Et voici, comme prévu !
Ce premier post parlant de notre escapade sera le plus long car il regroupe notre trajet de
Bruxelles vers
San Francisco et toute la visite de la ville qui nous a pris une journée complète et 2 demi-journées. Pas de panique, les autres posts seront plus concis ;-)
Nous avons donc pris le départ pour cette belle aventure le 14 mai dernier. C'est moi qui ai été chercher Cédric et Anne-Sophie à Emptinal, à quelques minutes de notre habitation de Pessoux. Direction ensuite Gembloux pour embarquer le frère de Cédric, chargé de ramener mon véhicule chez lui pendant ces 17 jours. Une fois à l'aéroport de Zaventem (
Bruxelles), nous retrouvons Nicolas, tout sourire ! L'aventure peut enfin commencer ! Et elle débute pour moi en mode mineur : l'employée chargée de l'enregistrement des bagages est particulièrement désagréable. Néerlandophone, elle ne parvient pas à s'exprimer correctement en Français, qui est pourtant la seconde langue nationale, pour me demander de mettre ma valise sur le flanc, la poignée latérale vers le haut.Elle s'énerve, lâche un “Mais c'est pas possiiiiible” qui nous accompagnera tout le long du voyage, avant de mettre la valise dans la position qu'elle désire elle-même. Ben oui, c'est son job après tout. De mon côté, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'elle me voulait, je n'étais sans doute pas bien réveillé. Après une grosse heure et demi d'attente dans notre terminal, nous décollons enfin pour
Londres, un vol court de 45 minutes.
A
Heathrow, nous changeons d'avion. Un métro nous emmène vers notre terminal. Lors du contrôle de nos visas, Nico est interpellé par un douanier qui lui explique qu'il va devoir se soumettre à une fouille plus “poussée” mais routinière. Il nous rejoint 5 minutes plus tard, son sac à dos a simplement été fouillé. A notre arrivée au terminal, il est temps d'embarquer, tout se goupille donc bien. “Timing Parfait” sera, vous le verrez, notre leitmotiv tout au long de notre voyage.
Après avoir notamment survolé l'
Islande, où Nicolas s'était rendu quelques jours auparavant pour le travail, et le
Canada, nous approchons enfin de
San Francisco. Nous sommes debout depuis 4 h 30, il est environ 23 h 30 heure belge lorsque nous atterrissons mais il n'est que 14 h 30 à
San Francisco et une bonne demi-journée nous attend encore. Arrive alors le moment tant redouté par Lucie : celui du passage par l'immigration américaine. Elle est la seule à ne pas parler Anglais et appréhende fortement cet exercice. La file avance et un Indien fait plusieurs malaises : il tombe à plusieurs reprises, sa tête heurte le sol et les douaniers n'ont pas l'air de s'en inquiéter plus que cela. Au fur et à mesure que nous progressons, nous nous rendons compte que l'on peut se présenter en couple devant Monsieur le Douanier. Ce qui rassure un peu Lucie. Finalement, tout se passera très bien ! Il nous questionne sur notre voyage, nos professions, la somme d'argent que nous avons emportée...Je lui demande de répéter une ou deux questions mais tout se passe bien et nous obtenons enfin le fameux tampon.
Nous récupérons nos bagages et direction la sortie de l'aéroport, pour respirer l'air de
San Francisco pour la première fois ! Je m'attendais à un aéroport énorme et au final, depuis la sortie de notre terminal il n'est pas si impressionnant que cela, il aurait même des airs de Zaventem. Nous demandons à la personne qui gère les taxis devant l'aéroport si une voiture peut nous prendre en charge tous les cinq avec nos bagages. Il nous dit que oui mais qu'ils n'ont que deux véhicules de taille suffisante, qu'ils sont en ville et qu'un autre groupe de 5 personnes en attend déjà un. Nous patientons une petite heure avant que le véhicule arrive. Le chauffeur n'est pas très bavard mais nous amène à bon port. D'emblée, l'autoroute à 5 bandes nous impressionne. Nico essaie déjà de trouver des repères : c'est à lui qu'a été dévolue la tâche de nous faire sortir de
San Francisco deux jours plus tard : vivant à
Bruxelles et roulant beaucoup tout au long de l'année, il est le chauffeur idéal pour cette mission. Et quand nous pénétrons dans le centre de la ville, ses yeux s'écarquillent : outre une circulation particulièrement dense, les rues et bandes de circulation sont nombreuses, sans parler de la forte déclivité de certains axes ! Nous arrivons finalement au
Union Square Plaza Hotel où nous avons réservé deux chambres : une pour Cedric et Anso et une pour Nicolas, Lucie et moi. Sans surprise, l'hôtel est un peu vieillot mais semble propre. Nous avons une chambre côté rue et vu les fenêtres simple vitrage, nous nous attendons à passer une courte nuit. Les deux autres ont une chambre dont la fenêtre donne sur un autre bâtiment situé à moins d'un mètre. Nous décidons rapidement de nous rendre en ville. Nous passons par
Union Square avant de nous diriger vers china town. En face de la china town gate, la terrasse du Café de la Presse nous semble particulièrement accueillante. Nous décidons de nous poser quelques instants. Les Belges que nous sommes avons envie de goûter la bière américaine. Et pour cela, comme ce sera souvent le cas lors de la suite de notre séjour, surtout en
Californie, il faut montrer patte blanche et sortir sa carte d'identité. Si les filles sont flattées au début, comme nous, elles trouveront cela pénible à la longue. Nous commandons 5 bières et là stupeur : une note de 37$ ! Bref, nous dégustons cette bière dont je ne me rappelle plus le nom avant de partir à la découverte de china town ! L'endroit semble être le fournisseur officiel de tous les restaurants chinois à la déco un peu kitsche ! Statues de lions, de dragons, katanas,...On nous donne des flyers nous invitant à consulter une diseuse de bonne aventure. L'endroit est coloré et plutôt sympa et nous flânons au gré des rues. Certaines gargotes proposent des dim sums à volonté pour 5$ mais la propreté de ces endroits ne nous attire pas vraiment. Nous passons plus tard devant un pub local qui propose un happy hour. Nous entrons et sympathisons rapidement avec les deux serveuses, qui parviennent à nous citer le nom de bières trappistes belges, et avec un taïwanais qui nous apprend à dire l'équivalent de “cheese” dans sa langue au moment de faire une photo de nous ! Un moment sympa et des bières à 3$ ! La serveuse nous conseille un restaurant un peu plus loin dans la rue mais il est complet, nous en choisissons un autre. La cuisine chinoise qui y est pratiquée est assez différente de celle de la
Belgique : la pâte des dim sums est beaucoup plus épaisse que chez nous. Les plats nous semblent de meilleure qualité, particulièrement relevés et bien cuisinés ! Une chose me frappe dans les toilettes de l'établissement : l'espace entre le bas de la porte et le sol, de même que l'écartement entre les charnières et la porte. Niveau intimité on a connu mieux ! Je pensais que c'était typique à l'établissement, mais non, elles étaient partout pareilles ces toilettes américaines. Bref, certains d'entre nous commencent à tomber de sommeil, nous sommes debout depuis bien plus de 24 heures, nous décidons donc de payer et de regagner notre hôtel pour une nuit de repos bien méritée...ou pas ! Difficile en effet de fermer l'oeil, la rue située juste en dessous de nous étant particulièrement bruyante. Concert de percussions, coups de klaxons, passage de camions d'ambulances, la totale ! Bref, c'est fatigués mais heureux d'être là que nous nous levons le lendemain !
A 7 h, alors que le réveil vient de sonner, Cédric frappe à notre porte : lui et Anso ont bien dormi et partent prendre un bon petit déjeuner à quelques pas de là. Nico, Lucie et moi nous préparons avant de nous rendre chez Starbuck pour découvrir le Frapuccino ! Il vaut le détour. Nous retrouvons ensuite notre couple d'amis qui a pris un petit déjeuner excellent mais un peu cher : entre 30 et 40$ pour eux deux si ma mémoire est bonne ! Nous avons réservé la visite d'
Alcatraz pour 9 h 30 et voulons acheter un pass à 8$ nous donnant l'accès aux transports en commun pour la journée, que nous allons consacrer à visiter la ville en bonne partie à pied. Problème : pas moyen de savoir où s'en procurer et dans le tramway, les conducteurs ne prennent que le compte juste. L'un deux nous dit que les fameuses cartes sont en vente dans les magasins Walgreen, mais l'heure tourne et nous ne savons pas où en trouver un. Nous décidons donc de prendre un aller simple et commençons à redouter le fait de louper notre visite. D'autant plus que le tram est mêlé à la circulation et ne circule pas sur un site dédié comme c'est le cas à
Bruxelles et il ne progresse que lentement dans la ville. Nous apercevons le Pier et descendons du véhicule...avant de nous rendre compte que nous l'avons fait un arrêt trop tôt. Les filles décident alors de courir afin de ne pas rater l'embarquement. Nous les rejoignons finalement au Pier 33 pour constater que le bateau est toujours à quai ! Ouf ! Nous reprenons notre souffle à l'occasion de la traversée vers la fameuse île-prison qui dure une dizaine de minutes. Une fois sur celle-ci, nous optons directement pour la visite audio-guidée, en Français, des lieux. Nous nous laissons guider par les anciens occupants des lieux, qu'il s'agisse des gardiens ou des prisonniers qui ont autrefois séjourné sur l'île. Ils nous parlent de leur quotidien, des repas, des rébellions, des loisirs. Nous prenons notre temps pour réaliser la visite et montons finalement jusqu'à la pointe de l'île, jusqu'aux anciennes usines.
Direction ensuite le Pier 39 où nous passons un bon moment devant les lions de mer qui nous amusent beaucoup, tant par leurs cris que par leur démarche pataude et leurs combats. Je suis impressionné par la façon dont, d'un bond, ils arrivent à s'extraire de l'eau pour retourner flâner sur les pontons. L'endroit est noir de monde et il nous faut un certain moment pour parvenir jusqu'à la rambarde et réaliser quelques photos et vidéos. Nous poursuivons alors notre chemin sur
Fisherman's Wharf pour découvrir ses commerces originaux (magasin pour gauchers, commerce où l'on peut remplir soi-même son ours en peluche, cadeaux pour chiens,...) et restaurants. L'endroit a des allures de fête foraine. L'heure du repas arrive et nous craquons pour un clam chowder, une soupe de crabe et crevettes épicée servie dans un pain à la mie épaisse. Un régal, même si nous ne parvenons pas au bout du réceptacle. Le fait que les tarifs ne soient pas affichés sur les cartes situées à l'entrée des restaus nous surprend quelque peu et nous réservera quelques surprises par la suite.
Prochaine étape : la
Coit Tower, qui offre une vue à 360 degrés sur la ville, une bonne alternative à
Twin Peaks que nous ne pouvons pas visiter. En effet, nous ne réceptionnons notre véhicule de location que le lendemain et partons directement pour le
Yosemite. Pour rallier la tour, nous empruntons une des extrémités de
Lombard Street. Les mollets chauffent. En arrivant sur place, nous sommes accueillis au guichet par une sympathique francophone ravie de pouvoir parler sa langue maternelle. En redescendant, nous nous apercevrons qu'il s'agit d'une chanteuse française appelée
Virginie Marine, qui vend d'ailleurs son CD dans la boutique souvenir. Une fois au sommet de la tour, après un trajet en ascenseur, nous sommes surpris par le vent mais séduits par la vue spectaculaire. Nicolas s'en donne à coeur joie niveau photos ! Nous sommes impressionnés par la tranquillité du quartier, composé de maisons cossues. Nous prenons alors la route de l'autre extrémité de
Lombard Street, celle qui est sinueuse et que tout le monde connais. Nous la gravissons à pied. L'endroit est très fréquenté et certains touristes empiètent sur la chaussée et perturbent la circulation.
Notre étape suivante : le
Golden Gate Bridge. Si il a l'air proche sur le plan nous nous rendons vite compte qu'une partie de celui-ci est à une échelle différente du reste. Nous essayons de trouver un bus mais la chose est compliquée : si le réseau est relativement développé, le manque d'information sur les arrêts, correspondances et tarifs est réel. Nous marchons une bonne heure dans les environs du Présidio avant de trouver le bon. Une fois arrivés à bon port, nous sommes frappés par les dimensions colossales de cet ouvrage d'art. Nous nous rendons à pied jusqu'au premier pilier pour quelques photos puis faisons demi tour car il fait froid, le vent souffle et la journée n'est pas terminée. Nous attendons cette fois une demi-heure le bus qui nous emmènera au
Palace of Fine Arts. Une véritable curiosité construite en 1939, aux allures de temple ancestral que je voulais absolument visiter. Des jeunes en tenues de soirée y font des photos, sans doute un bal de fin d'année ! Nous visitons rapidement l'endroit au couché du soleil puis direction le terminus des cable cars ! Je voulais y réaliser des vidéos sur le marche-pied de l'un des véhicules mais ce ne sera pas possible : il est déjà bondé dès le départ et les marche-pieds sont réservés aux personnes qui montent en cour de route. Je me retrouve à l'arrière d'où je peux toutefois filmer la route qui défile et les véhicules qui tentent de gravir les rues pentues de la ville. Nous nous arrêtons à
Union Square et direction le Lori's Diner, que nous avions repéré le jour avant : un diner typique dans une ambiance années 50 ! Certains y mangent sur le capot d'une voiture old school, tout de même recourvert de plexiglass. Notre serveur est aux petits soins et c'est un réel plaisir de les voir si dévoués et enthousiastes. Avant d'aller dormir, Anne-Sophie jette un coup d'oeil à son podomètre : nous avons parcouru 23 kilomètres à pied durant cette journée de visites de près de 14 heures qui est passée trop vite !
Le lendemain, nous nous retrouvons à 8 h et direction le Starbucks pour un rapide petit déjeuner. Nous galérons un peu moins et montons relativement facilement dans le bus qui nous emmène vers
Haight-Ashbury, le quartier hippie. En passant par Tenderloin, où l'on nous a déconseillé de nous arrêter. La misère des
USA est sous nos yeux. Nous n'avons pas fait 10 mètres dans
Haight-Ashbury que l'on nous propose du cannabis, en nous mettant la marchandise sous le nez...Euh, non merci. Il est 10 h et les magasins n'ouvrent malheureusement qu'à 11 h, nous traversons la rue principale où l'on croise de nombreux SDFs et zonards, on ne s'attarde donc pas. Semi-déception car les photos et vidéos que j'en avais vu me plaisaient bien !
Direction les 5 painted ladies, oui oui, celles des cartes postales et du générique de La Fête à la Maison. Je trouve celles que les autres maisons du même type qui se trouvent dans le quartier parfois plus jolie mais Nicolas me fait remarquer que l'on a une vue imprenable et dégagée sur les 5 plus célèbres et que l'on voit le reste de la ville derrière. Pas faux !
On se sépare alors en deux groupes : Cédric et les filles partent faire du shopping (ils reviendront bredouille vu les prix pratiqués) et Nico et moi partons observer les grattes-ciel pour quelques photos. Nous sommes frappés par le nombre d'enseignes Starbucks dans le quartier des affaires : après vérification, il y en a en effet près d'une trentaine dans le seul quartier d'
Union Square ! Nous avons un peu d'avance donc Nicolas et moi partons en repérage à l'agence de location de voiture Budget et passons boire un verre dans un pub un peu chicos près de notre hôtel. Pour moi, une bière fortement houblonnée brassée sur place qui fait penser à la Houppe ou à la Duvel Triple Hop, un délice. Pour Nico qui conduit, ce sera un cola mexicain. On récupère nos valises à l'hôtel et direction les bureaux de Budget. Toute se passe bien et dans le demi heure on nous présente notre véhicule de location qui vient d'être nettoyé : un minivan Chrysler. Nous relevons toutes les griffes et coups, jetons un oeil sur l'état des pneus puis un employé nous explique rapidement le fonctionnement de la boîte de vitesse automatique. Nicolas stresse un peu : l'agence est située au-dessus d'une côte, la circulation est dense. Les pneus crissent deux ou trois fois au démarrage puis nous trouvons notre rythme de croisière, bien aidés par les conducteurs locaux, particulièrement courtois. Le GPS s'y perd aussi, on s'arrête deux minutes avant de parvenir à monter sur la 5 bandes qui nous mène vers le
Yosemite ! Les paysages changent rapidement et prennent des airs de Sierra
Nevada.
En début de soirée, nous arrivons à El Portal, au Cedar Lodge. Nous avons loué un seul appartement pour 5 personnes. Nous buvons une Budweiser, qui ne nous semble pas si mauvaise que cela. Le Jerky, cette viande séchée et épicée dont raffolent les Américains nous laisse de marbre, dans le meilleur des cas. Au retour du repas (un burrito pour moi, pas top top), pris dans le restau du Cedar Lodge, tout le monde tombe de fatigue vers 22 h, ce qui sera le cas pendant les quelques jours suivants : outre le décalage horaire, nos journées sont particulièrement remplies.
Tout le monde a adoré
San Francisco. La ville et ses habitants sont accueillants et il y a 1000 choses à y faire et à y voir, ce qui rend les visites très variées.
Voici ma vidéo résument ces trois jours :
Prochain épisode :
Yosemite !