Bonjour
Voici un résumé de nos étapes accompagné de quelques impressions sur ce qui fut un voyage très agréable.
Cap-Vert 9 novembre - 4 décembre 2017
Jeudi 9 :
Paris-
Lisbonne. Promenade autour de la cathédrale, du château St-Georges, de la place Rossio et de la place du Commerce rues animées repas local agréable soirée. Contents de retrouver le
Portugal depuis 1978...
Voyage avec la TAP. Se méfier des retards au départ (1 h) et du temps d’escale proposé (1 h). Nous aurions raté notre correspondance. Nous avons préféré choisir une escale plus longue et passer l’après-midi et la nuit à
Lisbonne. Nous avons rencontré des voyageurs qui avaient pris
Paris-
Lisbonne avec la TAP (2 h de retard) et malheureusement le 2ème vol avec TACV. Ils ont raté la correspondance et ont dû racheter le 2ème vol au prix très fort.
Vendredi 10 : A
Lisbonne, métro à 7 heures pour le vol de 9 h15 (nos bagages étaient déjà enregistrés jusqu’à SV) et un taxi nous dépose à 17 h (15 h heure locale) dans notre appartement de
Mindelo, sur
l’île de São Vicente. Il fait chaud, le ciel est bleu, le sol est sec et brûlé.
Gare maritime, bord de mer jusqu’à la ‘tour de
Belem’ : joueurs de cartes et marché aux poissons et aux légumes, palais rose du gouverneur et hôtel de ville crème, petite église, ancienne douane dans le patio de laquelle un conteur captive des enfants. Le plan du
Petit futé a plusieurs années de retard !
Samedi 11 : Premier aluguer : vie des ‘colectivos’, attente, recherche des passagers...
3 heures de marche le long de la mer dans un paysage de pierre entre Bahia das Gatas et Calhau. Ces 2 villes balnéaires, désertes, n’ont pas d’intérêt mais la côte est belle.
Retour en aluguer.
Tenir compte de la marée.
Dimanche 12 : Une heure de traversée pour gagner
l’île de Santo Antão, et une de colectivo pour le nord de l’île. Le paysage volcanique est d’abord très austère seules quelques chèvres animent les cailloux, et même quatre vaches, qui broutent quoi ? La partie nord est plus verte, mais il n’a pas plu depuis août.
Ponta do Sol : dimanche tranquille nous descendons sur le port nous dégustons un excellent poulet au citron mer bleue aux vagues assez fortes des Cap-Verdiens passent, pêchent ou jouent aux cartes des touristes passent, rentrent de randonnée ou boivent une Strela. Maisons et bateaux aux couleurs vives, église ‘mexicaine’ blanche.
Les transports pour gagner les départs de randonnée ne sont pas évidents nous contactons Francis et Yolande, de
Toulouse, pour après-demain.
Lundi 13 : Randonnée
Boca de Ambas as Ribeiras, de 9 h 30 à 14 h : vallée verte, la fleur des cannes à sucre capte le soleil de façon légère et admirable nous atteignons facilement un petit village aux maisons dispersées, perchées sur les terrasses qui, toutes, veulent atteindre les sommets un homme nous accompagne quelques minutes le long de la levada (et nous demande 1 euro pour boire un ‘grogue’) nous franchissons la montagne pour redescendre par une autre vallée un maître d’école nous invite dans sa classe tandis que ses élèves, très appliqués, continuent leur devoir.
Un délicieux
ponche de mel le port est désert à 18 heures, à la différence des villages où tous s’activent pour entretenir la route ou l’irrigation.
Mardi 14 : Rando
Chã de Igreja-Ponta do Sol, avec Francis et Yolande, de 9 h 30 à 16 h 30, le long de la mer. Un taxi nous a conduits au point le plus loin et nous revenons à Ponta do Sol (c’est le meilleur sens).
Les roches révèlent les phénomènes volcaniques falaises impressionnantes, chemin remarquablement empierré deux villages perchés avec cultures en terrasses et...les 14 stations du chemin de croix.
Mercredi 15 : Rando
Ribeira da Torre-Xôxô-Losnã-Chã de Mato-Marrador, avec les mêmes nous partions de Xôxô pour une randonnée de difficulté moyenne elle durera 6 heures et demie ! Difficile, longue, avec des montées et des descentes fortes, mais superbe ! Cela commence par une sorte de jardin exotique avec plantes et cascades. Après, nous montons vers un village resserré autour d’un piton comme un menhir d’Obélix. Fin ? Non ! De plus en plus haut ! Vue sur tout le cirque et la vallée, cultivée. Une boisson à l’arrivée nous sommes (presque) épuisés mais ravis.
Restaurant sur le port. 3 musiciens et chanteurs. D’autres ailleurs. La ‘ville’ est plus animée ce soir !
Jeudi 16 : Nous déménageons à
Vila das Pombas, chez un Italien fort sympathique (Misurino), ancien antiquaire. Rando
Boca de Figueiral-Quintal-Campo de Cao-Boca de Figueiral, de 11 à 16 heures vallée verte et habitée.
Vendredi 17 : Rando
Cova de Paúl-Ribeira de Paúl : un taxi nous emmène à Cova de Paúl par Ribeira Grande et la route de Corda : très belle plaine qui remplit le cercle parfait du cratère il n’y a plus qu’à descendre, en 2 heures superbe, grandiose, pas difficile, mais on se demande en se retournant comment on a pu descendre cela !
A l’arrivée, nous sommes hélés par Francis et Yolande qui déjeunent. 2 heures pour rentrer.
Grogue et vraie pizza au feu de bois. Nous nous remettons à l’italien !
Samedi 18 :
Chã de Morte, chez Nelson et Suzeth, vraiment chaleureux et serviables. Le ciel est parfaitement bleu, le paysage minéral. Rando
Alto Mira III-Forquinha-Chã de Morte, 3 h ½ : Nelson nous conduit au point de départ. Montée au col en plein midi mais dans la verdure et à l’ombre souvent. Nous franchissons une véritable porte naturelle taillée dans le roc et entamons une belle descente. Les murs de soutien du sentier sont une construction impressionnante. Nous descendons dans le canyon que nous voyions d’en-haut pour regagner le village.
Dimanche 19 : Rando
Chã de Alexandre-Bordeira de Norte-Curral das Vacas-Chã de Morte, de 8 h 30 à 15 h : Nelson nous conduit à nouveau. Atteindre le sommet de la bordure de la caldeira, longer la crête et redescendre. Là encore, travaux quasi cyclopéens ! Le chemin nous fait penser à celui des Incas. Nous ne rencontrons que quelques personnes, et quelques ânes, sur ces chemins. Sur la crête, un agriculteur remonte tout son ‘champ’ pour nous indiquer la route belle vue sur la caldeira, la mer et les cratères extérieurs. A l’arrivée, un jeune homme nous guidera dans le dédale des petits chemins des habitations dispersées. Il nous demande un petit billet pour consulter un médecin.
Lundi 20 : Rando de moins de 4 heures
entre Chã de Morte et Lagedos avec Macarios, employé/ami de Nelson, qui nous guide gratuitement. Très belle vue sur la mer et São Vicente. Redescente par des éboulis. Retour en auto-stop.
Nelson et sa femme sont vraiment sympathiques et généreux.
Mardi 21 : Aluguer de bonne heure ! Très belle lumière du levant sur la bordure.
Bel appartement à
Porto Novo. Repos. Petite promenade près de la mer, quelques pêcheurs réparent leurs filets, lecture et mots croisés dans un petit square. La mer bleue moutonne.
Nous aurions pu ne pas dormir à Porto-Novo : rien à faire.
L’aluguer de 7 h arrive au port à 7 h 45. L’embarquement se fait à 9 h 30 pour le départ à 10 h.
Mercredi 22 : 10 h : ferry pour
São Vicente. Nous retrouvons le Basic Hotel. Achat de disques (très bon magasin spécialisé), petit Musée d’art traditionnel/conservatoire de la vannerie/poterie/tissage. Un petit moment sur la plage artificielle de Laginha.
Jeudi 23 : Taxi à 6 h avion pour
São Filipe sur
l’île de Fogo (via
Praia sur Santiago). 11 h : ciel couvert, chaleur plus lourde ville en pente petite église bleue Casa da Memoria, musée-archives dans une vieille maison. Quelques maisons colorées en-cas chez un Italien de
Venise... Nous marchons vers le petit port et faisons route avec deux Suisses romanches, les premiers que nous rencontrions ! Discussion intéressante. Une voiture s’arrête pour nous ramener à la ville.
Vendredi 24 : Petit-déjeuner sur la terrasse :
quelques gouttes !
Regroupement des passagers de l’aluguer, 14 dont José, drôles, sympathiques et intéressants. Montée à la caldeira coulées datées et commentées par José.
Chã das Caldeiras, chez José et Carole
. Rudimentaire mais très beau, original et artistique : murs en blocs de lave de couleurs différentes avec têtes sculptées. Petit tour dans le village et les champs de lave d’où émerge le toit des maisons.
Tablée sympathique José nous fait danser à la lueur des bougies et des frontales...
Samedi 25 : Le Petit Pico, 1 h ¼ pour y aller, sans guide, facile couleurs splendides des roches.
Après-midi : 3 heures de marche aller-retour jusqu’à la forêt (pins, eucalyptus) et à la ‘chute’ de la rivière de lave vers la mer.
Dimanche 26 :
LA randonnée ! L’ascension du
Grand Pico, 2829 m
, de 7 h à 11 h (avec le frère de José). Une petite heure de traversée le long du cratère et de contemplation du paysage une heure de descente au-dessus du Petit Pico dans la pouzzolane noire, sensations étonnantes et une heure de retour. 15 h : douche froide et repos. Satisfaction d’avoir réussi. Une expérience. Un bon souvenir !
Lundi 27 : Temps lourd et bouché : nous avons eu de la chance hier. Lever 5 h pour prendre l’aluguer de 6 h.
São Filipe.Achat de café chez
Dja’r Fogo-
île de Fogo en créole-un petit producteur-torréfacteur. La vidéo du petit Musée municipal–belle maison- ne marche pas.
Mardi 28 : Réveil à 6 h mais l’avion est en retard.
Praia sur
l’île de Santiago. Chambre ‘case’ ou ‘open space’ spacieuse dans appartement-auberge de jeunesse. Bus. Marché de Sucupira = souk africain sans intérêt réel. Escalier pour monter au Plateau : jolie rue piétonne, arbres taillés, maisons colorées, repas dans la rue petit musée place d’
Albuquerque vue depuis le Palais de la culture (exposition de peintures et photos) église petit quartier coloré palais présidentiel et retour en bus. A l’appartement, jeunes sympathiques.
Mercredi 29 : 1 h 30 à attendre que l’aluguer soit plein et 2 h pour
Tarrafal ; la routepasse par deux belles caldeiras. La chambre est quasi luxueuse et l’hôte cordial. Tour du centre de la petite ville banque (long !). Place agréable, mer, bain.
Excellente pizza avec Pedro, futur pédiatre portugais très gentil.
Jeudi 30 : Aller-retour à pied à Chão Bom, ‘camp de la mort lente’. Il fait très chaud, le ciel est très bleu. Repas copieux au marché pour 2 euros.
Plage. Soirée
batuque, chant-danse-percussions.
Vendredi 1er décembre : Terrasse, farniente, plage, pizza et caipirinha.
Samedi 2 : Attente pour démarrer + changement d’aluguer à Calheta + changement à
Praia plus long que la route ! 4 h 30 en tout. Belle route côtière entre
Tarrafal et Calheta.
Cidade Velha : famille accueillante, vraiment gentille. Ruines d’église importantes mais sans beauté, petites chaumières classées Unesco de la rua Banana un ancien vétérinaire nous fait visiter la sienne et nous offre un petit verre de son ’grogue’ aux herbes. Eglise où sont passés Vasco de Gama et Christophe Colomb. Coucher de soleil et lever de lune. Nous montrons à notre hôtesse la carte de la
France et des cartes postales de la Manche.
Dimanche 3 : Messe : chants faciles et agréables mais les fidèles ne chantent guère. Prêtre très cordial et francophone. Nous sommes les seuls étrangers.
Très bon fruit (
pinha/corossol). Repas près de la mer sous les paillottes et les cocotiers. Chaleur et vent. Nous marchons un peu. Terrasse en bord de mer avec vue sur
Cidade Velha. Personne. Calme absolu.
Vie sur la place du Pilori : les chiens dorment, les enfants jouent, deux marchands de souvenirs, quelques touristes, des Cap-Verdiens en promenade du dimanche. Vin blanc et poulet grillé +
ponche-coco au coucher du soleil.
Sur Santiago, il y a des randonnées possibles mais nous avions envie de nous poser au bord de la mer après un début sportif.
Lundi 4 : Fernando nous conduit à l’aéroport à minuit. Attente.
Praia-
Lisbonne.Lever de soleil rouge vif et belle vue sur les lumières de
Lisbonne. Attente.
Lisbonne-Orly.
Un voyage tonifiant et sans une ombre.
Bonne préparation.
Odile