m'est reste un bout de coton coince dans l'oreille. Et je t'en parle meme pas pour l'enlever. Conseil a ne pas suivre. | | | À: Sunhae · 8 mars 2012 à 5:36 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 132 de 166 · Page 7 de 9 · 1 398 affichages · Partager Jour 11 : Le 14 février
La dominante de la journée se portera vers les hauteurs.C'est en altitude que nous passerons donc en partie ce 3 ème jour à Penang.Mais me direz vous, que faire un jour de St Valentin sinon s'envoyer en l'air ?
On commence cool par une visite bien terre à terre. Celle du Khoo Kongsi que nous n'avions pas eu le temps de voir en faisant le walking tour du premier jour. J'en profite pour dire que si on veut se le frapper en une fois ce walking tour, à mon avis on se goure. Les visites qui y sont incluses (notamment la Peranakan mansion et le Khoo kongsi) sont tellement riches que tout voir en une journée nous semble être un vrai marathon culturel. Marathon sponsorisé par le lonely planet certes, mais qui assurement, transformera vos pattes en marmelade.
Le Khoo Kongsi (1.25 E l'entrée, ouvert tous les jours de 9 h à 17 h)
Alors là c'est simple il faudrait déjà avoir potassé une nuit sur la question pour déjà comprendre de quoi il s'agit. Accrochez vous à vos chaussettes, je vais essayer de faire synthétique. Vu de loin, une de ces chinoiseries fort complexe qui se visitent comme un quartier vouée aux arts, à la politique, à la religion et à la splendeur de Mère Patrie (la Chine). Vu de près, c'est encore plus complexe et vraiment il faut avoir les neurones bien accrochés pour comprendre le fonctionnement du lieu illustre. Pour donner la mesure du vertige, voici le savant système qui permet de comprendre comment sont nomme les responsables du Khoo Kongsi, élus tous les ans depuis 1901.
Si vous avez tout compris, vous serez alors en mesure de dater chaque big boss dans l'histoire et dans sa génération d'après son nom.
Et puis ça continue comme ça pour tout. Les symboles, les décisions, les règles. Voila bien une des seules visites qui est d'autant plus captivante que justement on ne comprend rien.
Les Kongsi (ou maison des clans) c'était et c'est toujours une sorte de " gouvernement parallèle ", très puissant et très riche qui régit, organise finance et juge la communauté chinoise de Penang. Évidemment il ne se substitue pas aux lois malaises auxquelles tous les mister Lee doivent se plier en rang d'oignon. Mais si vous vous le mettez à dos le Kongsi, il y a fort a parier pour qu'il ne vous reste plus alors qu'à ramer jusqu'aux cotes chinoises pour fiche le camps. Ici (a oui parce qu'en plus il y en a plusieurs), il s'agit du clan des Khoo, un des plus influents.
L'ancètre des lieux c'est lui : Un riche banquier philanthrope qui selon la pancarte, s'est décarcassé pour les bonnes oeuvres des chinois.
Lieu de culte et de culture, la richesse Baba Nonya (encore elle) est visible du sol au plafond. Et dire qu'on apprend que le Kongsi des origines (1901) était encore plus fastueux que celui-ci reconstruit en 1906. Et que donc maintenant on à droit à la version pauvre.
Après avoir avoir pris une bonne dose d'humilité devant autant de complexité et d'intelligence. (Je précise que c'est pas parce qu'on a pas tout capté qu'on trouve que c'est intelligent, mais que c'est pas dur de voir que le Khoo Kongsi n'est pas sorti du cerveau d'un imbécile).
Nous prenons un taxi pour Penang hill qui se trouve juste a l'extérieur de la ville.
Penang Hill (7.50 E l'aller-retour en funiculaire. De 6h30 à 21 h 30 du dimanche au vendredi. Jusqu'à 23 h 30 le samedi)
A 821 mètres d'atitude, c'est pas l'Everest mais ça suffit pour profiter d'une délicieuse fraîcheur à n'en pas croire son thermomètre. Comme évidemment l'endroit est très couru, (autant par les malais que par les étrangers) il vaut mieux venir le matin, sous peine d'avoir à se coltiner une queue dont vous me direz des nouvelles pour le funiculaire (départ toutes les 30 mns, 30 mns de trajet).
D'en haut, la vue c'est vraiment quelque chose.
On y trouve aussi : (1 partout et balle au centre), un temple hindou et une mosquée.
Et même une maison de particulier tout ce qu'il y a de cosy et un canon.
Plus évidemment plein de chemins goudronnés pour les randonnées pédestres à travers la pampa. Et des voiturettes-électriques-taxi pour les feignasses (pas donne). Quelques restaus aussi, mais de luxe ! Pas la moindre gargote, ni épicerie, même pas d'eau en vente. Donc si vous n'avez pas prévu le repas avec vous, préparez vous à le sauter. A moins bien sur que vous ayez les moyens (ce qu'on vous souhaite) de vous offrir les superbes restaurants panoramiques parce que ya vraiment rien d'autre ! Finalement nous c'est la faim qui nous à fait redescendre plus tôt que prévu.
Après un petit casse-croûte vite fait sur le gaz, nous voila parti en bus pour Battu Ferringhi.
Battu Ferringhi :
On avait à peu près tout entendu du lieu, mais depuis Gerorgestown, ya pas a tricoter, la plage la plus sympa et la plus accessible c'est elle.
Alors ils doivent pas avoir les yeux en face des trous les détracteurs parce que c'est vrai ça se présente comme une petite station balnéaire, avec hôtels et un peu de béton par endroit, mais pour y voir la Grande Motte, il faut avoir perdu le sens des proportions. Ici franchement ils auraient pu faire plus moche. Et c'est pas les Perenhians, donc on fait avec les moyens du bord. Le souci, c'est qu'il ne faut pas attendre la destination finale de la plage principale (45 mns depuis Gerogetown avec le bus.) Car peu avant d'y arriver, c'est une succession de criques magnifiques et tranquilles que vous voyez défiler par la vitre. Il faut descendre des que vous les voyez ! Nous, pensant que ça serait encore plus joli apres, on a fait les moutons. Mais bon, faut pas pousser mémé, elle est quand même pas mal cette grande plage de Battu Ferringhi. Et ceux qui aime pas ils ont qu'à aller se baigner sur la planete Mars.
Quand soudain, pourquoi pas ? se dit James... Evidement je suis la commise d'office pour les photos...
Dixit de l'oiseau : On se sent absolument pas les sangles, c'est confortable et on se sent vraiment comme un oiseau.
Pour ceux que le boatsailing intéresse, nous avons constaté les mêmes prix à Penang et à Langkaoui : 20 E les 10 mns, 25 E les 15 mns. C'est pas donné mais à votre avis, combien ça coûte en France ?
Retour à la guest par voie de bus. On repasse devant les mêmes criques sublimes comme des couillons, mais on a plus le temps d'aller y faire une trempette.
On cherche un restau, et comme à chaque St Valentin ou en général on est à l'etranger, notre grand plaisir c'est d'avoir au moins un bon verre de vin.
Alors on creuse, on se renseigne. On nous envoie d'abord dans une abomination (un des restaux les plus chers de Georgetown), " Le ship ", qui est sensé offrir la quintessence du sublime. On découvre horrifies le menu du jour avec des petits coeurs autour. De la méduse ! (c'est bon on a déjà donné en Corée) et... des ailerons de requins. Nous on préférerait perdre le goût que d'alimenter cette magouille abjecte qu'est l'exploitation de ces magnifiques animaux que l'on décime par la torture. En jetant un oeil aux convives, on s'apercoit qu'ils sont presque tous chinois. Retour à la case départ. On finit par dégoter un bel hôtel restaurant, tout près de Love Lane à Georgetown, qui bien sur est occidental (rapport au vin). Ce sera la première fois que nous délaisserons cette fantastique cuisine locale, si diversifiée. (je sais, l'appel du pinard, ça fait des dégâts collatéraux).
12 E par personne, alcools compris.
Voila on vous laisse en souhaitant à tous les Valentins et Valentines de merveilleuses fêtes à venir. (Et si possible pas que ce jour-là). | | | À: Sunhae · 8 mars 2012 à 5:58 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 133 de 166 · Page 7 de 9 · 1 396 affichages · Partager Nous on préférerait perdre le goût que d'alimenter cette magouille abjecte qu'est l'exploitation de ces magnifiques animaux que l'on décime par la torture.
Une abomination
 La méduse, quel gout pour les papilles ? | | | À: Obeoandpai · 8 mars 2012 à 6:32 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 134 de 166 · Page 7 de 9 · 1 391 affichages · Partager Tres simple, une gelatine a tres fort gout d'amoniaque. Je crois que de ma vie je n'ai jamais avale quelque chose d'aussi mauvais. | | | À: Sunhae · 8 mars 2012 à 12:47 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 135 de 166 · Page 7 de 9 · 1 359 affichages · Partager Tres simple, une gelatine a tres fort gout d'amoniaque. Je crois que de ma vie je n'ai jamais avale quelque chose d'aussi mauvais. - -- y a vraiment que les Chinois pour bouffer des trucs pareils! | | | À: GeorgesOZ · 8 mars 2012 à 13:12 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 136 de 166 · Page 7 de 9 · 1 353 affichages · Partager y a vraiment que les Chinois pour bouffer des trucs pareils
Servie aussi dans le Sud Thaïlande dans les MOKATA suivant arrivages
Il me semble que je n'ai rien perdu le jour de la rupture de stock
| | | À: Obeoandpai · 8 mars 2012 à 14:47 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 137 de 166 · Page 7 de 9 · 1 334 affichages · Partager Servie aussi dans le Sud Thaïlande dans les MOKATA suivant arrivages - -- C'est vrai qu'il y a des trucs, dans les Mokata, coupés tout petit on ne sait pas trop ce que c'est! Mais une fois bien cuit...... | | | À: GeorgesOZ · 9 mars 2012 à 2:40 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 138 de 166 · Page 7 de 9 · 1 307 affichages · Partager Oui je suppose que bien cuit et trempouille dans diverses sauces, ca doit etre mangeable. A partir du moment ou cela perd totalement son gout initial... | | | À: Sunhae · 9 mars 2012 à 4:31 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 139 de 166 · Page 7 de 9 · 1 300 affichages · Partager Oui je suppose que bien cuit et trempouille dans diverses sauces, ca doit etre mangeable. A partir du moment ou cela perd totalement son gout initial...
Celles là d'eau douce, en hors d'oeuvre, çà ne doit pas être mal  De la taille de pieces de 1 à 10 bahts
| | | À: Sunhae · 9 mars 2012 à 4:56 Re: Retour de la Malaisie (février 2012) Message 140 de 166 · Page 7 de 9 · 1 296 affichages · Partager Si j'ai bien compris l'approche de la gastronomie Chinoise, elle accorde une importance particulière à certains facteurs dont les deux suivants:
- les plats doivent présenter suffisamment de variation quant à la méthode de cuisson (les Chinois ont toute une classification), par exemple: cuit à la vapeur, grillé, frit, etc..... Toute cuisine dans le monde, aussi délicieuse qu'elle puisse être pour des non-Chinois, sera considérée comme médiocre par les Chinois si elle n'est basée que sur une ou deux modes de cuisson.
- les mets doivent représenter une variation suffisante de produits de base : viandes diverses, poissons divers etc....
C’est sur ce second critère que les Chinois peuvent nous sembler le plus bizarre, car c’est ce qui les conduit à mettre sur la table des mets, disons, inattendus. En plus, ils croient encore assez aux effets de « magie simpliste », par association de forme ou de consistance. J’ai eu le privilège de goûter aux « vers de sable » dans un restaurant du sud du Guangdong (réputés donner de la force virile  ) et comme j’étais invité je me suis senti obligé d’en reprendre poliment.....  J’ai aussi goûté, poussé par ma curiosité naturelle, à la soupe de scorpion à Guangzhou (réputée faire du bien aux articulations.... A cause bien sûr des articulations bien évidentes du scorpion). C’est sans doute ainsi qu’on arrive aux méduses.... Allons savoir les bienfaits supposés (les filaments?). | Discussions similaires sur la Malaisie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 15 757 visiteurs en ligne depuis une heure! |