Vers 10h du matin nous reprenons la route direction
Grootfontein.
Au cours de mes recherches sur internet, j’avais obtenu les coordonnées de Connie, une allemande immigrée en
Namibie depuis plusieurs années qui a créé une école pour venir en aide aux enfants défavorisés de la région.
Ma conjointe étant éducatrice dans une école primaire, elle avait vraiment envie d’observer le fonctionnement d’une école en Afrique.
Vers midi nous arrivons à
Grootfontein, nous rencontrons Connie qui venait de recevoir un colis de vêtements venant d’Europe qu’elle s’apprête à redistribuer aux enfants. Elle nous explique qu’ils manquent beaucoup de vêtements chauds pour l’hiver et qu’ici les polaires sont très chères. Nous décidons de laisser les nôtres pour qu’elle puisse les redistribuer.
Nous avions aussi apporté plusieurs boîtes de feutres et de stylos que nous donnons à l’institutrice, qui ne cessera de nous remercier.
Nous rencontrons enfin les enfants et passons une superbe après midi avec eux. Au programme : jeux, chansons, partie de foot dans les rues. On apprécie vraiment ce moment. On avait peur de ne pas pouvoir créer de liens mais c’est tout le contraire, les enfants sont très curieux et nous sollicitent beaucoup...
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Après plusieurs heures, c’est les larmes aux yeux que nous devons partir car il nous reste une bonne cinquantaine de km avant d’arriver à notre prochain camping : le Roy’s Rest Camp. On a beaucoup aimé ce camping, même si les propriétaires sont un peu froids, il est très grand, les emplacements sont espacés les uns des autres, et la déco super sympa.
Il ya un peu de monde, mais rien qui nous empêchera de dormir
J4 : Rencontre avec les Bushmen
Quand nous avions choisi ce camp, c’était surtout pour sa proximité avec un village San Bushmen, et que le camping organise des visites de ce village. Sur le carnet de route ils nous conseillaient d’effectuer la visite avec le camp car la route est censée être difficile et qu’on risque d’endommager la voiture.
Malheureusement pour nous, Roy nous annonce que véhicule est plein pour aujourd’hui, mais il nous encourage à aller au village par nous même car la route n’est pas si difficile que ça. On n’hésite pas, on laisse notre viande au frigo du camping, une barrière sanitaire interdit de faire rentrer ou sortir toute viande du village, et on prend la route direction Tsumkwe.
Les 80 premiers KM sont très faciles, une longue piste toute droite. Nous arrivons à la barrière sanitaire, le garde vérifie notre frigo et nous indique la direction. Le camp est situé à 4km de là, mais cette fois il s’agît de 4km de piste de sable mou. On se lance, et même si on risque de s’embourber par deux fois, on arrive au village sans encombre.
Aucun autre touriste dans les environs, nous ne regrettons pas d’être venu.
Un jeune homme d’une trentaine d’années nous accueille et nous explique le fonctionnement de la communauté. Ensuite nous nous dirigeons vers le centre du village ou nous rencontrons d’autres habitants.
Dans un premier temps ils nous expliquent comment ils font du feu. Cela semble très simple pour eux, mais lorsque vient notre tour d’essayer : échec complet, même pas une étincelle. En tout cas ça a le don de les amuser.
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Ensuite nous partons marcher dans les environs, ils connaissent chaque plante et chaque arbre, nous montrent quelles racines sont comestibles, les différentes graines ou baies. Ils nous expliquent qu’avant dans la région il y avait beaucoup plus d’animaux, et qu’ils avaient pour habitude de chasser, et particulièrement de la girafe.
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De retour au village, Mélissa part avec les femmes qui vont lui apprendre à fabriquer les bracelets et colliers qu’elles portent, alors que de mon côté je vais avec les hommes pour apprendre à confectionner un arc et des flèches.
Il est maintenant temps de tester notre « arme », et par un gros coup de chance, je mets la première flèche au milieu de la cible, ce qui impressionne nos hôtes...les suivantes en revanche finiront dans les bois...
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Pour terminer en beauté cette incroyable expérience, les villageois nous montrent les danses qu’ils utilisent selon les occasions : une naissance, appeler la pluie, guérir, etc.,...
C’est un moment magique pour nous.
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Malheureusement, il est temps pour nous de rentrer au camp, nous reprenons donc la route avec des images plein la tête et le cœur chargé d’émotions.
A peine avons nous franchit les portes du village que nous croisons une voiture pleine de touristes, on se dit qu’on a eu de la chance de profiter de cette expérience pour nous seuls.
Après 20 minutes de route nous voyons au loin un animal traverser devant nous, à notre grande surprise c’est un caracal !!!! Malheureusement, pas le temps de sortir l’appareil photo, qu’il est déjà parti à toute vitesse de l’autre côté de la route. On ne s’attendait pas à ce genre de rencontre si tôt.
Nous arrivons au camp vers 13h. On profite de l’après midi pour faire un peu de lessive, jouer aux cartes et se promener dans les alentours. On verra beaucoup d’oiseaux mais aucun mammifère.
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