Rebonjour, me revoici après un petit souci informatique ;-)
Nous arrivons donc à June Lake le 18 mai vers 17 h, juste au moment où la tenancière de l'agence de location de notre appartement ferme les portes de celle-ci. Au final, l'appartement, le Edgewater1, ressemble plutôt à un chalet et nous sommes charmés par les lieux : 3 chambres, 2 salles de bain, une cuisine et un vaste salon avec feu ouvert. Nous allons faire quelques courses à l'épicerie du coin, mais difficile d'y trouver des produits frais. Cédric nous concoctera finalement un excellent risotto. De la terrasse du chalet, la vue sur le lac est fantastique.
L'endroit est vraiment idyllique et nous y aurions bien passé plus de temps. Après une bonne nuit de sommeil, Anso nous prépare des pan cakes et oeufs sur le plat et nous reprenons la route, rassasiés pour la journée. C'est moi qui m'y colle ! La conduite de notre véhicule est un vrai plaisir, malgré ses dimensions. La prise en main est rapide et souple. Nous faisons rapidement le tour du lac avant de prendre la direction de la ville fantôme de
Bodie. C'est une piste et non pas une route qui mène à celle-ci, située en altitude. On circule à 25km/h et au fur et à mesure de notre progression, le chemin est de plus en plus accidenté : trous, éboulis à contourner, tout comme les zones humides dans lesquelles on pourrait s'embourber,...Après une quarantaine de minutes nous voilà enfin à
Bodie : le ciel menaçant cadre bien avec le décor de la ville. Vu le temps qu'il nous a fallu pour y arriver, on se demande comment cette ville a pu être construite à l'époque. Lorsque nous sortons de la voiture, il ne fait que 4 ou 5 degrés. Nous prenons environ 2 heures pour visiter l'endroit qui semble identique à ce qu'il était à l'époque des chercheurs d'or. L'église, l'école, le saloon, tout est d'époque, les intérieurs sont encore meublés, comme si la population locale avait quitté les lieux d'un seul coup.
C'est sous la grêle que nous reprenons la route, en direction de
Mono Lake, où le soleil est de la partie,...tout comme les mouchettes, envahissantes. Après 500 mètres de piste, nous arrivons à proximité du lac. Ici aussi, le décor est somptueux : le bleu turquoise du lac complète à merveille la couleur grisâtre des tufas, ces concrétions de sel. Lorsque nous rejoignons le parking, nous constatons que des centaines de mouettes ont investi celui-ci et ont par la même occasion repeint les véhicules en stationnement.
Alors que des rideaux d'eau s'affichent au loin, nous prenons la route de
Death Valley, via la route 120 qui traverse des paysages désertiques et qui accueille de nombreux Dips : la route suit le relief et donne un effet de montagne russe lorsque l'on passe dessus avec un peu de vitesse ! De quoi égayer un peu le long voyage ! Malheureusement, le franchissement de ceux-ci ne donne rien une fois filmé. A l'approche de la
Death Valley, le relief s'accentue et la température augmente, des panneaux nous conseillent de couper la clim', ce que nous faisons. Le paysage est trompeur : alors que l'on pense évoluer sur une route plus ou moins plat, il n'en est rien et la voiture commence à peiner et monte dans les tours, ce qui m'inquiète un peu. Une bonne dose d'adrénaline également pour moi au moment de passer certains cols : les précipices sont vertigineux et j'essaie de ne pas penser à ce qui pourrait arriver en cas d'embardée. Il est environ 21 h quand nous arrivons finalement à Furnace Creek Ranch. Il fait une trentaine de degrés à ce moment-là. Nous réceptionnons rapidement nos Cabins, où la clim est mise à fond ! Direction ensuite l'un des restos de l'endroit puis la piscine ! Il est environ 22 h 30 lorsque nous y arrivons, mais nous ne nous attardons pas car l'eau est relativement froide. De plus, nous avons prévu de nous lever tôt pour aller voir le levé de soleil à Zabriskie Point !
Et la vidéo :
A bientôt pour
Death Valley !